Depuis plus d’une semaine j’ai la tête en vrac; je me gave de vitamines et de granules magiques pour éviter la grippe. A la place, j’ai récupéré (dimanche soir) une rhinite que j’ai également chassée à coup de granules magiques, et me voilà parée de ce qui semble être un début de pharyngite. ça fait mal tout ça. Et ça veut pas foutre le camp pour de bon (bien que ça ne m’empêche pas vraiment de faire ce que j’ai à faire). En tout cas, mes mouchoirs en couleur me servent enfin pour des raisons « normales », et il partent à une allure phénoménale.
Pour le reste:
J’ai passé une excellente journée-soirée dimanche (après la tempête, on a fait un mini dîner pour l’anniversaire d’un copain, c’était très bien: petit comité [3 + le chien], bonne bouffe, excellent gateau, simplicité).
J’ai les deux tiers de la maison sans électricité depuis samedi soir (l’ancien réseau électrique a sauté avec la tempête, je serais tentée de dire « avec la pluie », et le nouveau réseau n’est pas terminé), et un tiers des deux tiers (dont Jules et le frigo) a pu être relié grâce à des rallonges.
En sorte que: pour me doucher, il me faut débrancher le frigo (idem pour griller le pain, faire tourner le micro onde ou la machine à laver le linge, ce dont je me passe à peu près). Le plus dur, c’est de penser à le rebrancher. D’ailleurs, pendant que j’y pense… (ce qui montre que je blogue après la douche). La chambre est éclairée à la bougie la nuit, et le volet est remonté à la force de mes petits bras le jour (c’est une longue histoire, mais je le fais en plusieurs fois). Il fait très froid dans les pièces inaccessibles à mon nouveau système de chauffage (qui a l’excellente initiative d’être relié au nouveau réseau électrique), et je suis obligée de couper le chauffage la nuit (parce que ça fait tellement de bruit que je ne peux pas dormir avec, et puis de toute façon ça me souffle dans la figure, ce qui est très désagréable).
Je suis sortie deux fois de suite la semaine dernière dans un endroit branché de la ville, ce que je n’avais pas fait depuis au moins dix ans. A part la musique (beaucoup de raggamuffin en l’occurrence), rien n’a changé, et je bois toujours autant de menthes à l’eau. Par contre, je ne fume plus que les cigarettes des autres (je veux dire leur fumée), et il paraît que bientôt, ça aussi ça va changer. Chouette: dans dix ans, si ça me reprend de sortir, je ne sentirai pas la clope! J’aurais bien aimé danser, mais vraiment sur cette musique, je peux pas y prendre de plaisir. Il me faudrait radio nostalgie (rha je peux pas croire que j’ai écrit ça)!
Côté budget, c’est la cata: il me reste 75 euros jusqu’à la fin du mois de décembre (factures reçues déduites, mais il reste le contrôle technique et le phare de la voiture à réparer, probablement davantage vu l’âge de la voiture, et je n’ai plus d ‘essence pour l’instant). Je n’ai plus de fonds de tiroirs et il ne me reste que 450 euros sur mon compte épargne. Dire qu’il y en avait presque 15 000 il y a cinq ans… J’ai décidé de diminuer mon forfait téléphone, de baisser le chauffage, et de rogner sur la psychomotricité. Je m’en veux d’avoir bazardé mes bons gros vieux pulls de bab, mes joggings qui prenaient la forme des genoux pliés et mes chaussettes de montagne qui faisaient pas très classe.
Sinon, je découvre que j’ai eu très tort de larguer ma carte bleue, puisque ma nouvelle banque ne veut pas m’en accorder, bien que je n’aie jamais été fichée à la banque de france et que je sois propriétaire de ma maison. Je suis en train de négocier, mais rien que l’idée qu’il faut se battre pour payer son moyen de paiement (certes très pratique), ça me dégoûte tellement que j’ai presque envie de continuer à m’en passer malgré les inconvénients que cela peut représenter. Mais au fond, la carte bleue, ça devient peu à peu comme la carte d’identité: elle n’est pas officiellement obligatoire, mais sans elle, on ne peut presque rien faire.
C’est ça de vivre dans une maison avec jardin: les charges sont beaucoup plus élevées qu’en appartement (même sans compter les divers travaux). La différence m’impressionne. Avant je m’en sortais, mais là ce n’est plus possible. Et puis il est vrai que le chien, c’est aussi un budget relativement conséquent. C’est dommage, j’avais très envie d’un « eee pc » de chez asus…
Par ailleurs, comme je suis une fausse pauvre (ou que je ne sais pas encore ce que c’est que d’avoir des difficultés financières qui s’éternisent), je vais quand même peut-être passer le réveillon de Noël à un concert de musique classique, et celui du jour de l’an au bord de la mer, même si j’ignore comment je vais pouvoir financer tout ça (j’avoue que je compte un peu sur le père-Noël, mais je compte sur lui pour tellement de choses…). C’est bien la première fois depuis très longtemps que je me réjouis à la perspective de ces deux réveillons.
On verra bien ce qui en ressort.