Dure journée. Longue. Presque pas eu le temps de souffler. Que des activités censées être agréables pourtant, mais que j’ai dû faire en « m’arrachant ».
Beaucoup de larmes, et quelques conflits (auxquels j’ai répondu avec beaucoup d’aplomb et sans trop de culpabilité immédiate, merci le millepertuis).
Je me sens malheureuse, et impuissante à ne plus l’être. Mais ce ne sont plus les autres qui m’atteignent en profondeur, même s’ils viennent mettre leur grain de sel (comme la connasse de la piscine par exemple): je serais malheureuse même sans eux.
C’est moi toute seule qui possède ce malheur, qui me vautre dedans (parce que je n’ai pas le choix), et qui ne sait comment m’en défaire, malgré tout ce que je lutte sans cesse. D’ailleurs, les cauchemars sont de retour (encore des agonies).
Comme une sorte de cancer des neurones circonscrit à l’humeur générale: au lieu d’être des neurones sains et normaux, ils deviennent négatifs et destructeurs. C’est un cancer qui recule régulièrement, depuis quelques temps, même s’il se remet trop souvent à avancer. Et pour l’instant, il ronge doucement.
Je n’ai jamais connu de rémission totale: je n’ai jamais pu évacuer la totalité des neurones cancéreux, même l’espace de cinq minutes.
Je vais me mettre au lit, et dormir avec le chien (comme cela m’arrive environ une fois par semaine): non seulement il était particulièrement nerveux aujourd’hui, mais encore ça devrait me faire un peu de bien, une gentille présence.