Le Sceau de la bêtise judiciaire.

Pour finir sur le billet d’hier, même si j’exècre les idées de Rachida Dati en particulier dans le domaine judiciaire où je la trouve tout simplement choquante et totalement incompétente (alors qu’elle l’est certainement moins dans d’autres domaines), voire je suis en colère après elle (et Sarko bien sûr) d’imprimer de si vilaines choses à la belle théorie originelle de notre droit national (qui mérite, certes, d’être réformé, mais certainement pas de cette façon là), je lui reconnais du mérite: beaucoup de force de caractère, de dynamisme et son très probable sens de l’organisation (mais je ne la connais pas).

Je lis dans ses yeux aussi, outre ses colères (impressionnantes), une profonde tristesse (blessures?). Je ne serais pas du tout surprise qu’elle ait été abusée par le passé, qu’elle n’en ait jamais rien dit (comme beaucoup de femmes), ce qui expliquerait également cette volonté démesurée de « punir » toujours davantage et toujours plus fermement les fautifs quels qu’ils soient. Mais là, j’entre dans des considérations aussi hypothétiques qu’indiscrètes, possiblement complètement fumeuses, et dont, de toute façon, je ne connaîtrai jamais le fin mot…

Il reste que je déteste cette volonté de punir fort et aveuglément, de condamner brutalement et hors contexte (ce à quoi aboutissent nécessairement les peines automatiques), dont il est pourtant acquis que cela n’a aucun sens: le remède, au bout du compte, est pire que le mal, puisqu’il entretient la dureté, le mépris, l’incompréhension, et, paradoxalement le malaise social (contrairement aux apparences), sans pour autant diminuer les faits, qui seront juste « gérés » différemment (dissimulés au prix d’autres abus par exemple).

Les spécialistes le savent bien.