(Des effets de … sur une pseudo vraie toxicomane)
L’autre jour, alors que je me plaignais d’être molle asthénique, le docteur latête me disait que j’avais le profil d’une toxico, que j’avais toujours besoin de l’apport d’une substance quelconque pour me motiver.
J’ai réalisé qu’il avait raison, et que finalement, les inconvénients de ma trop grande sensibilité aux « substances » étaient aussi de gros avantages. Je m’explique.
Je vais mal depuis très longtemps: que ce soit parce que je suis asthénique, douloureuse, coupable ou que sais-je encore, bref en souffrance. J’ai donc en effet le profil d’une toxico (on ne me sortira pas de la tête qu’on ne se drogue pas quand on va bien). Et si je ne le suis pas, c’est parce que je suis beaucoup trop sensible aux psychotropes! Ils me font bien plus de mal que de bien, je veux dire y compris dans l’instant (je ne parle pas du long terme ou des effets pervers accessoires). J’ai toujours refusé d’essayer la cocaïne ou autres substances malgré ma très forte curiosité, non seulement parce que j’ai toujours eu peur d’y être accro (faut voir comme j’étais déjà accro à la cigarette), mais surtout parce que j’ai particulièrement peur des états dans lesquels c’est susceptible de me mettre. L’on m’a donc parfois dit que j’avais du mérite d’avoir résisté à l’essai de ces substances, mais je répondais toujours que je n’en avais pas: mon corps me surveille!
Il faut voir les états dans lequel me met l’alcool (il m’en faut très peu, j’ai très vite la tête qui tourne, et quand je bois un peu trop [quatre ou cinq verres d’alcool type vodka], je n’arrive plus à bouger le petit doigt ni à remuer les lèvres, tout en restant parfaitement lucide sur ce qui se passe autour de moi; je finis évidemment malade), et même la marijuana (je deviens hyper angoissée et paranoïaque, une fois passés les « dessins animés dans la tête »). Evidemment, je parle d’il y a longtemps: que ce soit l’alcool ou la marijuana, je n’ai pas testé depuis de longues années, et je n’en ai pas du tout envie!
C’est sans parler des médicaments, je pense en particulier au « guronzan » qui était censé être un remontant, et qui me mettait dans des états incroyables (je suis complètement speed pendant une heure ou deux, j’en tremble, puis à un moment je m’effondre, et j’arrive à peine à bouger tellement je suis « hs »). Pour les médicaments de type psychotropes, que j’utilise encore aujourd’hui , un demi stilnox suffit parfois à m’assommer (un dans le pire des cas), et deux quarts de lexomil me feraient presque m’endormir n’importe où: en tout cas, j’évite de prendre le volant quand j’en prends, et je ne le prends jamais quand j’en ai pris plus d’un quart, même si je les ai pris en deux fois, espacés de quelques heures. [Mise à jour]
C’est donc pour ces raisons, j’en suis sûre, que je ne suis pas toxicomane! Sinon, je me serais jetée, pour le moins, sur les amphétamines.
Le revers de tout cela, c’est que je réagis très mal (aussi) aux antidépresseurs ! Alors que c’est d’eux dont j’ai besoin. C’est pour ça que j’étais presque décidée, il y a peu et après de longues tergiversations, à partir en clinique (sous haute surveillance, donc). Je ne sais pas très bien où je mettrais mon cher compagnon à quatre pattes, mais pour l’instant, j’arrive à reculer encore l’échéance: depuis que je prends des fleurs de bach, on dirait que les choses vont beaucoup mieux, et que je ne fais plus vraiment de crises… Je n’arrive toujours pas à y croire, j’attends encore de voir. La seule chose qui résiste, c’est l’asthénie: elle, elle est toujours bien présente. Le reste s’est largement atténué, même s’il n’a pas totalement disparu.
J’aimerais bien être à dans deux ans, juste pour voir si ça marche pour de vrai!