Après l’échec de l’année dernière, et ce nid finalement abandonné après que j’aie défriché un peu ce pauvre figuier envahi par le lierre (impossible de retrouver le billet dans lequel je vous faisais part de ma déception), j’ai à nouveau eu cette jolie suprise, en allant chercher du bois pour ma cheminée (dont je ne peux plus me servir puisqu’elle n’est pas ramonée, et tire désormais très mal).
J’ai cru un instant que le sort allait changer et que la vie allait à nouveau investir ce jardin (et j’ai dû monter à l’échelle pour la photographier!).
Mais non. Mon chien (celui dont je rêvais alors!) a fait son travail: il a surveillé les environs, tant et si bien que même si ce nid lui est complètetment innaccessible, il est probable que Madame Merle a eu peur des allées venues du maître de ce jardin qui était quand même très intéressé et très curieux de cette chose.
Quelques semaines après avoir surpris Madame Merle en train de couver vers une heure du matin, je m’apercevais que le nid avait été déserté (Madame ne venait plus en tout cas), et j’en avais la triste confirmation en voyant un des oeufs ouverts, dont il subsistait le blanc et le jaune liquides, envahis de fourmis et autres insectes friands. Je n’ai pas eu le courage de le prendre en photo.
Peu après, tout avait disparu, y compris les coquilles, ce qui est un mystère pour moi: j’ignorais qu’elles fussent comestibles! Là encore j’en ai eu confirmation le jour où j’ai laissé mon chien manger un oeuf… la coquille y est passée aussi.
Décidément la vie hésite beaucoup dans ce jardin…