Psychologie canino-humaine.

C’est fou tout ce qu’on peut apprendre des autres quand on a un chien.

Il est vrai que le mien est turbulent, et parfois pénible, mais en même temps particulièrement gentil, joueur et affectueux (d’où son côté pénible). Contrairement à certains autres (pas tous heureusement), il n’essaie pas de dominer les autres, il veut juste s’amuser et être pris en considération.

A partir de là, il y a ceux qui connaissent bien les chiens, qui sont à l’aise avec, mais qui considèrent qu’ils doivent être parfaits. Ils les grondent, leur font peur, les punissent (sans les frapper parce que ce sont des gens bien), et, finalement, le chien ne veut plus les approcher. J’en prends évidemment pour mon grade au passage, et aucune des justifications que j’apporte ne trouve grâce à leurs yeux (que j’ai eu le chien tardivement, qu’il n’a pas été bien traité avant, que ça ne fait que quelques mois que je l’ai, que j’ai lu des bouquins sur le sujet, que je prends des cours d’éducation canine, que je lui fais faire des exercices régulièrement; tout cela ne suffit pas, la preuve: le chien n’est pas parfait).

Il y a ceux qui disent que « ça peut aller », mais qui en fait, sont très mal à l’aise dès que le chien s’approche, en particulier la truffe. Lorsqu’ils essaient de le carresser, leurs gestes vont en reculant, ils se crispent, ils n’osent pas trop dire que c’est insupportable pour eux. Evidemment, j’interviens dès que je m’en aperçois, sauf que ce n’est pas toujours flagrant.

Il y a ceux qui font plein de mamours au chien jusqu’à ce qu’il ne leur obéisse plus au doigt et à l’oeil, qui font exactement l’inverse de ce qu’il faudrait pour obéir: alors ils se fâchent, et s’en prennent à votre chien ainsi qu’à vous même; mais répètent qu’ils adorent les animaux.

Il y a ceux qui aiment les chiens, qui sont à l’aise, mais qui n’ont pas envie de vous aider à l’éduquer et qui vous demandent de le mettre « ailleurs ».

Enfin, il y a ceux qui aiment les chiens, qui se fichent d’avoir des poils sur leurs vêtements, et qui sont contents de s’amuser avec, et qui vous aident de bonne grâce. Dans mon entourage, je n’en connais que deux, dont l’un vit loin d’ici…