Des (ex?) envies de mourir.

Capable de prendre des plaisirs simples donc.

D’un certain point de vue, je sais comment faire depuis longtemps, mais il m’avait presque toujours manqué les conditions « internes », qui restaient fugaces, (très) intermittentes, voire inexistantes. Je repense notamment aux réunions du blogouvernement: j’y avais pris du plaisir, mais j’avais dû me barder de cachets, cela m’avait coûté beaucoup sur le plan psychique, j’en avais souffert et j’en étais revenue aussi ravie que meurtrie, même si personne n’en avait rien perçu (en dehors de mes « absences » ultérieures), et même si je n’avais osé le dire que du bout des lèvres, insistant plutôt sur l’aspect en quelques sortes objectif (très positif), qui aurait correspondu à l’aspect subjectif si mon esprit m’avait autorisée à me sentir bien.

A la réflexion, ça fait depuis que je prends ce nouveau « traitement » que je n’ai plus eu envie de mourir. J’ai refait deux ou trois crises depuis, au cours desquelles j’ai renoué avec cette envie de mourir, mais elles n’étaient pas aussi profondes et/ou plus aussi longues que les précédentes; et depuis au moins deux mois je crois (probablement trois), je n’ai pas eu du tout envie de mourir, même lorsque j’allais « mal » (je n’ose presque plus utiliser ce terme tellement ce que je ressens est différent d’avant, même lorsque je pleure beaucoup, ce qui arrive encore).

Certes, je continue à penser que ça me soulagerait ou pour le moins que ça ne me dérangerait pas vraiment (l’espoir n’est pas encore assez vif et durable pour cela), mais le progrès est incroyable. Tellement que je ne me l’explique pas du tout. J’ai tellement galéré, tellement tenté de choses, que je ne comprends pas pourquoi c’est celle-là qui marche, et pas une autre, plus cohérente, plus reconnue (en dehors d’un effet placébo éventuel), plus aguerrie.

Ceci dit, je ne me suis jamais expliqué la « Chose » non plus, ni mes effondrements, ni la raison pour laquelle tous les remèdes que j’ai testés par le passé sont restés inefficaces, et encore moins toutes ces horreurs intrinsèques (et intérieures) que je subis depuis si longtemps.

Ces derniers jours étaient chouettes, et j’espère qu’il y en aura d’autres…