Desproges avait fait un sketche sur la fourberie du cintre. De fait, je n’ai jamais aimé cet ustensile que je trouve « agressif »: il s’accroche partout sans arrêt, et après tout, c’est bien ce qu’on lui demande.
Je ne me doutais pas qu’il pourrait m’être utile autrement qu’en suspendant mes affaires, ou qu’en débouchant les canalisations un jour (oui, les vieux cintres sont très utiles pour cela!).
Il se trouve qu’en ce moment, c’est la valse des meubles à la maison, puisqu’au gré des travaux que j’effectue trop lentement à mon goût avec l’aide très précieuse de « celui du mardi », je me vois dans l’obligation récurrente de déplacer tel meuble, afin de dégager tel emplacement, voire telle pièce.
Cela s’ajoute évidemment à mes névroses qui consistent notamment à déplacer mes meubles en raison de ma perpétuelle insatisfaction (qui se calme ces derniers temps il est vrai).
De sorte que mes télévisions (l’une, toute petite, qui a plus de 20 ans, l’autre, un peu plus grande qui a plus de dix ans) se promènent également.
La dernière fois, l’une d’elle se trouvait à proximité du montant qui me sert de penderie, mais sans prise d’antenne, puisque ma rallonge a rendu l’âme.
Agacée par le fait de n’avoir pas d’image/son ou si peu, à un moment où j’avais à faire dans cette pièce et que j’étais intéressée par ce qui se déroulait, je me suis machinalement saisie du cordon qui pendait derrière la télévision, et je l’ai « branché » sur l’extrémité du crochet d’un cintre (après tout, quand j’étais étudiante, une fourchette suffisait parfois…). Figurez vous que l’image est devenue parfaitement nette, et même si elle l’était moins sur les autres chaînes, je pouvais toutes les regarder!
Je me suis promis de ne pas utiliser la chemise qui repose sur ce cintre, le temps qu’une vraie prise d’antenne soit installée à cet endroit (si la télé y reste…); ça tombe bien, je ne la porte presque jamais*.
* Accessoirement, je ne sais pas comment je vais vivre lorsque tous mes vieux cintres seront remplacés par des nouveaux, en plastique.