Et oui, encore. Il y a un mois ou deux, je l’étais déjà, beaucoup. J’ai pris des cachets de fer (à défaut d’être en mesure de me nourrir correctement, ce que je souhaiterais), mais il semblerait que ce soit insuffisant: je suis encore en dessous des minima. ça me fatigue beaucoup, mais la fatigue, quand on est (ex?)dépressif, qu’on soit anémié ou non, c’est du quotidien, une habitude.
Paradoxalement, ça ne m’empêche pas de faire des kilomètres à la piscine, deux fois par semaine, dans un club doté de son lot habituel de psychorigides sarkozystes et/ou de vrp à la blague aussi facile que douteuse, mais sans connasses détectées pour l’heure, au contraire: j’y apprécie particulièrement les femmes (toutes celles avec qui j’ai fait connaissance pour l’instant), contrairement à mon ancien club où je les trouvais plutôt hostiles, sous couvert d’une franchise plus ou moins revendiquée (que je revendiquais au collège pour ma part, mais il faut croire que certains grandissent très tardivement).
C’est vrai que ça fait trois ans maintenant que je vais à la piscine régulièrement (malgré des périodes d’absence). Mais je trouve que cette année, j’ai franchi un cap supplémentaire: j’ai vraiment l’impression de faire du sport. Et puis la piscine, cette année, ne ferme pas pour toutes les vacances scolaires: seulement en fin d’année et à Pâques.
Ce que je nage, c’est peu pour ceux qui ont l’habitude, c’est beaucoup pour moi: au moins un kilomètre et demi à chaque fois (sauf jour de crise et encore), généralement davantage, mon record pour le moment étant de 2,6 km (mais je n’ai pas l’intention de le battre, ça me va très bien comme ça). Un peu moins d’un tiers sans palmes, le reste avec. Je ne nage pas vite, mais ce n’est pas parce que je n’essaie pas, c’est parce que je suis lente par nature, et même quand je crois faire vite voire que je suis à mon maximum, je suis doublée par tout le monde malgré un joli style et des mouvements adéquats m’a t-on dit. J’ai donc renoncé à faire la course, car il importe avant tout que cela reste un plaisir, et l’on ne peut jouer avec l’eau, s’amuser des bulles que l’on y fait que lorsqu’on prend le temps de s’y attarder.
Deux fois par semaine d’ailleurs ne me suffisent pas, je suis encore en manque et je m’y rendrais volontiers une troisième fois dans la semaine si c’était possible (mais pas toute seule dans mon coin dans une ligne d’eau surchargée).
J’ai une forme que je ne me connaissais pas, et je suis très heureuse d’être enfin en mesure de faire du sport « pour de vrai », et avec un certain plaisir. Toujours améliorable, s’entend, mais c’est déjà très bien.