A propos de cirage et de pompes, je me suis étonnée d’user mes semelles sur une piste de danse vendredi soir. Je pensais qu’il s’agissait d’un simple repas (tout à fait délicieux au demeurant: j’ai rarement mangé un aussi bon foie gras… fait maison m’a t-on dit).
J’ai pu constater l’étendue et les ravages de mon âge allié à ma « sclérose », puisqu’au bout de quelques minutes à peine j’étais déjà essoufflée, même si je suis parvenue à reprendre des forces et prolonger un peu le plaisir de remuer et onduler l’ensemble du corps sur des rythmes plus ou moins endiablés, tout en partageant cette petite folie avec d’autres, que je connais peu, que j’aime bien et avec qui je m’entraîne en piscine (c’était la soirée de fin d’année du club).
L’un d’entre eux en particulier était déchaîné: il a dansé presque toute la soirée, entre 22 heures et 3 heures du matin, ce qui n’a pas manqué de me rappeler mes « années boîte »; à ceci près que lui, a plus de quarante ans! Il est aussi actif sur une piste de danse qu’en piscine, ce qui me fait m’interroger sur ses autres compétences… ahem.
Mais soyons réalistes, je ne pourrais jamais être à la hauteur: songez que je n’ai même pas été fichue de danser un rock digne de ce nom. Je n’ai jamais connu la technique, mais quand « j’étais jeune », j’avais rencontré deux ou trois cavaliers avec qui je dansais particulièrement bien, et que je retrouvais dans nos lieux de perdition à l’occasion. Vendredi, que nenni. J’ai été invitée trois fois, mais je n’ai su suivre le rythme et les mouvements d’aucun d’entre eux de façon satisfaisante (d’ailleurs, ils n’ont pas insisté).
En tout cas, j’ai bien senti que j’avais usé mes semelles à les frotter sur les rythmes orientaux et sud américains en particulier (les autres sont plus « enlevés », et ne nécessitent donc pas cette usure), autant que j’ai usé les muscles de mes cuisses! Me voilà flanquée de courbatures à trop vouloir suivre les rythmes sans trop les marquer…
Et vous savez quoi? ce soir, j’ai quand même réussi à faire plus d’un kilomètre crawl sans m’arrêter. C’est la première fois que j’en fais autant d’un coup, mais c’est parce que j’avais particulièrement mal au coeur à l’ego …