Commander, râler, réveillonner.

A la boulangerie/pâtisserie, c’est l’époque des commandes.

Le 23 dans l’après-midi, il y avait une file d’attente longue comme le magasin, la boulangère était seule pour servir tout le monde, et une femme passait une commande pour le lendemain, le soir du réveillon, ce qui prenait un peu de temps.

C’est vrai que c’est pénible d’attendre quand on vient juste acheter une baguette, mais je me suis dit qu’au fond, une boulangerie/pâtisserie, c’était ça aussi.

Certains se sont lassés et sont partis (deux au moins), une femme m’a étonnée avec sa façon de râler. Elle disait: « non mais elle va pas prendre une commande pour chaque personne quand même? » comme pour éveiller nos complicités, de façon à être entendue mais en faisant semblant d’être discrète. Elle avait le visage marqué, trop maquillé à mon goût, et n’imaginait pas une seule seconde qu’on puisse ne pas être en accord avec elle.

Je me suis demandé comment selon elle il aurait fallu procéder pour « bien » faire. Mais je n’ai pas osé lui demander car je ne voulais pas rajouter à la polémique, et à l’agacement de tout le monde, tant il est vrai qu’on a toujours envie d’être servi rapidement, en particulier dans une boulangerie. Quand ce fut mon tour, je me suis contentée de « commander » un sandwich, puisque j’étais venue pour ça et qu’après une si longue attente et comme tout le monde, je l’avais bien mérité!

J’ai aussi plaint (intérieurement) la boulangère et lui ai souhaité bon courage en partant.