Comme un piton dans un rocher.

C’est la première image qui m’est venue lorsque j’essayais de décrire ce que m’ont fait les fleurs de bach.

Comme si la vie était une escalade perpétuelle (parce qu’on est né dans un gouffre?), que les chutes étaient régulières, et qu’un piton permettait de ne plus tomber toujours au sol, évitant ainsi les blessures trop douloureuses, trop longues à cicatriser et surtout, une ascension complète à reprendre. Il y a d’autres choses qui permettent cela, mais jamais de façon aussi sûre, si j’en juge par mon expérience.

Alors on peut chuter, on a moins peur de chuter, on sait que peu importe, c’est pas très grave, supportable, et surtout, on n’aura pas tout à refaire, seulement les derniers mètres escaladés. Alors on ose l’échec avec moins d’inquiétude, on ose un peu se lancer. Le temps de récupération étant moins long, on peut se rappeler des derniers gestes, les assimiler, et en élaborer d’autres. Du coup, on progresse, ce qui était impossible (douloureux et culpabilisant) avant.

La vie reste dure, un effort quotidien, mais on peut parfois se reposer, et surtout, on apprend, enfin.

Si je devrais décrire l’essentiel de ce que je chaque pratique m’a apportée, je dirais que la relaxation m’a apporté le sommeil, que l’hypnose a permis d’éradiquer les obstacles au sommeil (qui étaient profondément ancrés), les cachets-misère m’ont servi de béquille (parfois indispensable), l’acupuncture a réhaussé ma tension, la psychothérapie analytique m’a fait trouver des repères fiables (c’est très probablement la colonne vertébrale de l’ensemble), l’osteopathie me permet de libérer les tensions corporelles (différemment que la relaxation), et les fleurs de bach de me sécuriser suffisamment émotionnellement pour que tout le reste fonctionne mieux. Comme si elles étaient le coeur ou comme si elles l’alimentaient, je ne sais pas.

Car au fond, c’était ce qui me manquait le plus: la sécurité émotionnelle. Sans elle, j’en suis convaincue, rien n’est possible. On peut être brillant, magnifique, avoir toutes les qualités de la terre, rien n’est possible (et a fortiori on n’est pas tout ça). Rien de durable, rien de constructible.

Un peu comme si on essayait de bâtir un immense château en zone friable: c’est tout simplement impossible! On peut avoir les plus belles pierres, les meilleurs ouvriers, un matériel de pointe, une (des) volonté de fer, peu importe. Ce n’est physiquement pas possible. Même une modeste maison n’y tiendrait pas. Et pour ceux qui y parviennent quand même, à grands renforts d’artifices, ça s’écroule.

Si je devais poursuivre la comparaison, la psychothérapie serait le maître de l’ouvrage, les fleurs de bach les fondations (et le terrain), la psychomotricité la construction/conception du bâtiment, l’hypnose, la relaxation, l’ostéopathie et l’acupuncture des outils pour soulever, dégager, assembler, fixer.

Le reste, c’est vous.

De l’égalité des sexes: une anecdote, un exemple.

En regardant une série télé l’autre jour, je suis tombée sur l’histoire d’une femme qui se rend compte qu’elle est enceinte après avoir eu une aventure avec un type dont elle ne connaît pas le nom. Elle le retrouve pour lui demander de signer un abandon d’enfant (c’est une série américaine, je ne suis pas sûre que l’équivalent existe en France).

Lui, répond qu’il a envie de s’intéresser à l’enfant, et d’en être le père, fut-ce par hypothèse, à temps partiel.

Elle (son patron en fait mais peu importe), se renseigne sur ses antécédants – casier judiciaire puisque, après tout, elle ne le connaît pas bien (la paranoïa du flic). Elle se rend compte qu’il en a un et décide donc de le rencontrer pour parler de ça avec lui.

Peu importe la fin de l’histoire (que je ne connais pas encore d’ailleurs), une phrase m’a beaucoup choquée, au moment où elle interroge le père de l’enfant, qui se défend d’être un délinquant. Elle lui dit exactement: « je voudrais savoir qui tu es avant de te laisser entrer dans la vie de mon enfant ».

Comme si ce n’était pas déjà trop tard. Comme si elle l’avait fait toute seule. Comme si c’était exclusivement son enfant. Ce type d’angle de vue me dérange profondément.

Certes, c’est elle qui le porte, et qui en aura sans doute dans les faits (et c’est regrettable) la plus lourde charge. Mais comment peut-elle prétendre que le père n’est pas déjà entré dans la vie de SON enfant puisque par hypothèse ce n’est pas un clône?

Bref. En tout cas ça va exactement dans le même sens que ces hommes qui se trimballent sans préservatifs (en considérant, que les femmes en auront toujours sur elles, et sinon c’est pas grave on s’en passe, les maladies c’est que pour les autres, la grossesse c’est pas leur problème).

Tant que les femmes n’intègreront pas les hommes dans leur façon de voir les choses, dans leur vie, même quand ça les dérange, je ne vois pas au nom de quoi elles pourront exiger d’eux de se responsabiliser sur ce même type de problématiques (que ce soit à un niveau simplement se*xuel, ou parental). Certes dans les faits, en pratique, spontanément, on est très loin du compte.

On est très loin de l’égalité des sexes, mais comment penser que seuls les hommes y sont pour quelque chose quand on est confronté à ce genre d’hypothèse?

Ménage et gerçures.

Etre trop sensible n’a pas d’inconvénients que pour les émotions, les médicaments ou le café, c’est aussi super emmerdant pour les produits ménagers.

Dernièrement, j’ai eu la très mauvaise idée de reprendre des lingettes imprégnées de je ne sais quel produit miracle pour nettoyer toutes les surfaces. Je n’ai pas eu l’idée de mettre des gants (que je n’aime pas trop porter en général), moyennant quoi j’ai la main droite carrément gercée à plein d’endroits différents, et c’est assez douloureux puisque même en dehors des gerçures, la peau est parfois quasiment à vif. Le reste de la main, et la main gauche sont particulièrement secs (comme d’habitude quand je fais le ménage en fait).

Ma très mauvaise idée aura été de mettre de la crème hydradante: ça fait mal!

Je comprends mieux pourquoi je répugne tant à faire le ménage, et je me demande si je vais pas prendre des cours sur M6, histoire d’utiliser des produits moins corrosifs? J’ai déjà investi dans de l’alcool ménager que je vais diluer dans un vaporisateur. Ou bien me mettre au nettoyage vapeur…?

Aah les questions existentielles…!

Les irrégularités statistiques.

Ces derniers temps, je n’écris plus beaucoup, ou de façon irrégulière.

Cela reviendra peut-être quand je serai « installée » à mon travail, et que je ferai comme beaucoup de gens, j’y bloguerai de temps à autres, quitte à faire comme ma collègue et rester plus longtemps sur place. C’est que quand je rentre chez moi, j’ai pas du tout envie de retrouver un ordinateur, et encore moins de réfléchir, car je n’en peux plus, je suis fatiguée, il me faut beaucoup de temps à ne rien faire pour me ressourcer, et contrairement à une idée répandue, le sport n’y suffit pas (au contraire; même s’il m’apporte des choses essentielles par ailleurs qui font que j’essaie de ne pas y renoncer).

Pour autant, tout comme je consulte mes emails régulièrement, je continue à jeter un oeil sur les statistiques, même quand je ne blogue pas, et elles montrent d’énormes irrégularités, qui me surprennent par le fait qu’elles sont complètement indépendantes du fait que j’écrive ou non.

Cela va du simple au double, d’un jour à l’autre (de 40 à 80 pour les curieux, sur moostik.net, davantage sur motigo.com, mais je pense qu’ils confondent visites et visiteurs, quoiqu’ils en disent), sans que je parvienne à en comprendre les raisons. Il faut dire qu’environ 90% des personnes arrivent ici par le biais de moteurs de recherche, et non directement. Alors je me suis dit que la météo, les vacances y étaient sans doute pour quelque chose, mais même ça ne semble pas expliquer les choses…

J’ai renoncé à comprendre, et la seule chose à laquelle je ne renonce pas, c’est ce blogue!

Message à caractère informatif.

Le premier soir de france télévision sans publicité, je m’étais émue d’un spot publicitaire du parti de sarkotruc avec « expression directe » en intitulé lors du générique de fin. En dehors du fait que le soir était bien choisi (le premier soir sans pub, probablement beaucoup d’audience), et que l’on peut s’interroger au sujet de l’éthique d’un président de la République qui continue à travailler directement pour son parti, je ne comprenais pas ce spot puisque nous ne sommes pas en période de campagne d’élection, et m’inquiétais d’un quasi monopole de fait en matière d’expression médiatique. D’un côté je trouvais ça trop gros pour être vrai, de l’autre, plus c’est gros et plus ça passe, et je crois sarkotruc capable de jouer à ce genre de choses, qu’il se débrouillerait toujours pour légitimer d’une façon ou d’une autre, comme il fait toujours dans ce genre d’hypothèse.

Or ce soir (à minuit quinze pour être exacte), je suis tombée sur un spot du parti radical de gauche (duquel, soyons clair, je partage pleinement les idéaux en matière de libertés individuelles et de valeurs fondamentales).

Ainsi donc, j’ai été mauvaise langue, j’ai douté pour rien: l’essentiel de l’égalité en matière d’ « expression directe » est préservé.

Ouf !

Ben, mais il est où Robert?

Je suis dépitée. L’autre jour était diffusé sur france 2 « l’abolition ». Je l’ai vu avec un peu de retard, mais je ne voulais pas rater ça.

Pensez donc, un sujet qui me tient tant à coeur, avec un personnage principal aussi brillant que Robert. Je savais que je ne pourrais être que déçue par un comédien, fut-il de talent. Robert Badinter fait preuve de tant d’intelligence, cela est si perceptible dans son regard et sa gestuelle que je ne vois pas qui pourrait jouer son rôle correctement. C’était un pari risqué… et perdu. Car ce ne sont pas les effets de manche de Charles Berling qui pouvaient y faire quelque chose, au contraire sans doute.

J’ai été profondément déçue. D’abord par le style: aucun rôle pratiquement n’était bien joué. J’ignore qui était le réalisateur, de combien de temps il disposait pour monter le film, mais c’était mauvais. Désolée d’être aussi dure, mais vraiment, c’est comme si plus c’était mauvais, plus c’était encouragé. Ou peut-être que le réalisateur ne le voyait pas, trop pris dans son truc?

A vrai dire, d’une manière générale, je n’aime pas du tout le jeu des acteurs français, en dehors de quelques exceptions. Je trouve qu’ils sombrent systématiquement dans le piège des acteurs qui veulent montrer qu’ils jouent bien un rôle. Sauf que ça, c’est très bien au théâtre, mais très mauvais dans un film, série ou téléfilm. En principe, un acteur est là pour se mettre dans la peau d’un personnage, pas pour se mettre dans la peau d’un acteur qui joue un personnage. Je suis pas sûre d’être bien claire. Je trouve que ça manque de spontanéité, de véracité, comme si tout était toujours indirect donc faux, ou surjoué. On voit bien qu’on assite à un spectacle et non à un truc qui aurait pu se passer en vrai. On pressent bien que les gens ne se comportent pas comme ça dans la vraie vie, fussent-il passionnés par leurs propos (et je ne parle pas que de Charles Berling); même si on n’y pense pas en tant que tel au moment où on regarde le film.

On dirait que c’est une sorte de mode, ou peut-être une « école » qui a envahit la majorité des professionnels, une école qui ne me plaît pas. ça me fait penser à la musique. Je n’aime pas du tout la musique qui s’impose chez nous (les comédies musicales, les génériques de série de type plus belle la vie), je les trouve nulles, elles aussi: mièvres, impudiques et même pas émouvantes puisqu’on n’en retient que le caractère exagéré, erronné, surjoué.

Et ce qui m’agace, c’est qu’on dirait qu’il n’y a pas de place pour autre chose que le surjoué (musical ou acté), pas de palce pour le vrai, pour le spontané, pour le réalisme. Un peu comme si on était dans une sorte d’autocratie du « vas-y joue », au lieu de la compréhension approfondie des personnages (qui demande du temps, de l’intelligence, de la finesse et du talent); comme s’il fallait rester superficiel pour se faire une place (que ce soit en étant acteur, musicien, interprète ou compositeur), ce qui a le don de m’exaspérer.

Bon vous allez me dire, les goûts et les couleurs…

 

Mais ensuite et surtout, j’ai été déçue de ne pas retrouver son discours devant l’assemblée nationale! Je me disais que peu importe le contenant, que je pourrais toujours me délecter du contenu; ben même pas!

J’ignore pourquoi. Si c’est parce que Badinter a refusé, il a eu bien raison, ça aurait gâché son talent. Si c’est pour une autre raison, c’est vraiment euh… je préfère pas qualifier. Autant ne pas faire le téléfilm, quoi (parce que sincèrement, je pense qu’ils eussent mieux fait de s’abstenir, ce n’est pas rendre hommage à une si vibrante histoire que celle-là, au contraire, on aurait voulu la tourner en ridicule ou faire passer qu’en fait, elle est fade et qu’elle n’a pas d’intérêt, qu’on ne s’y serait pas mieux pris).

En tout cas, pardon, hein, mais je trouve ça pathétique. Surtout sur un sujet aussi important.

Le travail, la secrétaire et moi.

Ça y est, je craque.

Chaque fois que je rentre du travail, je me sens mal, et très souvent, je pleure. Le travail en lui-même est déjà une chose difficile, pompeuse d’énergie. Mais en outre, je suis fatiguée des bâtons qu’on me met sans arrêt dans les roues, et de l’omnipotence de la secrétaire qui ne sait pas s’exprimer autrement qu’en criant dès lors que l’on ne marche pas dans son sens, et que l’on gère les choses autrement qu’à sa façon, même s’il s’agit de domaines qui ne lui incombent pas. Qui plus est, elle est rétive à toute logique, mais ça, c’est très humain comme caractéristique, je commence à l’intégrer comme une donnée nécessaire et à composer avec, même si j’ai toujours autant de mal à m’y faire. En quelques mots, elle est très maniaque (c’est de notoriété publique), et comme souvent les maniaques, tyrannique. Or il se trouve qu’elle a la main mise sur tout, et que l’on ne peut rien faire sans elle.

Je ne sais pas m’adapter à ce type de caractère (qui me fait penser à celui de ma tante, que je fuis pour ces raisons précises), ni m’en détacher. Pourtant, ce n’est pas faute d’essayer. Chaque nouveau jour de travail, j’essaie une autre méthode. La seule qui marche vraiment, c’est de crier plus fort qu’elle (ce que font les autres), mais moi, le conflit permanent, je ne peux pas, c’est au dessus de mes forces. Je ne veux pas subir non plus, donc je suis bloquée, obligée de faire les choses dans mon coin le plus possible, d’appliquer les petites recettes que j’enregistre au gré des circonstances dès que celles-ci se présentent (et en fonction de celles qui se présentent bien sûr), et d’être ultravigilante à chaque interaction, étant entendu qu’il y a toujours un moment où il va y avoir opposition, donc conflit, etc. Je regrette beaucoup les autres postes que j’ai pu occuper par le passé, qui n’étaient pas psychiquement aussi compliqués et fatiguants à gérer. Je vois aussi les autres être en conflit avec elle, mais ils l’acceptent, et n’acceptent apparemment pas que je ne m’y fasse pas.

Pour l’instant, donc, faute d’avoir trouvé une solution, je me rends malade, et les vieilles habitudes reprennent leurs droit, je ne m’en rends plus vraiment compte: je dis que je vais mal, mais je ne formule pas que cela devrait avoir des conséquences. Une copine me l’a souligné, me disant que rien ne méritait qu’on se mette dans des états pareils. Et il est vrai que du fait que je n’ai pas (encore) d’animosité envers la secrétaire puisqu’elle a des côtés très sympathiques en dehors de ça, et du fait que j’arrive encore à “remonter la pente”, mes désirs reprennent doucement forme (toujours fragiles, mais qui n’ont pas disparu encore) dès que je ne travaille plus. Je ne suis donc pas au fond du gouffre.

Pour autant, sur le moment, c’est tellement dur subjectivement que j’ai désormais du mal à me retenir de pleurer sur place, dès que j’ai un moment seule; car je ne sais plus comment m’y prendre pour rester ce que je suis sans heurter les autres avec mes blessures. Je me sens à ce point coupable que j’ai même retrouvé mes envies de mourir. Les idées noires s’enchaînent, toujours à mon insu au début. Puis viennent les moments de plus en plus nombreux, de plus en plus forts, où je repense à tous ces cachets que je pourrais avaler (d’autant que maintenant, je sais lesquels), où je recommence à sentir que je ne manquerai à personne d’autre que mon chien, et que cela me soulagerait immensément, que de toute façon je n’arriverai jamais à rien puisque tous mes efforts sont systématiquement réduits à néant quel que soit le domaine que j’explore. Que chaque fois que je me reconstruis, une journée au travail suffit à me détruire et que je ne saurai jamais m’adapter à ce genre de choses, qu’il y en a pourtant toujours partout et qu’on en rencontre régulièrement. Que les autres s’y font, que moi j’en suis incapable et que c’est ça qui fait que je suis nulle, et coupable de l’être. Que c’est d’autant plus illégitime que j’ai déjà de la chance d’avoir un travail, qu’en dehors de ça (et du chauffage qui fonctionne très mal), les conditions sont bonnes. Que donc ça vient de moi, que je suis pourrie de l’intérieur et que c’est inutile de tenter d’avoir une vie normale, que c’est voué à l’échec, et que je vis dans l’illusion lorsque j’imagine que je suis en progrès et que je vais mieux. Que de toute façon, l’intérêt que je porte à ce travail est sûrement factice, provisoire, que tout s’écroulera à un moment, et si vous saviez tout ce que je ne dis pas…

Malgré cela, bien que je ne me sente pas complètement effondrée encore, la copine a insisté sur le fait que ce n’était pas normal de se sentir si mal, et que quelle qu’en soit la cause, il fallait que j’arrête avant que ça n’empire. Ce qui est drôle c’est que je suis parfaitement capable de dire que je me sens mal, mais je n’arrive pas à me dire qu’il faut que j’arrête et que les arrêts maladie sont faits pour ça. Parce que je crois toujours que je peux pousser encore, je peux y arriver encore, et qu’il faut essayer encore. Que sinon, on ne progresse pas, que c’est normal que les choses soient difficiles, et que c’est « mal » d’abandonner (pour le moins, ça montre une faiblesse / absence de volonté).

 

Là, je vais quand même m’arrêter quelques jours, parce qu’elle a raison ma copine. J’ai durement gagné mes fragiles désirs, j’ai compris que je ne pourrai jamais les cultiver comme je le souhaiterais (et je le regrette beaucoup), mais je n’accepterai pas qu’ils meurent.

Pascal Président!

En dehors du fait que j’échappe à peu près à sarkotruc même quand il fait des allocutions télévisées (songez donc, à ce moment là, je me délectais à nager entre deux appollons, je suis ressortie de là avec un sourire imperturbable; à mon retour, les programmes télévisuels et radiophoniques étaient redevenus normaux), et qu’il m’arrive très souvent de partager les points de vue de ce blogueur , je me retrouve tellement particulièrement dans ce billet là , que je ne vois vraiment pas pourquoi je me fatiguerais à exprimer la même chose, en moins bien. Le ton, les idées, le ressenti, les inquiétudes, je retrouve tout dedans, mieux formulé encore que ce que j’ai à l’esprit, à ceci près que je n’ai pas tant d’occasions de sortir et que je me sentirais probablement mal à l’aise dans une gay pride (il est des extimités que mes yeux souffrent de connaître).

Comme lui, je suis triste et inquiète de voir tant de médiocrité à la tête de mon pays, pis encore donc, de la voir se répandre à l’envi dans les mentalités. Je suis plus inquiète encore de voir qu’il n’y a personne d’assez fin et populaire pour pouvoir convaincre les 53% qui ont voté pour lui de le remplacer, d’assez fort pour imprimer d’autres angles de vue dans les esprits, et ce ne sont pas les dernières frasques de Royal qui vont me rassurer (fussé-je en accord avec le contenu de la plupart de ses propos), ni les propositions d’Aubry, qui manquent à mon goût de charisme, de conviction et de démonstration (et malgré tout le bien que je pense d’elle). Je suis également inquiète de constater qu’il y a quelques bons éléments dans l’équipe sarkosienne, dont je ne partage pas le fond des convictions pour autant (je pense notamment à celle qui est passée de l’écologie à l’informatique, ils ne sont pas nombreux, mais il y en a), qui suffiront sans doute à certains à se convaincre que peut-être que sarkotruc est nul mais c’est pas grave, il bouge et en plus y a des gens biens dans son parti.

Je ne me suis jamais vraiment sentie à ma place nulle part, c’est sans doute pathologique; mais il est vrai que de nos jours, l’on finit par se sentir carrément piégé d’avoir d’autres convictions, et l’on éprouve une peur plus ou moins diffuse que cela se referme un jour, pour nous amputer. Seul l’effet Obama vient atténuer cela, et c’est déjà beaucoup. Comme si la raison qu’on avait perdue ici on la retrouvait là-bas, assortie de quelques bémols, lointaine, et fragile.
Dis Pascal, pourquoi n’envisages tu pas une carrière de président de la République? Promis, je voterai pour toi!

(Vous imaginez? Un président qui ne dit pas d’authentiques conneries ET qui pose nu sur son blogue, ce serait pas une vraie réforme ça?!)

Des sujets privilégiés dans les journaux.

Il paraît qu’une étude récente démontre ce que les psychiatres savent déjà depuis longtemps: que les schizophrènes, dépressifs et bipolaires ne sont pas plus dangereux que la population moyenne, voire le sont moins. Mais j’avoue ne pas avoir retenu les détails de l’étude.

J’ai juste retenu que cette étude avait été menée sur 36000 personnes, j’ignore complètement ce qu’elle a mesuré, combien de temps ou quoi que ce soit. J’avoue que j’aurais imaginé que les schizophrènes, dépressifs et bipolaires (c’est-à-dire la grande majorité des malades psychiques selon la pscychopathologie communément admise) étaient même bien moins violents que la population classique, du fait que la plupart sont lucides sur leur état, sont en retrait par rapport aux autres et trouvent mille parades pour n’avoir pas recours à la violence, justement, lorsqu’ils sont mal. Ce pourrait même peut-être être expliqué par le fait qu’ils ont une très forte tendance de toute façon à retourner toute violence contre eux-mêmes plutôt que contre les autres, et qu’ils ont un surmoi très développé (d’où d’ailleurs, leurs souffrances psychiques me semble t-il), mais là, je m’avance sur un terrain que je ne connais pas: ce sont juste des convictions personnelles.

Bref, je me disais que ce serait formidable que les journalistes communiquent autant sur ce sujet que sur les cadavres/kidnapping/suppositions de bébés qu’on trouve ici et là, comme si c’était une mode… qui ne fait de bien à personne*.

* Au début j’ai cru que j’y étais sensible parce que j’avais envie d’en avoir, mais l’on m’a confirmé que non, et que depuis quelques temps il y avait bien une sorte de récurrence des journalistes sur le sujet. 

Métro-boulot-dodo.

Depuis que j’ai recommencé à travailler, bien que je sois dans d’assez bonnes conditions et que mon travail soit relativement intéressant, la vie me paraît à nouveau inexorablement morne et triste.

Ce qui est amusant, c’est que je n’ose pas m’en plaindre, car je n’ai toujours pas tout à fait retrouvé les affres que j’ai connus par le passé. Ils pointent de temps en temps, me rappelant que je dois rester vigilante et ne pas hésiter à arrêter de travailler si je recommence à me sentir trop mal, mais pour l’instant ils restent ponctuels. Il est vrai que je m’aide beaucoup d’anxiolytiques, j’en prends en moyenne un jour sur deux. Et dire que je ne travaille que 20 heures par semaine, qu’est-ce que ce serait!

J’aurais tant aimé savoir conserver le peu d’espoir et de projets que j’avais mis sur pied. Je ne les ai pas perdus de vue, mais je sens bien qu’ils ont « fondu », emportés par la grisaille du métro-boulot-dodo…

Je m’en veux de ne pas savoir apprécier la vie, ou bien que cela reste si fragile quand j’y parviens un peu…