Grossesse nerveuse?

Depuis deux jours, l’eau me dégoûte presque, et j’ai tellement envie de jus d’orange tout le temps, que j’en ai déjà bu presque trois litres; là où, d’habitude, je n’en bois même pas un verre par jour. Jus d’orange 100% pur jus, et rien d’autre: les sodas me dégoûtent plus que l’eau encore.

Parfois, ça ne me suffit pas, j’ai envie de mandarines (ou d’oranges mais les mandarines c’est plus pratique, surtout en boîte!), et il m’en faut un certain nombre pour me rassasier et n’en avoir plus envie, enfin.

C’est grave docteur?

Les travaux, toujours…

Hier soir, vers 23h30, je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai décidé de m’occuper des plaques de plâtre qui traînaient dans la chambre. On doit terminer les gros travaux de la chambre aujourd’hui donc je voulais la dégager, et mon dessus de cheminée m’agace toujours autant, voilà longtemps maintenant que j’ai décidé d’y mettre des plaques de plâtre et que ce n’est toujours pas fait.

Sauf que rien que la préparation du mortier adhésif m’a épuisée. Il faut remuser la pâte jusqu’à ce qu’elle soit homogène, j’ai dû faire trois bassines, et je ne me suis pas rendu compte que les efforts que je fournissais rendaient mes gestes peu sûrs.

De sorte que lorsque j’ai attaqué le gros du travail (poser une plaque de plâtre d’1m20 sur 1m60, ce qui est lourd pour quelqu’un comme moi), je n’avais déjà , plus grand chose dans les bras. Et je l’ai fait tomber deux fois!

Heureusement pour moi, pas de dégâts physiques, et peu de dégâts matériels que j’ai pu rattraper avec un peu de doigté.

Bien évidemment, j’étais fatiguée mais je voulais finir ce que j’avais commencé, et puis j’avais mis cet accident sur le dos du fait que la plaque était beaucoup trop lourde pour moi, alors que la suivante était bien plus petite (1m20 sur 50cm), et vraiment beaucoup plus légère que la première: heureusement, car comme je devais la poser tout en haut du mur, je n’aurais plus pu me permettre de la faire reposer sur le dessus de la cheminée, qui m’aurait servi de levier comme pour la première.

Sauf que j’avais tellement puisé dans mes réserves pour poser la première plaque, que mes forces m’échappaient presque complètement cette fois, et celle-là, je l’ai faite tomber trois fois! C’est étonnant, car je ne sentais pas que mes bras étaient fatigués à ce point, et surtout, je me disais qu’avec de la volonté et de la concentration, rien n’était impossible. Je ne me suis donc pas rendu compte que je risquais de faire tomber cette plaque, même au moment où je la brandissais pour la coller au mur: elle me semblait tellement légère par rapport à l’autre!

Cette fois, j’ai bien failli bousiller pas mal de choses, car elle tombait de plus haut. J’ai eu beaucoup de chance aussi qu’elle ne se soit pas brisée, et qu’elle n’ait rien eu d’autres que des petits bobos, faciles à réparer.
Je ne me suis pas arrêtée là car le reste demandait davantage d’attention et d’habileté que de force: le gros des travaux était terminé, restait à faire la jonction entre les plaques, avec l’enduit de finition (à préparer aussi), et la bande adhésive (appelée « calicot », je suis incollable en plâtrerie, vous pouvez y aller!). ça n’a pas posé de problème, mais j’ai bien mesuré mon état de fatigue.

Il m’a fallu trois heures en tout pour coller ces deux malheureux bouts de plaque et les joindre entre eux. Il reste encore tout le pourtour à faire, ainsi que le ponçage, mais ça, ce sera pour une autre fois.

Après tout cela, je me suis rendu compte que j’étais énervée (les hormones y sont pour quelque chose: je ne suis toujours pas enceinte), que je ne pouvais plus dormir, au point que j’ai hésité entre prendre un calmant et casser quelques carreaux dans la salle de bain (que j’ai laissée en plan depuis deux ans et sur laquelle il faudrait que je me re concentre pour la finir pour de bon). J’ai été raisonnable, j’ai pris un calmant et suis allée me coucher, en ordonnant à ma bestiole de dormir sur le lit (elle le fait parfois d’elle-même), car je savais que sa présence me calmerait encore un peu mieux.

Finalement, je comprends mieux pourquoi la psychomotricienne me dit parfois que, sans m’en rendre compte, je mets beaucoup mon corps à contribution, et qu’il ne faut pas s’étonner, au fond, qu’il me fasse mal après… Pourtant, ce n’est rien du tout, deux malheureux bouts de plaque! Comment font les maçons et les plâtriers au quotidien?

J’aimerais bien, un jour en tout cas, que mon corps m’avertisse avant qu’il faut que j’arrête et m’envoie un signal clair pour m’informer que, volonté ou pas, je n’ai plus la force!

Des rêves et des noms.

Depuis quelques temps, j’ai abandonné mes cauchemars et autres vilains rêves. Il n’y a guère que la semaine dernière (ou celle d’avant?) où j’ai fait un cauchemar brutal, cruel, et morbide. Pour ceux qui ne me connaissent pas, ces horreurs étaient quasi permanentes: quand je ne rêvais pas de mort, je rêvais de choses vraiment pénibles, et l’ensemble entretenait mon mal-être profond permanent.

C’est donc un immense soulagement que de faire des rêves à peu près « normaux », qui reste un peu laborieux, mais qui sont tout à fait acceptables.

Et cette nuit, j’ai rêvé d’Antonio Carra. J’ignore complètement de qui il s’agit, je ne sais même pas s’il existe. Je ne me rappelle plus de rien du tout en dehors de son nom. C’était sans doute un aventurier de type pirate des Caraïbes, sauf que j’ai l’impression qu’il était plutôt du mauvais côté, que c’était plutôt un méchant, ou en tout cas pas un gentil.

C’est amusant ce truc où je me réveille avec des noms en tête. Parfois il est évident que je les ai entendus et qu’ils se sont enregistrés inconsciemment, et que seule mon inculture peut expliquer le fait que j’ai l’impression de les découvrir pour la première fois à travers mes rêves. C’est sans doute le cas de Mazeltoff, et de Katsuko. Parfois, comme aujourd’hui, je me demande vraiment où je vais les chercher.

Ils ont le mérite de m’amuser et m’intriguer…!

France télévisions, berk!!

Quand j’ai appris que France télévisions n’aurait plus de publicités entre 20 heures et minuit, j’étais ravie: enfin je ne serai plus obligée de zapper pendant les pubs débilisantes et insupportables!

Mais c’était sans compter la prévention routière. Désormais, plusieurs fois par soir, à la place de la publicité, nous sont imposés les récits d’histoires véritablement sordides.

Tous les soirs, et même plusieurs fois par soir. Pour un risque qui est réel, mais objectivement faible.

Oh, je ne dis pas qu’il ne faut pas en parler. Mais tout cela est extrêmement maladroit, et certainement contre-productif sur le long terme. De surcroît, cela nous pourrit la vie et reste bien moins efficace que d’autres messages possibles, ou bien que le même message, mais passé une seule fois, dans un contexte favorable.

Car ce n’est pas de l’information, c’est du lavage de cerveau! Et c’est aussi abrutissant que les publicités suscitées.

Cela aura eu un « mérite »: je me réjouis désormais des messages publicitaires abrutissants des chaînes privées.

Clairement, c’est devenu inconsciemment un réflexe: j’évite France télévisions.

J’ai mal au corps.

Depuis quelques temps, j’ai facilement mal au corps. Je ne suis jamais complètement coincée, mais trop souvent douloureuse, et je sais que l’âge ne fera jamais qu’envenimer les choses. Ce n’est pas insupportable, mais pénible.

Souvent c’est le dos, ou bien les articulations: hanches, épaules, coudes, poignets, dès que l’hiver pointe le petit bout de son nez. Pas les autres articulations, bizarrement. Parfois, ce sont les cervicales. Et parfois, ça dure longtemps: ici, ça fait presque trois semaines, et j’en ai ras-le-bol.

Quand j’ai mal comme ça, que la douleur fluctue au fil des jours, j’entends ma grand-mère maternelle. Une optimiste, dotée d’un plaisir de vivre que je n’ai jamais rencontré que chez elle et une de ses filles au sein de la famille, et qui ne se plaignait que d’une seule chose: ses « rhumatismes ».

Je n’ai pas récupéré sa joie de vivre, mais ses rhumatismes, si. Avec de l’eczéma en prime, à chaque fois que la douleur s’installe dans la durée, autour de la plupart des points douloureux.

Bien évidemment, je me dis que ce n’est pas très important de souffrir comme ça, quand on souffre moins moralement. Je me rends bien compte que comparé aux états de douleur morale profonde que j’ai connu, ce n’est pas grand chose, et d’ailleurs, si j’avais le choix entre les deux, je n’hésiterais pas une seule seconde, je préfère ce qui se passe maintenant. Mais ce n’est quand même pas très encourageant.

Il m’a fallu presque 40 ans pour me débarrasser de l’essentiel des lourds maux psychiques reçus de mon grand-père maternel (il a fait trois dépressions graves, et a été traité aux électrochocs façon années 50), il faut désormais que je supporte les maux physiques hérités de son épouse.

J’aurai la paix un jour?

Alors je fais comme elle, je poursuis malgré tout mes activités, et je prends mon mal en patience… Et en outre, je me demande de quoi ont souffert mes grand-parents paternels, histoire de savoir à quoi m’attendre.

Trois fois rien: un cancer et une dépression.

Faut-il protéger les femmes enceintes malgré elles?

En ce moment, outre mes mille activités qui me fatiguent, je me passionne pour un sujet bien précis: la grossesse et la plongée. Depuis le début, on me répète que c’est incompatible, et qu’il ne faut surtout pas plonger si on est enceinte.

Bien évidemment, je n’ai pas pu en rester là, et malgré toutes les résistances qui se montent dès que vous voulez remettre en cause le savoir et l’autorité de ces messieurs creuser le moindre sujet, j’arrive à grapiller, à force de dépenses d’énergies, quelques informations ici et là.

Je ne peux pas vous faire le détail de mes démarches pour l’heure, mais j’arrive à une conclusion qui se précise de plus en plus. Il me semble que les plongées profondes et répétées sont à proscrire absolument. En revanche, il me paraît parfaitement possible de plonger dans l’espace proche. Je n’ai pas d’avis plus précis pour le moment, car je suis loin d’avoir terminé mon enquête (que je ne finirai peut-être jamais, d’ailleurs).

Mais pour l’heure, j’ai même lu un mémoire de médecine! Dont la conclusion est édifiante. Pour résumer, on ne connaît pas les effets de la plongée sur la grossesse, et on soupçonne même que ça ne change rien, mais personne n’a jamais rien pu démontrer ni dans un sens ni dans l’autre, malgré quelques études menées (non significatives).

Pour autant, et par précaution, on considère que dans la mesure où, de toute façon, il peut y avoir un accident en cours de plongée, il vaut mieux déconseiller aux femmes enceintes de plonger. Voilà qui a de quoi me mettre en colère! Comme si une femme enceinte n’était pas attentive à son état, et ne prenait aucune précaution d’elle-même lorsqu’elle décide de faire quelque chose.

Il faut savoir que, en pratique, à l’heure actuelle, les accidents de plongée sont extrêmement rares. Avec une assertion pareille, il faudrait aussi déconseiller aux femmes enceintes de traverser la route, de prendre leur voiture, de sortir de chez elles pendant qu’on y est!

Il faut savoir également que « déconseiller » dans un mémoire de médecine équivaut à interdire dans un club. Car ce que l’on vous dit, en club, c’est que c’est complètement contre-indiqué, et que si vous vous savez enceinte, vous devez cesser immédiatement la plongée. Cette réponse est unanime.

De sorte que si un jour une femme enceinte décide de plonger, personne n’acceptera de faire son binôme, et les directeurs de plongée refuseront de l’inclure dans leurs palanquées, leur disant que si elle plonge, c’est sans eux (c’est-à-dire aussi sans qu’on lui prête de matériel). Or plonger seul est en principe interdit.

Bref. J’en suis à me poser des questions sur les taux résiduels d’azote en fonction de la profondeur atteinte, etc. Je ne sais pas si je vais avoir l’énergie et le temps de continuer ces recherches, mais pour l’instant, elles me passionnent.

Elles me passionnent d’autant plus que je viens juste d’apprendre (enfin!) que « la grossesse n’est pas une contre-indication dans toutes les fédérations de plongée », et que cette contre-indication « est une décision arbitraire déjà ancienne ».

Prise par qui? Des hommes ou des femmes?

A la bonne heure en tout cas, on avance!

Des petits plaisirs de la vie.

J’ai pas trop le choix de me battre en ce moment, si je veux continuer à mettre en place des choses. Mais il y a le revers de la médaille, le côté qui fait du bien.

Par exemple, ce que j’adore quand je suis au fond de mon lit, et qui se produit finalement presque tous les matins après que je sois allée faire mon café et que j’aie ouvert aux animaux, c’est qu’ils reviennent, sautent dessus, et me font des câlins. J’ai le chat qui ronronne d’un côté, le chien qui s’installe tout contre moi de l’autre, puis, très vite, se mettent à chahuter doucement ensemble.

C’est-y pas mimi, ça?

Quand je pense que si j’avais écouté les « autres », je ne les aurais jamais pris…

Quelques nouvelles.

Les travaux, le travail, la plongée, les animaux, la santé, la procréation, en ce moment je me bats sur tous les fronts. Il n’y a que sur le plan affectif que ma vie est un désert complet, mais j’avoue que je ne m’en plains pas pour l’instant, car je n’ai plus la place, et c’est tant mieux: marre des peines de coeur, des désillusions, des humiliations, et de la lacheté crasse que je constate trop souvent autour de moi pour avoir envie de me lancer dans quoi que ce soit.

Côté animaux, le chat préfère faire ses besoins dans ma chambre plutôt que dans sa caisse au bout de la maison, et elle y revient dès que j’ai le dos tourné ou plutôt les yeux fermés. Entre ça et les travaux, je n’en finis pas de faire le ménage; aujourd’hui elle a passé sa première nuit dehors, car j’en ai marre de me réveiller la nuit avec des odeurs pestilentielles, d’avoir à faire le ménage à cinq heures du matin, et de devoir terminer ma nuit fenêtre et volets grand ouverts à cause de l’odeur.

Mais surtout, outre les cerivacles douloureuses (qui irradient jusque dans l’avant-bras depuis une semaine), je me bats pour ne pas céder à une rhinite (sinusite pharyngite otite bronchite puisqu’un mal ne vient jamais seul) qui m’interdirait de plonger à 40 mètres samedi prochain; occasion qui se présente assez rarement. J’ai passé toute la journée de mardi à côté d’une collègue malade, et depuis, j’ai chopé la voix de Jeanne Moreau, avec presque tout le système ORL qui pique, qui gratte, et qui ne demande qu’à être à vif. J’imagine que les nuits fenêtres ouvertes n’ont pas aidé. Je ne crois pas que je vais gagner (jusqu’à présent, je n’ai jamais gagné contre une rhinite) mais j’espère encore et je me bats quand même: vitamines (vraies et fausses), granions de cuivre, granules homéopathiques, aspirine, pullover même quand il fait chaud, rinçage à l’eau de mer hier (puisque je plongeais), tout y passe.

Et je reste au fond de mon lit le plus souvent possible… c’est-à-dire très peu.

Non mais.

J’ai obtenu tout ce que je voulais.

Non pas de présenter mon niveau 4, mais de le préparer. J’assisterai aux cours théoriques et aux entraînements. Et puisqu’ils m’ont cassé les pieds et pourri la vie, si je m’en sens capable, je le présenterai. Juste pour les faire chier. Parce que je n’aime pas qu’on me barre la route sans raison. Je le présenterai alors que je n’en avais pas du tout l’intention. C’est ce qu’ils auront gagné. Si je ne l’obtiens pas je ne me ferai pas grand mal, et si je l’ai, je me ferai grand bien.

J’ai obtenu de pouvoir assister aux cours et aux entraînements sans faire de vagues, sans faire de reproches. Puisqu’on faisait de la résistance dans mon club, qu’on ne me tenait pas au courant des événements (au point que j’ai raté le premier cours: tout le monde a été averti sauf moi, alors que j’étais la seule à suivre les entraînements depuis le tout début), je suis passée par d’autres canaux: comme on dit souvent, mieux vaut s’adresser à dieu qu’à ses saints. Dieu, lui, n’a pas compris pourquoi on me mettait des bâtons dans les roues, et m’a fait savoir qu’il n’y avait aucun problème. Il m’a même fait savoir que mon club n’avait pas le droit de s’y opposer, et ça, ça m’a donné beaucoup de force.

Non mais.

ça m’aurait rendu triste de devoir quitter ce club, parce que malgré ces résistances et cette bêtise, je m’y sens très bien, et j’ai envie d’y rester.

Au moment de mon inscription à la théorie, un plongeur s’est montré extrêmement désagréable, comme si ça le dérangeait que je m’entraîne pour le niveau 4. Pourquoi? parce que c’est un homme et qu’il  n’a jamais voulu dépasser le niveau 3? Quelqu’un lui a fait remarquer que j’avais plus d’expérience que lui, et que je faisais ce que je voulais de ma vie.

J’ai l’impression d’être considérée comme une mineure par la plupart de mes congénères. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi. Parce que je pose souvent des questions et que ça donne l’impression que je suis neuneu? Parce que je suis une femme et que malgré l’évolution des moeurs, elles continuent à être moins prises au sérieux que les hommes? Parce que je mesure 1m60? Parce que j’ai le statut de travailleur handicapé et que même si personne ne le sait, ça se sent?

En tout cas ça me mine qu’on ne me fasse pas confiance. Je trouve ça anormal, et j’ai besoin qu’on m’accord de la confiance. C’est ce qu’a fait la responsable des cours théorique, et c’est ce qu’a fait mon président de club. Ils ne savent pas à quel point je leur en suis reconnaissante.

A la bonne heure.

Collier de larmes.

Aujourd’hui, j’ai un décolleté béant, et comme toujours, j’écris du lit.

Comme souvent, je pleure, un peu trop en ce moment d’ailleurs. Je supporte trop mal qu’on me mette des bâtons dans les roues, alors que ce n’est pas justifié, alors que j’arrive enfin à savoir ce que je veux, et à trouver l’énergie pour le mettre en place. C’est extraordinaire pour moi de pouvoir faire certaines choses, alors je ne supporte pas du tout qu’on se mette en travers comme ça, pour rien. Là où il m’a fallu tant d’efforts pour arriver. Comme si on me privait arbitrairement de quelque chose que j’ai pourtant mérité. Et je me déteste car je trouve cela tellement injuste que je ne parviens pas à y renoncer. Alors que ce serait la solution!

Mais je ne suis pas venue vous raconter ça.

Je suis venue dire que je souris presque parce que je pleure: les larmes qui coulent forment un cercle sur mon torse; elles proviennent de mes yeux, descendent de mes joues respectives, en tombent en deux points distincts, puis coulent de façon arrondies pour venir se rejoindre en coïncidant parfaitement, et se perdre dans mon décolleté. Dans une symétrie qui me soulage presque.

ça forme un collier de larmes donc, et malgré ce que j’ai mal, ça m’amuse…

Ze finger in ze noze.

J’lai eu! (mon niveau II)

Je me doutais que c’était dans la poche, mais je n’osais pas le croire, car personne ne m’en a jamais rien dit.

Avant l’heure je l’ai eu même, car la formation officielle n’était pas terminée.

J’ai même eu droit, pour la première fois, à un beau compliment (normal, c’est un moniteur extérieur, il n’a pas eu le temps de devenir avare, comme les autres): il paraît que je me stabilise très très bien, que ce soit au niveau des paliers de sécurité ou au fond de l’eau, qu’il n’y a rien à redire. Il paraît aussi que je n’ai absolument aucune appréhension quand un événement impromptu m’arrive (y compris à 30 mètres), et que c’est « nickel ».

Croyez-moi, ça fait un bien fou de s’entendre dire des choses comme ça…

Allez hop, un diplôme de plus au compteur. Au suivant, vite! Celui là m’a paru assez facile, je me suis presque ennuyée.

Je voudrais me préparer dès maintenant pour le niveau IV, et si possible, initiateur. Pas forcément le passer, mais le préparer. Parce que là, si j’y arrive, c’est que je me serai vraiment dépassée. Pourvu qu’ils acceptent! (c’est mal parti, cf. mon billet de l’autre jour)

Car je ne suis toujours pas enceinte, et un dérivatif serait très bien venu…