France télévisions, berk!!

Quand j’ai appris que France télévisions n’aurait plus de publicités entre 20 heures et minuit, j’étais ravie: enfin je ne serai plus obligée de zapper pendant les pubs débilisantes et insupportables!

Mais c’était sans compter la prévention routière. Désormais, plusieurs fois par soir, à la place de la publicité, nous sont imposés les récits d’histoires véritablement sordides.

Tous les soirs, et même plusieurs fois par soir. Pour un risque qui est réel, mais objectivement faible.

Oh, je ne dis pas qu’il ne faut pas en parler. Mais tout cela est extrêmement maladroit, et certainement contre-productif sur le long terme. De surcroît, cela nous pourrit la vie et reste bien moins efficace que d’autres messages possibles, ou bien que le même message, mais passé une seule fois, dans un contexte favorable.

Car ce n’est pas de l’information, c’est du lavage de cerveau! Et c’est aussi abrutissant que les publicités suscitées.

Cela aura eu un « mérite »: je me réjouis désormais des messages publicitaires abrutissants des chaînes privées.

Clairement, c’est devenu inconsciemment un réflexe: j’évite France télévisions.

J’ai mal au corps.

Depuis quelques temps, j’ai facilement mal au corps. Je ne suis jamais complètement coincée, mais trop souvent douloureuse, et je sais que l’âge ne fera jamais qu’envenimer les choses. Ce n’est pas insupportable, mais pénible.

Souvent c’est le dos, ou bien les articulations: hanches, épaules, coudes, poignets, dès que l’hiver pointe le petit bout de son nez. Pas les autres articulations, bizarrement. Parfois, ce sont les cervicales. Et parfois, ça dure longtemps: ici, ça fait presque trois semaines, et j’en ai ras-le-bol.

Quand j’ai mal comme ça, que la douleur fluctue au fil des jours, j’entends ma grand-mère maternelle. Une optimiste, dotée d’un plaisir de vivre que je n’ai jamais rencontré que chez elle et une de ses filles au sein de la famille, et qui ne se plaignait que d’une seule chose: ses « rhumatismes ».

Je n’ai pas récupéré sa joie de vivre, mais ses rhumatismes, si. Avec de l’eczéma en prime, à chaque fois que la douleur s’installe dans la durée, autour de la plupart des points douloureux.

Bien évidemment, je me dis que ce n’est pas très important de souffrir comme ça, quand on souffre moins moralement. Je me rends bien compte que comparé aux états de douleur morale profonde que j’ai connu, ce n’est pas grand chose, et d’ailleurs, si j’avais le choix entre les deux, je n’hésiterais pas une seule seconde, je préfère ce qui se passe maintenant. Mais ce n’est quand même pas très encourageant.

Il m’a fallu presque 40 ans pour me débarrasser de l’essentiel des lourds maux psychiques reçus de mon grand-père maternel (il a fait trois dépressions graves, et a été traité aux électrochocs façon années 50), il faut désormais que je supporte les maux physiques hérités de son épouse.

J’aurai la paix un jour?

Alors je fais comme elle, je poursuis malgré tout mes activités, et je prends mon mal en patience… Et en outre, je me demande de quoi ont souffert mes grand-parents paternels, histoire de savoir à quoi m’attendre.

Trois fois rien: un cancer et une dépression.