Toutes mes copines se casent. Elles sont amoureuses, vivent sur des petits nuages.
Moi, toujours rien: j’en ai bien rencontré un qui me plaisait beaucoup (ce qui est déjà exceptionnel: il n’y en avait pas eu depuis l’ex du vendredi); seulement voilà: je l’ai fait fuir avant même qu’il ne se passe quoi que ce soit…
Je sais qu’il m’aimait bien, ça se sentait. Mais l’hypersensibilité et ses réactions démesurées, l’irrégularité de l’humeur, les excès opposés et confus, un intérieur délabré qui souffre moins mais qui ne se reconstruit toujours pas, je ne peux pas lui en vouloir: ça ferait fuir n’importe qui. Il s’est éloigné, je lui ai fait trop peur. J’ai bien vu qu’il ne comprenait pas, et je ne pouvais pourtant rien dire ni faire d’autre. C’est terrible d’assister impuissant à sa propre perte, de voir les mécanismes se mettre en oeuvre sans pouvoir les empêcher, alors qu’on a pleine conscience de tout cela… Il suffit de manquer de vigilance une fois, et l’on assiste au désastre, impuissant.
Me voilà pleine de désir, et sans rien pour l’assouvir!
C’est le moment de sublimer…
Mais pourquoi ne tentes-tu pas une autre approche? S’il t’aimait bien, cela vaut la peine d’essayer, sur un plan peut-être plus simple, plus distancé. Les premiers contacts « hérissés » ne durent pas en général, on finit par s’habituer, et par oublier ce que les autres nous disent.
Donc, à mon sens, le désastre est en général dans notre tête. L’émotion, la crainte de l’échec, celle d’être jugé etc…
Enfin, à toi de voir…