J’ai validé mon brevet initiateur.
Et à cette occasion, parce que j’ai beaucoup pleuré avant et après, j’ai encore embêté le docteur latête pour qu’il me dise de quoi je souffre, bon sang! Pourquoi j’ai si mal? Si souvent? Malgré tout ce qui va mieux?
Car avant de passer l’examen j’étais mal, et après l’avoir passé, malgré mon succès, j’étais mal aussi. Bien davantage, d’ailleurs. Je n’étais pas du tout satisfaite de ma prestation, et j’ai beaucoup pleuré le soir même, je m’en voulais de ne pas avoir été à la hauteur de ce que mon moniteur avait mis tant d’énergie à m’enseigner, avec brio pourtant.
De fait, sur le fond j’étais très au point; c’est sur la forme que ce n’est pas passé du tout. Je n’ai pas aimé ce que j’ai fait, du coup, j’ai restreint / bloqué sur le fond, et objectivement, c’était mauvais. C’est parce que j’ai été très bonne à côté que j’ai ramassé suffisamment de points pour obtenir le brevet, mais je ne suis pas fière!
Et si j’ai tant pleuré – et si peu dormi – c’est tout simplement parce que j’ai à nouveau été confrontée à un élément essentiel de ce qui bloque ma vie: je ne parviens pas à répondre aux attentes des autres, tout en me satisfaisant, moi. Soit ce que je fais ne plait pas aux autres, soit ça ne me plaît pas à moi (et donc je le fais mal, et donc ça ne plaît pas aux autres de toute façon). Ou alors, il faut que je sois particulièrement en forme, or ce jour là, la force n’était pas avec moi!
Je ne parviens vraiment pas à régler ce problème.
Le psy a été gentil, il m’a dit que j’avais deux caractéristiques différentes: une de celles dites des « enfants précoces », ainsi qu’une de celles dites des « états limites » (il avait déjà évoqué ce dernier point il y a quelques temps, sans doute en avais-je parlé ici).
Pourtant, lui ai-je rétorqué, je n’ai pas un QI supérieur à la moyenne (définition des enfants précoces), ni de conduites addictives ou à risque (qui caractérise les états limites).
Il a malgré tout confirmé son diagnostic. Selon lui, même si mon QI est normal, je suis très intelligente, et même « brillante » dans un domaine en particulier (qu’il a quand même eu du mal à définir). Bien sûr, je n’en vois que l’aspect négatif: ça ne m’empêche pas de rater certaines épreuves! Quant aux conduites addictives ou à risques, elles sont la conséquence d’effondrements narcissiques toujours douloureux, et ces effondrements, je les connais par coeur. Or ce sont exactement les mêmes que ceux des « états limites »… qui ont des conduites addictives et/ou à risque pour tenter d’échapper à ces douleurs.
Rassurez-vous, le lendemain de l’examen, j’ai réussi à retrouver le sourire. Après tout, les quatre formations que j’ai faites en plongée cette année, je les ai validées, alors que deux d’entre elles étaient difficiles…