Jusqu’où?

Je ne sais pas ce qui me prend, j’ai décidé de me lancer dans le monitorat. Celui des bénévoles. C’est vrai que j’adore enseigner, mais quelle débauche d’énergie pour un truc qui ne me permettra même pas de gagner ma vie en cas de besoin…!

Alors que j’en manque toujours, d’énergie. Celle que je n’arrive pas à mettre ici, je parviens à la mettre là. Je ne me comprends pas, mais ce que je sais, c’est que même si je vais toujours de mieux en mieux, je ne vis toujours pas…

Vogue le navire, je serai, cette année, aussi « overbookée » que l’année dernière, si ce n’est davantage. J’ai l’impression parfois que c’est plutôt ça que je recherche, comme pour sauver les apparences, et donner l’impression que je ne suis pas malade. Après avoir passé quasiment un mois au lit cet été, tellement j’étais épuisée! Je suis blanche comme un cachet d’aspirine, avec une peau dans un état lamentable, souvenir de mon dernier traitement d’antidépresseur. A peine remise, je remets le couvert.

Après le monitorat, si je réussis (car c’est pas gagné), je vais faire quoi? Je vais m’arrêter où? Dans quel état? Et toujours la même question: vais-je enfin savoir apprécier le moment présent un jour, et donc me sentir bien à vivre?

Je continue d’y travailler, de m’arrêter sur les sens dès que j’y pense. Spécialement le toucher, ces derniers temps. C’est grâce à la psychomotricienne, que j’arrive à faire ce travail. Elle est un peu comme un « coach », mais un vrai bon coach, avec des méthodes qui me conviennent et qui me font du bien.