C’est indéniable, je vais mieux, malgré mes rechutes régulières.
J’ai réussi à positiver, à gérer, à éviter certains écueils lors de ce voyage. Je n’ai pas réussi à le rendre idéal, ni même formidable, mais j’ai pu en faire quelque chose d’à peu près digeste, acceptable.
J’espère en retenir que je ne peux plus supporter le manque d’intelligence ou la médiocrité: je ne les méprise pas, ils sont, et c’est comme ça. Mais je n’ai vraiment plus envie d’y être confrontée, d’avoir à le supporter seule. Il faut absolument que je n’oublie plus de vérifier les choses quand j’ai un doute, et surtout que j’arrive à envisager de pouvoir faire mieux.
Je suis toujours tiraillée entre « faire pas très bien, mais faire », ou « faire mieux avec le risque de ne pas faire ». Pendant longtemps, je n’ai rien fait parce que je voulais que ce soit bien fait. A l’époque, je méprisais la médiocrité. Puis je me suis adoucie, en même temps que j’ai compris qu’il valait mieux faire les choses pas très bien plutôt que ne pas les faire du tout. C’est ce que j’ai fait notamment avec mes travaux.
Maintenant, il faudrait que je passe le cran au dessus, et que j’envisage enfin que je suis capable, désormais, de faire bien, sans le risque de ne pas faire. Mais je suis encore très dans le doute à ce sujet. Ce qui m’aiguille pour le moment, c’est le ras-le-bol de la médiocrité (des autres notamment); pas encore la force, la confiance en mes capacités.
Encore une marche à monter… qui va prendre des années! Car ce n’est pas le tout d’avoir compris quelque chose avec sa tête; ça, c’est la partie facile.
Encore faut-il que le reste suive…