De la poisse (épilogue?).

Finalement, après avoir laissé mon modem allumé pendant deux jours au cas où il se déciderait, il s’est remis à fonctionner.

Quant à la clim, je n’ai pas compris: j’ai trafiqué le tuyau d’évacuation, rien n’en est sorti, et pourtant, ça s’est remis à fonctionner sans innondation… en tout cas pendant une heure, car après, je n’en avais plus besoin.

Reste la voiture. Je suis toujours sans voiture, et surtout, celle que je m’apprêtais à acheter m’est apparemment passée sous le nez.

Et comment je vais partir en vacances? Et comment je vais acheter le matériel indispensable aux travaux qui doivent avoir lieu demain? Parce que le compte en banque, lui, n’a pas bougé: pas question de louer une voiture en attendant d’en racheter une…

Pour le reste, y a le bus!

De la poisse.

Parfois je me dis que j’ai la poisse. Enfin juste dimanche.

Ce jour-là, la voiture qu’on m’a prêtée est tombée en panne, ma climatisation aussi (il faisait 38° à l’ombre) et je n’ai plus internet. Je ne sais pas du tout comment je vais régler tout ça, d’autant que j’ai déjà fait les fonds de tiroir ces derniers temps.

La voiture, on me l’a prêtée parce que la mienne est morte (partie à la casse donc), et c’était en attendant que j’achète ma nouvelle vieille voiture (11 ans, de nos jours pour une voiture, c’est « vieux », mais je n’ai pas les moyens de faire mieux; il faut espérer qu’elle tiendra, elle).

La clim, j’ai menti, elle fonctionne encore, à condition que j’accepte d’inonder la salle à manger que je viens juste de refaire… et qui n’est même pas tout à fait terminée. J’ai beau mettre une bassine, l’écoulement n’est pas fixe. Bon, je me réfugie dans ma chambre, c’est déjà bien d’avoir la clim me dis-je. Mais c’est quand même râlant. Cette clim, je l’utilise quoi? 10 fois dans l’année? une heure par ci, une demie-heure par là, quand la température me paraît vraiment insupportable. Et je pense réellement que ça m’empêche de ressombrer dans mes tourments, tellement cela me soulage: je supporte extrêmement mal la chaleur.

Et il semble que c’est parce que ma clim inonde ma salle à manger que je n’ai plus internet: mon modem et mon imprimante se trouvaient juste dessous… depuis un mois à peine.

Mais au fond, la poisse, je n’y crois pas vraiment malgré ma tristesse générale incurable, et mes tourments jamais bien loin. J’ai même le sentiment d’avoir de la chance. Car vu mon état général, si la vie ne m’avait pas gâtée par ailleurs, je serais dans le même état qu’il y a 10 ans, et je souffrirais encore le martyre.

Ceci dit, la poisse de dimanche, faudrait pas qu’elle s’éternise hein.

 

Des trop-plein de vie.

Parmi les symptômes qui entraînent régulièrement des échecs, outre les effondrements, il y a le « trop plein de vie ». Infiniment plus rare, mais tout aussi dévastateur.

Les élans et les espoirs qui se bousculent si rapidement et si violemment qu’ils en meurent.

Ce sont les moments où ce que j’ai mis tant de temps à semer a poussé, mais où tout arrive à moisson en même temps. Je ne sais plus par quoi commencer. Quand c’est l’heure de la récolte, il faut être prêt, précis, déterminé, organisé, et je laisse toujours tout pourrir, bien malgré moi.

C’est drôle d’ailleurs, c’est comme les prunes dans le jardin en ce moment. J’ai réussi à en recueillir quelques unes, à m’en nourrir et à en faire profiter deux ou trois amis, mais désormais, elles dégoulinent de partout et pourrissent, alors qu’elles sont vraiment délicieuses, et qui plus est, pures bio!

Parce que le reste a pris le dessus: plusieurs opportunités se sont présentées, qu’il ne faut pas laisser passer, mais qui nécessitent une préparation pour aboutir. Pourquoi sont-elles arrivées en même temps? Tant pis pour les prunes, mais pour le reste, je ne parviens pas à garder la tête froide. Je suis juste parfaitement incapable de me calmer et de me concentrer (même si je vais encore essayer de toute façon).

Alors il risque se passer ce qui se passe toujours: soit je ne vais tellement pas parvenir à établir des priorités que je vais tout commencer et rien finir – tout va alors se gâter -, soit je vais avoir un tel vertige de tout que le découragement et la peur vont l’emporter.

Dans les deux cas, certains points resteront irrémédiables. Je ne m’en détesterai que davantage.

Etant donné le carrefour où je me trouve, il faut que j’assure un minimum pour que les autres (ceux qui me manquent tant d’habitude, et qui sont là en ce moment) puissent travailler et prendre le relais, et pour le moment, ça m’est complètement impossible. Depuis deux jours je suis complètement bloquée, à ce point que je n’arrive même plus à conserver un peu d’ordre dans mes affaires. La peur de ne pas y arriver grandit donc au fur et à mesure que le temps passe, et la fenêtre de tir se rétrécit d’heure en heure.

Je sais déjà que je ne pourrai plus tout faire.

C’est incroyable la brutalité de ces pulsions de vie, de ces espoirs, qui aboutissent à un tel blocage. Ils sont aussi tumultueux que mes pire tourments, alors que je ressens leur potentiel. J’ai si peur que j’en suis paralysée.

C’est étonnant d’avoir à ce point peur de la vie. J’ai beau m’armer de courage, je ne sais pas comment en guérir!

 

Les p’tits trucs … (2)

… qui m’amusent.

Il y a un magazine sur une chaîne privée, présenté par un homme et une femme, pour lequel les cameramen nous donnent le vertige à user et abuser de plongée, contre plongée, à filmer de droite ou de gauche, et toujours en mouvement.

Il est vrai que cela se fait un peu pour tout et partout de toute façon, sans doute pour donner un rythme ou quelque chose dans ce goût là. Mais dans ce cas précis, ça donne l’impression d’être étudié pour éviter que l’on se rende compte que la présentatrice est clairement plus grande que le présentateur, qu’on essaie donc « d’égaliser »: très souvent, si l’on regarde le sol et les carreaux, on se rend compte qu’il est positionné devant elle, à une certaine distance sur le côté, ce qui permet une sorte d’effet d’optique. J’aimerais bien, un jour, les voir côte à côte, de face, je ne serais pas surprise qu’elle fasse 10 ou 15 cm de plus que lui… avec ou sans talons d’ailleurs?

ça me fait sourire, l’idée qu’il faut trafiquer un peu les choses pour qu’un homme ne paraisse quand même pas trop petit par rapport à une femme, mais aussi l’idée simultanée et contradictoire que, d’une façon générale et indépendamment de leurs compétences, on est peut-être plus exigent sur la taille d’une femme (qu’on préfère sans doute de taille mannequin) que sur celle d’un homme…

Y a-t-il beaucoup de « petites » femmes célèbres? Proportionnellement, combien d’hommes? Je n’en ai aucune idée, et je serais curieuse de le savoir.

Ceci dit, et même pour cette émission, je ne la regarde pas assez souvent pour élaborer des statistiques même grossières (il s’agit de 50 mn inside sur Tf1 pour les curieux).