L’espoir d’un nouveau « traitement »… (1/2).

… sans antidépresseur.

Depuis l’échec de mon dernier traitement, je me suis promis de tout faire pour ne plus jamais prendre d’antidépresseurs (sauf le stablon). Je crois que ce n’est pas tout à fait la première fois que je me fais cette promesse, mais elle se renforce, c’est une certitude.

La quadrature du cercle, pour une dépressive chronique.

Je ne veux plus jamais revivre toutes les horreurs des traitements par antidépresseurs: les angoisses qui reviennent, les larmes, les nuits sans sommeil, les kilos en trop (j’en suis à 69 kg!), l’appétit déréglé, les états bizarres et désagréables, le tout pendant des semaines interminables, au motif qu’il faut « essayer plus longtemps pour que ça marche » (même au delà d’un mois).

L’impossibilité de reprendre la moindre activité de toute façon, les approximations de l’état psychique qui rendent difficiles toute décision au sujet du traitement (puisqu’on n’a pas d’outils de mesure comme une température ou une tension), mais surtout, le flou total dans lequel on est laissé, même lorsqu’on est bien suivi (les « en fait, on sait pas trop« , ou bien « les études semblent montrer que… »).

De quoi honnir les laboratoires qui osent encore sortir ce type de molécule (et les autorités gouvernementales qui les approuvent), qui souvent ne changent rien aux précédentes, et qui se répandent sans remords sur les milliers de souffrants que nous sommes, pendant plusieurs semaines au minimum pour chacun d’entre nous, nous octroyant, qui plus est, un succédané d’espoir pourtant voué à l’échec.

Si je n’avais pas peur des grands mots, je dirais simplement que c’est scandaleux.

L’état dépressif lui-même est finalement moins pénible à supporter, du moment que – comme pendant le traitement – on cesse toute activité.

Il faut donc trouver autre chose, et ce n’est pas une mince affaire.

Pour l’instant, de toutes les gouttes de perlimpimpin thérapies parallèles que j’ai testées, la meilleure fut, et de loin, les fleurs de bach.

En l’espace de quelques mois et sans effet secondaire, elles m’avaient permis d’atténuer très sensiblement mes angoisses et mes idées noires (même s’il en reste), de faire disparaître totalement mes « compulsions » de suicide (je n’en reviens toujours pas), et d’éliminer presque complètement mes rêves de cadavres. La difficulté, c’est qu’il faut bien les choisir.

Placébo ou non, j’ai décidé de me repencher dessus.