Et alors depuis hier, je n’ai plus trop honte d’être française.
Mes amis me disent « bon, c’est bien mais lundi, on ira bosser pareil, et ça changera rien au quotidien ».
Dès la première fois qu’on me l’a dit, j’ai immédiatement senti que je n’étais pas du tout d’accord.
D’abord, je me sens soulagée, comme si j’avais des soucis en moins. J’ai le sentiment que tout ce qui sera fait ou tenté au niveau étatique le sera au mieux, et conformément à mes propres aspirations, y compris dans les détails. Cela retire à mon inquiétude générale personnelle (même si, dans tous les cas, on ne peut pas faire grand chose).
Ensuite et surtout, je ne suis plus l’actualité avec dégoût. Du coup, j’ai envie de la suivre, voire d’y participer (si je le pouvais). Je suis curieuse de savoir ce qu’il va dire ou faire, etc.
Je serai ravie de retrouver la bonhommie sympathique d’un Hollande efficace à la place de la tension trop souvent méprisante d’un Sarkozy agité. Je lui reconnais néanmoins d’avoir une attitude exemplaire pour cette transition; j’en suis étonnée et lui en suis reconnaissante.
Décidément, Hollande aura même réussi à faire ressortir ce que Sarko a de bon en lui? J’y crois, moi, aux réactions en chaîne. Parfois il suffit de pas grand chose, en tout cas de choses simples.
Alors je confirme, ça a déjà changé mon quotidien: je me sens en confiance, apaisée.
A ce point que si la France a besoin de s’endetter en attendant de retrouver l’équilibre de ses comptes, je veux bien lui faire un prêt à taux zéro!*
* A la hauteur de mes moyens évidemment, et à condition, bien sûr, que le président ait obtenu une majorité suffisante aux législatives.