Ma mère, toujours en progrès?

Pour une fois, je suis passée voir ma mère sans être inquiète, et je n’ai même pas fait de cauchemars après l’avoir vue (du moins, je ne me suis rappelé de rien). C’est même la deuxième fois que ça arrive.

Elle a fait d’immenses progrès.

On dirait qu’elle est en train de comprendre une bonne partie de ce que je souffre. Parfois je ne comprends pas bien ce qu’elle essaie de me dire, mais j’ai l’impression que c’est très positif. Je me dis que j’ai mal compris.

Par exemple, j’ai cru l’entendre dire que c’était terrible tout ce que j’avais dû souffrit juste parce qu’elle ne m’avait jamais entendue. Mais je me dis que ça doit pas être exactement ça, c’est pas possible.

Même si ce n’est pas ça, il reste qu’elle me fait moins de reproches, elle m’écoute un peu plus.
Je n’arrive pas à savoir ce qui se passe dans sa vie depuis un ou deux ans, qui fait qu’elle cesse de me faire des reproches, qu’elle s’efforce de me faire des compliments sans mentir pour autant, et que, depuis quelques semaines à peine, elle semble découvrir mes souffrances.
Je ne devrais pas vouloir le savoir, juste en profiter.

Mais je suis quand même curieuse!

Parfois je me dis que c’est juste le fait de ne plus espérer qu’elle change et qu’elle m’entende après m’être tant fâchée avec elle pour qu’elle le fasse. Mais je suis persuadée que ce n’est pas suffisant.

Il doit y avoir autre chose, mais je ne saurai peut-être jamais quoi. Ce n’est pas bien grave. Pourvu que ça dure…!

Les fêtes de Noël approchent, on va bien voir. ça m’étonnerait quand même qu’elle ne redevienne pas envahissante. Faut pas trop en demander!

 

Un semblant de vie normale.

Ces derniers temps donc, je me sens mieux et pas mieux en même temps.

Le moral va mieux, c’est indéniable, malgré les coups de blues récurrents.

En tout cas, on pourrait presque croire que j’ai une vie normale, s’il ne restait pas tant de choses en stand by pour éviter de réveiller les monstres.

L’essentiel de mes travaux est terminé (j’ai trouvé une perle pour s’en occuper, qui en plus, m’adore), et je peux enfin vivre dans un endroit normal. En soi, c’est déjà bien. Mais surtout, mes affaires désormais restent au même endroit, et je les retrouve vite!

Même s’il reste des détails à revoir (les menuiseries intérieures et extérieures à repeindre par exemple). C’est un gigantesque soulagement.

Mes animaux, semblant de famille recomposée, me font un bien immense, que je n’aurais jamais soupçonné. Ils sont même, dirait-on, un tremplin à ma réconciliation avec ma famille humaine. Ma mère semble faire des progrès auxquels je n’ose pas croire; je trouve la force et l’envie de voir mes cousins.
Je néglige encore un peu mes amis (pas le courage d’aller les voir en centre ville), mais j’arrive à sortir près de chez moi de temps à autres, avec des gens du quartier rencontrés grâc e à mon chien pour certains. ça se passe plutôt bien pour le moment.

Je recommence (enfin!) à nager – je me sens si bien dans l’eau -, après avoir été en arrêt maladie pendant trois semaines. Très grande fatigue (à rester au lit toute la journée sans télé, sans bouquin, et sans dormir), manque de fer et autres éléments, tension très basse, le truc habituel quoi. Pas le moral trop en vrac par contre.

Et puis ça me fait du bien de voir que j’arrive à travailler de plus en plus, même si je reste très entravée par mes faiblesses récurrentes. Récurrentes mais toujours moins fréquentes, et toujours moins intenses.

Je reste malheureuse de gagner si mal ma vie à cause de ça, alors que je sais être un bon élément.

C’est insuffisant tout ça, mais c’est déjà pas si mal au regard de ce que j’ai connu!