Éponge?

Comme toujours, au terme d’une journée où j’ai croisé des tas de gens – et parmi eux, des membres de ma famille -, j’ai envie de pleurer.

Pourquoi? Je n’en sais rien. Je me sens juste complètement épuisée. Découragée aussi, d’être ce que je suis, ou plus exactement désormais, de ne jamais avoir potentialisé ce que je suis.

Pourtant, j’ai bien eu quelques compliments. On m’a dit que j’étais « devenue sage », et ce n’était pas ironique. Un oncle éloigné que je n’ai pas vu depuis une vingtaine d’année. J’y mettrais ce bémol que je n’ai jamais eu le sentiment de ne pas l’être, juste de n’avoir pas toujours été autorisée puis su le faire passer, mais c’est une autre histoire. En tout état de cause, ça fait plaisir. Surtout quand c’est dit devant une partie de la famille proche qui a coutume de me faire comprendre sensiblement le contraire.

Par ailleurs, j’ai cru me rendre compte que quelques unes de mes interventions furent appréciées. En même temps, c’était facile: la plupart étaient des informaticiens, donc toujours curieux de tout, j’adore ça. Toutes les questions débiles que j’aime poser ne sont jamais regardées comme trop décalées, au contraire. Et surtout, elles trouvent des réponses.

Et bien évidemment, je suis heureuse pour mon frère qui a marqué un tournant dans sa vie, puisque tout ça lui était consacré, et il s’est montré à la hauteur.

Mais je suis épuisée; je ne suis pas assez malheureuse pour pleurer pour l’instant, mais je suppose que la vie se chargera de me trouver une raison pour me soulager de cet excès de liquide… à moins d’avoir trop de choses à faire avant (il y en a déjà un certain nombre), auquel cas la charge s’accumulera pour mieux se décharger un peu plus tard.

À moins que mon état général ait encore un peu progressé?