De retour sur la case suicide.

ça m’avait un peu passé, mais voilà que ça revient.

Si mes progrès sont réels, ça ne restera pas trop longtemps. évidemment, je ne ferai rien, inutile de s’affoler. C’est juste que ça fait mal.

Pourquoi? Le sentiment de l’échec toujours plus cuisant, l’incapacité à s’extraire du regard des autres –  et le renforcement corrélatif de la mésestime de soi -, l’incapacité à se vivre acteur plutôt que victime – alors qu’on sait que c’est la clef, et qu’on essaie vraiment de le faire -, les échanges inutiles qui se répètent, et les années qui passent.

Il faut dire que c’est la saison des anniversaires; c’est normal pour moi d’aller mal.

Je ne comprends vraiment pas comment je suis à ce point inerte face à la vie. Je n’ai aucune force, aucune énergie, aucune motivation. Du coup, même si j’en avais un peu à la base, je finis par n’avoir plus le désir de rien.

Et plus j’avance, plus c’est réel, plus ça prend de place.

Parallèlement, plus je fais de rencontres, plus je me sens seule.

Et comme je ne peux en vouloir à personne, car personne n’a le devoir de me sauver désormais (comment serait-ce possible d’ailleurs?), à qui puis-je m’en prendre, à part moi?

Alors je me déteste. Puis je me dis que je ne devrais pas, alors j’essaie de ne plus me détester. J’observe ce que j’ai réfléchi, mis en place, etc, je constate l’échec ou l’insuffisance, et je ne peux pas faire autrement que me détester un peu davantage.

Je me félicite néanmoins de deux choses: le choix de l’adresse de ce blog – j’ai le sentiment de ne pas mentir ni exagérer, ce qui me procure un sentiment réconfortant d’honnêteté intellectuelle -, et… d’avoir disposé une boîte à mouchoirs dans chaque pièce de la maison. Pourrait-ce être suffisant à renverser la vapeur?

En voici une troisième, du coup: même quand la lumière s’éteint, je ne perds pas le sens de l’humour…