Des progrès qui se confirment.

ça n’aura pas duré longtemps, ce qui confirme que le « meth » (qui a des effets secondaires presqu’inquiétants), les fleurs magiques, et le soutien amical me sont précieux.

Bien évidemment, je reste sur le fil du rasoir.

Je vois bien que la mort modifie son apparence à mes yeux, mais d’une façon que j’ai encore du mal à décrypter. Je ne l’envisage plus de la même façon, sans comprendre encore quelle place elle occupe désormais. Jusqu’à présent elle était un désir, un espoir en même temps qu’une angoisse. Et régulièrement un besoin.

Je crois même que cela fait plusieurs jours que je n’ai pas rêvé d’elle, en tout cas, pas de façon assez cuisante pour m’en rappeler. Mes rêves, en revanche, restent difficiles à vivre: il s’y trouve des espoirs déçus (mais au moins des espoirs), de la culpabilité, du rejet, toujours.

Je suis parfois véritablement écoeurée de mon nombrilisme. Mais j’ai tellement rien d’autre à raconter, et un besoin toujours violent de m’exprimer… J’étais à deux doigts, l’autre jour, de tout effacer ici. Ce n’est pas la première fois que j’en ai envie. Recommencer sur une page blanche, comme si rien n’avait existé avant. Je sais bien que c’est une chimère.

J’apprends à vivre avec cet impossible.