Au fil des lectures que je peux avoir, que ce soit concernant l’homéopathie, le glyphosate ou d’autres sujets concernant les sciences du vivant dont les résultats sont régulièrement controversés, je m’interroge sur ce que m’a apporté la « science », sur un plan « médical », à titre personnel.
Elle m’a permis de ne pas avoir les oreilles décollées. Elle m’a sauvé la vie lorsque, à six mois, j’étais en déshydratation avancée. Elle m’a protégée, via les vaccins, de maladies graves. Elle m’a recousu quelques bobos, et évité de possibles septicémies. Elle m’a parfois permis de me calmer de façon significative (dès lors que la crise était aiguë, et pas trop forte). Elle a également décelé régulièrement des anémies, me permettant de les pallier. Elle m’a permis, après que j’ai retrouvé le sommeil par d’autres moyens, d’avoir un sommeil d’assez bonne qualité. Enfin, la psychothérapie (qui semble avoir fait ses « preuves scientifiques »), m’a beaucoup aidée en terme de diminution de symptômes « angoissionnels ».
Inversement, la « science médicale » m’a fait subir une ablation de l’appendice en urgence, alors que cette dernière n’était pas inflammée. Une erreur de diagnostic, ça peut arriver. Plus dur à avaler, elle m’en a fait voir de toutes les couleurs concernant le traitement de la dépression, sans jamais la guérir, ni même la soulager.
Par ailleurs, j’ai très certainement la chance de n’avoir jamais eu de pathologie lourde (hormis la dépression, donc), pour lesquelles ma confiance en la science médicale est toute acquise.
Il reste que la liste de ce qu’elle n’a pas pu aider est longue.
Les problèmes de peau, les bronchites chroniques, les cystites chroniques (la science médicale soigne bien la cystite, mais pas la chronicité), les rhinopharyngites, les grippes, les gastro-entérites, les insomnies / dépression / crises de spasmophilie (scientifiquement inexistantes m’a-t-on dit, mais concrètement handicapantes, répondé-je) / cauchemars récurrents, mais aussi les blocages du cou, suite au « coup du lapin » (y compris avec des séances chez le kiné).
A part m’avoir appris à me laver les mains souvent (et certainement évité nombre de contaminations), dès lors que les premiers symptômes apparaissaient, la science médicale ne m’a soulagée de rien dans ces domaines.
J’ai donc fini par prendre quelques distances avec elle, et chercher des solutions ailleurs. Et j’en ai parfois trouvé. Pour partie dans des pratiques qui, après avoir été combattues par la science médicale, ont finalement été reconnues par elle, et encadrées. Si ces pratiques n’avaient pas pu être développées et enseignées, au motif qu’elles ne répondaient pas aux protocoles scientifiques en vigueur, je n’aurais jamais pu en bénéficier.
Comment, après ça, ne pas relativiser un peu les choses?
Archives mensuelles : juin 2019
De retour ?
Ils semblerait que ma ruche soit de nouveau colonisée. Très timidement, mais réellement. Définitivement? Je l’espère.
Comme je n’ose y croire, je reste un peu « sobre », mais j’ai réellement eu envie de sauter de joie, au moins autant que j’avais pu pleurer lorsque j’avais constaté que la colonie précédente était morte.
J’avais bien observé un balai incessant de quelques abeilles à l’intérieur de la ruche, mais j’avais déjà pu constater ça l’année suivant la disparition de la première colonie: les abeilles venaient glaner le peu de miel que j’y avais laissé. Là, j’ai pensé qu’il en restait un peu, et qu’elles étaient là pour ça.
Mais comme j’avais envie qu’elles restent (si par hasard quelques unes d’entre elles cherchaient un endroit pour un essaim), que le haut de la ruche est dans un sale état à l’extérieur, et que j’imaginais que l’intérieur n’était pas terrible non plus, depuis le temps que la ruche était abandonné, le soir, vers 20h30, je suis venue retirer le toit pour mettre une pellicule protectrice sur la dernière hausse.
Ô surprise, j’ai aperçu une abeille dans cette dernière hausse que je venais de retirer, et tout un tas d’autres dans la hausse précédente. J’ai immédiatement compris, et tout refermé, le coeur battant.
Le lendemain, je suis venue observer: il y a vraiment peu d’abeilles, mais elles reviennent les pattes pleines.
C’est sûr, elles construisent quelque chose!