Des supers pouvoirs.

Je lisais un forum dont le sujet était de savoir quel super pouvoir on aimerait avoir.

Il y avait un peu de tout, et j’ai bien aimé le lire. Faire pousser des plantes super vite, paraître tout à fait normal dès qu’on sort de chez soi, donner vie à tout ce qu’on imagine, comprendre les gens du premier coup, avoir le don d’ubiquité, jouer au foot de façon quasi parfaite, transformer la pollution en éléments sains, suppression des besoins biologiques, se déplacer à vitesse illimitée…

Je me suis demandé ce que je pourrais écrire, pour participer à ces joyeusetés. Le premier truc qui m’est venu à l’esprit était de pouvoir mourir en claquant des doigts, sans souffrir.

J’ai renoncé à ma participation: pas envie de plomber l’ambiance.

Pourtant, ce serait génial ! Et ça me fait vraiment rêver: avoir l’autorisation ET la technique.

ça rendrait la vie parfaite, je crois.

Les retours d’angoisse.

Hier j’ai dit à tout le monde que la mort de mon chien m’avait moins affectée que ce que j’imaginais. C’est vrai et faux à la fois.

Il est vrai que je pensais déprimer davantage. D’un autre côté, il n’y a plus personne pour calmer mes angoisses naissantes.

Ce matin, par exemple, je me suis réveillée angoissée. D’habitude, mon chien débarquait sur mon lit le soir avant que je m’endorme et en repartait dès que Morphée avait pris la relève; le matin, il s’installait à mes côtés juste après que je me réveille, le temps que je sorte du lit. Les angoisses, la plupart du temps, n’avaient même pas le temps de pointer le bout de leur nez.

Les rares fois où il ne venait pas spontanément, si je sentais une angoisse monter, il me suffisait de l’appeler, il rappliquait direct, sondait mon visage, montait sur le lit, ce qui me faisait un bien fou.

ça, c’est terminé.

Je n’ai plus qu’à espérer que ces angoisses, non résolues, ne se transforment pas en dépression.

De la foi.

Depuis quelques mois, peut-être quelques années, j’éprouve le besoin d’avoir la foi. Je ne suis jamais parvenue à avoir foi en dieu, ni en la psychanalyse, ni en aucune autre secte que j’ai pu croiser.

Il y en a une qui vient de me parler ces derniers temps, mais j’ignore comment elle s’appelle (je ne connais pas son nom originel), de même que j’ignore l’étendue de son délire (une secte est toujours délirante, sinon c’est de la science).

Elle est là depuis des millénaires (du moins une base commune), et elle est déclinée de façon différente dans de nombreuses sociétés. Sa caractéristique la plus connue est la réincarnation, mais ce n’est pas ce qui retient mon attention, puisque, en admettant que la réincarnation existe, elle perd tout intérêt à mes yeux dès lors que la conscience est privée de ses souvenirs ou ne peut y avoir accès que de façon incertaine et très fragmentaire. Pour moi, on meurt en même temps que sa conscience, et s’il existe autre chose, ça ne m’intéresse pas, puisque je n’en aurai plus conscience après ma mort.

J’ai néanmoins ‘décidé’ d’admettre (par le biais de la foi et parce que la science ne peut pas encore véritablement s’y opposer au vu de ses connaissances actuelles) qu’il existait peut-être des forces supérieures qui pouvaient nous manipuler en quelques sortes, mais avec beaucoup de difficultés, ce qui a le mérite de nous laisser penser qu’il nous reste une petite part de libre-arbitre.

Elle est très certainement articulée à l’intuition, mais j’ignore encore comment: j’y réfléchirai plus tard.

Je n’y crois pas vraiment, mais j’ai tellement envie d’y croire que c’est presque comme si j’y croyais. Je suppose que j’y crois quand même puisque cela semble avoir un impact sur mon psychisme.

Au vu de ce que j’ai lu ici ou là, j’ai fini par ‘déterminer’, qu’on était peut-être ‘suivis’ par je ne sais trop quoi, des sortes d’énergie, d’entités ou de particules (une sorte de boson de Higgs?), fréquemment appelées « anges » ou « guides » qui se manifestent de différentes façons possibles. Chacun choisit de voir leur présence dans des manifestations anodines, en fonction de ce qui lui paraît éventuellement possible (par conséquent, cela ne doit pas se heurter à des lois physiques établies), étant entendu qu’il existe des canevas susceptibles de servir de base à ceux qui sont dénués d’imagination, comme c’est mon cas.

Ainsi, pour ce qui me concerne, j’ai décidé qu’il s’agissait d’anges et que lorsqu’ils se manifestaient de façon positive, ils le faisaient par des plumes, et par l’heure symétrique.

Désormais, chaque fois que je vois une plume, ou une heure symétrique (spécialement 11h11 et 22h22), je me demande s’il y a une force, derrière, autre que le hasard, ma présence en ce lieu, et mon globe oculaire qui se déplace à ce moment.

Et lorsque c’est le cas, il arrive que cela m’apaise; parfois beaucoup.

Encore une réussite (série britannique).

Hier était diffusée une série britannique sur France télévision: « The victim ».

Je n’ai vu que les deux premiers épisodes (sur quatre).

Une victime qui en fabrique une autre (mais on ignore si c’est bien son bourreau… suspense!), l’impact sur l’entourage, la confrontation entre les deux, tant sur le plan social que judiciaire, avec des problématiques très actuelles: les informations éventuellement incomplètes articulées à l’emballement des réseaux sociaux.

Très bon jeu des acteurs, scénario bien ficelé de même que la réalisation, pas de réponse à ingurgiter, des interrogations suscitées.

Je ne comprends pas pourquoi on ne sait pas faire ça, chez nous, en France.

C’est brillant.

Des philosophes contemporains (sur la procréation).

Ben ça alors! J’ai trouvé pire que Raphaël Enthoven* ! Pierre Le Coz !

Au sujet de la procréation médicalement assistée (PMA).

Je ne dis pas que le sujet est simple, c’est la posture qui me heurte. Cette façon d’affirmer des évidences qui n’en sont pas. Mais pour une fois, Monsieur Enthoven ne va pas chercher midi là où il n’est pas, il use d’arguments relativement simples.

ça fait du bien, un peu!

Sans être philosophes, je présume qu’on a tous un avis sur la procréation « médicalement assistée ». A moins de cliquer je ne sais où, vous n’échapperez pas au mien.

Grosso modo, j’y suis favorable car je ne vois pas pourquoi les progrès de la médecine ne bénéficieraient pas aux femmes qui désirent avoir un enfant (le « plus » est toujours bon à prendre, a fortiori s’il favorise l’émancipation de la moitié théorique de l’humanité), à condition que ces messieurs consentent gratuitement au don de leur sperme, et à la transparence de leur identité – leurs droits devant être absolument préservés par ailleurs.

Bien qu’il y ait certainement des choses intéressantes à en dire, je n’entre pas dans les considérations de la stérilité, infertilité, homosexualité, célibat qui me paraît secondaire, ni non plus sur la recherche de ses origines qui me paraît essentielle.

Il me semble que, paradoxalement pour certains, cette forme de procréation contribuerait à redonner du sens à la paternité ainsi qu’une place aux hommes, celle qu’ils seraient en train de perdre si le féminisme obtenait gain de cause. Une place qui ne leur serait pas imposée en tout cas, et qu’ils choisiraient tout en composant avec les femmes, et plus encore, avec les enfants, ce qui me paraîtrait être un énorme progrès. Qui plus est, cela épouserait davantage l’évolution de la société, dans le respect de la volonté des uns et des autres.

J’admets que je suis plus réservée sur l’idée de « droit à »: tout dépend ce qu’il implique, en pratique. Un « droit à », en ce sens qu’on ne peut pas l’interdire à qui que ce soit, oui. Un « droit à » en ce sens qu’on le doit financièrement, je n’ai pas d’avis tranché sur la question car j’ai du mal à arbitrer entre les principes contradictoires qui y sont impliqués.

Concernant la gestation pour autrui (GPA), j’ai plutôt tendance à ne pas y être favorable, a fortiori quand on invoque l’égalité femmes-hommes pour la promouvoir. Mais il n’est pas impossible que je change d’avis si je croise des arguments qui me paraissent pertinents.

Si je pense depuis longtemps que les hommes et les femmes devaient être le plus égalitaires possibles en tous points, que la majorité de leurs différences (y compris physiques) provient d’habitudes culturelles qui ont, au fil des générations, sur des millénaires, modifié la structure génétique des uns et des autres de façon, en quelques sortes, sexiste, il reste que la procréation résiste biologiquement à cette égalité. Et il me paraît beaucoup plus difficile de mettre en cause une évolution génétique due à des habitudes sociales concernant ce point. De mon point de vue, cela devrait motiver le moins de différences de traitement possible sur le plan social, mais cela en impose malgré tout.

Il se trouve que les unes peuvent tomber enceinte, les autres non, et le droit à avoir des enfants pour les homosexuels ne me paraît pas être un motif suffisant pour « annexer » le corps d’un être humain (ici, une femme). Fut-elle consentante. Beaucoup trop intrusif.

Je ne serais pas contre, en revanche, que la médecine se mette au service des hommes pour qu’ils puissent évoluer biologiquement dans le sens d’une procréation possible, en leur propre sein.

Bel objectif à fixer, et ce serait sacrément symbolique du génie humain.

 

 

 

 

*  je n’aime pas Monsieur Enthoven parce que je trouve qu’il a une faculté à complexifier (et non simplement « compliquer ») un propos pour ensuite enfoncer des portes ouvertes qui m’ennuie façon intersidérale, quand ça ne m’agace pas (plus rare). Et puis je suis régulièrement en désaccord avec ses idées, qui sont, a fortiori, défendues avec des arguments qui me paraissent trop souvent fallacieux. En outre, j’ai l’impression (probablement erronée celle-là, mais je n’ai pas le courage de vérifier, il m’ennuie trop), qu’il a le chic pour défendre tout et son contraire, en étant persuadé des deux à la fois. ça me dérange; j’aime la clarté, a fortiori sur les sujets compliqués. Du coup, j’ai du mal à comprendre qu’il soit de tous les plateaux télévisés, comme s’il n’existait que lui. Quand j’ai vu qu’il existait un Pierre Le Coz, j’étais ravie. Manque de bol, ça n’a pas duré plus de quelques secondes!

Ils n’ont pas survécu à la Révolution de 1789, ou bien?

 

Saoulante.

J’ai bien conscience d’être fatigante à parler de mon chien. C’est la raison pour laquelle je reste seule, en ce moment.

Mais pour ce blog, ce n’est pas très malin: quasiment personne ne passe ici, et cela ne peut contribuer qu’à faire fuir davantage. Le tout, alors que je n’écris pas la moitié de ce que j’aimerais partager (mais j’ai une botte secrète pour me lâcher tout à fait!).

Il reste que c’est ce qui me préoccupe, et que l’objet de ce blog n’est pas de me nier !

Alors, saoulons… ça ne devrait pas durer trop longtemps.

Depuis que mon chien est mort… (1)

… je n’ai plus de courses à faire.

Je me rends compte, chaque semaine, que je n’ai plus besoin d’aller courir les supermarchés pour lui trouver de la viande, du riz, des légumes.

J’en ai largement assez à la maison pour ma consommation personnelle (au congélateur ou en boîtes), d’autant que je ne mange pas tous les jours chez moi.

 

Pèlerinage.

Ces derniers jours, je suis allée dans (presque) tous les endroits où je me rendais régulièrement avec le chien, que je m’y rendisse pour lui ou malgré lui.

J’éprouve le besoin de me déshabituer peu à peu.

Je ne peux pas dire que ce fut particulièrement pesant, même si ce n’était pas toujours facile. C’était en tout cas un besoin d’être seule. Laisser les souvenirs s’exprimer, comme une ultime communication. Mais aussi envisager l’avenir dans un nouveau contexte.

Il a bien fallu que j’apprenne à supporter les émotions qui m’ont toujours submergées, et dont j’ai très longuement parlé ici, avant même d’avoir mon chien. Je suis face à quelque chose du même ordre: je n’ai pas le choix, les choses sont là, je n’ai aucune prise sur elles. Quelle que soit leur nature, autant s’organiser pour les rendre le moins pénible possible. Et autant s’organiser pour regarder devant, malgré elles.

S’interroger sur ses besoins, les mettre en oeuvre. Se résigner, avancer.

Pour la résilience, je manque d’énergie.

Dans une autre vie, peut-être.