Très souvent, j’écris des billets dans ma tête pour ce blog. Les idées ne manquent pas, j’en ai plusieurs par semaine. Comme toujours, je reste inerte. Je ne joins pas le geste à l’idée. Je trouve toujours un tas de raisons: pas le temps, plus urgent, inintéressant; ou bien j’hésite entre plusieurs façons de raconter, et face au choix cornélien, je renonce.
Ça résume bien une de mes problématiques de vie.
Comment m’obliger? Je n’y arrive plus. Depuis bien longtemps j’ai compris que la contrainte avait ses limites. Quand on se contraint au quotidien, l’effort finit par être vain, décourageant, inutile, et nécessairement toujours plus intense pour être renouvelé. Ça fonctionne un peu comme les substances psychoactives et addictives.
Et quand le simple fait de vivre est un effort, alors vivre est compliqué.
J’ai considérablement allégé cette charge. En conséquence, je me sens infiniment moins mal qu’à mes débuts ici en 2004, et je me rappelle très bien qu’en commençant ce blog, je me sentais déjà infiniment moins mal que dix ou vingt ans auparavant.
J’ai presque parfois l’impression fugace d’avoir parcouru plus de la moitié de la circonférence de la terre -et pas à dos de chameau-, et qu’il m’en reste encore beaucoup avant d’avoir bouclé la boucle…
Mais est-ce bien surprenant lorsqu’on se trouve à quelques mois à peine de ses 50 ans…?