Rousseur de vivre.

Aujourd’hui, pour la première fois depuis que j’ai emménagé (2006), j’ai vu un écureuil roux au sol, puis dans un arbre.

Je savais qu’il y en avait pas loin: une personne d’un quartier voisin me l’avait dit, et puis à quelques kilomètres d’ici, lors de mes promenades au parc, j’en avais aperçu.

Je me suis approchée doucement; il restait là, figé, à un ou deux mètres au-dessus de ma tête, pendant que les mésanges charbonnières semblaient s’agacer de sa présence si j’en juge par la direction de leurs cris.

Alors je ne suis pas restée.

Et je m’interroge, maintenant, sur le point de savoir comment lui apporter de l’aide en hiver.

20 ans.

Il y a quelques jours, la fille d’une amie fêtait ses 20 ans: j’étais invitée et cela se passait dans une salle des fêtes. Je n’avais pas envie d’y être, car je n’aime pas les fêtes qui se déroulent dans des salles des fêtes. J’y suis allée avec plaisir néanmoins car j’aime mon amie, et j’apprécie les personnes qui l’entourent.

De fait, j’ai été chaleureusement accueillie.

J’étais heureuse et triste à la fois de constater que 3 générations étaient réunies: heureuse pour eux, heureuse de savoir que ça existe; triste de ne pas connaître ça à titre personnel.

Triste aussi de me rappeler mes propres 20 ans: le début de la prise de conscience de mon état dépressif permanent. Le soir de mes 20 ans fut très pénible et j’en ai beaucoup pleuré à l’époque.

Le bon souvenir qui m’en reste était l’attention de mon père qui voulait me faire un beau cadeau ou plus exactement un cadeau solide, utile, que l’on garde longtemps et qui me ferait plaisir, tout en souhaitant que j’y participe financièrement. C’était une chaîne hi-fi de marque: je l’utilise désormais rarement, mais je l’ai toujours.

Constater qu’une amie, et même sa fille, a envie de me faire partager ça, me rappeler que mon père l’aurait souhaité pour nous-même me fait du bien.