Tristesse, toujours.

J’en ai marre d’être triste, alors que j’ai tout pour ne pas l’être. Je ne parviens pas à me réjouir de mes privilèges autrement que par le soulagement qu’ils me procurent, ni à habiter ce que je vis.

Je ne comprendrai jamais d’où me vient cette tristesse. C’est structurel.

Les anti-dépresseurs n’y ont jamais rien fait.

Les compléments alimentaires m’aident à ne pas sombrer: je ne pleure plus à chaudes larmes comme je pouvais le faire avant. Il ne s’agit plus désormais que d’une espèce de nostalgie confuse, parfois étouffante.

Comme si elle installait des oeillères, voire construisait des murs de part et d’autre de mon existence.

Je n’en peux plus de lutter contre cet état. Je n’ai plus la force, je n’ai plus la foi. Je n’ai envie de rien. Je ne crois en rien.

Je suis triste, c’est tout.

Tempérament de feu.

Outre tout le mal qu’il cause, l’incendie actuel nous prive des Perséïdes, de Jupiter et Saturne.

La fumée a envahi le ciel de tout le département…

Hier soir la lune est restée rougeoyante jusque très tard dans la nuit. Je me suis endormie avant qu’elle soit redevenue blanche, si toutefois elle l’a été. Nous apercevions à peine les étoiles, mais très bien le feu, bien que nous en étions très éloignés. Nous n’avons vu qu’une étoile filante, certes magnifique.

Ce soir, aucune étoile dans le ciel, pas même la lune, pour l’instant… Une chaleur toujours étouffante, une vague odeur de brûlé, un ciel sombre.