Questions intimes.

Quand est-ce que je cesserai de faire des cauchemars et redevenir obsessionnelle au moindre contact familial?

Quand est-ce que je cesserai de stresser « dans le vide » dès que je projette quelque chose d’agréable qui sort de ma zone de confort ? (genre un week-end ou un voyage).

Quand est-ce que je cesserai de perdre mes moyens quand on me regarde faire quelque chose?

Quand est-ce que je parviendrai à ne plus faire deux choses à la fois alors que je ne fais bien ni l’une ni l’autre? (dans la même veine: quand est-ce que je cesserai de me lever 15 fois pendant un film ?)

Quand est-ce que mes (bonnes) idées cesseront de disparaître à la seconde où elles apparaissent? (et me laissent le bec dans l’eau parce que j’ai amorcé le geste associé à l’idée, de sorte que, à peine né, le geste est déjà orphelin !)

Quand est-ce que je cesserai de râler parce que Jules est… un homme ?

J’essaie de me supporter, mais c’est pas facile.

Quand l’émotion s’exprime:

Mohamed Amra* « envisageait des opérations de chirurgie esthétique en Roumanie ».

S’il s’agit de lui refaire le portrait, on devrait trouver quelques volontaires…

 

 

 

* pour mémoire, il est à l’origine de l’évasion ultraviolente du 14 mai 2014; deux morts et trois blessés graves

De l’espace-temps (façon indesp).

Je regrette infiniment d’être une bille en sciences. Parce que je soupçonne l’espace-temps de tourner en sens inverse de ce qui a été découvert par Einstein, puis démontré via la Station spatiale internationale. Selon eux, plus nous nous déplacerions vite, plus le temps s’écoulerait lentement.

Ben j’ai un scoop: c’est faux, et je peux le prouver.

Je tourne toujours au même rythme (pas très vite), et le temps, lui, passe de plus en plus vite ! De sorte que je grommelle à répétition: il n’y a que 24h par jour et comme je suis à la fois terriblement lente et tellement facilement épuisable, cette accélération du temps devient insupportable.

Je suis donc choquée par cette théorie qui ne peut être qu’inexacte. Est-ce que par hasaaard, on nous mentirait ? Ce serait donc vrai que la terre est plate et que Zelensky est un dictateur qui a initié la guerre et envahi la Russie ?

Petites attentions.

Certes, on ne fête pas la saint-valentin ni autres trucs du genre. Au début, il tâtait le terrain. Il ne savait pas s’il devait m’inviter au resto ou  m’offrir des fleurs pour la Saint-Valentin, ou les anniversaires, etc. C’est drôle parce qu’il est très cliché pour sa famille, il se sent obligé. Je l’ai vite mis à l’aise, fleurs, resto pas obligé du tout, et même je préfère éviter les foules et les moutonnades.

Mais quel plaisir lorsqu’il revient d’une virée entre copains avec quelques chocolats comme je les aime parce qu’il a pensé à moi?

ça me réchauffe le coeur.

 

Mystère caféiné.

M’enfin pourquoi depuis que j’ai une machine à dosettes compostables, j’oublie presque toujours de jeter la vieille dosette pour en mettre une nouvelle lorsque je me fais un café le matin?

A l’époque où j’avais une machine à dosettes encombrantes et non recyclables (ou si peu), certes plus performante, je n’oubliais jamais d’en mettre une neuve.

J’aimerais bien comprendre la logique …

Encombrant donc visible? Elles sont toutes rangées dans le placard donc pas plus visibles les unes que les autres.

Alors…?

Lasse, coupable mais un peu active.

Entre la grippe, la déprime, les angoisses, les formations (reçue et dispensée), les corvées familiales et les projets de voyage, voilà que je lâche ce blog.

Un cauchemar tout à fait inavouable est venue s’intercaler ce matin même. Dont j’ai du mal à me remettre.

Bon allez, j’avoue quand même, osef: je tournais un film pornographique devant ma mère et quelques 7 ou 8 autres personnes, avec mon compagnon (qui était Jules sans être Jules) qui finalement me quittait juste après. Outre la honte indicible, je devais encaisser la rupture, et l’échec de ce que je considère toujours comme un miracle. Freud se serait frotté les mains.

Les petits détails qui tuent: je conservais mon soutien-gorge et refusais de regarder la caméra pendant l’acte. Jules qui n’était pas Jules était en fait un type avec qui j’étais sortie lorsque j’étais en fac, que j’aimais beaucoup mais dont je n’étais pas réellement amoureuse, et qui m’avait accusée nombre d’années plus tard de l’avoir rendu alcoolique, au motif que j’étais un peu plus âgée que lui et que je ne l’avais pas empêché de boire le soir de son anniversaire avec ses potes alors qu’il n’avait pas l’habitude de l’alcool (j’avoue que j’étais un peu restée estomaquée mais bref). Alors si c’était pas Jules, pourquoi c’était Jules quand même? Parce que c’était mon compagnon d’en ce moment, avec qui je m’étonne encore d’être.

Il est vrai que j’ai regardé pas mal de documentaires / série / bouquins d’Ovidie dernièrement, je ne sais plus comment je suis tombée dessus, qui me confirment qu’elle est très intéressante. De même qu’une certaine Manon Garcia qui a bien résumé ma pensée sur le sujet (plus spécialement celui des phantasmes sexuels) dans cette émission qui n’est pas sans arracher quelques sourires au passage grâce à des rediffusions plus ou moins attendues.

Ensuite, j’étais tellement dépressive ces derniers temps que je me suis demandé si j’allais pouvoir rester avec Jules: je me demandais si j’étais juste lasse, ou lasse de lui. Vu que j’étais lasse de tout, ce n’était pas de lui en particulier, bien sûr; mais voilà, si les idées noires étaient logiques, ça se saurait.

Et puis ma mère est venue prendre un thé à la maison hier, ce qui n’était pas arrivé depuis très longtemps (plusieurs années?), je lui ai donc raconté ce que je faisais ces derniers temps et allez savoir pourquoi, je vis toujours ça comme des intrusions, alors que je raconte les choses de moi-même, comme si c’était obligatoire, comme une sorte de pression sociale / familiale. De la même façon qu’on s’épile les jambes, quoi. Le truc relou qu’on déteste mais qu’on est quand même « obligé » de faire pour cause de pression sociale trop forte.

Et ce qui a directement induit ce cauchemar (en particulier la culpabilité / honte), c’est le fait que ma mère doit se faire opérer lundi (chirurgie dentaire assez lourde mais sous anesthésie locale) -raison pour laquelle je lui ai proposé de passer-, et que je refuse d’aller la chercher après son opération. Plein centre-ville, au moment des embouteillages dans un endroit où on ne peut pas se garer, non merci. Il se trouve que la compagne de mon cousin m’a téléphoné deux heures après sans aucune connexion avec ma mère: c’était pour évoquer les 50 ans de mon cousin (ce qui n’est pas arrivé depuis plusieurs années non plus; une histoire de planètes ou bien ?). Lorsqu’on a parlé de ma mère, elle était choquée que je n’aille pas la chercher après sa chirurgie. Jules m’a aussi dit (mais parce que je lui ai posé spécifiquement la question) qu’il ne « ferait jamais ça à (sa) mère ». Bref, je me suis endormie coupable et réveillée coupable (mais déterminée quand même: je n’irai pas en centre-ville en voiture à une heure de pointe).

A part ça, ces derniers temps: j’essaie d’aider une famille Arménienne, je découvre depuis ce matin duck.ai (pour ceux qui veulent faire joujou avec une ia sans laisser leur numéro de téléphone), j’ai repris les cours de plongée, je continue ma formation d’écoutante, je commence à tester sur les copines (pour le moment elles sont contentes), et je m’amuse à apprendre des mots finnois, puisque voilà c’est décidé, nous allons passer 4 jours en Laponie en mars. Premier voyage de couple. Et je me demande pourquoi j’ai les angoisses qui remontent. J’espère tellement voir des aurores boréales… il paraît qu’on peut en voir ici même en ce moment, mais j’ai beau regarder le ciel, que nenni.

Bref, je suis lasse, mais je fais quand même des trucs.

Envie de tout envoyer valdinguer.

Hier, j’en avais marre d’être malade. J’étais tellement épuisée que j’ai beaucoup pleuré. J’avais commencé un billet intitulé « envie de chouiner », que je n’ai pas eu le coeur de poster.

Aujourd’hui, les emmerdes s’amoncellent. Des petites emmerdes.

Ma conseillère agence france pôle nationale emploi pour le travail (je ne sais plus comment il faut l’appeler) m’avait fait entrevoir l’espoir d’une aide à ma formation; elle sera finalement quasi inexistante pour cause de sessions espacées. Sessions espacées précisément pour laisser la place au travail personnel -très important en l’espèce- qui n’est pas pris en compte.

Les pièges de l’attente. Qui fut extrêmement longue, d’où l’ampleur de la déception: je vais recevoir juste assez pour me priver à nouveau de complémentaire santé et aide pour les transports en commun, et pas assez pour les compenser. En fait, je n’aurais pas dû en faire la demande… d’autant que je ne comptais pas dessus, à la base !

Mais allez renverser la vapeur administrative, après avoir mis tant d’énergie à la lancer, relancer, et relancer encore, c’est au-dessus de mes forces.

Par ailleurs, nous espérions partir en week-end prolongé avec Jules, mais après avoir passé un long temps à se mettre d’accord sur les dates, il revient dessus. Comme souvent. J’adore Jules, mais la charge mentale, c’est pas son truc: « j’avais oublié ». Je vis mal ces aléas perpétuels, et il n’arrive pas à faire autrement.

Quant à ma formation, que je fais quand même l’effort de suivre malgré la grippe (parce qu’elle est en visio et je n’ai plus de fièvre), elle s’est très mal passée pour moi ce matin. Je l’ai tellement mal vécue que j’ai envie de tout envoyer valdinguer.

Il ne faut jamais sous-estimer son état de fatigue.

 

Encore clouée au lit.

Eh bien moi qui m’enorgueillissais je ne sais quand de ne jamais succomber aux virus de l’hiver ou si peu, voilà une belle leçon: après avoir eu je ne sais quoi qui m’empêchait de manger en décembre, voilà que j’ai (probablement) la grippe.

Mercredi soir, pendant mes trois kilomètres et demi de nage, je sentais bien que mes poumons forçaient un peu, mais sans plus. Je me suis vaguement dit que c’était normal à cette époque de l’année, avec les virus qui traînent. Le lendemain soir, j’avais l’impression qu’ils ne bossaient plus beaucoup, un peu comme si j’étais asthmatique, ou qu’on faisait des chatouilles à chaque centimètre carré de mes poumons. N’ayant pas l’habitude de ce type de sensation, je n’ai pas compris ce qui se tramait. D’habitude quand mes poumons sont touchés par quelque virus que ce soit, j’ai mal aux poumons, je tousse, épicétou. Là, c’était tellement différent que j’en ai conclu que ce n’était peut-être pas un virus.

Vendredi matin, j’ai compris mon erreur: je toussais beaucoup et me sentais très fatiguée. J’ai assumé la visio du matin (sans micro !), mais annulé mes rendez-vous extérieurs de la journée. J’avais une soirée prévue de longue date avec mes copains du lycée, et je tenais beaucoup à en être. Raté.

Bien m’a pris de rester à la maison. En plus de la fièvre, j’ai retrouvé mes atroces douleurs thoraciques nerveuses. C’est la première fois de ma vie que je cumule virus et contractions thoraciques.

Ces douleurs m’accompagnent de façon aléatoire depuis l’âge de 25 ans, plus ou moins selon les périodes: elles sont terriblement douloureuses et irradient souvent jusqu’en haut de la tête en passant par la mâchoire et l’oeil côté gauche.

A y réfléchir, ce n’est guère étonnant: le lendemain, j’étais censée partir dans l’après-midi à deux heures d’ici pour un repas de famille du côté de chez Jules (10 à table), puis le surlendemain, me rendre à l’anniversaire de belle-maman, avec toute la smala de Jules (8 à table, et pas les mêmes). Ce genre de perspective me stresse toujours beaucoup en plus de me fatiguer; comme j’ai compris que c’était important pour Jules et que je m’étais engagée, je fais l’effort: un effort qui me coûte beaucoup mais qu’il mérite que je fasse. Un effort tout de même qu’il faut que j’apprenne à doser car j’ai parfois le sentiment d’avoir mis un doigt dans une sorte d’engrenage.

Alors vendredi soir, pour tenter d’assumer tout ça et éradiquer cet ensemble de maux -je croyais encore à la possibilité d’éradiquer l’ensemble!-, j’ai osé l’aspirine. Que j’évite soigneusement depuis que j’ai des problèmes de saignements et d’hémorragie. Samedi matin j’allais beaucoup mieux!

Mais, les effets secondaires ne se sont pas fait attendre: j’ai dû me rabattre dès le lendemain sur le doliprane, moins efficace. Certes, la fièvre n’augmente plus voire diminue, mais la tête reste affreusement bourdonnante, alors qu’elle se dégage agréablement avec l’aspirine.

Depuis vendredi, tous les soirs avant d’apparaître franchement, la fièvre m’envoie quelques salves de frissons très violents et totalement incontrôlables. Je peux me couvrir autant que je veux, chauffer la pièce à 22°, c’est insuffisant: il est impératif que de surcroît, je ne sorte pas de dessous la couette. Heureusement, dans la journée pour écarter ces frissons, me couvrir démesurément suffit.

C’est difficile de prendre une décision lorsque vous vous savez contagieux et espérez encore être guéri d’un coup de baguette magique. Vous ne voulez pas contaminer vos convives, mais si vous ne venez pas, vous les décevez et faites mauvaise impression. Alors je suis allée au plus simple: j’ai expliqué mon état. Belle-maman m’a répondu qu’elle-même toussait beaucoup, et avait déjà consulté deux fois le médecin. Je crois qu’elle est prête à tout pour recevoir de la visite, mais c’est une autre histoire. Pour la cousine, c’était pas un problème. Alors j’y suis allée: deux jours de paraître, avec des personnes différentes: je savais que je le paierais au prix fort a posteriori.

Je ne me suis pas trompée: aujourd’hui, mon mal a redoublé, et je ne peux toujours pas prendre d’aspirine.