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Archive for the ‘Concours’ Category

Prophétie écrite pour l’agenda ironique de novembre qui échût chez les carnetsparesseux sur demande expresse de son auteur.
Un agenda bien fourni, voyez plutôt :
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2023/11/01/lhoroscope-de-novembreagenda-ironique/

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Nos anciens connaissaient bien des choses que nous ignorons aujourd’hui, ainsi songeait Arcturus, la géante rouge en soupirant devant l’écran galactique fourmillant de messages.
– Un oracle n’y retrouverait pas ses petits !
– Nous voudrions masquer l’essentiel que nous ne nous y prendrions pas autrement, répondit son associée Izar.
– Faisons appel à la galaxie Tiresias ! Elle saura nous conseiller.
– Nous avons besoin d’un message clair et audible afin de rassembler nos forces.
– L’univers en expansion finirait par se diluer au point de disparaître si nous n’y mettons pas un peu d’ordre, je suis d’accord.
– Allo, la galaxie Tiresias ?
– Oui ?
– Nos réseaux sont surchargés, n’auriez-vous pas un filon de justesse à nous donner ?
– Je consulte le parchemin de la flèche et je vous renseigne.
Quelques minutes plus tard, un grésillement se fit entendre dans le réseau et le parchemin apparut.
Les inscriptions inaltérables brillaient sous la lumière du grand soleil central.
La lecture du chaos n’est pas chose identifiable, mais sa traduction était ainsi écrite.
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La grande orloge cosmisque secoue ses molécules puis se lève.
Elle vient de parcourir le domaine tempspatial dans l’espace infini de l’univers et s’avouait un peu fatiguée du voyage. Aussi, lorsque la voie lactée lui tendit un matelas planétaire moelleux, elle s’y assoupi quelques heures.
Mais là, redressée, elle comprend ce qui vient de l’atteindre. Une bourrasque en provenance de la constellation de la grande ourse vient de lui envoyer son message codé, il est l’heure.
Ne rien dévoiler de l’effluve de tubéreuse contenu dans la missive, ce serait faire d’une petite laine un grand pull, soit d’un pingouin une bergère.
Il était temps d’agir.
Elle levait les yeux vers la galaxie NGC 5010 dans la constellation de la Vierge lorsque le cheval d’Hermès traversa son champ de rotation.
Tiens donc, il faudrait que j’emprunte une souquenille* céleste si je ne veux pas que le grand archer atteigne le centre de l’impérissable légèreté du champ de gravité ineffable, c’est donc la solution offerte du hasard qui a conduit mes aiguilles en direction de la monture divine. Je vais faire pleuvoir les comètes télescopiques et me réfugier sous le parapluie universel, Cannü et Tianma* ne tarderont pas à me rejoindre.
Ainsi, plus forts, nous pourrons nous associer à la petite nébuleuse Oméga pour atteindre le tumulte bleu avant qu’il ne s’étende au reste du cosmos.
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Arcturus interrogea du regard Izar.
– Tu as compris quelque chose, toi ?
– C’est la prophétie du Bouvier, elle est simultanée au big-bang.
– Qu’y a-t-il a comprendre ?
– Bah, comment dire…
– Dis !
– C’est une déboutade de la création.
– Tu voudrait dire que la création a prévu son achèvement en s’auto-créant  ?
– Une forme d’accomplissement, oui.
– Et Vierzon, on en fait quoi ?
– Elle n’a plus qu’à aller voir sa mère pour lui demander ses origines.
– Izar, Allons remercier la galaxie Tirésias pour sa rapidité de réponse.
– Tiriesas ?
– Il vous faut autre chose, les filles ?
– La patronne te remercie de l’aide efficace qui est la tienne.
– Avec plaisir, les filles, faire simple, what else ?
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*La souquenille céleste est une autre forme de la cape d’invisibilité citée par Joanne K Rowling dans sa célèbre série « Harry Potter ».
*J’ai associé le cheval d’Hermès à Tianma, le cheval ailé céleste de Cannü dans la mythologie chinoise.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tianma

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En France, ils ont occulté le « i ».
Précisément, le DASEN*, c’est le Département Âmes Saines et des Esprits Nouveaux.
Le DASEN* a créé son école, et la formation qui va avec.
Le « i » peut tout aussi bien signifier « intelligence », mais bien aussi « inspiration », « idéal », ou même encore « imagination » ou « imprévu ».
Chaque lecteur, ici, pourra imaginer ce qu’il recouvre du « i » occulté par l’école française.
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Bref, la rentrée s’annonçait passionnante.
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De bon matin, ce jour là, je pris la ligne H départ Paris-Gare-du-Nord pour me rendre à Luzarches. Un trajet qui prend exactement quarante quatre minutes. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.
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On rejoint le clos Saint-Louis sis au 30 rue de Saint-Côme par la rue Vivien, très arborée.
Une grande paisibilité émane du lieu.
Le petit rapporteur y avait consacré son émission du 2 septembre 789, date de la toute première rentrée des classes.
Une date à marquer d’une pierre blanche.
Charlemagne, invité d’honneur, avait reçu la palme de l’ordre académique sous les applaudissements des professeurs.
Même les pions s’étaient déplacés pour ne rien perdre du spectacle.
Sous les flonflons de l’orchestre Saint-Gall dont les rythmes lents rappellent ceux de l’élocution de Pépin le Bref, une haie d’honneur rassemblait tous ceux qui, à la cour, appréciaient, de près ou de loin, la culture générale.
Le roi rayonnait, littéralement.
Autour de son épaisse chevelure partaient des filaments brillants, comme fixés à la colle par des points invisibles à des molécules d’oxygène.
Ce qui donnait une curieuse impression d’irradiance.
Jacques Martin et Pierre Bonte se mirent à entonner le chant du DRAC*, ( Désobéir Revient A Chanter ), une section de l’éducation nationale. Quelques paroles subsistent encore :
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ET LE LAC DONT NAÎT
L’ÉMINENT APPRENTI A
UN LUDISME ATTIQUE A
LA SOIF CAILLOUTEUSE.

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D’aucuns prétendent que ce serait l’anagramme d’un autre texte dont nous ne saurons jamais la formule.
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Mais je bavarde, je bavarde !
C’est l’heure. J’entends la cloche sonner l’ouverture de la classe.
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Je vous souhaite à tous une excellente journée, ainsi qu’une bonne rentrée des classes pour ceux qui la feront, si ce n’est déjà fait.
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Ne m’en veuillez pas si je suis moins présente en ce lieu.
Je me consacre à ma formation.
Mais ne manquerai pas de venir vous lire de temps à autre.
Et pourquoi pas, d’y mettre mon grain de sel.
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Alors, A bientôt ?
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*DASEN : Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale.
*DRAC : Direction Régionale des Affaires Culturelles.
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Écrit pour l’Agenda Ironique de septembre 2023
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L’agenda ironique voyage de mois en mois dans différents lieux. Chaque élu nous propose son point de départ pour écrire, tout est prétexte à broder, inventer, s’amuser.
Ce mois-ci, Sabri-Na a remporté brillamment le pompon des six Gall du mois dernier. Elle nous propose sa consigne d’écriture en ce lieu.
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https://entreleslignes.blog/2023/09/03/agenda-ironique-de-septembre-a-vos-styloh-5/
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Merci Sabri-Na, merci infiniment pour ta magnifique proposition.
VRAIMENT, MERCI !

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L’animal l’animait,
La lenteur l’hantait,
La lanterne l’éclairait.

Dé-pausez-le, c’est un chat vif !

Le chat lent était blanc,
Couleur de mie, mouleur de vie,
Pas automate pour un iota,
Qui de l’Alpha à l’Oméga,
Etirait ses achabattis,
Sans se presser le compresseur.

Le paradoxe usurpateur,
Mettait l’accent sur la vapeur,
De la machine à créatures.

Accélérez cette lenteur
Criait la ligue des producteurs !

Dans le labyrinthe du labeur,
Une expression haute en couleur,
Inscrivait son front chahuteur.
Oubliez l’accélérateur,
Circonflexez, arc-boutez !

Laissez les rats, les scélérats,
S’échiner à produire de l’heure,
De l’heure à vendre, à compresser,
A citronner les transmetteurs.
Ménagez le chat et le lent,
Pour dépotrominer le temps.

Un chat des villes, un chat des champs,
Se rencontrèrent dans un suspens.

Ne déformez pas mes propos,
Car ce n’est pas un cas chat LO.
William cherchant à l’amoindrir,
Irait prétendre que chat qu’expire,
De Schrödinger serait l’inspire.


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Ceci n’est pas un chat

Hé hé ! Oui, koi !
Ceci n’est pas un chat, mais sa représentation photographique.

Poème surréaliste écrit pour l’agenda ironique d’avril qui prend sa source chez Max-Louis.
Il nous propose d’écrire sur le thème du chat.
Les mots « automate, créature, usurpation et compresseur » seront inclus dans notre texte.
Histoire de faire bonne démesure.
Mais c’est ici qu’il est plus sûr d’aller vérifier de koitesse qu’il s’agit.

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Le vélorafe pour voir de loin

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C’est en gare Iotop que débutera le voyage de juin 2021, en train, celui de l’agenda ironique.
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Sur le thème de la langue, avec quatre mots à inclure dans le texte.
– Insomniaque
– Chouette
– Frigoriste
– Narine
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Surveille ton langage !
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Bein quoi, l’est pas chouette mon langage ?
Bof !
Tu le préfère comment sinon ?
Un peu moins frigoriste, peut-être…
Puisqu’il produit du froid, il pourrait résoudre le réchauffement climatique !
Nous glacerions les pôles à l’étendue de nos discours !
L’iceberg du vocabulaire ne viendrait plus à fondre, mais de nouveaux cristaux d’élocution rafraîchiraient les narines planétaire.
L’équilibre thermique de ton langage me plaisait pourtant bien.
Avantages et inconvénients :
Ça donne chaud aux ours blancs.
Ça rend insomniaques les pingouins noirs et blancs.
Ça noircit les extrémités polaires.
Ça fait pas trop rire les baleines.
Ça surchauffe les neurones des physiciens.
Le pôle d’Emile Victor n’est pas content.
Bon, je vais voir ce que je peux faire.
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Quelques minutes plus tard, l’ordinateur rendit sa réponse.
L’intelligence artificielle de mon langage a réfléchi, elle te donne son bonjour, langue des signes.
Wow, super ! Et je signe où ?
Sais pas !
Au fond du sens ?
Il s’est échappé.
Pourquoi ?
Parce-qu’il ne se sentait pas entendu.
Il parle quel langue ?
Evasif.
D’où l’évasion ?
Au fond, tu vas.
C’est entendu.

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La giralançoire s’en balance

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Inspirée par les mers de lune chez Max-Louis Iotop, « roi du baroque », le flow porteur des mots a coulé ensuite pour l’agenda ironique de mars qui tient son entreprise aux jardins des ciels ouverts de Joséphine.

Une interview de Mme Cyclopédie Sacristina menée par notre célèbre journaliste du quotidien « braises et incendies », Joseph Jacob, surnommé Gigi.
Interview retranscrite ensuite en reflux désenfumé.

« Prosaïquement j’ai l’anaphore du sens et le chiasme de la prosodie prosodiquement chiasmé au sens du prosaïque. C’est à dire que la boucle de la ceinture du son sonotoné au parking des anges mélodise la sonate décantatoire des radicaux libres numineux des chants de mars. »

Une citation de Cyclopédie Sacristina

Avec ça, vous allez me dire que pour planter le décor de la solidarité féminine, yapaplusimple.
Non ? Vous n’allez rien en dire ? Ah bon !

Gigi : Vous avez chanté tout l’été à Saint-Tropez, pouvez-vous démontrer que l’incendie du massif de l’Estérel est dû à la vocalise alpha de votre récital gradué ?

Cyclo : Absolument que bien sûr que non ! J’ai simplement écouté et suivi à la lettre près la consigne sécuritaire des recommandations, devant le risque de départ de feu, mais l’ange du sens de la chaleur est arrivé avec son allumette et je n’ai rien pu faire pour l’arrêter.

Gigi : Vous auriez incendié les allumettes avec l’aigu d’un accent fumeux, que pouvez-vous en dire ?

Cyclo : Absolument ! Dans un sens comme dans l’autre, on-on s’est dit au moment du concert, dans la rumeur de la salle, que « départ de feu » ou « feu de départ », c’était aussi kif-kif que « on-on ». Aussi, que ce soit le sens de la répartition ou celui de la solidarité, cela ne faisait aucune différence, vous comprenez la logique ?

Gigi : Pour revenir à l’ensemble de la partition alpha-bêta de cet interview, seriez-vous en mesure de préciser le « on-on » employé dans le sens d’une rumeur concertée de ce retour de flamme du « on-on » ?

Cyclo : Absolument, puisqu’à Saint-Tropez, le tropéssain du massif souffrant de sécheresse depuis plusieurs semaines, ceci étant dû à la canicule, le « on-on » incluait aussi les différents responsables de l’écologie environnementale.
Nous les avions radicalement invités à réfléchir sur le « risque accru » par « l’accru du risque ».

Gigi : Le directeur alpha vous aurait mise en garde à vue, sans supposer une seule fois que l’incendie gagnerait la grille verte de la cellule bêta, auriez-vous incidemment brûlé une étape ?

Cyclo : Absolument hypothétique quoique « grille verte » ou « verte grille », je ne vois pas ce qui aurait fait une différence entre la « garde-à-vue » et la « vue-à-garde ». Il s’agissait d’expérimenter les fleurs de Bach du jardin d’été.

Gigi : Vous voulez sans doute évoquer par là l’opéra de Jean-Sébastien ?

Cyclo : Absolument !
Voici qui ne saurait « mieux dire » et ne saurait « dire mieux ».

Gigi : Et bien merci Sacristina Cyclopédie d’avoir bien voulu témoigner de la cause des femmes qui brûlent de témoigner du numineux auprès de nos lecteurs.

Et pour terminer, voici le concert direct qui partitionne en live.

« Nous ne sommes pas des fleurs, nous sommes un incendie. »



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Les grands discours, les étalages de pages noircies à l’encre de vide, les carnets annotés de vibrations picorées de-ci, de-là. Rien de tout cela ne disait jamais le vrai des choses. Et elle se demandait comment réussir à attraper ne serait-ce qu’un seul brin de réel, une goutte de vérité,

un rien d’existant qui tiendrait le reste du temps à bout de bras pour qu’elle se glisse dessous.
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Etoiles 1948 M C Escher

Etoiles 1948

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Il venait de se passer tant de choses bizarres, qu’elle en arrivait à penser que fort peu de choses étaient vraiment impossible.
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Les figures impossibles M C Escher

Les figures impossibles M C Escher

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L’utopie primaire gazouillait son chant d’oiseau par dessus la bibliothèque du néant.
Elle allait rajouter une couche de vide au vide, et comme ça, elle aurait rempli la totalité de sa mission de détection des molécules de promenades en charrette du solide. Non, en vérité, une phrase révolutionnait la piste de son cerveau, venant régulièrement atterrir sur l’aéroport Charles l’Imbique, celui que tous utilisaient les jours de petites envergures. Quand le propos prenait des chocs trop marqués, il suffisait de changer la cartouche d’encre en dossier velours et hop, l’étrangeté du néant de la façade repassait dans l’incognito.
Cette phrase remplissait les parties laissées blanches comme les feutres de son chapeau, avec toute la grâce nécessaire à son inexistence, et les milliers de froissements d’ailes, de brindilles, de grognements la mettait en valeur. Elle allait l’inventer en fermant les yeux.
L’été, la nuit les bruits sont en fête.
Dans un cri, comme un ventre qui pousse lorsque l’enfant sort, et puis le silence.
La mise à plat et l’écrasée du temps, le rien.
Dans ces plages de choses creuses comme les espaces inter-protons, tout ce qui file entre les grains de sable n’est jamais que l’aveugle qui ne sera jamais corrigé. Une émission spontanée pasteurisée, appertisée, aseptisée, rien de neuf sous les étoiles.
– Alors comme ça vous allez au Caire ?
– Qu’est-ce qui vous fait croire cela ? Non, j’allais au Caire.
Une brouette venait d’atterrir sur la piste numéro neuf.
– Vous parlez creux ?
– Non, je parle creux, et vous ?
– Oh, moi, vous savez, je ne fais que parler creux.
– Et vous comprenez mon creux ou pas ?
– Pourquoi vous dites ça ? Vous parlez creux de quelle langue, vous ?
– Je ne vois pas ce que vous voulez dire.
– Ce qui est une excellente chose, car je ne veux rien dire du tout !
– Tiens, ça me rappelle l’histoire de la charrette du solide.
– Tiens, vous me la racontez ?
– Rien de bien important. Elle avait dit un jour : Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive.
– Ah ! Je vois ! Et elle a gardé l’oreille que lui avait prêté la brouette je suppose.
– Oui ! C’est comme ça qu’elle eut une oreille de plus, collée au milieu des deux yeux.
– Je vois !!!
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Les visages M C Esher

Les visages

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Mitochondrie Animal-cell-structure
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L’origine du monde
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Une mitochondrie inaugurale faisait sa révolution en mascarade trompe-l’œil lorsqu’une mitochondrie nomade traversa son orbite en sa confinité.
Keskecébo !!!
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Que se disent-elles ?
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La mitochondrie inaugurale s’étonnait du mode de propulsion en cette confinité particulière ; « La mascarade n’est un trompe-l’œil que d’un point de vue artistique, car la révolution fait son œuvre bien mieux sous ce couvert ! »
Keskellébelle !!!
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Comment ça se déroule ?
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Les couverts de la révolution en trompe-l’œil de cette mitochondrie inaugurale n’ont de cesse d’embellir les confinités d’une mascarade artistique, avec une telle précision, que l’artiste lui-même ne put s’empêcher de s’exclamer :
Keskellçonbelles !!!
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Après c’est logique
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De la surprise inaugurale, la mitochondrie mitoyenne, sous-couvert de la mascarade révolutionnaire, s’étala de toute sa face cachée sur une confinité lunaire, prononçant dans un souffle cédillé : « Oh, my god, keskeçébon !!! »
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L’Arenmô
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– Vous prendrez bien une tranche d’heure avant de prendre le départ ?
– Oh ! Juste un départ de tranche, alors. Merci.
– C’est une tranche particulière, vous savez ! Garnie à l’oscillation et enrobée de variation.
– Elle est de nature moléculaire ?
– Selon de quel point du globe le départ de sa flèche se situe, oui. Mais en vrai, c’est faux. Elle est de nature causale.
– Purée ! Ça fait de l’effet !
– Effectivement.
– Vous l’avez aromatisée à quoi ?
– D’une mesure de moment opportun.
– Arrosé d’un nuage d’Atoum ?
– D’accord, je vous prépare une infusion d’augures. J’y mets une pincée de sort ?
– Ecoutez, si ça nous permet de sortir du cycle, je veux bien.
– Mumm, dites-donc, goûtez-moi ça !
– Keskeçébon ! Merci, je vais prendre la tranche entière.
– Ravi que cela vous plaise !
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Ecrit pour l’agenda ironique de Mai 2020 extraordinairement bien proposé chez Jean-Pierre Lacombe, du blog « Des Arts et Des Mots« .
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C’est comme ça qu’en allant revoir sa proposition, je viens de me rendre compte que je suis tout à fait en dehors des clous, j’ai du perdre la tête ! Mais où est-elle donc passée ?
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Cette semaine, nous allons étudier un tableau de Frédérique Mozières, peint en 1515 sous l’impulsion d’une forte intuition, et annonçant à l’artiste que le plus grand roi que ne connaîtrait jamais l’humanité allait instaurer une ère de paix et de prospérité.
Fille du pasteur Joseph Meister, Frédérique Mozières débuta sa carrière de peintre sous le regard en trompe-l’oeil du troupeau de son père. Sa mère était morte en couches, elle mettait son goût de la peinture sur le fait que les couches successives venaient remplir la fonction nourricière de celle qu’elle ne connu jamais que par les rares dires de son père.
Ce tableau fait écho à la révolution qu’elle fut amenée à vivre lorsqu’elle-même attendit un enfant. Elle l’intitula donc, « les couches de la confinité ».
Car oui, elle aborderait, à travers la représentation du mythe de la chute d’Icare, les confins de ce qu’elle croyait être, un monde construit à l’image de ce que, durant son enfance, son entourage lui avait enseigné.
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La chute d'Icare 2
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Observons comment le soc du laboureur découpe les couches successives de terre en longues lanières parallèles figurant la multiplication à l’infini des gestes répétitifs d’un savoir-faire ancestral, retournant et aérant la terre pour favoriser la germination des graines à semer.
Ainsi la vie, créée par le labeur de l’homme peut naître et croître, jusqu’à la récolte qui permettra de nourrir des familles entières pendant plusieurs mois.
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En bordure du champ, le berger fait paître son troupeau. Il ne semble pas préoccupé par ce que fait le laboureur. Par contre, veilleur pastoral, il scrute attentivement le ciel, comme en attente d’une bonne nouvelle.
Et c’est là où le tableau devient LE langage.
Car comment ne pas remarquer que d’un côté, il y a celui qui trime comme un galérien, poussant, tirant la charrue, huant le bon percheron, ahanant sous l’effort, et de l’autre, le pas léger du berger flânant et humant les parfums dans l’air, attentif aux petits signes d’en haut, comme en attente de ce qui pourrait apparaître d’un instant à l’autre. Visions fugaces et évanescentes d’on ne sait quelles vibrations, telle la mitochondrie originelle.
A ses côtés, le chien veille. Il sait exactement où se trouve chacun des moutons qui constituent le troupeau. Il sait et il veille. C’est tout.
Tout le reste n’est que décor pour la scène. La mascarade du château dans la mer n’est là que pour rappeler combien tout n’est qu’apparence. Qui aurait jamais eu l’idée d’aller construire un château en pleine mer ?
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La chute d'Icare 3
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Il n’empêche qu’au bord, un pêcheur lance ses appâts et n’en croit pas ses yeux, jargonnant de surprise un « keskecébo ! » devant le spectacle de l’homme qui s’extrait des flot bleus, là, juste devant lui. Mais que fait cet oiseau dodu posé sur la branche, juste derrière lui ?
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Nous pouvons imaginer que cet instant de grâce qu’est la maternité pour l’artiste fait naître des eaux cet homme qui, bien qu’entouré de plumes et comme chutant du fond du ciel, va chuter du centre de la terre et sortir de l’eau primordiale pour aller se revêtir, tel l’oiseau perdrix de la branche, des plumes que l’ange lui envoie pour couvrir sa nudité.
Nous comprenons mieux maintenant ce que cherche des yeux le berger qui a humé la présence de l’ange.
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Nous sommes en 1515, et Frédérique Mozières peint là son tableau le plus prophétique.
Un roi va naître et elle le sait, elle le sent.
C’est l’année de l’arrivée de François premier, qui devint au cours de son règne le roi défenseur des lettres et des arts. Un roi de bonté et de connaissance. Un roi qui sut soigner la culture et accompagner la renaissance de toute sa force Herculéenne.
Un roi dont il se dit qu’il fut aussi le plus grand guerrier de son siècle, alors qu’il n’eut jamais que l’intelligence d’oeuvrer dans un monde en prise avec les enjeux du pouvoir et de la conquête.
Pour ce bon roi, la fin justifia les moyens.
Et s’il devait rajouter une couche de plus à son portrait, il dirait ceci.
Il n’y a que celui qui ne fait rien qui ne se trompe pas !!!
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La chute d'Icare 7
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Ce signe que le berger cherche n’est ni dans le ciel, ni dans la mer.
Le tableau nous rappelle que chercher n’est pas trouver.
Car si l’observateur à l’esprit bien aiguisé remarque la silhouette de l’oiseau dans les feuillages, c’est que la colombe n’arrive que lorsqu’elle-même ne cherche plus à se cacher.
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La chute d'Icare 1
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Le gâteau de mots
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Cuisiner les mots n’est jamais une mince affaire, nous avons souvent droit à de multiples couches ou sous-couches de sens qui partent parfois dans des directions tellement différentes qu’on pourrait bien être tentés d’en perdre le sens. Et pourtant, écoutez bien de quelle recette ancestrale ce gâteau revint, ou jaillit, vous le déterminerez vous-même.
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Ingrédients :
Une tasse de verbes
Une dose d’attribut
Les sujets
Un complément d’objet direct.
Ponctuation et accents.
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Les étapes :
Pour réaliser le mélange, utilisez un bol de grande taille ou un saladier, une cuillère en bois, vos main ou une fourchette.
Versez une tasse de verbes. Y incorporer les attributs et les sujets que vous mélangerez délicatement. Cela va donner des verbattributs du sujet.
Entreposez au frais quelques heures sur une feuille de papier sulfurisé.
Ça lève ?
Adjectivez d’un complément d’objet direct.
Dorez l’ensemble au pinceau, avec un mélange de points, de virgules, d’exclamations ou d’accents aussi graves que circonflexes. A ce stade de la recette, ne trématisez pas trop avant d’enfourner pour une cuisson selon votre goût. Vous règlerez le temps de cuisson en fonction de la température de la source de chaleur.
Sortez du four. Dégustez encore tiède. Accompagné d’une crème de syntaxe aromatisée à la sémantique.
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Monet .
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Ecrit pour l’agenda ironique de mai 2020 qui vagabonde chez Jean-Pierre Lacombe tout le mois. Blog des Arts et des Mots.

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Giboulée, zébu, cognassier et riboulaine : Une édition filaire de l’agenda ironique d’avril 2020 chez carnetsparesseux, le marionnettiste qui en tire les fils ce mois-ci.

Samedi 18 avril 2020, Saint Parfait !
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Un jour qui n’est déjà plus est un jour passé.
Mais où est-il donc passé ?
Une enquête en cours de passé suis sa trace. A la vitesse de la lumière, ce qui est éclairé aujourd’hui fait-il déjà partie du passé ? L’anquêteur s’appelle l’an Kevin.
Il s’est extrait la tête du tout petit bout de sa lorgnette terrestre pour se rendre compte que la nuit n’existe pas puisque le soleil continue de briller et d’éclairer la Terre en permanence.
Sa conclusion :
La nuit n’est qu’un phénomène en trompe-l’œil.
Le jour n’est donc pas passé. Il continue.
Merci à Kevin pour cette enquête rondement menée.
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Dimanche 19 avril 2020
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De quel humour était-il né ? Il en était encore à se le demander !
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C’est en suivant une ligne de vie que le zébu s’était cogné à un cognassier bizarre.
Il glissait là, paroles rares, des p’tits papiers ébouriffés, par le courant des ciels rêvés.
Zébu laissait passer l’papier d’Art, Ménie Grégoire se chanterait en onde bleue, légèrement soulevée par les coings. Elle fonda « à la Jane » l’association « l’oiseau bleu » et l’Arc tendu de son aura ira jusqu’à chausser la clairvoyance, par le plus grand des hasards, après avoir marché plusieurs kilomètres sous une
giboulée d’eau tiède et rincé la lucidité du prisme optique par les deux bouts.
Tout le reste n’est que
riboulaine, sauf la formation du temps solaire. Rien n’est plus beau que son substrat, essence du puits à la racine, intermédiaire élancé vers le retentissement vibrissonné d’un frisson moléculaire.
Une voix se fraye un chemin vers son guttural accomplissement.
Nous ne sommes que des chargés de missions, et celle d’être et de rendre heureux est la seule à remplir.
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Lundi 20 avril 2020, cette fois Odette fête son saint, n’est pas Toulmonde qui veut !
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Cet espèce de
cognassier bizarre continue d’occuper toutes nos rubriques. Il avait en lui une puissance communicative pour peu que l’on se penchât vers ses branches chargées de fruits dorés comme une riboulaine du désert de Gobari,
Même les troupeaux de doux
zébus ne le traversent plus depuis belle lurette. Mais l’allure de la lurette vient à s’interroger depuis quelques temps sur l’origine de la trilogie des giboulées descendantes et ascendantes du centre de la Terre.
Ainsi hochent-ils la tête sans marquer de surprise à cette noble remarque, la marque du cognassier bizarre n’est recensée nulle part et même les publicitaires n’en disent pas un seul mot.
Nous nommerons ce mystère en l’évitant.
Ôtez les caractères typographiques et envolez-vous vers d’autres points de vue moins cartésiens mais tout aussi réels sinon plus.
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111 tris

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Elle brode ?

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– Capitaine, nous venons de dépasser le cap du quatrième chapitre, dans quelle direction allons-nous gouverner ?
– C’est une bonne question, officier Triton, suivez ce courant !
Le capitaine indique d’un geste vague de la main le Kuro-Shivo.
– Direction la Clarisse, mon capitaine, débastinguez l’équipage des hamacs, ça va bouger.
– Je leur boucane une bordée de jurons et vous les accastille d’une brasse, mon cambusier.
– J’aurais préféré les mettre à la cape, capitaine.
– Vous savez ce que vous voulez, Triton ?
– Oui mon capitaine.
– Quoi ?
– Traverser le creux de la vague sans dériver.
– Le gouvernail est calé ?
– Et la cale est pleine, mon capitaine !
– Alors croisez les sept mâts et ne vous débordez plus, tout va bien.
– Ok chef !
– Bon !
– Cap’tain Surcouf ?
– Quoi encore, Triton ?
– Vous avez des nouvelles d’Amphitrite ?
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Le Triomphe de Neptune et d'Amphitrite Cirta_mosaic
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Le Kuro-Shivo
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oeuvres
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Je n’ai absolument aucune inspiration en ce qui concerne la consigne d’écriture, carnets paresseux. J’aurais pu imaginer une croisière en plein Pacifique, un pèlerinage vers je ne sais quelle destination extraordinaire, une aventure fantastique dans un monde qui le serait tout autant, et bien non, mon imagination en berne me dit qu’il ne reste que quelques épluchures de mots dans ma calebasse, et qu’avec ça, c’est largement insuffisant pour construire une histoire.
J’ai beau fouiller les débris qui jonchent le sol du cucurbitacée, je cale. Même pas une bosse du français disserté en vue. Il y a peut-être celle du zébu, mais je ne vois pas en quoi elle pourrait m’aider à mettre un mot devant l’autre jusqu’à accoucher d’un truc sans avoir le trac. Parler en public n’a jamais été facile pour la bosse du zébu. On l’imagine, dodeliner de la tête, broutant dans une prairie l’herbe tendre du printemps, couvée par le regard de ses adorateurs. Puis, mue par on ne sait quelle force, lever la tête et lancer un long meuglement sonore, à réveiller un aurochs. Mais une fois qu’on a dit ça, on n’est pas plus avancé qu’un cognassier qui aurait mille coings mûrs à tomber par terre. Alors, le zébu s’approche d’un coing, en croque un morceau.
– Pas mauvais, ce truc !
Un zébu qui parle, pff, même pas crédible. Franchement, ces épluchures, c’est la dèche. Même pas de quoi formuler une phrase complète. Si seulement il y avait une giboulée de Larousse. Ce serait chouette comme tout. Tiens, je vais l’ouvrir pour voir. Il pleut de la convenance, du dérisoire, une possibilité, deux salamalecs, une conversation.
Pas plus avancée qu’une riboulaine du Sud-Ouest de la Manche d’un habit neuf d’empreur.
Hein ? C’est quoi un empreur ? Un Jules César, un tampon encreur, un lama cracheur de e ?
Nous avons tous un tampon encereur dans nos tiroirs, pas vrai ?
Napoléon en avait tellement qu’il tamponnait du soir au matin et du matin au soir, il tamponnait debout, il tamponnait assis. Il tamponnait même une main sur le ventre.
Nan, faut vraiment que mon Larousse s’arrête de pleuvoir du mot sans tête, sans patte, sans bosse du français, et sans lait de zébu. On en fait des fromages, des pâtés, des mythes.
Oui, des mythes, pardine. Le mythe du zébu, vous ne connaissez pas ?
Un jour, que le cultivateur était parti en vacances faire une croisière autour de la Mappemonde, le zébu vit passer deux pèlerins.
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– Tu vas où ? Demanda l’un.
– Je vais là où je suis, répondit l’autre.

– Et c’est encore loin ? Reprit le premier.
– Je ne sais pas, répondit encore l’autre.
– Si ça se trouve, c’est là, continua le premier.
– C’est possible, acquiesça l’autre.
Le zébu les trouva bien sympathiques.
– Hello, je suis le zébu.
Les deux pèlerins se retournèrent, mais ne voyant que le zébu, reprirent leur conversation.
– Je suis un zébu qui parle, insista lourdement le zébu en piétinant impatiemment.
– Par ma barbe, s’exclama le premier, un zébu qui parle !
– Et alors ? Nous sommes dans un conte, en déduisit l’autre.
– Un conte de zébu, se prit à rire le zébu, je n’en attendais pas autant.
Je referme mon dictionnaire, la pluie Larousse ça phrase pas haut.
Peut-être que Robert va phraser un peu plus bas, mais ai-je envie de tenter l’ouverture de ce monument ? Un Robert à la langue bien pendue.
Le cultivateur, pendant ce temps, visitait l’océan comme il cultive un champ de blés mûrs, aux épis dorés par la chaleur de l’été. De temps en temps il descendait sur l’eau, semait des graines, désherbait par-ci, repiquait par là. Puis, il remontait sur le pont et allait s’allonger sur un transat, ou encore faisait une brasse ou deux dans la pscine, cette fois c’est un i qui disparaît, essayant d’imiter les touristes professionnels. La marque de son débardeur commençait un peu à s’estomper. Il avait le bronzage agricole contrasté en arrivant.
Les poissons l’adoraient. Ce qu’il semait avait la qualité Clause. Ça régalait la population sous-marine.
Un jour, ça pend au nez de tout marin agricole, il y eut une tempête.
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La houle roulait gros. Des murs d’eau gonflaient leurs poches pour retomber sous les yeux du cultivateur effaré par la perspective de se noyer. Il rentra prestement dans sa cabine, se saisit du Larousse, l’ouvrit à la page du calme et hurla de tout ses poumons.
– Va dire à Robert qu’il calme l’océan, cette andouille nous a sorti une tempête qui trempe tout mon travail, je sème, je défriche, je sarcle, je désherbe, et lui, qu’est-ce qu’il fait, il ouvre l’océan de sa grande tempête. Faut pas exagérer, je ne veux pas couler mes vacances. Va lui fermer cette page, de la part du fermier, hein ?
Le Larousse, soufflant deux pages, se questionnait :
– Et les coings, et les deux pèlerins, on en fait quoi ?
– Un cognassier, sur le sol Irlandais, ça ne se verra jamais.
Je pourrais divaguer longtemps comme ça, carnets, mais là, il se fait tard.
Vous qui avez le sens du détail encadré dans sa logique la plus carrée, cela annonce que l’heure du repos approche.
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J’assume !
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Triton crête
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L’art en sort
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Petite copie du jour ^^

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Là, je m’adresse au patron pour demander s’il est possible de me retirer dans la caverne de Platon.
La réplique est sphinglante.
– Cessez de glander, travaillez de l’être, soyez au travail, et ne portez plus de bottes !!!
Ah, parce-que j’avais décidé d’aller ramasser des pissenlits avec mes bottes en caoutchouc, tchou, tchou.
Beh mince alors, est-ce une raison pour m’envoyer paître de la rose, rose, rose ?
Je décide alors que les gestes barrière sont aussi applicables sur ces mots sphinglants, gland gland gland.
– Je vais tout de suite faire selon vos recommandations, patron, car je vous fais entièrement confiance à ce sujet, geai geai !
– Le sujet, parlons-en, zan, zan.
Arrive le chef d’équipe du service comptable d’à côté. Il s’adresse au patron, néglige de me voir.
– Quel est le sujet ?
– Celui-là, là, là ! Répond le patron en me désignant du menton pointu, tue tue tue.
– C’est que d’habitude, il a l’air tellement glandissant, c’est la première fois que je le vois au travail.
Le sujet, devenu objet par l’intermédiaire de deux sujets discutant de lui devant lui sans s’adresser à lui faisant comme s’il n’était pas là, se tourne vers le centre de son être et se demande comment faire pour redevenir sujet. Que pourrait-il inventer comme geste barrière pour ne pas transmettre plus tard la situation de nihilisme à une quatrième personne ?
– Une idée à suggérer, patron ?
– Bonjour, chef d’à-côté, quel bon vent vous amène à venir glander parmi nous ? Quel est votre nom ? Je m’appelle Arthur.
C’est une excellente façon de faire, pense le patron.
– Je m’appelle Rameau, comme le neveu.
Quelle inconscient, se dit le chef. C’est un être, il existe, mais quel inconscience de ma part.
Arthur attrape la confusion de l’autre et la fais disparaître en argumentant, n’allons pas rajouter à qui que ce soit quelque mal-être quel qu’il soit.
– Bonjour Arthur, bonjour Rameau, je m’appelle Jean-François, comme le stade.
– Il y en a un paquet ! Ça commence par L ?
– Selon certains le stade est informel.
– Vous êtes à l’envers, c’est un antonyme. Vous parlez de Piaget, je présume ?
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– Quel est le contraire de barrière ?
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– Passage.
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Pas de réponse à propos de Piaget, bing zéro pointé recommence, se dit Arthur, reprennons !
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– Le stade formel selon Piaget, n’est jamais qu’une théorie pensée par un être humain, reconnue valide par d’autres êtres humains, visant à éclairer partiellement une vision.
– Une vision comme une autre…
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https://youtu.be/UEoqByYS9XY
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– Mais attention, observez bien comment il objétise l’enfant à travers ses observations. Si nous n’y prêtons pas attention, c’est une dérive.
– La voilà, la conscience de l’être. Gardons là ouverte, et pas qu’un peu !!!
– Et bien voilà bien un bon passage, dans la reconnaissance des qualités d’autrui. Merci.
– C’est un dépassement.
– Oui, non content de ne pas reproduire une situation objétisante, nous créons au delà, une situation croissante dans l’être.
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– Bon petit déjeuner à tous.
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