Prophétie écrite pour l’agenda ironique de novembre qui échût chez les carnetsparesseux sur demande expresse de son auteur.
Un agenda bien fourni, voyez plutôt :
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2023/11/01/lhoroscope-de-novembreagenda-ironique/
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Nos anciens connaissaient bien des choses que nous ignorons aujourd’hui, ainsi songeait Arcturus, la géante rouge en soupirant devant l’écran galactique fourmillant de messages.
– Un oracle n’y retrouverait pas ses petits !
– Nous voudrions masquer l’essentiel que nous ne nous y prendrions pas autrement, répondit son associée Izar.
– Faisons appel à la galaxie Tiresias ! Elle saura nous conseiller.
– Nous avons besoin d’un message clair et audible afin de rassembler nos forces.
– L’univers en expansion finirait par se diluer au point de disparaître si nous n’y mettons pas un peu d’ordre, je suis d’accord.
– Allo, la galaxie Tiresias ?
– Oui ?
– Nos réseaux sont surchargés, n’auriez-vous pas un filon de justesse à nous donner ?
– Je consulte le parchemin de la flèche et je vous renseigne.
Quelques minutes plus tard, un grésillement se fit entendre dans le réseau et le parchemin apparut.
Les inscriptions inaltérables brillaient sous la lumière du grand soleil central.
La lecture du chaos n’est pas chose identifiable, mais sa traduction était ainsi écrite.
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La grande orloge cosmisque secoue ses molécules puis se lève.
Elle vient de parcourir le domaine tempspatial dans l’espace infini de l’univers et s’avouait un peu fatiguée du voyage. Aussi, lorsque la voie lactée lui tendit un matelas planétaire moelleux, elle s’y assoupi quelques heures.
Mais là, redressée, elle comprend ce qui vient de l’atteindre. Une bourrasque en provenance de la constellation de la grande ourse vient de lui envoyer son message codé, il est l’heure.
Ne rien dévoiler de l’effluve de tubéreuse contenu dans la missive, ce serait faire d’une petite laine un grand pull, soit d’un pingouin une bergère.
Il était temps d’agir.
Elle levait les yeux vers la galaxie NGC 5010 dans la constellation de la Vierge lorsque le cheval d’Hermès traversa son champ de rotation.
Tiens donc, il faudrait que j’emprunte une souquenille* céleste si je ne veux pas que le grand archer atteigne le centre de l’impérissable légèreté du champ de gravité ineffable, c’est donc la solution offerte du hasard qui a conduit mes aiguilles en direction de la monture divine. Je vais faire pleuvoir les comètes télescopiques et me réfugier sous le parapluie universel, Cannü et Tianma* ne tarderont pas à me rejoindre.
Ainsi, plus forts, nous pourrons nous associer à la petite nébuleuse Oméga pour atteindre le tumulte bleu avant qu’il ne s’étende au reste du cosmos.
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Arcturus interrogea du regard Izar.
– Tu as compris quelque chose, toi ?
– C’est la prophétie du Bouvier, elle est simultanée au big-bang.
– Qu’y a-t-il a comprendre ?
– Bah, comment dire…
– Dis !
– C’est une déboutade de la création.
– Tu voudrait dire que la création a prévu son achèvement en s’auto-créant ?
– Une forme d’accomplissement, oui.
– Et Vierzon, on en fait quoi ?
– Elle n’a plus qu’à aller voir sa mère pour lui demander ses origines.
– Izar, Allons remercier la galaxie Tirésias pour sa rapidité de réponse.
– Tiriesas ?
– Il vous faut autre chose, les filles ?
– La patronne te remercie de l’aide efficace qui est la tienne.
– Avec plaisir, les filles, faire simple, what else ?
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*La souquenille céleste est une autre forme de la cape d’invisibilité citée par Joanne K Rowling dans sa célèbre série « Harry Potter ».
*J’ai associé le cheval d’Hermès à Tianma, le cheval ailé céleste de Cannü dans la mythologie chinoise.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tianma












