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Archive for the ‘Exercice de style’ Category

Pour l’agenda Ironique de Mai, Hip Hip Hip, Hou la la !!!
Pas trop vite le matin SVP, doucement l’après-midi, règle d’or de tout abscons qui se respecte.


Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de la liberté de la presse ! **

Sur invitation d’une consœur journaliste qui se reconnaîtra, et pour ne pas la citer, Gibulène, il m’est offert un sujet tout à fait grave, celui de la recherche des poussées d’Archimède. Car la technologie a beau être développée, c’est le genre qui ne peut rester qu’artisanal.
Aussi, pour en comprendre les enjeux, nous allons détailler le processus.
Tout neurone plongé dans la recherche de la poussée d’Archimède le fait en apnée. Une fois attrapée, la mesure de sa force reste énigmatique mais non insoluble.
Cette mesure est diluée ou concentrée en fonction du courant porteur de la justice.
Raison pour laquelle maître Gibi Onésimu, avocate aux barreaux de la liberté de la presse, nous propose ses compétences en matière de graduation.
Elle travaille en accord avec les règles du palais, bon goût, saveur, délices et joies diverses où les juges sont bien gardés.
Ils rendent ainsi des verdicts absolument au plus près de l’élégance et de la sapidité légale.
Notre rédacteur en chef, Paul Bocuse, lui adresse toute notre gratitude.
Merci à vous, madame Gibulène, pour votre solidarité artistique en matière de journalisme libre. Toute l’équipe du journal Bougon vous présente ses meilleurs neurones apnéïques.
A propos, quand pourront-ils reprendre leur souffle ?
Signé : Neurona Suffoccès, en direct du processus.

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Le reste de l’actualité en bref.

Bref :

Une tempête de fous rire estimée à 6 sur l’échelle du malobide aurait secoué la région Pois-tchou Charentes-Marie-trime.
Aucun dégât n’a été constaté à ce jour.
Les malobidologues évoquent la possibilité d’une succession de répliques.
Marie cherche un nouvel emploi, moins secoué.

Destruction du mur du son.
Les compagnies aériennes se mobilisent.
Les géants de l’isolation phonique aussi.
Une grève du ciel est programmée en direct de la fréquence.

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Allo… !!!
Enquête en cours, neurone en dérangement, veuillez patienter s’il-vous-plaît.

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« La liberté de la presse est au fondement de la démocratie. Garante de la liberté d’expression et de la liberté d’opinion, elle est constitutive des enjeux d’éducation aux médias et à l’information pour la formation citoyenne des plus jeunes de nos concitoyens à l’école, au collège et au lycée.

Proclamé « Journée mondiale de la liberté de la presse » par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, le 3 mai rappelle aux autorités publiques comme aux sociétés civiles la nécessité de défendre cette liberté chèrement acquise, en insistant sur l’importance de la pluralité et l’indépendance des médias ».

https://www.un.org/fr/observances/press-freedom-day

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Ce journal du 3 Mai fait, par effet de logique, suite à celui du 2…

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Cyclopédie en écriture timbre une note roucoulante, elle avait promis d’envisager la question du tarin, elle évoque celle de la musique.

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de 20 à 100 g

Depuis presque dix ans, penchée sur le solfège, elle trace la partition d’un concert rédigé sur des portées où les blanches soupirent, où les croches ont des pattes, où les dièses ont des clefs.

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Parfois elle étale au sol le rouleau décompressé, mesure le silence puis range le parchemin avec délicatesse.

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Parfois, l’intensité d’une note réveille une musicalité nouvelle, une hauteur de vue ininscriptible, un point d’orgue typographique sur le vélin joyeux.

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Cyclopédie remonte ainsi l’horloge des chants grégoriens dont la modulation et la sensibilité dépassent toute convenance de l’échelle byzantine.

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Sur sa Keaton Music Typewriter elle articule l’expression libre d’un mouvement atypique.
La création musicale figure l’ange au sourire de la cathédrale de Reims.
Avec son air taquin, celui-là…

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Elle sort du cadre défini par les codes classiques pour aller dépoussiérer les archives du Vatican.

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J’aime bien aller à la chasse. L’autre jour, j’étais en train de pister une virgule polaire, lorsque je me surpris à grimper au mât de l’exclamation. C’est en faisant le tour du point à 360° que mes yeux se sont posés sur un nid d’astérisques.
J’allais en faire l’inventaire lorsque la virgule polaire est venue s’y percher, éclairant de sa biffure le repaire d’étoiles.
C’est là que je me suis dit : Le plus beau cadeau que puisse me faire la ponctuation, c’est bien de m’offrir le point de vue nécessaire à la compréhension de la nature polaire en me guidant vers la chaleur du nid.
Les philosœufs de la ponctuation recèlent bien des surprises.
Or, il s’avère que ce jour là, une virgule dissidente se glissa sous l’aile d’un échassier bleu.
Ça devait le grattouiller car je l’ai vu se tordre le cou pour aller voir entre ses plumes en grommelant :
– Qu’est-ce que c’est que cette cédille dermique qui serpente sous mon duvet ?
Moi, une cédille, s’étonna la virgule. Quelle vexation !
Si mon arrondi se griffe d’un mouvement de fraction, le bout de ma baguette va lui montrer comment je me passe de lettre pour être, non mais !
Et elle lui donne un coup de pointe d’un talon vigoureux.
Le héron au long bec pince l’intrus signalé par piqûre et l’extrait de son plumage.
– Va donc faire ton travail d’hameçon plus bas, hua l’animal sans desserrer le bec. Puis il laissa tomber la virgule dans l’eau.
La dissidente savait nager.
Elle suivit le courant jusqu’à la berge.
Intrigués, les poissons oisifs la suivaient parfois, mais sans appâts, que ce soit virgule, cédille ou hameçon, cette petite giclette d’encre ne présentait aucun intérêt, si ce n’est celle de la curiosité, n’en ayant jamais vu de leur vie*.
C’est leste, une virgule ; arrivée près du bord, d’une légère contraction, elle réalisa un saut de puce digne, se posa sur la berge et sécha sa couleur au soleil.
A deux pattes de moustique de là, un point l’observait.
Ça faisait tellement longtemps qu’il était en rupture de texte que la vue de l’arrivante lui rappela bien des souvenirs. Celle de l’échappée finale d’un drame littéraire, lorsque fatigué des dénouements sombres il avait fugué du roman.
En tant que point final de l’histoire, l’évasion s’était avérée facile.
Lors d’une promenade narrative, il s’était glissé silencieusement sur la tranche du livre et, prenant tout son élan par les bois, avait attrapé une aigrette de pissenlit qui voletait dans les airs pour aller rouler du point entre les galets d’atterrissage.
Depuis, ramassé en un tout petit centre, il observait et découvrait, émerveillé, toute l’activité vivante et vibrante de l’étang.
Alors, voir arriver une virgule, vous pensez bien l’inconcevable d’une telle situation.
C’est tout un lyrisme qui déferlait avec elle.
Il allait devoir s’extraire à nouveau pour retrouver le présent et son réel poétique.
Mais qu’était-elle donc venue faire loin de toute intrigue littéraire ?
Était-ce le signe de ponctuation annonçant la respiration, l’espace du silence, l’interruption volontaire de la phrase naturelle ?
Les freins au vertige d’élocution sont si nécessaires au calme que le point en venait à s’interroger soudain sur l’effervescence environnementale.
Qu’est-ce qu’une virgule, décollée de la dernière lettre du mot qui la précède, allait bien pouvoir insuffler dans sa vie contemplative ?
Heureusement que toutes les ponctuations du patrimoine écrit ne projetaient pas de se réunir en ce lieu, le paysage en prendrait un sacré coup d’ombrage, pensa-t-il.
Vous imaginez le genre ?
,,, ;; ! … : ? () [ ] « » / .
Un vrai cacophonage. Une vraie siphonation typographique.
Pendant ce temps, une fois toute l’eau de ses rondeurs évaporée, la virgule balaya du regard les alentours. Quelqu’un l’observait. Une sensation très particulière lui indiquait.
Devait-elle s’inquiéter ? Existait-il des prédateurs à virgules en ces contrées inconnues ?
Elle saisit son courage à deux extrémités et tenta le point d’interrogation.
– Il y a quelqu’un ?
Silence.
– Ne faites pas comme si il n’y avait personne ! Je sens bien qu’on me regarde.
– Salut.
– Ah ! Je le savais bien !
– Tu viens de quel roman ?
– D’un recueil de poèmes, et toi ?
– D’Hamlet.
– Purée !
– C’est ça… C’est quoi ton poème ?
– Liberté, d’Eluard.
– Impossible. Il n’a aucune ponctuation.
– Je sais. C’est une erreur des éditions de minuit. C’est bien pour ça que j’ai pris la tangente, ils voulaient m’éliminer. Et toi, tu t’es tiré d’Hamlet pour quelle raison ?
– Bah, j’étais le point final. Il y avait tellement de morts, ça m’a déprimé sec. J’ai même eu peur de tomber raide. Alors, je me suis jeté hors du livre et j’ai roulé. Tu me vois, d’ici ?
– Bein, ça va mieux. Tout à l’heure tu étais tellement plus… Disons… Concentré.
– Je me demandais quel impact tu allais avoir dans cet environnement.
– Le silence du souffle, en toute logique.
– Ici, la logique change. En tant que point de fin, j’étais condamné à me taire à jamais.
– Et moi, à reprendre mon souffle.
– Et si on s’associait ?
– Nous ferions un sacré beau point-virgule !
– C’est tellement plus équilibré…


* Jusqu’à 40 ans pour un poisson rouge : https://www.peuple-animal.com/la-longvit-des-poissons/

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Joyeux Noël à tous.
Amoureux des glyphes et de la nature inclus.

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Peau de bois brut



Mon œil me fait un petit clin d’œil à la lecture. Elle écrit « beau bois brut » et j’y lis « peau de bois brut », mon œil est pétillant ce matin. Que dirait Freud d’un tel lapsus ?
Une théorie à la Sigmund à proposer, mon œil ?
Oui, me répond-il !
La description étant celle d’une table, le présage est clair. Ton père était charpentier et la première ébauche d’habitation selon Vitruve commence en plantant des fourches puis, entrelaçant des branches et remplissant les interstices de glaise, des peaux venaient recouvrir le tout.
C’est la mémoire décomplexée qui fleure bon le retour à l’essentiel.
La table étant celle de la loi divine, il y a tout lieu de penser que ce lapsus est hautement symbolique, avec un retour aux sources de l’être. C’est donc un accord entre la culture, la source, la nourriture et la construction qui signe le parchemin de peau que l’arbre de la connaissance représente. Toute l’harmonie est en voie de devenir dans l’ossature de la pensée. Il s’agit de construire la maison de l’écriture avec l’assemblage des mots en branchages de phrases puis de souder le treillis à l’enduit de la bonté et de la recouvrir d’une peau de douceur pour que la lecture gagne le cœur de celui qui parcourra le texte pour y retrouver l’ossature du logis.
Mon œil Sigmund se dépasse. Il avance plus vite que mon cerveau, à la vitesse de la lumière, mes neurones de cerveau lent s’inscrivent dans une temporalité plus longue, s’élancent, s’étirent, bondissant avec nonchalance dans un déroulement doux de logique patiente.
Alors arrive la lumière, l’autre, celle de la conscience, celle de l’intérieur.
C’est l’éclairage du foyer, la douce chaleur du cœur de l’ouvrage.
Et la lumière fut.
J’aime cette lumière intemporelle qui ne dépend d’aucune vitesse, arrive à son heure, inconnaissable, imprévisible. Cette flamme de l’âme qui ne brûle rien, porte la vie à son sommet.
Une flamme de plénitude.



La muse s’amuse

Dans sa peau de bois brut,
L’arbre craque.
On l’entend de si loin
Que des pentes abruptes
Dévalent les eaux du lac
Pour en être témoins.
Toutes les plantes se tournent
Du côté de son bruit.
L’oiseau, le nid, la mousse
Devinent bien ce qu’il dit.
La forêt en silence
Recueille en souterrain
La force et la puissance
Qu’il recevra demain.
Tout un monde aux aguets
Comprend l’œuvre en action.
La mue est au complet
Bientôt la gestation
Fera place à l’enfant
Qui fait craquer le bois.
Cet arbre est-il du temps ?
C’est la toute première fois
Qu’un arbre va accoucher
D’une pendule de clocher.
Même le coq s’est tourné
Vers l’enfant annoncé
Et l’arbre craque encore
Je crois que l’enfant sort.
L’ampoule s’est allumée.
Le bois de l’arbre en clef
Émet ses perles d’huile.
Une âme s’allume et brille.

Quel titre pour un poème, quel en-tête proposer,
Quand il n’est rien dedans qui veuille le signifier ?
C’est bien là que s’arrête la recherche du poète.
Car il doit s’effacer, laisser aller ses lettres,
Vers on ne sait quelle vie, dessein d’autonomie.
Adieu je vous aimais, vers et divers écrits,
Quel titre, m’est bien égal
Pour des vers si bancals.
Mon œil et son lapsus,
Ont amusé la muse,
Osé le conatus,
Sans autre mot d’excuse.
Ah votre hypoténuse
N’a ni coutumes ni us.
Jouée par toutes nos ruses
L’écriture en motus
Se rit de tant de vide
Que son plein intimide.
L’insecte au bénitier,
Les gros œufs de clocher…




http://www.infobretagne.com/horloge-astronomique-strasbourg.htm

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J’ai la tête en l’air !
J’ai la tête tellement en l’air qu’elle touche le ciel.
Elle est si haute que mon menton baigne dans le haut d’un nuage.
J’ai la tête oxygénée.
Éthérée d’être en l’air,
Aérée, ennuagée, baignée d’humidité.
Est-ce avoir la tête ailleurs que de l’avoir tellement en l’air ?
Ou bien l’ai-je perdue tant légère
Qu’elle s’est envolée dans l’éther ?
Ma tête me fait de l’œil.
Bon air bon œil,
Me dit mon œil faisant son joli cœur,
Ne te casse pas la tête,
Je tourne bien de l’œil, moi,
Et pourtant je ne dors que de l’autre !
Si ta tête n’en fait qu’à sa tête,
La tête hors du nuage,
Hors de l’eau du ciel,
Hors de l’ordre du monde,
Hors du froid pour que tes yeux ne le prennent pas,
Tes yeux n’auront pas la langue dans leur poche,
Mais ils auront la langue si bien pendue,
Qu’ils iront te faire les yeux doux,
Avec leur cœur ouvert et leur cœur joie,
Ils n’en feront jamais qu’à leur tête,
Pour en avoir le cœur léger.
Alors depuis, j’ai décidé,
D’avoir la tête en l’air,
Les yeux grands ouverts,
Le fond du cœur au bout de la langue,
Et un nuage sur les épaules.



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Simone veille sur les vieilles prédictions d’une Signorante en action
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Simone Sissi s’ignorait, non, elle ne bègue-bégaie pas !
Juste qu’elle avait beau regarder les astres déambuler dans l’espace infini, elle n’y entendait que le silence des antennes de la grande illusion comique.
Coulant son regard vers l’Aisne, Simone veille à ce que le voyage du siècle atteigne sa consécration la plus chère, aller chez le coiffleuriste et, tous pétales enfris de frissonnantes bouclettes planétaires, réussir l’encoifflurage d’une coupe pleine de corolles de mots.
Ainsi remplie d’hortensciemmentaux, d’orchidéalysées, de fondamentallures baroques, la chevelurgissementation en liberté n’aurait plus cure de l’indication rigide de réalisme des grands prophètes aux vérités inéluctables.
Simone circulait dans le sillon de ses habitudes en cyclomoteur Obi Wan six cylindres lorsqu’un véhicule syllabique la doubla.
Sitôt la manœuvre effectuée, une ampoule de sixième génération s’alluma dans le fossé adjacent à la direction empruntée par l’idée neuve.
Une coupe sibylline parcoure la carte qui en tombe des nues.
C’est quoi le sens du motus digitalisé dans l’inventaire d’Honoré Modalisa ?
Simone allie la boussole et l’intuition, les astres sont décidés à se faire entendre, traduisit alors le moteur de son convertisseur multilinguyglotte.
Primot : Le soleil est en ferveur des critiques littéraires histoire de se farcir le modèle jusqu’à la visibilité assurée en tout climat et sous toutes les latitudes.
Alors ? Les attitudes, et les altitudes, et les aptitudes, c’est de la groupie de sansonnet ?
Fût sa première réaction. Mais ensuite, toute réflexion faite dans la lenteur souterraine de la déduction détectivée par le bulbe sacré tubéreusonnant d’une cloche d’église, elle se dit à juste titre que la punitiognnnacitée n’ira pas chanter sous le parapluie de Cherbourg.
Segondosage : La lune prévoit une embellie pleine de poésie à la jonction du très beau charisme vénusien et de la grande bénéfique jovienne. A cheval entre les lignes de la minceur zéro calorie et celles de l’avis de ceux qui sont pour que le gras soit la vie de tous, Simone compose une sérénade édulcorante pour sucrer son café.
Trimottés : Harmonie temporelle et folie sage, brume d’inspiration, expiration profonde et puits de sens de la répartie seront réunis pour un plein de jouvence lors du concert de la grande gazeuse.
L’évènement s’annonce d’ampleur ludique, en complicité avec l’équilibre alternatif du courant de pensée à la mode loufoque et jubilatoire collectionné en triphasé dans le décan de la facétie.
Quadraturgie du bonheur : Les éléments faiseurs de pluie, de vent, d’étincelles et de quartz rose réunis feront naître la suite.
Quintal de rire : Pesé à la démesure, souquenillerez-vous qu’elle est excessivement Vierzonnée telle le pingouin du permandragore de la protubéreuse gastrique au sourire d’ange ?
C’est la cathédrale de la joie qui se moque de la basilique saint félicité de la perpétuité, n’est-il point ?
Ainsi Sissi Simone parla et par mont découvrit-elle l’art de la prédiction horescapée d’un agenda astralement sidéralaimanté par la bonne humeur de la bonne heure.
Avec toute sa grandiloquence pitresque perchée en altitude du haut de ses talons d’Achille, qui vous remercient de votre attention.
Merci.
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C’était en 2015 : Une éclipse lunaire
Les astres s’alignent en septembre

https://espacepourlavie.ca/ciel-du-mois/les-astres-salignent-en-septembre

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Hors concours pour l’agenda de novembre
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Ce mois-ci, c’est carnetsparesseux qui héberge l’agenda ironique.
Il nous invite à écrire un horoscope, à prédire l’avenir, en interprétant ce qu’on veut comme on veut à la condition qu’il devra contenir les mots cheval, parapluie, souquenille, pingouin, tubéreuse et Vierzon.
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La tête dans la constellation
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Le 25 mars 1921 naissait, sous le signe du bélier, une étoile du cinéma français.
Simone Signoret.
C’est presque le joli mai, mais presque seulement.
Si faire l’horoscope des vivants est une chose.
Qui pense à faire celui des morts ?
Il est apparu évident à Dame Cyclopédie de remédier à cette lacune en allant lire l’avenir dans la filmographie de l’étoile.
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Simone Signoret sous le signe du bélier
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Vous allez bientôt recevoir le casque d’or du mont Olympe sur la tête !
N’ayez crainte, chère Simone, car la vie est devant vous. Vous auriez préféré la vie devant soi ?
Bon, bein, d’accord pour cette formulation, mais à la condition d’y ajouter Béatrice devant le désir.
Ça vous va ?
Vous ne dites rien ?
Vous vous en fichez ?
Pffff, mon horoscope est foutu, alors ?
Non ?
Bon, puisque vous insistez, je continue, alors ?
Je continue !
Vous pourrez bientôt aller regardez dans la boîte aux rêves, le mort ne reçoit plus.
Sous le parapluie de Fantômas, vous irez déguster vos dragées au poivre tranquillement, les visiteurs du soir iront remettre l’étoile du Nord à sa place, soit dans le pôle céleste de l’ombre et lumière, dans la constellation de votre animal de compagnie, le chat.
Le prince charmant sur son cheval Boléro arrive par les chemins de la haute ville afin que vous puissiez fonder ensemble le couple idéal.
Le voyageur de la Toussaint est parti sans laisser d’adresse, les mauvais coups dans la ferme de la veuve Couderc ne vous atteindront plus.
L’Ange de la nuit, revêtu de sa souquenille ténébreuse, conduira la nef des fous vers le jour et l’heure de la mouette. Vous allez retrouver enfin l’adolescente, cette chère inconnue que vous n’avez pas eu le temps de découvrir, perdue dans l’impasse des deux-anges où vous étiez.
Le compte à rebours vous réserve la ronde éternelle des manèges enchantés de l’amour.
La mort en ce jardin, sous l’aveu de Thérèse Raquin, vient d’être mise en lumière par notre cher Mister Freedom, M15 demande protection, le diable à trois ira se faire cuire les démons de l’aube sous le jour le plus court.
Paris brûle-t-il ? Me demandez vous ?
Non, vous répondrai-je, mais bientôt, vous comprendrez que les granges brûlées de la capitale ne sont qu’un reflet de la chair de l’orchidée où le traqué ne cessait de vouloir vous faire croire que le fond de l’air est rouge, alors que l’armée des ombres rétablira sans tarder la vérité, à savoir que cet épisode ne sera qu’une rude journée pour la reine que vous êtes.
Ah, j’allais oublier, Suzanne et son marin de mari vous passent le bonjour.
Bien, je vais devoir vous laisser car Guy de Maupassant m’appelle sous le signe du lion.
Vous pouvez à tout moment contacter les services de police Python 357 pour de plus amples détails.
Dame Cyclopédie et son œil de lynx chiromancien y tient salon tous les mercredis du mois.
Elle reçoit sur inscription dans les tablettes d’époque séleucide, soit à partir de la fin du IVe siècle.
Les amours célèbres viendraient du premier signe du zodiaque. Une histoire de bélier volant à la toison d’or, paraîtrait-il.
Dans son journal, « le pingouin mésopotamien » de novembre a édité un article sur le sujet.
Voir la rubrique nécrologique, juste après le dossier sur la tubéreuse de Vierzon.
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Au cœur de la forêt profonde de Brocéliande s’est installé un restaurant atypique où un cuisinier un peu fou fabrique dit-on une soupe populaire si magique qu’aucune cruauté ne résiste à son pouvoir.
Le professeur Tournebidou est allé rencontrer Biscotte dans son établissement « du vieux velouté vachement bon ».
Ensemble, ils ont réinventé la recette du potage rustique, il nous la transmet aujourd’hui.
Merci professeur Tournebidou.


La base, c’est le verbe.


Ici, il a choisi de faire cuire au bain-Marie les verbes ressentir, espérer, recueillir, et concentrer.
Une fois moelleux, les verbes sont brassés au mélangeur conjugueur puis liés à l’adjectif doux.
Il les verse en pluie dans un grand saladier typographique et, délicatement pour ne pas les décomposer, il mélange à la cuillère à dénominateur commun.
Il goûte.
Si nécessaire, il adoucit l’adjectif dominant à la crème de conjonction.
Puis il verse le tout dans un moule à euphémisme qu’il passe à four régulé jusqu’à extraction du sens.
Ce qui reste dans le moule peut alors être découpé, grillé, et ira parsemer le fameux velouté vachement bon de Biscotte.
Biscotte, lui, il recueille le sens.
Il oriente et dirige.
C’est lui qui induit la direction des ingrédients vers la casserole de la sublimation.
Les verbes sont baignés, lavés, caressés dans le sens de la lettre.
La cuisson se fait au bain-Paris.
Les verbes en ressortent tendres à souhait.
Il n’additionne aucun assaisonnement. Les verbes doivent rester natures, pour exhaler tout leur arôme.
« Une saveur essentielle est une saveur propre », rappelle Biscotte à ses lecteurs. Si vous voulez une potion saine, simplifier, limiter, réduire à l’essentiel, et les petits croûtons du père Tournebidou feront le reste.
Une fois passés à la moulinette de la tendresse, nous pouvons servir à l’assiette et parsemer des fameux croûtons un peu fous, le sens est dans la soupe.
Bonne dégustation aux fins palais populaires.
La soupe peut se conserver plusieurs jours dans un flacon à caractères graphes.
C.F. modèle ci-dessous.

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Ecrit pour L’Agenda Ironique chez Gibulène,
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https://laglobule2.wordpress.com/2023/07/31/agenda-ironique-daout-2023/

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Ici, le premier jet pas foulé
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https://jobougon.wordpress.com/2023/08/02/lescamot-de-la-creation/.

– Elle s’est pas foulé les cymbales, la p’tite !
– Je fais ma révision, file moi la paix !
– C’est bien ce que je disais, elle se fiche de la note, elle joue faux, et en plus, elle en rit !
– Comme quatorze ?
– Tu parles de Louis, patate !
– Elle m’énerve avec ses grands airs…
– A cause des fausses notes ?
– Jusqu’au bout des ongles !!!
L’ongle incarné de la création riait sous cape.
En attendant, la p’tite, elle se foulait pas les cymbales. Elle timbalait, elle trimbalait, elle trimait, elle trimarait, elle terminait, elle rigolait, et il pleuvait :
– Tiens, c’est drôle, voici un nuage !
– Non, ce n’est pas une calinotade.
– Ni un patito d’ailleurs.
Mais…

J’écris ma ligne des cabinets.

Deux cigales averties en valent trois !
Tintin écrivait des préhistoires à ses enfants, euh, Cro-Magnon, et riait sous cape tant il aimait les distraire.
Alors quand Gaëtan Faucer a raconté à son aîné que le père Noël n’existait pas, ce dernier a souri et s’est moqué gentiment car il le savait depuis longtemps.
Mais ce qu’il ignorait, c’était la raison de la création de toute l’histoire.
Car depuis quelques temps, qui ne sont pas courts, les fadas qui colportaient l’histoire lui paraissaient de moins en moins fadas. Il y voyait plutôt là matière à rire.
– Il a augé ?
– Pardonnez mon cheveux sur la langue, j’en perds beaucoup !
La deuxième cigale se marrait bien.
– Tu chochottes, ma beauté ?
– Mais tellement ! Mon chouchou !
– C’est toujours mieux que d’chipoter !
Voilà, vous savez tout. Les cigales naissent dans les choux, dans le jardin du père Faucer, où les légumes poussent divinement bien.
D’ailleurs, en tant qu’endive, me voilà à pousser aux cabinets, le cigare au bord des lèvres. Une façon toute marine de tresser une corde, pour déposer une borne.
Voyez plutôt.
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https://www.facebook.com/marinenationale.officiel/photos/a.198481946841678/3996643537025481/?type=3
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https://www.place-armes.fr/blog?fbclid=IwAR2_ao-2vozmjlYqEiXltwH5UNRVGOHmg0PFH2AJ_rQP1rjNsHMcW1GxuVg
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Ecrit pour l’agenda ironique d’Avril 2023.
L’agenda ce mois-ci a mis les gaz du compresseur à fond les manettes pour nous faire écrire et déposer nos textes jusqu’au samedi 26 avril ici :
« le dessous des mots ».
Un grand merci à Max-Louis qui en est l’organisateur.

Communiqué qui presse :

Offre d’emploi du quotidien « substantifique squelette » de vendredi en 4M236k984 aux éditions quintessence. (p. 301)

« Romancier, spécialiste du roman policier, demande d’urgence détective pour trouver coupable dans roman en cours ».

Pour résumer, la souris du nom d’Hermux Tantamoq* a été enlevée.
Sa disparition suscite de grandes inquiétudes dans le milieu des chats, toutes aussi ubuesques que Polémiques Victor.
Car Hermux Tantamoq est dépositaire du secret bien gardé des chats qui ont neuf vies et ont besoin de l’élixir Pétronillux pour revenir à la vie en situation de trépas.
Cet élixir, dont la recette est conservée aux troisième sous-sépulcre de l’Allizycan, capitale de Dome, a été découvert lors du premier tome, appris par cœur et c’est Hermox qui l’a en tête.
Les chats tôt recherchent le kidnappeur, aucune rançon n’a encore été demandée. La piste « oiseau rare » a été envisagée.

Vous pouvez écrire au journal ou à l’auteur.
Merci d’avance à tous les détectives qui aurez l’aimable amabilité de proposer vos sévices.

D’ailleurs, à la suite de la parution de ce communiqué, nombre d’entre les chats lecteurs ont souhaité enquêter.
Nous avons découvert, lors de fouilles, sur le lieu présumé de l’enlèvement, plusieurs documents attestant de ces demandes.
Les chats rappellent que ça date de vendredi en 4M236k984.

L’un d’entre eux (de document) a retenu toute notre attention.
Nos traducteurs l’ont reconstitué. Ils sollicitent toute votre compréhension à bien considérer qu’à cette époque, le langage était balbutié de manière kouasiment indéchiffrable.
Pour parvenir à restituer l’élocution, ils sont entrés en possession de deux oreilles de lynx, et ont réussi là où d’autres se seraient ensablés.
Nous les félicitons d’avoir su apporter de l’eau à notre poulain.

Voici :

Monsieur Titi Perché,

Je vais faire d’une pierre deux clous en vous répondant que la droite lignée de l’enquête me permet d’avoir le constat dans l’œil pour trouver un coupable à cet enlèvement.
Au royaume des souris les chats sont perchés au pied de la lettre.
Donc, de vrille en anguille, je vais débarrasser le clocher histoire d’aller casser l’évier à hauteur de ce crime.
Compresseur à faire l’école démissionnaire, c’est la joute d’os qui va faire déborder la classe.
Et j’ajouterai que ce n’est pas en étant bavards comme des puits que ces derniers doivent bailler aux corbeilles.
Ça me donne la grosse fête de devoir décrouiller en catimini l’énigme de la disparition d’Hermox Tantamuq.
Mais, pour finir, c’est là où le chat blesse !
Car pour résoudre l’attentat, et je vais faire court :

Il s’agit d’adresser à l’auteur de la disparition ce message.

Kidnappeur, en avril, ne te découvre pas débile.
En mai, fais-le s’il te plaît.
Et puis, ne va pas en faire tout un rat.
Enoncer une porte ouverte pour tomber dans les tomes ne déplace pas trois pattes à un fêtard (qu’il soit enchaîné, ou pas !).
Puisque vous êtes comme les deux doigts crâniens, avec Hermux, c’est que vous souffrez du syndrome de la créature de Stockholm, apprenez que c’est en kidnappant qu’on devient cornichon.

Admettez enfin que votre projet va faire chou banc.
Car outre le fait que la demande de rançon ne fera pas la pluie et le beau paon, (ce serait vraiment jeter l’argent par les retraites), les cordonniers seront toujours les plus mal tirés à quatre épingles.
J’irais presque jusqu’à prétendre qu’il y a aiguille sous broche si les créatures qui veulent se faire plus rosses que les meufs n’étaient piquées des cannetons.

Mais arrêtons là de battre la gamelle tant qu’elle ébouillante le coupable.
Il aura beau être gai comme une prison, il est préférable de tourner vingt cinq fois sa ligne d’écriture autour du pré carré de la poudre aux vieux plutôt que d’aller prendre les messies pour des citernes.
Vous êtes dans une « j’en passe », (et des meilleures).
On n’en sort pas sous le sabot d’un cheval automate.
Ni en allant mettre son grain de ciel dans le poil de l’arête.

Je vous demande de vous arrêter !

Quitte à en prendre pour son grave, n’allez pas jeter de la tuile sur le jeu.

Rendez-nous l’Hermoq tentamux.
Et cessez cette usurpation à tombeau couvert.

Signé : Vurax

A la suite de quoi l’auteur dénoncera romantiquement l’interpellation.
Un procès aura lieu dans la salle des rats perdus.
Il s’ouvrira en milieu de semaine du mercredi en 4M236k980.

Bien à vous.

Polémique Victor

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