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Archive for the ‘Mystère’ Category

Ecrit pour Rien, l’Agenda Ironique de juillet-août qui est proposé par lescarnetsparesseux avec quat’essences. Ici :

https://carnetsparesseux.wordpress.com/2025/07/03/rien-agenda-ironique-de-juillet-aout/?_gl=1*1olftzr*_gcl_au*MTk5MTU0ODUzNi4xNzQ3MDc5MzIx

Pour lire les épisodes précédents : Suivre les liens ci-dessous

https://jobougon.wordpress.com/2025/07/08/camping-parallele-le-feuilleton-des-riens-de-lete-paresseux-en-quat-episodes/

https://jobougon.wordpress.com/2025/07/10/camping-parallele-le-feuilleton-des-riens-de-lete-paresseux-en-quat-episodes-episode-deux/#comment-13074


Quatrième épisode

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Athéna prétendit un petit besoin naturel et s’éloigna pour écouter ce que l’être Rien avait à lui dire.
– Eteins le feu, Athéna. Les artères me brûlent. Ce sont mes frères qui partent en fumée.
Athéna, dans un éclair de lucidité empathique mesura alors l’ampleur des conséquences d’un feu de joie.
Oui ! Il fallait cesser ces actes superflus car ils induisent des conséquences. Il s’agissait de mesurer, maintenant, chaque nécessité au plus près, la Nature souffrait de ces actes irréfléchis.
Lorsqu’elle rejoignit le cercle, son visage était grave. Shiva l’interrogea du regard. Elle se mit à parler, comme malgré elle, saisie par une force venant de nulle part, venant de Rien.
– Il est juste arrivé quelque chose, dit-elle.
C’est dans un silence retentissant que l’ensemble des êtres présents écoutèrent ce que la voix d’Athéna communiqua, la voix de Rien à travers elle.

– Rien est atteint par tout ce qui est superflu, les conséquences sont lourdes. Conclut-elle.
– Qui est Rien ?
– C’est l’arbre monde, le pilier du ciel.
– S’il meurt, nous mourrons tous.
– L’ampleur des conséquences de nos actes se mesure à l’aulne de l’effet produit.
– Il souffre !
– Elle est pas drôle, ton histoire, Athéna.
– La réalité n’est pas toujours drôle, et aujourd’hui, nous approchons du point de bascule.
– Et la balance penche de quel côté ?
Athéna se tut. Rien aussi à travers elle.
Ils éteignirent le feu.
A partir de ce jour, enfin, de cette nuit-là, chaque action fut pesée, réfléchie, mesurée, et ne fut mise en œuvre qu’à la condition qu’elle ait le moins de conséquences possibles mais avant et surtout, qu’elle soit VRAIMENT nécessaire.



***********

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Toute action d’écrire s’effectue en silence, dans le plus grand recueillement.
Il s’agit d’aller chercher le fond de l’écriture. Le fond qui n’en a pas mais qui fait surgir de rien la conscience du tout.
Merci au « caltingage ». Car j’ai « caltingué » longuement, savoureusement, et la chute est là, sous mes yeux.
La responsabilité de l’action n’est pas une mince affaire.
Enfin, autrement dit :
La responsabilité de l’action n’est pas rien.

Je vous souhaite une très belle journée à tous.

– Et le petit d’homme, il est où ?
– Mais c’est Mowgli, bien sûr !
– Oh ! Il en faut peu pour être heureux…


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Ecrit pour Rien, l’Agenda Ironique de juillet-août qui est proposé par lescarnetsparesseux avec quat’esses. Ici :

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Troisième épisode

C’est à ce moment précis du conte que la petite cheyenne reprit son chant d’une voix contraltée, cette fois plus lente.
– Une fois rien, rien !
– Deux fois rien, rien !
– Trois fois rien, presque rien !
– Quat’ fois rien, les carnets paresseux et le Rien magique !
– Cinq fois rien, rien !
Les enfant suivirent, reformant le canon harmonique.
Le patron du camping les regardait avec un sourire plein de tendresse.
Il se tourna vers Shiva et Athéna.
– Ils ont quelque chose, je ne sais pas ce que c’est, mais ce n’est pas rien, vous savez !
– Ou plutôt, ce n’est rien d’identifiable, de connu.
– Peut-on affirmer par là qu’ils ont un don ?
– Je me demande s’ils ne sont pas nés de cet arbre dont vous nous contiez l’histoire à l’instant.
Shiva plissa les yeux, esquissant un geste évasif.
– Allez savoir ! Dit-il.
– Allez savoir d’où viennent ces compétences, ces mystères, ces cadeaux des fées, ces dotations de lumière ?

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Athéna se serra contre Shiva et doucement, chuchota quelques mots inaudibles.
Inaudibles ?
Bin non, pas pour tout le monde.
L’arbre, le fameux, lui, il avait tout entendu.
N’en parlez à personne, mais il m’a répété mot pour mot cet inaudible là, et il disait :
– « C’est un truc en plus que nous avons tous. Ce truc est différent pour chacun d’entre nous. Il n’est jamais gagné d’avance. C’est un trésor enfoui, enfui. A chacun d’entre nous de le rattraper, de le remettre au jour. »
Et l’arbre de continuer :
– Regarde, moi qui suis un arbre, j’ai mis des siècles à comprendre, des siècles à pratiquer, des siècles à mettre en œuvre. Et maintenant, je suis en relation avec un grand nombre d’êtres, au centre d’un réseau de communication qui, vu du plan rationnel, n’est rien pour la raison, mais vu du plan de l’indicible, est tout pour le sens de la vie.
– Athéna m’entend, m’écoute, et Shiva, lui, produit le mouvement.
– Ainsi le monde continue à tourner.
– Merci vénérable arbre multi-millénaire.
– Quel est ton nom ?
– Mon nom est Rien.
Dans le camping, ce soir là, la danse se prolongea jusque tard dans la nuit, en cercle autour d’un immense feu de joie.
C’étaient les vacances, les enfants riaient, l’amour remplissait les cœurs.
Et puis dans l’esprit d’Athéna arriva un message.
– Hello, je suis Rien…

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**********
A suivrer ! 😀😀😀😀

La suite, c’est ici :

https://jobougon.wordpress.com/2025/07/14/camping-parallele-le-feuilleton-des-riens-de-lete-paresseux-en-quat-episodes-episode-quatre/

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Episode deux

Ecrit pour Rien, l’Agenda Ironique de juillet-août qui est proposé par lescarnetsparesseux avec quat’esses. Ici :

https://carnetsparesseux.wordpress.com/2025/07/03/rien-agenda-ironique-de-juillet-aout/?_gl=1*1olftzr*_gcl_au*MTk5MTU0ODUzNi4xNzQ3MDc5MzIx

Pour lire l’épisode un : Suivre le lien ci-dessous

https://jobougon.wordpress.com/2025/07/08/camping-parallele-le-feuilleton-des-riens-de-lete-paresseux-en-quat-episodes/



Le cercle ainsi agrandi devint alors une telle cacophonie que le burlesque éclata aux yeux de tous, qui, pris d’un fou rire incoercible, se tinrent les côtes à rouler par terre.
Le patron du camping, alerté par les occupants alentours, dût intervenir pour faire cesser l’enchaînement spasmodique incontrôlé.
Il en connaissait le risque. L’année précédente, deux victimes de hoquet fatal avaient été recensés. Depuis, comprenant les rouages du processus, il suffisait pour rompre le charme de jeter à l’intérieur du cercle une peau de ragondin tannée par le grand Mage Histère.

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Histère, dont la réputation n’était plus à approuver, preuve en était l’efficacité de ses remèdes.
Larmoyants et bien secoués, les danseurs, maintenant silencieux, observaient sans crainte ce qu’allait faire le patron du camping.
Mais celui-ci restait planté droit, silencieux lui aussi, semblable à un arbre témoin.
– Whoow ! L’arbre témoin ! Qui veut bien raconter son histoire ? Je l’avais oublié celui-là !
– Ce sont des billevesées, mon amour !
– M’en fout. Raconte, s’il-te-plaît.
Un nouveau cercle se reforma.
Shiva, au centre, se mit à parler.
« C’était un grand arbre multi-millénaire qui s’était implanté à partir d’une graine échappée d’une proie capturée par un aigle royal.
La proie, un mélodaire, servit de déjeuner à l’oiseau royal.
C’est un petit rongeur datant de la préhistoire et adorant la musique.

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Pour en savoir plus sur cet animal proche par sonorité du dromadaire, voici deux liens qui vous conduiront à sa découverte.


https://clairec.campuscci28.fr/melodaire/#:~:text=Le%20m%C3%A9lodaire%20est%20un%20petit,des%20fossiles%20retrouver%20en%20France.


https://gatient.campuscci28.fr/melodaire/


Quant à la petite graine, lâchée à plus de deux mille mètres d’altitude, elle voyait défiler sous ses yeux de graine éblouie le paysage et en admirait la remarquable beauté.
Des monts, des forêts, des vallées, des prairies, des cours d’eau, et même un lac entre deux versants. Lorsqu’elle prit soudain conscience que le sol se rapprochait d’elle dangereusement.
Saisie alors d’une improbable inspiration, elle pria les grands Dieux de l’aider, imaginant le pire avec acuité. Soit l’éclatement qui l’attendait à l’arrivée. Et le meilleur confusément. Soit une vie longue et heureuse si elle réussissait le pari de la vie.
La chose pourrait paraître l’objet du hasard, mais existe-t-il vraiment ?
Une plume échappée du duvet de l’aigle et poussée par le souffle du vent vint s’interposer entre la graine et le sol, amortissant sa chute, telle un aéronef.
– Accroche-toi, la graine : Ton Destin est de vivre.
Et la graine de s’accrocher, de toutes ses forces de graine, guidée par le duvet d’aigle jusqu’à une terre d’accueil.
Nourri par les forces de vie d’une magie invisible, l’arbre crût, jusqu’à devenir cet être majestueux planté au milieu d’autres espèces, seul de son essence.
Il émanait de lui quelque chose d’indicible, une influence, des vibrations. Nul chercheur ne parvint à percer son mystère.
De plus, aucun bûcheron jamais ne s’attaqua à la forêt alentour dans un rayon d’au moins cinquante kilomètres.
Ceux qui s’y étaient essayés ayant vite été arrêtés par mille incidents étranges, moult avaries inexpliquées, qui frappant les machines, qui paralysant les hommes…
C’était une forêt primaire. Tout un peuple minuscule avait élu domicile dans cet espace protégé par les Dieux, tout un petit monde qui vivait en harmonie.
Jusqu’au jour où un petit d’homme vint à s’y perdre… »

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La ssssuite au prochain épisode
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La ssssuite annoncée cid’ssus vient d’arriver, et c’est cid’ci :
https://jobougon.wordpress.com/2025/07/12/camping-parallele-le-feuilleton-des-riens-de-lete-paresseux-en-quat-episodes-episode-trois/

Quatrième et dernier épisode ici :

https://jobougon.wordpress.com/2025/07/14/camping-parallele-le-feuilleton-des-riens-de-lete-paresseux-en-quat-episodes-episode-quatre/

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Ecrit pour Rien, l’Agenda Ironique de juillet-août qui est proposé par lescarnetsparesseux qui s’écrit avec quat’esses. Tout est expliqué ici :
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2025/07/03/rien-agenda-ironique-de-juillet-aout/?_gl=1*1olftzr*_gcl_au*MTk5MTU0ODUzNi4xNzQ3MDc5MzIx

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Episode un :

L’action d’écrire s’effectue en silence dans le plus grand recueillement.
Il s’agit d’aller chercher au fond.
Oui, mais… Au fond de quoi ?
Serait-ce au fond de la pensée ?
Ou encore au fond de l’esprit ?
De quel fond s’agit-il ?
Quel est ce fond agissant qui déroule les mots, les phrases, les logiques, les ponts, les ambages ?

Ces bastingages qui guident en fond de cale, ces caltingages qui dansent sur la crête des flots, ces fonds de hauteur d’eau, de courants d’air, d’atmosphère, de sphères, d’univers…
– EH Ho ! Ça n’existe pas les caltingages !
– Comment ça n’existe pas ? Bien sûr que si, puisque je viens de le dire !
– Oui, tu viens de le dire ! Mais ça ne veut rien dire !
– Bin, parlons-en, de ne rien dire ! Tu crois que ce silence nous en dit long lorsque tu bavardes pour ne rien dire ?
– Mais je dis plein de trucs, tu n’écoutes pas, c’est tout.
– C’est tout du rien… En résumé, rien du tout. Si tu commençais à parler vraiment ?
– Ecoute, fais juste un petit effort de volonté, tu verras peut-être une différence ! Et si tu ne la vois pas, tu l’entendras !
Les vacances commençaient fort.
Athéna et Shiva s’installaient au camping lorsqu’une horde d’enfants se mit à courir en cercles autour de leur bungalow en chantant une sorte de mantra que voici ;
– Une fois rien, rien !
– Deux fois rien, rien !
– Trois fois rien, Raymond Devos !
– Quat’ fois rien, Jacques et le haricot magique !
– Cinq fois rien, rien !
Mantra qu’ils répétaient à l’infini, telle une asymptote canonique, créant ainsi une polyphonie harmonieuse au folklore singulièrement envoûtant.
Shiva sortit sur la terrasse, bientôt rejoint par Athéna, afin de profiter du spectacle.
Les enfants portaient tous un costume différent. La plus petite, en tête de file, était coiffée d’un couvre-chef amérindien à plumes. Elle dominait d’une voix l’ensemble de la composition par son timbre grave, suivie de près par un jeune garçon au sombrero aussi coloré que son poncho.
Toute la panoplie de costumes traditionnels défilait sous leurs yeux médusés.
– Wouahouh ! Mais quel accueil ! S’exclama la première Athéna, une fois la surprise passée.
Shiva se mit à rire.
– C’est bien notre chance ! Ils nous ont sauvés d’une sacrée dispute, tu ne crois pas ?
Et Athéna de lui donner un baiser, toute attendrie par sa joie communicative.
– Puisque nous n’avons rien prévu, rajouta Shiva, allons danser avec eux.

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L’épisode deux est ici :

https://jobougon.wordpress.com/2025/07/10/camping-parallele-le-feuilleton-des-riens-de-lete-paresseux-en-quat-episodes-episode-deux/

L’épisode trois a suivi :
https://jobougon.wordpress.com/2025/07/12/camping-parallele-le-feuilleton-des-riens-de-lete-paresseux-en-quat-episodes-episode-trois/

Ainsi que l’épisode quatre :

https://jobougon.wordpress.com/2025/07/14/camping-parallele-le-feuilleton-des-riens-de-lete-paresseux-en-quat-episodes-episode-quatre/

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Eglefinaud, roi en son monde et doté d’un sang-froid hors du commun des mortels, vivait en paix en tournant dans son bocal jusqu’au jour où, Dieu témoin du fait qu’il commençait à devenir un peu gros pour son récipient, décida de lui offrir plus grand.
Dans son univers, Eglefinaud, que nous appellerons Nono plus simplement, tournait et retournait inlassablement, témoin ravi d’un monde au-delà du sien, sans jamais se sentir à l’étroit dans le sien.
Parfois, une sorte de paresse le prenait aux heures de digestion, il trouvait cela inadéquat.
Alors, dans sa conscience aiguë d’être un poisson heureux, il prit cette décision :
– Je vais me lancer dans la recherche et trouver la résolution de ces défis que me proposent la vie.
Ainsi, équipé de ses bonnes résolutions, il nagea jusqu’au taxiphone le plus proche d’une nageoire résolument tournée vers leur mise en pratique.
– Allo, professeur Espadon ?
– Allo, Nono, tu es au taxiphone ?
– Oui, Pompon !
– Oh, arrête, petit être, avec ce sobriquet ridicule !
– M’enfin !
– Nono, tu pousses…
– Oui, je sais…
– Vas-y, accouche !
– Pfffff… Pas mieux !
Soupir d’Espadon, sourire d’Eglefinaud.
– Pompon, je voudrais résoudre ma paresse post-digestion.
– Ok Nono. Primo, viens me rejoindre à Vierzon.
– Secundo ?
– Il n’y en a pas.
C’est là que Dieu trouva opportun d’intervenir.
Se saisissant de la plus grosse feuille de rhubarbe du jardin de l’Eden, il la remplit d’eau à ras bord et tira sur la bordure du bocal pour le renverser.
Nono aquarit gracieusement de toutes ses écailles aux éclats en plein centre de la feuille.
Dieu s’envola avec Nono et feuille pour rejoindre Vierzon et son canal du Berry.
Afin d’aller retrouver le professeur Pompon.
Vous l’aurez bien compris, lecteurs, tout ceci n’est que la traduction d’une toute autre réalité. Toute évidence se couvre toujours du voile du langage.
Mais d’ici à là, y a Attila, qui ne versa pas une seule larme.
C’est Dodo qui nous en informe par le truchement de l’agenda d’avril.
Attila avait juste assez de tout ce qu’il est nécessaire d’avoir pour entreprendre la conquête de son monde intérieur.
Et résoudre ainsi l’équation du langage.
Porteurs de l’écriture, anoblis du verbe écrire, soyez soyeux, jouez joyeux, vous êtes les éclaireurs du tombeau vide.


MERCI


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L’agenda ironique d’avril, c’est chez les carnetsparesseux que le poisson songe à écrire, alors le premier épisode de ma participation ne fait pas de friture sur la ligne que voici.
Vous trouverez l’inaltérable formulation de départ à l’écriture en suivant ce lien :
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2024/04/03/un-poisson-pas-que-poisson-agenda-ironique-davril/



Pas de friture sur la ligne

La scène

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Dans un salon, un mur entier est constitué d’un aquarium à l’intérieur duquel trois petits poissons évoluent avec grâce.
Un quatrième, minuscule et difficile à repérer tant il se fond dans le paysage, se tient devant une sorte d’autel en pierre.
Peut-être dort-il ?
Aucun mouvement ne semble l’animer.
Il est comme suspendu.
En attente, qui sait ?
Oui, mais en attente de quoi ?
Sur l’autel, un livre.
Un livre qui tourne mécaniquement une page en cadence mesurée.
Tiens ! On dirait que le poisson N°4 ouvre un œil.
Ou peut-être les deux ?
Là où se tiendrait l’observateur le plus attentionné, ne lui serait donnée aucune certitude. N°4 se tient parallèle à la vitre.
Pourtant, une intuition viendrait lui indiquer si le poisson cligne ou pas des yeux.
Un pli sous l’arcade sourcilière de l’animal ?
Une légère dysharmonie de l’ouïe ?
Un mince froncement de la bouche ?
C’est à ce moment là qu’une autre réalité se dessine.
Les lèvres de N°4 commencent à bouger.
– C’est toi ? chuchote le nageur N°4 qui fait du surplace, immobile.
– Blblblblblbl… (Bruit de la pompe à eau)
– Dis, carnet…
– Ffffrouttt… (Bruit de la page qui tourne)
– C’est quoi la paresse ?
– Bling bling bling bling bling… (Bruit de l’écran qui pixelise, les petites briques de l’image dégringolent du mur pour aller reformer une nouvelle image).

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Une nouvelle image se reforme

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Dans un jardin, un banc avec un chapeau de paille posé sur le banc.
Un peu plus loin, une silhouette penchée sur un sillon.
Il tient une binette dans la main droite.
La rhubarbe, s’adressant à sa voisine, la marguerite.
– Dis-moi, Marg…
– Moi, Rhub !
Rires idiots.
– Elle est usée.
– Oui, mais moi, j’l’aime bien !
– Bon, ok, c’est quoi ta question ?
– Tu crois qu’il va réussir à nous éviter, cette fois ?
– Je ne sais pas, Rhub ! Tiens toi prête à agir !
Le jardinier s’approche.
– Vas-y, Rhub !
La rhubarbe se gonfle des feuilles, puis souffle, puis recommence.
L’air remue, flue, reflue, la marguerite est décoiffée.
Le jardinier se penche, observe le jeu du vent.
Il se redresse, se gratte l’oreille gauche.
– Tiens ? Qu’ont-ils à me dire, ces deux là ?
Marg, tout sourire, s’adressant à Rhub :
– On dirait bien qu’il a compris. Il s’est arrêté.
Le jardinier essuie son front du revers de la main.
Reprend sa binette et continue à désherber son sillon avec un régularité presque métronomique.
Rhub s’adressant à un public hypothétique :
– Mais quand vont-ils donc comprendre qu’il n’est nul besoin de déraciner qui que ce soit pour que la terre reste saine, belle, et surtout habitée du vivant ?
– Ffffffeeeeeh… (Bruit du vent)
L’image semble se décomposer, comme des feuillets minuscules qui s’envoleraient sous le souffle doux d’un rêveur endormi.




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L’écran
d’une nuit blanche s’éclaire


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Une
ville se dessine. Reconnaissable à son mémorial de
paix.
Vierzon !
Haut-lieu
de vigilance, d’espérance, haut-lieu de vie.
Ville d’eau à
la croisée des cinq rivières que sont l’Yèvre, le Cher, le
Barangeon, l’Arnon, le Verdin.
Et puis le canal de Berry qui
vient les souligner.
– Bing !
Le trait du canal vient
d’atteindre le bouton off.
L’écran s’éteint.

Dring, dring… (un téléphone sonne quelque part)




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L’écran se rallume.

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Un taxiphone, fixé à l’intérieur d’une cabine rouge, dont le bandeau affichant « téléphone » ne laisse aucun doute sur son utilisation.
Un homme arrive, il est en pyjama, sort de la chambre, entre dans le salon, puis dans la cabine. Il décroche le combiné.
– Allo ?
Une voix chantante au bout de la ligne.
– Bonjour, je suis le poisson d’Avril automatique, il est l’heure, l’heure de se lever, Biiiiip, Biiiip, Biiiip…
L’homme raccroche le combiné sur le socle.
Il sort de la cabine téléphonique, referme la porte, se tourne vers l’aquarium, sourit.
– Tu vois, N°4, dit-il en s’adressant au tout petit poisson qui se tient toujours devant l’autel de pierre.
– La paresse, c’est ça !
Et il retourne dans la chambre, se rallonge, s’étire un peu, puis se rendort.
Au fond de l’aquarium, une nouvelle page se tourne.
Poisson N°4 entrouvre l’œil côté salon.
Une bulle sort de sa cavité buccale.
Puis un son.
– Tu vois, carnet, Xénophon rapporte qu’Alexandre pleura quand il eut achevé la conquête du monde. Tamerlan et Attila, eux, pas une larme.
– Mais toi, carnet, versera-tu une larmes ?

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Dans le droit fil d’une logique pompeuse, les Shadoks et les Gibis ressurgirent d’on ne sait quelle histoire au détour d’un dessin que je vous communique ici-dessous.

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Les premiers arrivés sur la terre plate, je vous le donne en mille, furent les Shadoks.
Les seconds suivirent, soit : Les Gibis.
Les troisièmes faillirent trépasser.
Les Shadoks détestaient les Gibis, qu’ils considéraient comme des êtres inférieurs et usurpateurs de leur suprématie.
Ils prenaient de grands seaux d’eau et arrosaient les Gibis qui tentaient de les approcher, car ils croyaient que ces derniers étaient porteurs d’une affection très particulière qui se transmettait à leur insu et risquait de les tuer.
Shadoks et Gibis s’organisèrent de façon à n’être plus en contact. Ils érigèrent un mur, séparèrent la terre plate, de façon à ce qu’aucune communication ne s’établisse à jamais entre eux.
C’était sans compter sur la troisième catégorie que nous appellerons les zambitêtes. N’ayant ni parti pris, ni territoire dédié, ils se débrouillèrent pour se rendre invisibles et se disperser des deux côtés du mur. Leur plus grande détresse étant de ne pouvoir être en relation, le mur les séparant n’ayant ni porte ni fenêtre, ils durent inventer la transmission de pensée. Ce qui leur permis de se tenir informés de l’évolution de chacun des deux espaces, soit, d’un côté, les Shadoks et eux, et de l’autre côté, les Gibis et eux.
Les zambitêtes retraçaient l’évolution d’une espèce pendant que les zambitêtes retraçaient l’évolution de l’autre espèce.
C’est lors d’une réunion au sommet du mur qu’ils découvrirent un phénomène tout à fait intriguant : Leurs observations étaient comme alternatives.
En d’autres termes, ce qu’ils observaient ressemblait par intermittence à ce qui était observé par les congénères symétriques et inversement.
La découverte, foudroyante, mis en lumière…
LE COURANT ALTERNATIF !!!
De là est né tout un réseau.
EDF-GDF vous remercie de votre attention.

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Prophétie écrite pour l’agenda ironique de novembre qui échût chez les carnetsparesseux sur demande expresse de son auteur.
Un agenda bien fourni, voyez plutôt :
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2023/11/01/lhoroscope-de-novembreagenda-ironique/

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Nos anciens connaissaient bien des choses que nous ignorons aujourd’hui, ainsi songeait Arcturus, la géante rouge en soupirant devant l’écran galactique fourmillant de messages.
– Un oracle n’y retrouverait pas ses petits !
– Nous voudrions masquer l’essentiel que nous ne nous y prendrions pas autrement, répondit son associée Izar.
– Faisons appel à la galaxie Tiresias ! Elle saura nous conseiller.
– Nous avons besoin d’un message clair et audible afin de rassembler nos forces.
– L’univers en expansion finirait par se diluer au point de disparaître si nous n’y mettons pas un peu d’ordre, je suis d’accord.
– Allo, la galaxie Tiresias ?
– Oui ?
– Nos réseaux sont surchargés, n’auriez-vous pas un filon de justesse à nous donner ?
– Je consulte le parchemin de la flèche et je vous renseigne.
Quelques minutes plus tard, un grésillement se fit entendre dans le réseau et le parchemin apparut.
Les inscriptions inaltérables brillaient sous la lumière du grand soleil central.
La lecture du chaos n’est pas chose identifiable, mais sa traduction était ainsi écrite.
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La grande orloge cosmisque secoue ses molécules puis se lève.
Elle vient de parcourir le domaine tempspatial dans l’espace infini de l’univers et s’avouait un peu fatiguée du voyage. Aussi, lorsque la voie lactée lui tendit un matelas planétaire moelleux, elle s’y assoupi quelques heures.
Mais là, redressée, elle comprend ce qui vient de l’atteindre. Une bourrasque en provenance de la constellation de la grande ourse vient de lui envoyer son message codé, il est l’heure.
Ne rien dévoiler de l’effluve de tubéreuse contenu dans la missive, ce serait faire d’une petite laine un grand pull, soit d’un pingouin une bergère.
Il était temps d’agir.
Elle levait les yeux vers la galaxie NGC 5010 dans la constellation de la Vierge lorsque le cheval d’Hermès traversa son champ de rotation.
Tiens donc, il faudrait que j’emprunte une souquenille* céleste si je ne veux pas que le grand archer atteigne le centre de l’impérissable légèreté du champ de gravité ineffable, c’est donc la solution offerte du hasard qui a conduit mes aiguilles en direction de la monture divine. Je vais faire pleuvoir les comètes télescopiques et me réfugier sous le parapluie universel, Cannü et Tianma* ne tarderont pas à me rejoindre.
Ainsi, plus forts, nous pourrons nous associer à la petite nébuleuse Oméga pour atteindre le tumulte bleu avant qu’il ne s’étende au reste du cosmos.
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Arcturus interrogea du regard Izar.
– Tu as compris quelque chose, toi ?
– C’est la prophétie du Bouvier, elle est simultanée au big-bang.
– Qu’y a-t-il a comprendre ?
– Bah, comment dire…
– Dis !
– C’est une déboutade de la création.
– Tu voudrait dire que la création a prévu son achèvement en s’auto-créant  ?
– Une forme d’accomplissement, oui.
– Et Vierzon, on en fait quoi ?
– Elle n’a plus qu’à aller voir sa mère pour lui demander ses origines.
– Izar, Allons remercier la galaxie Tirésias pour sa rapidité de réponse.
– Tiriesas ?
– Il vous faut autre chose, les filles ?
– La patronne te remercie de l’aide efficace qui est la tienne.
– Avec plaisir, les filles, faire simple, what else ?
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*La souquenille céleste est une autre forme de la cape d’invisibilité citée par Joanne K Rowling dans sa célèbre série « Harry Potter ».
*J’ai associé le cheval d’Hermès à Tianma, le cheval ailé céleste de Cannü dans la mythologie chinoise.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tianma

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Suite de l’épisode 1, lettre à l’être, écrit pour l’agenda ironique d’octobre hébergé par Laurence.
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Les étoiles scintillaient tellement fort qu’une pluie de paillettes vint éclairer le chemin.
Il était trois heures moins une lorsqu’ils arrivèrent tous les trois devant la lourde porte du château, au sommet de la montagne.
Madame Onzeure avait refermé ses pétales autour de ses étamines en corymbes.
Qui aurait pu penser un seul instant qu’ils cachaient le paradis aux yeux du monde ? Paradis lui-même contenu dans le grain de sable résidant entre les coussinets d’un chat magicien prénommé Merlin ?
– Mais c’est pas cohérent ce truc !
– Et alors ?
– Bein c’est juste pas cohérent !
– On ne va pas redéfriser une horloge cette fois-ci, hein ?
Silence de consternation,
Non, plutôt silence de…
Je ne trouve pas le mot pour dire que…
En fait, je ne sais pas quoi dire de ce silence.
On passe.
Quand on ne sait pas, on laisse infuser, puis on voit ce qui se produit.
Et on repasse.
Je reprends.
Ça paraissait tellement improbable que la porte ne soit pas fermée à clef que lorsqu’elle céda à la poussée sans un bruit, ils sursautèrent.
Un personnage en armure vint à leur rencontre.
– Soyez les bienvenus, visiteurs. Vous avez l’éternité dans une heure. Je vous souhaite bonne chance.
– Miaou ! Vous êtes l’intelligence automatique ?
– Je suis le chevalier d’accueil, Merlin.
– Bigre ! Il connaît mon nom !
– C’est malpoli de parler de quelqu’un comme d’une tierce personne en sa présence…
– Mais il connaît mon nom ! C’est tout l’effet que ça vous fait ?
– Pffff ! Il est pas possible ce chat !
– Pardonnez-lui cette incartade, ce chat n’a aucune éducation.
Le chat, mutique, dans un silence boudeur.
Cette fois la nature du silence est identifiée.
On continue.
– Est-ce que nous pouvons voir votre visage, Monsieur le chevalier d’accueil ?
– Je suis l’homme au heaume de fer, mon visage est resté dans la chambre, il dort.
– Merci chevalier d’accueil.
Tout de même un tantinet intriguée, Onzeure souleva la cotte de maille.

– Bin fô pas se gêner !
Il n’y avait personne.
Justine fronça les sourcils.
– Allons le réveiller puisqu’il dort. Il doit bien être quelque part dans le château. Nous n’avons aucun indice, ni sur l’heure, ni sur l’éternité, juste une énigme.
– Une énigme juste est un mystère précis.
– Juste ? Alors restons-le ! Allons explorer le château.
En progressant, pièce par pièce, ils arrivèrent dans une sorte de cabinet de travail.
Posée sur un bureau massif en pierre taillée, une enveloppe scellée semblait constituer l’indice décisif de l’expédition.
Dame Onzeure l’ouvrit précautionneusement en utilisant, pour ce faire, la feuille aiguisée de sa base.
Justine sortit la lettre de son enveloppe, puis la déplia délicatement.
Elle en parcourut silencieusement quelques lignes.
Puis elle la lut à haute voix.
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Épisode 1

Le bruit du feutre sur le papier chuchote un hymne à la vie, un chant d’amour inaudible, invisible, fuselé, aussi silencieux qu’une sentinelle immobile qui gravirait les marches du trône d’éther.
L’élan détaché ne sait rien de son chemin. Simple, recueilli dans un ramassement étroit, resserré, il moissonne, fauche les lettres d’un mouvement précis, les lie en fagots, les empile en tas, en fait des montagnes ouvertes au chaos de la création.
Les grains les grimpent.
Mais aussi les aventureurs audaciants, insoucieux, radiants.
On arrive au château par un sentier sinueux qui s’étire mollement, lacet nonchalant à la souplesse étonnante, jusqu’à atteindre le sommet du Mont Exterval.
Quiconque ose l’ascension l’entreprend dans la plus grande ignorance.
Contrairement à l’impression de légèreté que la voie, vue du bas, laisse supposer, son parcours n’a rien de facile.
Mais Merlin s’est échappé.
Et Justine l’a vu marcher dans cette direction.
Merlin, c’est le chat. Justine le soupçonne d’être un peu magicien.
Chaque fois qu’il l’entraîne dans l’une ou l’autre de ses échappées belles, un énigme se résout, au prix de nombreuses péripéties au final tellement passionnantes.
Aussi n’hésite-t-elle pas un seul instant à s’engager à sa poursuite pour tenter de le rattraper.
Le clocher du village d’Onuid’hui annonce 11 heures, il est 9 heures au soleil.
Ils avaient la journée entière devant eux, tout irait bien. C’est du moins ce qu’elle présumait.
Avançant nez au vent en flânant et sifflotant un air de Brel, Justine aperçut le chat, loin devant, qui faisait mine d’attraper une mouche ici, un argus bleu là, ce qui lui permit de gagner un peu de terrain sur la distance qui les séparait.
Au bout d’une heure, l’escarpement devint tel que seuls, les virages zébrés à 180° (mesuré au petit rapporteur) permettaient au sentier de rester praticable.
Merlin disparut de son champ de vision.
Aussi, déporta-t-elle son regard sur le paysage sublime aux mille nuances de vert.
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– On s’ennuie, là ! Tu ne pourrais pas mettre un peu d’action, Lewis ?
– Non Alice ! Nous allons nous mettre en retard !
– Ce n’est pas drôle, père Caroll. C’est le lapin qui est toujours en retard. Pas nous.
– Si tu faisais un effort d’imagination, Alice, tu pourrais voir le monde dans un grain de sable.
Lewis s’arréta là car…
La machine à écrire avait repris son lent « clap clap clap » pendant que Lewis et Alice observaient la ligne progresser sous leurs yeux ébahis.
– C’est bien la dernière !
– L’intelligence artificielle ?
– Elle est un peu en avance, non ?
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Pendant ce temps, Merlin sentait bien qu’une patte clochait.
Il s’allongea dans l’herbe, attendit, Justine le rejoint.
– Miaou ! J’ai une gène à la patte.
A l’examen, Justine découvrit, étonnée, qu’il y avait là tout un système solaire.
Plus elle retirait de grains dans les interstices des coussinets, plus les tables de multiplications solaires devenaient impossibles à dénombrer.
Quoiqu’il en soit, le chat soulagé et remis sur pattes reprit sa progression en direction du château.
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– Lewis, est-ce que tu sais où sont les pattes de la lettre ?
– Quelle drôle de question Alice !
– Ok, ok ! Mais hormis voir le monde dans un grain de sable égaré entre les coussinets d’une patte de chat, ne pourrait-on pas plutôt voir le paradis dans une fleur sauvage ?
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– Justine ?
– Quoi Lewis ?
– Alice a posé une question !
– J’ai cru qu’elle l’avait posée à Merlin.
– Du moment qu’au moins une réponse soit donnée.
– La nature a horreur du vide…
– Mais aussi de ne plus savoir qui parle… De l’auteur, du chat, de Justine, de Lewis ou encore d’Alice.
– Bah, ce n’est pas si important… Merlin, c’est facile.
– Alors ?
– Miaou ! Pour en savoir plus, allons voir la Dame d’Onze heures !
– Ça tombe bien ! C’est exactement l’heure qu’il est !
Toute mignonne, avec ses six pétales blancs, elle était là, la tête tournée vers le soleil, baignée de lumière.
– Oh, Justine, on m’avait annoncé ta venue. Si tu regardes mes étamines en corymbes, tu y verras…
– J’y vois ! Mais comment décrire…
– Miaou !
– Voilà, c’est complètement ça ! Merci Merlin.
– Ça te va comme réponse, Lewis ?
– Ç’en est une.
– Miaou. Si nous voulons arriver au château avant la tombée du jour, reprenons !
– A vos ordres, mon capitaine !
– Je viens avec vous !
– Quoi ? La Dame de Onze heures quittant son heure ? S’écrièrent en chœur Justine, Merlin, Lewis, Alice et l’intelligence artificielle.
– Et alors ? Ça défrise qui ?
– Mais l’horloge, très chère !
– Oh, celle-là, elle tient l’infini dans le creux de sa main, ça ne lui suffit donc pas ?
– Faites gaffe, elle peut faire tourner ses aiguilles aussi vite que l’aurore. Aussi rapide que la lumière, et pas éteinte, elle peut même rallumer les étoiles d’un coup de cadran d’un seul !
– On m’appelle ? Dong ! Voilà, c’est fait !
– Miaou. Madame, Onzeure, vous êtes aussi Onzeure du soir ?
– Justine ? Il est bête, ce chat, ou il le fait exprès ?
– Merlin est un magicien !
– Ah, pardon, respect ! C’est une bête pas bête du tout alors !

– Aller aller ! On s’active, là ! N’oubliez pas qu’on change d’heure cette nuit !
– Ah bon ? Et qu’est-ce qu’on met à la place ?
– Miaou. Pfffff ! Des fois, je me demande où sont les bêtes…
– Je suis une fleur, Merlin, pas un calendrier !
– Assez bavardé ! Merlin, Onzeure, foyaller !
– Miaou. Alors, elle vient avec nous ?
– Si elle veut.

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