Ecrit pour Rien, l’Agenda Ironique de juillet-août qui est proposé par lescarnetsparesseux avec quat’essences. Ici :
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2025/07/03/rien-agenda-ironique-de-juillet-aout/?_gl=1*1olftzr*_gcl_au*MTk5MTU0ODUzNi4xNzQ3MDc5MzIx
Pour lire les épisodes précédents : Suivre les liens ci-dessous
https://jobougon.wordpress.com/2025/07/08/camping-parallele-le-feuilleton-des-riens-de-lete-paresseux-en-quat-episodes/
https://jobougon.wordpress.com/2025/07/10/camping-parallele-le-feuilleton-des-riens-de-lete-paresseux-en-quat-episodes-episode-deux/#comment-13074
Quatrième épisode
Athéna prétendit un petit besoin naturel et s’éloigna pour écouter ce que l’être Rien avait à lui dire.
– Eteins le feu, Athéna. Les artères me brûlent. Ce sont mes frères qui partent en fumée.
Athéna, dans un éclair de lucidité empathique mesura alors l’ampleur des conséquences d’un feu de joie.
Oui ! Il fallait cesser ces actes superflus car ils induisent des conséquences. Il s’agissait de mesurer, maintenant, chaque nécessité au plus près, la Nature souffrait de ces actes irréfléchis.
Lorsqu’elle rejoignit le cercle, son visage était grave. Shiva l’interrogea du regard. Elle se mit à parler, comme malgré elle, saisie par une force venant de nulle part, venant de Rien.
– Il est juste arrivé quelque chose, dit-elle.
C’est dans un silence retentissant que l’ensemble des êtres présents écoutèrent ce que la voix d’Athéna communiqua, la voix de Rien à travers elle.
– Rien est atteint par tout ce qui est superflu, les conséquences sont lourdes. Conclut-elle.
– Qui est Rien ?
– C’est l’arbre monde, le pilier du ciel.
– S’il meurt, nous mourrons tous.
– L’ampleur des conséquences de nos actes se mesure à l’aulne de l’effet produit.
– Il souffre !
– Elle est pas drôle, ton histoire, Athéna.
– La réalité n’est pas toujours drôle, et aujourd’hui, nous approchons du point de bascule.
– Et la balance penche de quel côté ?
Athéna se tut. Rien aussi à travers elle.
Ils éteignirent le feu.
A partir de ce jour, enfin, de cette nuit-là, chaque action fut pesée, réfléchie, mesurée, et ne fut mise en œuvre qu’à la condition qu’elle ait le moins de conséquences possibles mais avant et surtout, qu’elle soit VRAIMENT nécessaire.
***********
Toute action d’écrire s’effectue en silence, dans le plus grand recueillement.
Il s’agit d’aller chercher le fond de l’écriture. Le fond qui n’en a pas mais qui fait surgir de rien la conscience du tout.
Merci au « caltingage ». Car j’ai « caltingué » longuement, savoureusement, et la chute est là, sous mes yeux.
La responsabilité de l’action n’est pas une mince affaire.
Enfin, autrement dit :
La responsabilité de l’action n’est pas rien.
Je vous souhaite une très belle journée à tous.
– Et le petit d’homme, il est où ?
– Mais c’est Mowgli, bien sûr !
– Oh ! Il en faut peu pour être heureux…
***********




























