Prince Ecran Noir du blog Le Tour d’écran avait attiré mon attention sur ce film qui date déjà d’une vingtaine d’années. N’ayant encore jamais vu de film de Wes Anderson (né en 1969 au Texas, américain et francophile), j’ai eu envie de tenter cette expérience aquatique et fantaisiste.
La Vie aquatique était son quatrième long-métrage, après La Famille Tenenbaum en 2001.
Puisque ce film nous relate une expédition à travers les océans, sur le bateau Belafonte parti à la recherche du très rare requin-jaguar, cette chronique prend place dans mon mois thématique sur le voyage, recommencé chaque année en janvier.
Note technique sur le film
Nationalité : Américaine
Année de sortie en salle : 2004
Genre : Comédie, Aventure
Durée : 1h53
Quatrième de couverture du DVD
L’océanographe mondialement connu Steve Zissou (Bill Murray) et son équipe partent pour une ultime expédition dont le but est la traque du mystérieux et insaisissable requin-jaguar !
Rejoints par un jeune admirateur de Zissou (Owen Wilson), une séduisante journaliste (Cate Blanchett) et son extravagante épouse (Anjelica Huston), Steve et son équipe vont devoir affronter nombre de péripéties au cours de leur incroyable périple !
Aventure fabuleuse mêlant humour, amour et action, la vie aquatique réunit un casting de rêve en route pour une traversée en équipage qui n’a vraiment rien d’une croisière… même si on s’y amuse beaucoup !
Mon avis
L’hommage au commandant Cousteau est ici très appuyé et teinté fortement d’ironie : tous les membres de l’équipe de Steve Zissou portent le petit bonnet rouge caractéristique du célèbre océanographe français. Le bateau Belafonte nous est montré en plan de coupe, vers le début du film, et nous pouvons voir les équipements scientifiques (assez fantaisistes) qu’il contient.
Je ne suis pas certaine que les différentes péripéties traversées par l’équipe du Belafonte – vol de matériel sur un bateau ennemi, attaque de pirates, visite des îles Ping pour sauver un homme kidnappé par les pirates, etc. – soient vraiment passionnantes et, en tout cas, elles ne l’ont pas été pour moi.
Malgré tout, ce film m’a divertie par la grande quantité de trouvailles visuelles liées au monde marin : les poissons phosphorescents, l’hippocampe arc-en-ciel, le sous-marin jaune, le fameux requin-jaguar dont nous attendons l’apparition avec impatience jusqu’à la fin du film.
La musique, très présente, est aussi un bel hommage à David Bowie, avec au moins une dizaine de ses chansons jouées à la guitare et chantées doucement en portugais par le Brésilien Seu Jorge. Lors de l’attaque des pirates, le spectateur est brutalement tiré de sa torpeur par les guitares tonitruantes et la voix déchirante de « Search and destroy » des Stooges et c’est aussi un moment du film assez électrisant et revigorant !
Le thème majeur me semble être la relation père-fils entre Steve Zissou et le jeune Ned Plimpton. La question de savoir si Zissou est réellement le père de Ned connait plusieurs rebondissements et revirements au cours du film. Mais on a l’impression que les deux hommes se sont adoptés mutuellement, quelle que soit la réalité biologique, et ce lien affectif (qui connaît aussi des heurts, des réconciliations, des interrogations) a quelque chose de très émouvant.
Un film que j’ai eu du plaisir à voir : un bon divertissement ! Plein d’un humour très pince-sans-rire et de second degré, parfois potache, accompagnés de séquences plus graves, tristes, qui étonnent dans ce contexte, et forment un contraste touchant.
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