Quelques uns de mes derniers haïkus

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Joyeux Noel 2025

Voici quelques uns de mes haïkus écrits en 2025, des petits aperçus de l’année écoulée, au fil des saisons.
Une manière de vous souhaiter un beau réveillon et un Joyeux Noël !
Très bonnes fêtes à vous !

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En plein mois d’avril
engoncements et suées
– Les dictons idiots.

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De branche en branche…
l’écureuil finit par
croiser le corbeau

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Pèche jaune au goût
de soleil… la blanche aura-t-elle
saveur de lune ?

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La nature s’anime
sous le ciel d’été – Le vent
est l’âme des arbres

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Vol à ras de terre
du corbeau majestueux
– L’instant suspendu.

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Oranges sanguines et
pêches de vigne – Un régal
pour vampires végan.

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Vieilles pierres et cendres
– Le passé n’est plus que
matière grise.

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Branchages abattus,
corbeaux lents et pies errantes
– Après la tempête.

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Jour de grand vent
– Marcher du même pas
que les feuilles mortes.

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Chaudes et douces
les couleurs de l’automne
– Je m’emmitoufle !

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Bariolée comme une
salamandre – La feuille morte
court dans le jardin.

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Parmi des monceaux
de feuilles – Le merle et moi
cherchons de bons vers.

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Le joli colvert
curieux des profondeurs
– Montre son derrière.


M-A. Bruch

Un de mes poèmes, paru dans la revue Proximités (numéro 7)

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Très heureuse et honorée que trois de mes textes en prose aient été choisis par les éditeurs de l’Atelier IMIS pour figurer dans le numéro 7 de leur revue Proximités.
Merci à Pierre Martin et à Florence Toussan, en particulier !
La revue Proximités, art et littérature, numéro 7, parue en septembre 2025, aborde le thème du Jardin sous ses différentes facettes, avec, par exemple, un texte sur l’art de la bouture (Florence Toussan), des haïkus de Jean-Michel Picard, un texte sur les bégonias de Laurence Gossart, d’autres évocateurs de souvenirs d’enfance, de jardinage, des rapports que nous entretenons avec la nature, des poésies en vers libres de Pierre Martin, de Laurine Rousselet, de Yoann Lévêque… J’en oublie.
La revue Proximités est illustrée par de magnifiques images en couleur – dessins, peintures ou photographies – par Françoise Pélardy, Pauline Lisowski, Jean-Michel Picard, Marino, Laurence Gossart, etc…

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Mes trois textes, parus dans cette belle revue, font partie du recueil (encore inédit à ce jour) « Petites proses insolites et autres problèmes insolubles« , que l’on peut considérer soit comme des poèmes en prose soit comme des toutes petites nouvelles. Ce recueil a été écrit entre le début 2024 et l’hiver 2024-25.

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Ce texte (prose poétique ou micro-nouvelle) se trouve à la page 11 de la revue Proximités

Rien ne se perd, rien ne se crée

Les plantes naissent de la terre et les êtres humains germent dans le ventre des femmes. On n’a encore jamais vu une colline enceinte d’un petit enfant ou une jeune parturiente se délivrer d’une pousse de mandarinier. Pourtant, on dit que Dieu créa le premier homme à partir d’une poignée d’argile et c’est bien à cela que nous retournerons tous, dans nos réalités posthumes.
Les sols se composent et se recomposent de toutes les morts décomposées – végétales, minérales, animales, humaines. La terre, ruminant les uns après les autres les atomes et les présences du monde entier, ne serait donc qu’un gigantesque principe de digestion ? Est-ce à l’humus que Lavoisier pensait en déclarant « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » ?
Les plantes poussent dans les cendres et les humeurs défuntes et nous nous nourrissons de ces êtres végétaux aux origines hybrides. Nous finissons par être nous-mêmes constitués de plantes, d’animaux et de diverses substances malaxées, triturées, réinterprétées, digérées – et sommes par conséquent tout à fait similaires à la glaise qui, plus tard, nous assimilera. Quant au ventre des femmes, si semblable à la terre par ailleurs, dans ses fécondes élaborations, ce n’est pas d’un monde décomposé qu’il est composé et cela suffit à nous rassurer. Pourtant, la matrice n’est pas si éloignée de l’estomac, anatomiquement.
Et que dire des archéologues, fouillant inlassablement cantons et parcelles, grattant, déblayant les gravats et les poussières, en quête de vestiges ou d’œuvres d’art perdues ? Car les sols ne se contentent pas de digérer tout à la fois des peuples, des troupeaux, des forêts et des champs, ils sont aussi capables d’engloutir des civilisations entières, avec leurs capitales, leurs monuments triomphaux et leurs nécropoles. Mais l’homme digère, lui aussi, et l’on dit que sa merde est l’ordure la plus ignoble de notre planète, tandis que la terre serait une matière propre, la très noble  nourricière. Et pourtant, déjections et excréments, à leur tour, nourrissent et engraissent de la façon la plus pure le compost qui nous donnera pitance.
Mort, vie, nourriture, merde, procréation, digestion, assimilation et décomposition – bien malin qui pourra démêler là-dedans le propre et le sale, le digne et l’indigne, le toxique et le bienfaisant, le doux et le féroce, l’intolérable et le sacré !

M.-A. B.

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Un de mes poèmes, paru dans la revue Cairns (janvier 2025)

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Couverture de Cairns n°36

Très heureuse de figurer dans ce numéro 36 (janvier 2025) de la revue Cairns, dirigée par Patrick Joquel.
Le thème, cette année, était La poésie volcanique, à l’instar du Printemps des poètes.

Présentation

Cairns est une revue qui paraît en début d’année scolaire et en janvier. Une de ses ambitions est de permettre au poème d’entrer dans les classes (maternelle, primaire, collège…) ; d’y être présent ! Simplement. Des poèmes inédits ou non. Des poètes contemporains. Un outil de langue, un outil de formation à la poésie, de découverte ! (leurs abonnés sont principalement des enseignants ou des bcd/cdi).

En tout, quarante-cinq poètes contemporains sont présents, dont certains déjà évoqués sur ce blog (Anne Barbusse, Gilles Lades, Chantal Godé-Victor) et d’autres bien connus des amateurs de poésie et lecteurs de revues, tels Patrick Joquel, Georges Cathalo, Luce Guilbaud, Chantal Couliou,… il faudrait tous les citer.

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Le Sommeil du volcan

Volcans enneigés,
de quelle couleur
seront vos avalanches ?

Un peu de blanc
un peu de rouge…
Seront-elles roses
vos poudreuses de feu ?

Un fleuve de glace
mêlé aux grandes coulées
de rage !

Volcans éteints,
vous vous fatiguez
à ravaler vos laves.
Continuez
à retenir vos larmes,
vous avez mon aval.

Marie-Anne Bruch

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« L’éveil des flocons » – Un de mes poèmes

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Un très joyeux Noël à tous ! Que cette période vous soit douce !

Pour l’occasion, je vous offre l’un de mes poèmes inédits, écrit le 21 novembre dernier, lors du premier épisode neigeux de l’année. Je vous propose à la fois la version écrite, noir sur blanc et deux versions audio, l’une enregistrée par mon ami Denis Hamel – merci à lui pour ce joli cadeau ! -, l’autre par moi.

Merci de votre lecture ! Joyeux réveillon !

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L’Eveil des flocons

On attend la neige
on redoute ses pièges

Les rêves de cette nuit
quoiqu’envolés – me sont
vraiment arrivés

L’hiver joue à cache-cache
avec les arbres, les branches sont
les bronchioles des nuages

La réalité semble si fugace !
mais il parait que
la neige va tenir

On glisse d’un rêve
dans un autre ; le cerveau
change de décor ; la neige
tire le rideau.

Je suis là, j’attends.
Une partie de moi
va tomber aussi
avec cette attente.
Un morceau du temps
va blanchir doucement
et m’alléger.

M-A B.
(21 nov. 2024)

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Version audio de l' »éveil des flocons » par Denis Hamel :

Voir sur Vocaroo >>

Autre version audio de « L’éveil des flocons » (mon enregistrement)

Voir sur Vocaroo >>

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Joyeux Noel 2024

Une chronique de Valérie Canat de Chizy sur mes « Haïkus de la Belle saison »

La poète et critique Valérie Canat de Chizy a fait paraître ces jours derniers une belle chronique sur mes « Haïkus de la Belle saison » (2024, Editions Encres vives) dans sa rubrique « Lus et approuvés » du site de poésie contemporaine Terre à Ciel, fondé par Cécile Guivarch.
Je tiens à l’en remercier très vivement ! Cela fait chaud au cœur.

Voici le lien :

https://www.terreaciel.net/Lus-et-approuves-decembre-2024-par-Valerie-Canat-de-Chizy

La Couverture du recueil :

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Commandes chez Encres Vives

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Quelques uns de mes derniers haïkus

Ces derniers mois – disons, depuis la fin du printemps – je me suis amusée à écrire quelques haïkus.
Ils reflètent des petits moments de vie, des choses vues ou ressenties.
Le premier a été inventé « à quatre mains » avec mon ami, le poète et écrivain Denis Hamel, en Bretagne.
Voici une douzaine d’entre eux.

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Goéland sur la plage

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Buller à La Baule
dans l’oubli du boulot
– bolée de bulots

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Incisions laissées
par l’océan sur le sable
– les griffes de l’eau

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Perché sur le toit
d’une voiture de sport
– le goéland nous toise !

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Ce corbeau têtu
loin de crier « never more »
– veut encore y croire

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La tête des gens
au sortir des cinémas
– mystérieux travelings

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Vue d’une place parisienne (5e arrond.t)

La vraie vie
n’est pas la vie réelle
– matins dans la glace

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Tu vapotes en
m’enlaçant – nos baisers
partent en fumée

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Pas si facile
de tuer les morts
– cancel culture

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Léger flottement
dans la conversation
– lueurs au fond des verres

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Forêt près de Paris

Rondelle de lune
dans l’effervescence stellaire
– soda de la nuit

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Il me vise et me
rate à chaque tir – Le chêne
aux glands bien verts !

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Le vent des forêts
berçant les canopées
– Réveille d’anciennes pluies

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Marie-Anne Bruch

Cinq de mes textes parus sur le site de Recours au poème

Très heureuse et honorée d’avoir cinq de mes poèmes sélectionnés par le site Recours au poème, en ces mois de septembre/octobre 2024 (Numéro 228).
Merci à Carole Mesrobian et au comité de lecture.

Cet ensemble de poèmes fera partie d’un recueil plus vaste, intitulé « Cristallins secrets« , en cours d’écriture.

Voici le lien vers cette page de Recours au poème :

Merci de votre attention.

Un article de Jean-Paul Gavard-Perret sur les « Haïkus de la Belle saison » (dans le site Lelitteraire.com)

Bonjour !

J’interromps cinq minutes mes vacances pour partager ici une bonne nouvelle : un bel article de Jean-Paul Gavard-Perret, paru aujourd’hui, sur mon recueil « Haïkus de la Belle saison« , que vous pouvez lire sur le site Lelitteraire.com, en suivant le lien ci-après :

https://www.lelitteraire.com/?p=104512

Merci beaucoup de votre attention !

Maintenant, je retourne rapidement à mon farniente bien tranquille !

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Des Vacances pour La Bouche à Oreilles + quelques haïkus

Ce blog va se mettre en pause pendant tout le mois d’août : j’ai besoin de quelques vacances.
Mais dès le 1er septembre, je vous retrouverai avec grand plaisir pour une nouvelle année de poésie, de littérature, de cinéma, et d’autres belles choses artistiques.

En attendant la rentrée, et pour vous faire patienter agréablement jusque là, je vous propose la lecture de quelques extraits de mes « Haïkus de la Belle saison« , sur des thèmes estivaux, de vacances, de mer et de nature, tout à fait de circonstance.

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Couverture chez Encres Vives

Très bonnes vacances à tous !

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Tracts électoraux
distribués avec ferveur
– Passants chiffonnés.

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Fleurs poussées en serres
n’ont aucun parfum
– Restons sauvages !

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Nuages tout blancs
moutonniers et moutonnants
– Monotonie.

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Orage d’été
– Le ciel fissure
ma rétine.

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Baigneuses figées
la mer à mi-cuisses
– Irons-nous plus loin ?

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Qu’est-ce que l’écume ?
La salive de la mer
quand elle mord le vent.

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Une chronique de Patrice Maltaverne sur les « Haïkus de la Belle saison »

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Le poète, éditeur et revuiste Patrice Maltaverne vient de faire paraître une chronique à propos de mes « Haïkus de la Belle saison » parus chez Encres Vives ce mois-ci.
Un grand merci à lui !

Voici le lien vers son article, sur le site « poésie chronique ta malle » (tout attaché)

https://poesiechroniquetamalle.blogspot.com/2024/07/haikus-de-la-belle-saison-de-marie-anne.html

A la suite de cette chronique, vous pourrez également découvrir cinq haïkus, sélectionnés par Patrice Maltaverne dans le recueil.

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