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Hibernation sur les pentes du Mont Fuji (A.I. de Novembre 2025)

sujet : L’Agenda Ironique de novembre est organisé par John Dufest hébergé par l’excellent tiniak sur son site poLétique et tocs ».
En ce mois de novembre où les jours raccourcissent, où la pluie nous mouille et où le froid s’installe,il nous propose pour thème sa réponse à ces rigueurs de l’automne : l’hibernation.
En chausse-trappes amicales, il serait intéressant d’utiliser les mots suivants : sérendipité, nitescence, melliflu, alacrité, anachorète, ainsi que la petite Yuja Wang.
Pour donner un peu de tenue morale à ces agendas, il nous propose d’y placer cette belle et hypothétique morale de Jean de La Fontaine : « Un escargot pressé perd sa maison. »

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Il y a quelques mois, Yuja a décidé de s’en aller rendre visite à l’anachorète du Mont Fuji, en ce lieux précieux qu’elle ne connaît pas. Ce grand sage est entré en hibernation il y a des lunes, et le chemin qui mène à lui représente pour ses adeptes une véritable introspection. Ses amis Jules et Jim, qui l’ont rencontré il y a quelques années déjà, lui ont longuement vanté l’ineffable sagesse de En No Ozumu, et son universelle connaissance. Elle a hâte de le rencontrer.

Une longue conversation avec Momo s’en est suivie. Il lui conseillait l’option voyage organisé, moins aléatoire et plus sécurisée. Mais Yuja a fait fi de son avis. Ce voyage initiatique, c’est seule qu’elle veut l’accomplir. Excitée comme une armée de puces, elle a réservé son Nancy-Paris-Tokyo et retour via China Eastern. Pourquoi Nancy me direz-vous ? parce que Yuja, fan absolue de Mangas, s’en est allée voir la 23ème édition d’Anim’Est à Nancy précisément.

Sac à dos bouclé, passeport en poche, la voilà partie pour Tokyo. En cette fin de journée, à travers le hublot, la nitescence du soleil au nadir apaise son alacrité permanente. Elle se prend à rêver à cet autre univers qui l’attend. Elle a le temps de l’imaginer pendant les 11h de voyage à l’autre bout du monde ! Elle révise les étapes qui l’attendent :

– Atterrissage à Tokyo-Haneda

– Taxi jusqu’à la gare

– Prendre le Shinkansen Tokaido à grande vitesse jusqu’à la gare de Shin Fuji. le dépliant révèle que c’est à ce moment de son périple que Fuji San sera révélé à son regard.

– Une ultime navette et l’arrivée au pied du mont mythique.

Comme aurait dit sa mémé, ce budget ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval ! mais elle avait craché au bassinet sans trop d’état d’âme : son job d’été lui avait permis d’avoir du foin dans ses bottes.

Le repas achevé, un peu de lecture (« le japonais pour les nuls » qui vient compléter les cours du soir suivis en amont). Puis elle chausse (si l’on peut dire) son masque de sommeil et sombre rapidement dans un profond sommeil fait de monts enneigés et de fleurs de cerisier. Quelques 40.000 pieds plus bas, un ours polaire regarde passer le grand oiseau de métal.

Quelques heures plus tard, Yuja est réveillée par le voyageur d’à côté pris d’un impérieux besoin de se dégourdir les jambes et qui s’absente non sans avoir posé son livre ouvert sur son siège. Yujà se penche et déchiffre Le titre de l’ouvrage : Un escargot pressé perd sa maison aux Éditions Mort de Rire. En 4ème de couverture un journaliste précise « Fabliaux de Jean de La Fontaine repris par Yann Guillarme » – Edition 2024. Que diantre ce titre signifie-t-il ? Yuja se promet de poser la question à Gibulène Le Petit Escargot, supputant qu’elle doit avoir son avis sur le sujet.

Mais déjà son voisin revient. Elle repose le corpus delicti sur le siège d’à côté et, reporte un regard le plus innocent possible vers le hublot à travers lequel les nuages jouent à cligne-musette.

Quelques minutes plus tard, en approche de l’Aéroport d’Haneda, la voix melliflue de la poupée de porcelaine faisant office d’hôtesse la ramène dans l’ ici et le maintenant.

La suite du voyage se déroule selon ses plans et prévisions. Elle racontera tout ça à Momo, il sera épaté !

La découverte des neiges du Mont Fuji depuis l’omnibus restera dans sa mémoire comme un moment de grande sérendipité, à couper le souffle.

Le petit train régurgite à chaque voyage une trentaine de touristes venus des quatre coins de la planète, tous armés jusqu’aux dents de Nikon, Canon, et autres Panasonic, se ruant sur les divers sanctuaires du lieu et leurs boutiques de souvenirs made in China. Grâce aux relations de Jules et Jim, Yujà avait pris contact avec le responsable du Parc National Fuji Hakone Izu. Miyamoto Sakakiki l’attend donc de Geta* ferme, l’initie à la cérémonie du thé sacré réservée aux privilégiés du site, et lui indique le chemin qu’elle devra suivre pour parvenir à la grotte de En No Ozumu.

Après quelques heures de repos, Yuja sent que l’adrénaline est à son comble. Elle entreprend -malgré quelques difficultés sous-jacentes, l’ascension ultime, consciente de l’imminence de cette rencontre qui risque de changer sa vie à tout jamais.

Munie du plan remis par Miyamoto San, elle progresse pendant près de deux heures avant d’apercevoir LA grotte.

Émue, elle s’approche. Une tablette connectée énonce en plusieurs langues ce texte qu’elle déchiffre avec stupeur :

PARTI A L’EXPO ANIM’EST DE NANCY – FRANCE

REVENEZ EN DECEMBRE

MERCI D’AVANCE – JE COMPTE SUR VOUS

En No Ozumu

Un QR Code indique l’adresse Instagram du grand ascète du Mont Fuji………. Les ermites ne sont plus ce qu’ils étaient.

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Gibulène – 10/11/2025

*Geta : chaussure traditionnelle du japon.

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RIEN

Hors compétition, un clin d’oeil à mes agendistes que je n’oublie pas. De quoi s’agissait-il cet été ? de ne parler de rien…. voilà qui est fait.

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Que puis-je écrire sur ces mois de Juillet et Août qui viennent de s’écouler ? Un mot les résume parfaitement : RIEN ! l’asymptote de mes activités ne s’est que rarement écartée du plat de ma banquette. Il eût fallu un haricot magique pour me hisser et me tirer vers le monde extérieur, mais la contradiction entre la force de mes envies et celle du soleil a eu raison de ma raison… Tout le reste n’est que billevesée. N’étant en aucun cas Aristotélicienne, je ne vous parlerai ni de programme, ni d’obligation, ni d’un gouvernement dont j’ignore les activités estivales. En fait je ne vous parle de rien parce que je n’ai rien de particulier à dire, si ce n’est qu’il a fait chaud. Même les ragondins du parc ornithologique de Camargue se sont terrés (si l’on peut dire) dans l’eau. Ils n’en sortiront qu’à l’Automne.

Bref ! Quel « été », ou « non été » selon que l’on prend en compte ou non ce manque sidéral d’activité. Un nouveau compagnon cependant  ❤   : il a des ailettes et s’agite en continu…. non, pas un mosquito, un ventilateur; et un grand merci subséquent à Schuyler Wheeler grâce à qui je m’extirpe in extremis de ma torpeur pour ce clin d’œil qui lui non plus ne ressemble à rien   😀

 

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Gibu /22-08-25

 

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BreakPoint

Ceux qui ont l’habitude de me lire savent que de temps en temps j’ai l’envie ou le besoin de « raconter » un passage de ma vie, sans ostentation mais plutôt à la façon d’un témoignage de mon époque. La canicule m’ayant plus ou moins retenue à la maison, le besoin impérieux de faire un point s’est imposé à moi.

Je vous livre donc ces quelques lignes qui ne sont EN AUCUN CAS une plainte ou l’expression d’un misérabilisme quelconque, juste des idées jetées sur le papier. Je ne relis pas pour laisser à ce texte sa spontanéité, mais ce qui lui donnera probablement aussi un côté décousu dont je m’excuse par avance.

Quelques réflexions personnelles donc, sur le temps qui passe. J’avais écrit un poème sur le sujet en 2019, preuve que ça me titillait déjà de m’exprimer. Je vous pose ledit poème à la fin de ce texte.


A 40 ans, tu te dis que, par la force des choses, tu es adulte, tout au moins sur le plan des années écoulées.

A 50 ans, la maturité épanouie. Les enfants sont élevés ou presque, les unions ont tenu ou cassé, l’envie de vivre pour soi se renforce, avec un sentiment d’assurance et de plénitude.

Viennent les 60 ans et la perspective de la retraite qui approche à grands pas. Les enfants de ma génération se disaient qu’à 60 ans on était vieux. L’évolution sociétale repousse ce portail, laissant l’horizon encore clair. Quelques embûches, bien sûr, qui n’en a pas sur sa route ? mais encore la force physique et la volonté de les surmonter !

Mais le temps des dizaines est révolu : voilà les 65 ans, la fin de la vie active (à quelques mois près). Une autre vie à s’inventer, à se créer, ou à confirmer. O se refuse à écouter les articulations qui craquent, le corps qui proteste, doucement mais sûrement, une maladresse pataude qui fait surface. On ne veut pas entendre parler de ces contrôles médicaux conseillés ou nécessaires… On pense qu’on passe à travers, que ce n’est pas pour nous…

Mais il y a déjà que les aînés, amis d’enfances, et même amis tout court, se sont absentés pour le long voyage sans retour. Des petits bouts de soi qui s’effritent. Des souvenirs qui refont surface avec une acuité insoupçonnée et, quand on y pense, le chemin à parcourir est désormais bien plus court que celui que l’on a déjà parcouru.

Un matin, tu te retrouves septuagénaire, et c’est le choc : tu n’es plus une jeune retraitée, tu es entrée dans le troisième âge et la respectabilité. Tu as refusé le botox; dans les cinémas plus de justificatif à présenter pour accéder au tarif Senior, et dans les transports en commun les personnes bien éduquées te proposent de te céder leur place. Tu lis le respect dans le regard de certaines personnes qui voient en toi le symbole d’une sagesse acquise au fil des ans.

Mais les symptômes sont là pour confirmer : l’arthrose insidieuse, les douleurs dorsales, les problèmes respiratoires ou autres. Tu commences à craindre le froid (ou le chaud), à cesser de courir, à te ménager. Rien de vital, mais tout de handicapant. Ne rien montrer, donner le change (on a sa fierté). Ne pas faire partie de ces « vieux qui n’arrêtent pas de se plaindre et qui ressassent ». Montrer aux enfants et petits-enfants qu’on est encore dynamique, autonome, malgré la solitude.

Bien sûr, la vie sociale tissée à la retraite est source de petits bonheurs et les amitiés se renforcent. Tu as enfin trié, éliminé les toxiques, les nuisibles, les intéressés, et constitué ton armée de warriors. L’ entraide s’instaure, inévitable et salutaire.

Au gré de tes humeurs et de ton état, l’avenir se teinte d’espoir et de victoires sur toi-même, ou peut basculer dans une lutte pour la survie.

Ce sentiment de survie s’est accru lors du confinement, période tellement surréaliste et qui a laissé les gens face à face avec eux mêmes et dans un désert social incommensurable. Avancer courageusement dans ce néant, l’un de mes amis n’a pas su le faire.

J’ai eu l’énorme chance d’être adepte de réseaux sociaux et d’y faire de beaux échanges et de nouvelles et belles rencontres. Une parenthèse hors du temps, comme une ouverture supplémentaire vers la créativité, la méditation, l’apprentissage du « partage » sur le net.

Mais cet isolement, s’il préserve des microbes et virus, n’empêche en aucun cas la marche inexorable du temps et la lente dégradation physique que l’on n’a pas d’autres possibilités que d’accepter et de s’adapter.

Curieuse expérience qui nous incite à signer nos propres autorisations de sortie pour essayer de fournir à notre corps ce minimum d’activité qui lui est nécessaire pour ne pas se gripper définitivement.

Soudain, les douleurs que tu as appris à apprivoiser se font permanentes, la souplesse se met aux abonnés absents, tu as le pied incertain lorsque tu utilises un escabeau, ton équilibre se fait précaire, ta vue s’est modifiée, pour certains, les cachets deviennent indispensables (bonheur, je n’en prends que 2 par jour !).

Et, dans cette spirale ascendante, tu atteins les 75 ans avec une rapidité vertigineuse et non maîtrisée. Tu t’aperçois que la vitesse exponentielle de cette chronologie est irréversible, et tu éprouves le besoin de cette introspection sur tes ressentis sachant que, s’ils sont logiques, ils étaient insoupçonnables trente ans plus tôt.

Des images de mes parents au même âge s’imposent à moi, et ce n’est que maintenant que je comprends.

Cette période d’isolement 2025 volontaire et liée à la canicule particulièrement insupportable, me pousse à écrire ces quelques lignes qui n’ont d’autre but que de témoigner sur l’âge et le temps qui passe. Et encore, tout ressenti est tellement subjectif qu’il serait difficile d’en faire une généralité. Ce n’est pas un écrit douloureux, ni même dépressif. C’est une constatation dans laquelle certains se retrouveront, d’autres pas du tout. Juste savoir que cet état d’âme est réel, loin d’une fiction scripturale. Je n’en attends rien, et surtout aucune polémique, ce serait dommage.

Un matin tu te réveilles et tu te demandes « pourquoi ? ». Pourquoi tu es (encore) là ? et pour combien de temps ? Ambivalence : tant d’autres sont partis, et moi j’ai la chance d’avoir une santé très moyenne mais qui me permet encore de vivre des choses, de l’autonomie dans mes déplacements et dans mon rapport aux autres et dans les gestes du quotidien, de nombreux amis et relations sincères que je ne remercierai jamais assez, des activités récurrentes (photos, écrits, expositions, théâtre, balades….).

Une vie vidée malgré tout de sa substance essentielle : la famille. Comme dans bien des cas, les enfants partent vivre leur vie, c’est normal et c’est bien. Mon fils a réussi la sienne et c’est une grande fierté pour moi.

Mais la vieillesse, il faut se résoudre à la nommer ainsi, a entraîné cette succession de deuils qui sont nos fêlures les plus profondes. Parents, famille, des départs qui font que la liste est plus longue dans le passé que dans le présent!

Je m’étais programmée pour marcher jusqu’au bout main dans la main avec le compagnon que j’avais choisi, mais il y a presque 25 ans maintenant le destin et la maladie en ont décidé autrement.

Et c’est au fil des épreuves que l’on réalise la force incroyable du corps et de l’esprit. Même si la remontée prend des années, elle est possible. Mais dans quel but ?

Quelle constatation soudaine ! tu réalises que tu attends, et que le verbe attendre prend une résonance particulière lorsque tu déambules dans les couloirs de la maison vide ! Attendre sans faire de vague, se préserver et préserver ses enfants par ricochet. Voir les petiots grandir, créer avec eux des liens indescriptibles et tellement salvateurs malgré la distance !

Cette solitude que j’évoque est actuellement parfaitement assumée : ne plus dépenser d’énergie pour faire de place à « l’autre ». Ne plus s’investir, ne plus risquer de souffrir départ. Celui de mon vieux chat que j’aimais tant doit être ma dernière grande émotion négative.

Attendre donc. Visualiser cette route qui se raccourcit. La sensation que le bout du chemin se rapproche, et surtout maintenant le souhait de garder jusqu’au bout ma dignité: la perdre serait la punition ultime.

Ce grand déballage de pensées ne m’empêche pas d’être consciente que nous ne décidons rien et que j’ai peut-être encore de belles années à vivre. En aucun cas ne baisser les bras. Des gens formidables gravitent autour de moi qui me prodiguent de formidables témoignages d’affection qui me nourrissent. Ce serait une grave ingratitude de ma part de ne pas les en remercier, ainsi que mes enfants et petits enfants qui me donnent tant de fierté.

Je me dis que tant que j’ai envie d’acheter des fringues, de faire des cadeaux, de fêter les petits événements, alors merci la Vie, ce passage éphémère sur terre ramené à l’échelle de l’Univers.

Gibulène – 18/8/25

Comme promis en début de texte, je joins le poème que j’avais publié à l’époque.

Lente déliquescence

Des corps en transhumance

Vers une autre vie……..

Accepter rides et plis,

douleurs, incertitude

porter sa solitude….

guetter dans le miroir

Ce qu’on ne veut pas voir.

Se dire : qui est là ?

Notre esprit ne veut pas

de cette mutation,

oubli sans condition

de ce Nous d’autrefois

qui ne reviendra pas !

surmonter le dégoût

et s’aimer malgré tout

ne pas voir chez les autres

ce regard bon apôtre

qui frise l’indécence

par sa condescendance !

ne jamais s’indigner

d’un geste d’amitié

du passant qui nous aide

quand la côte est trop raide

à porter le cabas

pesant au bout du bras…

regarder chaque jour

comme un signe d’amour !

se dire quel bonheur

de cueillir une fleur,

de sentir son parfum,

d’attendre encore demain;

de faire des projets,

et de continuer,

peut-être au ralenti,

mais merci à la vie !

avoir une pensée

pour ceux qui sont partis

et qui auraient aimé

être là aujourd’hui….

Puis, au bout du chemin,

savoir saisir la main

qui nous aide au passage

pour le dernier voyage.

Gibulène – 20 09 2019

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Une petite pause s’impose

Hello mes Agendistes,  à partir du mois de juin, une petite pause dans ma participation à l’Agenda, que je continuerai de suivre malgré tout. Merci à vous tous et toutes de vos nombreux commentaires amicaux tout au long de ces années et de votre bienveillance. Je crée ce post pour que l’organisateur/trice du mois de Juin ne se sente pas visé(e) 😀

Continuez à nous faire rire et sourire, c’est un excellent exutoire. Mais je deviens paresseuse avec les années. Ceux qui me connaissent un peu mieux peuvent suivre mes photos et mes poèmes sur ma page dédiée facebook. Je vous pose une petite photo prise dans mon coin un jour de mistral.

A bientôt le plaisir de vous lire.  Vous êtes formidables.

Gibu 26/05/2025

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Ici la R.A.F. – A.I. Mai 2025

pour les « esseplications », c’est Dame Bougon (https://jobougon.wordpress.com/2025/05/01/agenda-ironique-de-mai-2025/) Avec 4 voire 5 rubriques à respecter, le reste en roue libre………..

 

18H 75 : comme tous les soirs jingle énergique dans le aïllepode d’Onésime : Ici la R.A.F. (Radio Agenda Fada -n.d.l.r.)

Onésime se pose. C’est SON moment. Les rubriques vont se succéder sur un rythme effréné et dans un ordre aléatoire….. en fonction de l’état débri été du pique cœur derrière son micro.

Avis d’essais

La baronne de la Tronche en biais ayant par mégarde écrasé l’œil de perdrix de sa belle-fille, celle-ci (la perdrix) a pondu un œuf énorme qui l’empêche (la belle-fille) de déambuler. Ladite baronne essaye ce soir la Pommade Cochon pour résorber l’œuf dème. Efficace mais bruyant : la pommade grogne et fait groin groin à chaque nouvelle couche. Je vous conseille de vous rapprocher de votre vétérinaire pour trouver le bon dosage.

Mai t’es haut

Le S.A.L. (Syndicat des Altocumuli Lenticularis) vient de se mettre en grève illimitée au-dessus des volcans d’Auvergne. Nous informons les indiens présents sur le site qu’il ne s’agit pas d’un message de fumée. Je répète : il ne s’agit pas d’un message de fumée !!!

Jingle de pub ! Onésime fonce au frigo se prendre une mousse de lait de sa confection : il s’est spécialisé dans la fixation de la mousse sortie du perco en lui vaporisant sur le citron une bonne dose de sucre glace. L’effet est succulent.

Le présent hâteur débite des flots de turpitudes, mais il n’a pas envie de rater la suite. Il reprend sa place près du poste à Galène -cadeau de Gertrude – seul à diffuser la R.A.F…. l’émission reprend.

Police tic

Le Gouvernement C-Roux en plein dilemme : le référent d’homme doit-il intervenir avant ou après la fièvre du 49°3 ? cette mesure va-t-elle tomber à l’eau ? Subira-t-elle alors la poussée d’Archimède ou prendra-t-elle la forme d’un pétard mouillé ?

Spores :

Un nouveau spore bientôt dans les tabloïds du monde sportif ? Il se dit dans les couloirs que la course aux sporanges pourrait se pratiquer dans les eaux troubles de la Scène afin de purifier icelle en vue des JO de 2045. Onésime est aussi sceptique qu’une fausse : les délais sont trop courts ! Il va en parler à son ancien prof de SVT pour avoir son avis………

Rubrique à trac :

Nouvelle épidémie en vue ? Miss Cacarinette, la coccinelle de Gotlib a perdu ses points Mais elle n’est pas malade : elle volait trop vite. Un stage de rattrapage va lui être proposé, ainsi que des TIG : surveiller la vitesse de chute des pommes lorsque Newton s’endort sur ses lauriers et sous le pommier.

Jingle

Salut à tous les fans de R.A.F. C’était le journal du 7 Mai. Demain est un autre jour. A tchâo.

Onésime soupire. La récréation est terminée. Il se console : dans 5 minutes Gertrude arrivera et ils pourront se faire des tartines de nuages de lait saupoudrés de poussière d’étoiles. Et ça, c’est du concret !

Gibu 7/5/25

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Fred le merlan (A.I. Avril 2025)

Pour les consignes d’Avril, faut aller voir chez Carnets Paresseux (https://carnetsparesseux.wordpress.com/2025/04/04/spheres-avec-des-esses-aux-deux-bouts-agenda-ironique-davril/) mais je vous résume :

des dates de mars à mai, des jours, de la brume, une morale, des sphères, les mots merlan, haruspice, trottin, grésil de l’ironie si on peut et comme il dit, yapluka !


Le mois de mars et ses giboulées de grésil venaient de prendre fin. Il était temps , des champignons montaient sur les godillots des passants, et Fred, le merlan du village, en avait ras le tifs de défriser les rombières ; elles lui donnaient le vertigo avec leurs papotages. Il avait grand besoin de vacances. Ils disjonctait, ce dont plus personne ne douta lorsque, en ce 1er Avril, pour plaisanter, il ne trouva rien de mieux que de se saisir de sa tondeuse et de dessiner de petits œufs sur le crâne de la douairière du manoir d’à côté.

Celle-ci se mit à glapir d’effroi et, flanquée de son trottin du mardi (elle en avait un pour chaque jour de la semaine), elle quitta le Salon de coiffure en vociférant, non sans avoir dissimulé le désastre sous un grand chapeau de paille d’Italie made in China trouvé près du comptoir.

Fred se demanda s’il n’était pas allé trop loin, d’autant que ses autres clientes, sous de multiples prétextes fallacieux, s’étaient éparpillées comme une volée d’étourneaux !

Il décida qu’il était temps de se faire un peu oublier et de se retirer quelques jours au fin fond du Larzac pour y méditer des effets du premier avril sur les personnes âgées.

Sa valise fut vite faite et, la brume du matin s’étant dissipée, il prit sa Juva 4 modèle 1950 et traça la route.

Quelques heures plus tard, après avoir roulé bon train avec sa trapadelle il s’avisa qu’il avait faim. Il fit escale dans un curieux endroit où des sphères géantes en tous genres fleurissaient sur le trottoir comme une pluie géométrique venue de la stratosphère. Il saisit son APN, qui ne datait pas de 1950, et prit quelques clichés. Il réalisait qu’il y avait une vie exaltante à l’extérieur de ce salon étriqué où pendant plus de 20 ans il avait posé des bigoudis et des papillotes.

Son estomac le ramena à la réalité. Il était bientôt midi. Il s’avisa d’une devanture à l’enseigne magique : « Pâtissier-Chocolatier-Confiseur ». La vitrine, emplie de cloches, lui rappela que Pâques approchait, et fit remonter à la surface de doux souvenirs d’enfance…

Il entra : un drôle de personnage rondouillard se tenait derrière le comptoir ; Tel un haruspice, il inspectait l’intérieur d’une cocote brisée, se demandant si les petits œufs qu’elle renfermait donneraient des œufs ou de la friture. Fred se pencha, et observa lui aussi, conscient de l’étrangeté d’une boutique dans laquelle même les lapins et les moutons pondaient, et où les cloches n’avaient pas le bourdon.

  • Bonjour, dit-il au petit bonhomme tout rond, je m’appelle Fred.

  • Bonjour Fred, moi c’est Atmos !

Une amitié venait de naître. Ils n’éclaircirent jamais le mystère des œufs de Pâques, et Fred n’atteignit jamais le Larzac. Il s’installa à proximité d’ Atmos et des Sphères et laissa tomber les ciseaux pour devenir chocolatier.

Juste avant Pâques, il envoya à la douairière un énorme œuf rempli de papillotes avec une carte en forme de cœur sur laquelle il écrivit : « pardon ».

C’était un autre mardi……. le soleil brillait, annonciateur d’un mois de mai aux parfums de muguet.

Gibulène – 6/4/2025

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Ah, que c’est bon la bouillabaisse… (A.I. Mars 2025)

pour les explications, c’est là : https://funambulesurlefildelecriture.com/agenda-ironique-davril-2025/
pour le produit de mes élucubrations, c’est ici :

C’est au cours du repas annuel de famille, à la Calanque de Niolon qu’il y eut une révélation. Tous les convives avaient quelque chose de poissonneux. Le tonton, par exemple, c’était son air saumon.

Il faut dire qu’à force de taquiner le poisson de rivière, le mimétisme ayant agi, Tonton s’était habitué à pratiquer le contre-courant et à foncer dans le mur, ce qui n’était en aucun cas le mode de fonctionnement des autres convives autour de la table.

Ce repas de début d’été permettait à tout ce petit monde de se retrouver, par tradition, avec plus ou moins de plaisir il faut le souligner.

La vieille, par exemple, était heureuse comme un poisson dans l’eau, en tant que doyenne, aimant retrouver son petit monde. D’une année sur l’autre, il lui arrivait même d’avoir du mal à les reconnaître.

Syrèn, sa lolotte, qui nageait comme un poisson, avait bien mûri ! Une vraie jeune femme maintenant. Elle la regardait avec des yeux aussi expressifs que ceux d’un gobi, cherchant à se remémorer quelles études elle poursuivait. ; Syrèn qui justement racontait qu’elle avait engueulé comme du poisson pourri un mec au regard de bogue qui lui avait fait une queue de poisson pendant le trajet.

Oups ! Pierre (qui n’était pas un Saint se reconnut dans l’auteur du délit. Il fit canard et noya le poisson en débutant un tour de table pour demander des nouvelles de chacun depuis l’année qui s’était écoulée.

Le cousin Rouget (blanquinas de carnation mais nanti d’un pif couleur lie de vin) et qui, accessoirement, était aussi Directeur d’une usine de conserves de thon, expliqua non sans orgueil qu’il avait ferré un gros poisson et que son chiffre d’affaire allait bientôt décupler….

Galinette, neveu du Papet et de la Vieille, dressa les oreilles. Demandeur d’emploi depuis une dizaine d’année il était passé maître dans l’art de passer à travers les mailles du filet de l’Administration. A l’annonce de Rouget il entrevit l’éventuelle et aléatoire possibilité de décrocher un poste peinard…… il lançait donc quelques hameçons dans ce sens, tentant de capter l’attention du futur empereur de la conserve lorsque Vive, éternelle retardataire, fit une entrée remarquée au cri de « Chalut les copains ». Elle était maquillée comme une dorade et quillée sur des Louboutins rachetés à Gibulène en janvier lors d’une réunion A.I.

Congre ! S’écria, courroucé à l’extrême, tonton saumon qui ne savait pas jurer mais que la diplomatie n’étouffait pas… c’est quoi cet accoutrement et cet air de favouille en couche ? Tu es au courant qu’on est au restaurant, pas dans un loup-panard !!!

L’atmosphère se plomba d’un coup, mais personne ne s’insurgea. La Vieille tenta de récupérer l’attention des convives à l’aide d’une quinte de toux inattendue mais fort opportune, rien n’y fit. Ils s’assurèrent juste d’un regard qu’elle allait survivre, et plongèrent le nez dans leurs assiettes.

Vive avait perdu de sa superbe et de sa joie de vivre ; son menton se mit à trembler………..

Le serveur choisit ce moment pour arriver, poussant sur un chariot une bouillabaisse digne des meilleurs chefs. Mais si vous pensez que la sauce fait toujours passer le poisson, une arête avait grippé l’ambiance.

Vive, qui n’avait pas encore eu le temps -et pour cause- de s’asseoir à table, cueillie au vol par le thonier mal éduqué, fit volte face vers l’entrée qui, de fait, se transforma en sortie.

Elle déclara avec emphase avant de disparaître :

J’étais venue vous annoncer que c’était moi la gagnante du dernier Super Loto, et que je vous emmenais tous fêter l’événement aux Caraïbes pendant un mois……. c’est raté les sardines ! Restez esquichées dans votre méchanceté collective, la morue se tire !!! Et surtout ne m’attendez pas, l’année prochaine, vos gueules de raies me donnent de l’urticaire.

Elle s’offrit le luxe d’une sortie théâtrale et vacillante sur ses talons aiguilles voire anguilles. Le bruit de la porte résonna dans le silence stupéfait qui suivit ses paroles.

La bouillabaisse eut ce jour là un goût de regret. Les girelles, aussi fines fussent-elles, non plus que la rouille et le bon vin blanc frais, rien ne put gommer cette impression d’un gâchis si épais qu’on eût pu le servir en purée.

 

Gibu 7/3/25

Lexique :

Gobi : l’accent tonique est sur le o

Galinette : surnom affectueux du neveu du papet dans manon des sources (M. Pagnol)

nom d’un poisson aussi appelé grondin

quillée : perchée en marseillais

favouille : petit crabe gris méditerranéen

en marseillais, personne qui n’a pas beaucoup d’entendement, à tel point qu’elle peut
avoir été engrossée à son insu, elle est « en couches »

esquiché : serré – presque écrasé

faire canard : se taire

blanquinas : blanc et gras- expression moqueuse ou péjorative du sud


ImageRecette :

A l’origine il s’agissait d’un plat de pêcheurs qui, en triant le poisson destiné à la vente, mettaient de côté certaines pièces qu’ils préparaient pour eux et leur famille.

C’est donc un plat simple et familial qui, au fil des ans, a été perfectionné et qui peut comporter maintenant un fond liant et même des crustacés. La bouillabaisse est un plat emblématique de notre belle ville néanmoins ce plat serait d’origine grecque et romaine…Pourquoi cette appellation ? Tout simplement parce que lorsque le bouillon bout on doit baisser le feu afin que les poissons cuisent “ quand ça bout, on abaisse”.

La bouillabaisse marseillaise doit comprendre au minimum 4 espèces parmi les suivantes :

– rascasse
– baudroie (lotte)
– rascasse blanche
– fielas (congre)
– araignée (vive)
– chapon (scorpène)
– galinette (rouget grondin)* facultatif
– Saint-Pierre
– cigale de mer
– langouste

Cette liste permet ainsi le choix en fonction des arrivages et du nombre des convives. Mais il reste un fait essentiel pour la qualité de la bouillabaisse : c’est l’extrême fraîcheur du poisson, condition primordiale de réussite.
Sel, poivre, safran, huile d’olive, ail, oignons, fenouil, persil, pommes de terre, tomates. Pour le fond : petits poissons de roche (girelle, saupe, petits mulets, castagnol..)

1. Coupez les plus gros poissons en morceaux. Mettez-les dans un plat. Versez 4 cuillerées à soupe d’huile sur les poissons. Ajoutez les pistils de safran, l’écorce d’orange et le laurier. Mélangez délicatement, couvrez le plat de film étirable et laissez mariner les poissons 1 h au frais.

2. Passé ce temps, pelez et émincez finement les oignons et l’ail. Ébouillantez 10 secondes les tomates, pelez et épépinez-les, concassez la chair. Épluchez les pommes de terre, coupez-les en rondelles un peu épaisses.

3. Faites chauffer le reste d’huile dans un faitout. Mettez les oignons et l’ail, puis les tomates à revenir 5 min. Versez 1,5 l d’eau bouillante et ajoutez les pommes de terre, laissez bouillir 10 min.

4. Ajoutez la rascasse, le grondin et le congre dans le faitout, et comptez 5 min d’ébullition à gros bouillons. Mettez ensuite dans le bouillon le reste des poissons et la marinade. Comptez à nouveau 5 min d’ébullition.

5. Éteignez le feu, salez, poivrez, mélangez délicatement. Servez la bouillabaisse très chaude dans un plat creux préchauffé.

De façon générale cette préparation est servie dans 2 plats différents : le poisson d’un côté, le bouillon sur le réchaud.
Selon le goût du convive, les deux peuvent être mélangés dans une assiette creuse ou bien servis à part. Mais une règle demeure fondamentale, c’est le découpage du poisson devant les convives.  On servira également la ou les sauces (rouille ou aïoli) accompagnées éventuellement de croûtons frottés à l’ail.

Quelques idées de vins pour l’accompagner :
– Bandol blanc
– Bellet blanc
– Cassis blanc
– Côteaux d’Aix-en-Provence Blanc
– Côteaux Varois de Provence Blanc
– Côte de Provence blanc.

 

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Vous avez dit crêpes ??? (A.I. Février 2025)

Ce mois-ci nous partons chez Isabelle Marie d’Angèle pour papoter crêpes, lutins et babillages pour une chandeleur sous le signe de l’Agenda Ironique. Vous trouverez les instructions ici :

https://isabellemariedangele.com/ 2025/02/06/ bullet-journal-fevrier/


 

 

Onésime s’est donné une mission aujourd’hui : Acheter un livre de recette sur les crêpes ! Gertrude vient de partir assister à une conférence sur « l’immiscibilité de l’homme et de la femme par Sainte Organule » – d’après Fatras de J. Prévert . Diantre ! Tout un programme !

Mais en ce 2 février elle n’a donc pas le temps de gérer la chandeleur, et Onésime a eu l’idée de s’en charger. C’est un gentil Onésime, il aime sa Gertrude et aussi les crêpes.

La soirée s’annonce belle, qui s’accompagnera d’un petit cidre sorti de derrière les fagots. Il est tout émoustillé à l’idée de mugueter sa Trutru comme aux premiers jours.

16h. Il prend la Deudeuche pour se rendre au Centre Commercial « Rond-Point » et appuie comme un malade sur le champignon pour parvenir aux 50km/h recommandés. C’est un bon citoyen Onésime, toujours respectueux des consignes.

Il profite d’un mouvement de grève inopiné des employés de la Société Botticelli pour se garer gratos en sous-sol. D’autant qu’il n’est pas en avance le bougre, Bigre !

Il fonce clairement vers le rayon des livres de cuisine, stupéfait du nombre de bouquins consacrés aux crêpes ! Un monde insoupçonné qui gravite autour du sujet, il y a même des gars qui les font au caviar et aux langoustines, incroyable !

Tiens, en voilà un sympa : « crêpes farfelues » aux Éditions Fingosier. Il feuillette (normal pour un dessert me dire-vous, mais c’est un curieux Onésime) : crêpes chamallow. Waouh, idée géniale que de remplacer la farine par 200gr de chamallows délayés dans 60cl de lait tiède. Ajouter la pincée de sel, les 3 œufs, 2 cuillères à soupe de sirop d’érable, 5cl de liqueur d’étoile et une cuillère à café de poudre de corne de licorne lyophilisée.

Impossible, soliloque-t-il ! Mais non lui susurre à l’oreille un lutin farceur sorti d’on ne sait où qui lui tend un petit pot de la précieuse denrée licornienne. Onésime, si rationnel, n’en croit ni ses yeux ni ses oreilles : des dizaines de petits gnomes babillards grouillent dans tous le rayonnages. Il se dit qu’il doit rêver, mais quid de ce petit pot, dans ses mains……. et du flacon orné d’une étoile posé sur l’étagère devant lui…

Il s’empare du livre et du flacon, sans trop chercher à comprendre, chose rare de sa part….. mais il est déjà tard, on réfléchira après.

Des centaines de lucioles jalonnent son parcours et le dirigent tout droit vers le rayon musique, son dada la musique. Et comme un fait exprès, son disque préféré qui trône à l’entrée du petit auditorium : l’ULTIMA RÉCITAL de Maria Ulrika Von Glott et de sa pianiste Irène. La tentation est trop forte d’en écouter un morceau. Il s’octroie 5 minutes, s’installe, pose un casque sur la tête, et se laisse emporter :

Mais qu’il est long le chemin

Là-bas, là-bas dans la forêt

(bis)

Où je me promenais.

Mais savez-vous quoi qu’il y a

là-bas dans la forêt

Je ramassais des petites fleurs

Pour mon Siegfried le châtelain

Qui va chasser sur son cheval

Au grand galop…..

https://www.youtube.com/watch?v=PwJ9NKFoHf8&t=429s

 

Onésime, bien évidemment, devant l’intensité de cette interprétation remarquable, perd la notion du temps, ferme les yeux pour voir défiler les images d’un spectacle vu il y a quelques années déjà…….. plus rien n’existe.

Soudain les lumières s’éteignent ! Ne restent que les lucioles………… sursaut .. vite la porte……. elle refuse de s’ouvrir. Un regard sur sa montre : oups ! 19H30 ! Il a beau appuyer sur ce bouton rouge marqué « alarme », rien ne fonctionne, même lorsqu’il tente d’une voix aussi forte que possible d’invoquer le châtelain Siegfried qui de toute évidence s’en bat le flanc droit et l’oreillette gauche.

Les lutins, revenus en nombre, se sont installés comme au théâtre et rient à gorge déployée de cette bonne farce.

Que faire ?

– Allô ma Trutru ?

– Où es-tu ? Les crêpes sont prêtes !

– Tu as fini ta conférence ?

– Je l’ai zappée, je voulais te faire la surprise…..

– Oups !


Entendant des pas, il se retourne et se retrouve dans le rayon d’une lampe torche, celle du gardien qui fait sa tournée de fermeture ! Il se retient de l’embrasser, lui remet le livre, le remercie, fonce vers sa Deudeuche……… vite…….. champignon……

Bisous ma TruTru un vrai délice ces crêpes !

Ouiiiiiii, je les ai faites avec des chamallows et un ingrédient un peu spécial, mais ça c’est mon secret !

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Gibulène – 7/2/2025

 

 

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Polie Tique (A.I. Janvier 2025)

Ce mois-ci on campe chez Jobougon qui nous propose :


C’est vous qui venez d’être nommé(e) premier(e) ministre. Vous allez constituer une équipe, choisir un gouvernement. En tant que ministres au moins quatre personnages connus existants ou ayant existé et créer pour eux des ministères décalés et complètement loufoques.

Voici encore quatre autres ministres à inclure absolument qui sont : Amélie Poulain – Perceval le Gallois – Gaston Lagaffe – Cléopâtre.
Et puis encore… Si vous avez des textes de lois à faire voter à l’assemblée, amusez-vous à nous les présenter

« IL » est revenu, un soir de décembre, et IL m’a appelée. Je me suis dit que j’allais être dans la meureudeu…..

Et depuis, je SUIS Première Ministre ET dans la meureudeu !!! bon, j’avais un peu anticipé, vu que j’étais sur le listing des prétendant.e.s. Mais je suis loin d’avoir fini la liste pour aller à la pêche aux Nistres. Je refuse de ne choisir que des mi-nistres, comment pourraient-ils être efficaces s’ils ne sont pas entiers ?

A l’aigrie culture je verrais bien Des Champs, le mieux qualifié pour reconnaître un bon gazon bien résistant. Il pourrait nommer dans son équipe Yves Le Coq et Amélie Poulain……. Ils sont comme chien et chat mais, la vache, ça peut fonctionner hyper bien par le jeu des mules à Sion !

En chargé de com et porte parole du Gouvernement, un type comme Gaston Lagaffe m’aurait bien plu. On aurait commencé par faire table rase de tout ce qui s’était écrit pendant ces dernières années, histoire de débarrasser son bureau des miasmes du passé……. un point noir : mon Gaston  est-il capable, entre deux siestes dans l’hémicycle (encore une demi-mesure!), mais la sieste c’est quand même son point fort, de lâcher sa mouette et son Bubulle pour tirer la substantifique moelle de ce qui se sera dit (ou pas) ? Il sera bien mieux à l’écologie, en super défenseur de la cause animale.

Au ministère des Catastrophes surnaturelles, on appellera Bayrouth assisté de Pépin le Bref, et aux Affaires Antisociales ce sera Bernie Bonvoisin. Don Quichotte se battra au Ministère des causes perdues.

Elisabeth, toujours Bornée, passera à la gestion des routes dans le ministère de Retaille l’Eau .

Le Ministère des armées, tenu par D’Arme Alain se verra attribuer Spiderman pour l’Armée de l’Air, Popeye pour la Marine et Jean Le Marcheur (anglais d’origine mais devenu Normand par débarquement interposé) pour l’Armée de Terre.

Agnès Pannier passe à ‘Economie, et Zébulon aux Sports.

Onésime s’était porté volontaire pour le Ministère des rêves, mais je pense qu’il sera plus utile et qu’il s’épanouira mieux sur WPC.

Perceval le Gallois va encore Grââler quand je lui confierai le Patrimoine, mais Cléopatre jubilera à l’idée de gérer la Santé, depuis le temps qu’elle veut se faire refaire le nez.

Il m’en manque donc quelques uns mais il paraît que j’ai quelques semaines pour me décider……. encore faut-il les décider, EUX !

Demain je LUI présenterai mes premiers choix…….. Faut dire que le 2ème choix est généralement moins reluisant et constitue la plupart du temps un pis-aller, mais quand faut y aller, faut y aller. Et puis on ne peut pas plaire à tout le monde comme dirait Marc-Olivier.

Dès que tout ce petit monde se sera mis d’accord, avec quelques arguments convaincants, nous nous mettrons au travail… Quelques textes de Lois deviennent urgents, comme la légalisation de la consommation des trous de l’Emmental ou l’homogénéisation des appellations de viennoiseries contenant du chocolat…. Rendons à la langue française sa rigueur d’origine et aux trous leur utilité.

Bon c’est pas tout, ça, Mâme Gibu, quand on s’appelle Bonnet, faut savoir porter le chapeau ! J’assume les c….ries ci-dessus énoncées, consciente de ne pas être la seule du microcosme poli éthique à en prononcer. Profitez pour les lires avant que je me fasse éjecter.

 

Gibulène – 03/01/2025

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L’insécurité permanente (A.I. Décembre 2024

Sur un thème de Dominique Hasselmann, hébergé par Lyssamara et décompté par Tiniak, le premier triumvirat agendiste pour ce dernier mois de l’année.

C’était un soir de pleine lune. Le vent chatouillait mon nez et remuait des souvenirs antédiluviens ! Ce petit vent frisquet me rappela une chanson que papa m’avait apprise, enfant, il y a plus de 70 ans maintenant :

«L’autre jour, l’idée m’est venue

D’aller faire ma p’tit’ crotte dans la rue

Le vent soufflait avec violence

Je sens ma p’tit’crotte qui s’balance

Ah mon dieu, que c’est embêtant

De faire sa crotte quand il y a du vent»

(sic)

Les amis de la poésie apprécieront certainement! Je flottai un moment dans ce souvenir précieux de rares moments pendant lesquels papa, très sérieux par ailleurs, se lâchait suffisamment pour faire rire sa fifille.

Tout en déambulant dans les rues illuminées en ce début décembre, je profitais béatement de cette ambiance spéciale qui précède les fêtes de Noël. Un haut parleur diffusait des chansons des seventies….. je replongeai aussitôt dans mon adolescence et mes 14 ans en entendant Nancy Sinatra :

«Bang bang, he shot me down,

Bang bang, I hit the ground,

Bang bang, that awfull song,

Bang bang, my baby shot me down»

(re-sic)

Dans une vitrine aux décorations colorées et joyeuses, un téléviseur diffusait en boucle des Looney Tunes de Sylvestre le gros minet et Titi le canari. Attirer la jeune clientèle est le meilleur moyen d’attirer les parents !

Tout était fait pour diffuser une atmosphère de guimauve et de béatitude..

Mais était-ce un effet de cette pleine lune perturbante, des remontées de mon enfance, ou de mon idiosyncrasie latente, je sentis l’angoisse qui montait en moi… Il fallait que je me rassure. Le Salon de Thé de l’autre côté de la rue me fit un clin d’œil, ou plutôt un clin de guirlande. Un bon chocolat chaud, doux et velouté comme une caresse, me parut indispensable.

Je m’élançai pour traverser la voie piétonne, mais une grosse cylindrée surgie de nulle part à un train d’enfer faillit me couper en deux et m’évita de justesse en m’abreuvant d’injure.

Le motard, même gavé d’amphètes et de coco, n’avait pas envie de perdre sa Triumph Rocket III qui valait une blinde !

Le temps que je reprenne mes esprits, il était déjà loin…

Je ralliai le Salon de Thé comme je pus, encore tremblante. Le haut-parleur, avec un à-propos digne d’un sketch, s’égosillait:

«il portait des culottes, des bottes de moto

Un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos……»

(re-re-sic)

Le chocolat fumait dans le bol, préparé à l’ancienne avec des copeaux à 70% de cacao, et m’apaisa instantanément. Le moral remonte toujours avec du bon chocolat, Étonnant, non ? Comme aurait dit Pierre Desproges dans sa minute de Monsieur Cyclopède (Je vous parle d’un temps, que les moins de 20 ans………) J’ai enlevé mes Louboutins pour plus de confort !

Comme quoi, se sentir en sécurité tient à peu de chose!

Bonne lecture et bon mois de Décembre.

Gibu

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Vamos con la Luz (A.I. Novembre 2024)

Pour les règles du jeu, ce mois-ci, allez faire un tour chez Lyssamara ( https://lyssamara.wordpress.com/2024/11/03/a-i-ou-es-tu/)

En résumé : thème lumière (pas électrique). Une phrase d’accroche : « le père et la mère de…. habitaient un château au milieu des bois sur la pente d’une colline » – quelques mots à placer : lignage – s’accoutumer – s’évanouir – pompon – tango – et une avalanche de lumière pour égayer ce mois de Novembre pas si gai.

Le père et la mère de Lucie habitaient un château au milieu des bois, sur la pente d'une colline...

Lucie les rejoignait toutes les fins de semaines, traversant la forêt dans l'obscurité. Elle était en effet pensionnaire à la ville voisine dans une école de Tango Argentin.... une idée de sa mère, la princesse Alice, qui s'était vu refuser des études similaires du fait de son lignage qu'elle abhorrait ! Elle avait retrouvé son équilibre en épousant un beau palefrenier dont les origines argentines avaient fortement influencé leur façon de vivre et de penser depuis. Antonio s'était accoutumé à cette vie de semi-châtelain (Alice ayant malgré tout hérité de l'une des demeures familiales) et avait vu s'évanouir ses craintes d'avenir à la naissance de « la petite », sa lumière !

Bref, quelques années plus tard, c'est le pompon : Lucie, qui rêve de mambo, de salsa, et de bachata, se voit inscrite par des parents un peu étriqués, dans une école de Tango !!! La loose ! On ne maîtrise pas toujours son destin à l'adolescence !

Toujours est-il qu'en ce vendredi soir, elle rentre au château par la colline, qui n'est éclairée que par les lucioles et quelques lampes à huile réparties ça et là pour l'empêcher de se prendre les pieds dans les racines.
Lucie, qui a hérité de sa grand-mère, la Reine-Mère, quelques dons magiques. Elle éclaire donc son chemin de fleurs luminescentes qui lui permettent de suivre les méandres de l'accès au château sans se casser la g........... euh pardon, la figure ! (c'est une princesse tout de même!)
Ce soir, c'est spécial : elle a 18 ans. Elle va dire à ses parents qu'ils peuvent éteindre les bougies, les cierges, chasser les feux-follets, elle va leur dire qu'elle les quitte pour aller vivre sa vie au Brésil dont la lumière l'appelle depuis tant d'années. Quelle ironie ! Une soirée qui aurait dû être pleine d'amour et de joie et qui, elle le sait, va vraisemblablement être gâchée.

Sur le perron, un temps d'hésitation. Elle hésite, subodorant une surprise.... agréable ou pas ?

Ses parents sont là, un sourire gauche (normal ils ne sont pas de droite) sur les lèvres, impressionnés par leur princesse et figés dans leur peur de tout rater.

Soudain, une musique dans le grand salon. Lucie reconnaît instantanément « La Noche Perfecta ». Elle n'en croit pas ses oreilles, et encore moins ses yeux lorsque ses parents s'écartent, laissant place à Daniel et Desiree qui évoluent sur le parquet.*
Les lucioles, à la fenêtre, brillent de tous leurs feux, éclairant ce mois de Novembre d'une indicible lueur d'espérance en l'avenir.

Bon anniversaire Lucie, petite lumière de leur vie.

Gibulène – 4/11/2024


*Daniel Sanchez et Désirée Guidonet, (alias Daniel et Desiree) de reconnaissance mondiale, enseignent la Bachata en Masterclass.

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Mes choupinous d’Halloween

Je me suis préparée pour accueillir avec le plus de gentillesse possible ces petiots déguisés et leurs accompagnants. J’aime bien ce côté bienveillant de la fête et je trouve que ça met de l’animation dans le quartier…..

Et voilà que les coups de sonnette se succèdent…. Ils prennent leur rôle très au sérieux et me tendent leurs pochons (certains, de nature optimiste, on pris des sacs à dos) 😀 en prononçant la formule magique :

« Des bonbons ou un sort » !
Pour les plus grands, ils osent même « trick or treat »

Moi : non, non, pas de sort, pitié

Une petite fille : t’as peur ?

Moi : Ben oui !

Elle : Faut pas, tu sais, les sorts c’est pas méchant !

Ça m’a tellement rassurée qu’elle a eu double dose de bonbons la choupette. Ils sont craquants et le dialogue ce soir là est encore plus facile…… faut dire qu’ils ont dû me prendre pour une citrouille 😀 😀 😀

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Gibu 31 10 2024

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Esprit es-tu là (A.I. Octobre 2024)

 

Les consignes sont chez Filigrane https://filigrane1234.blogspot.com/2024/10/agenda-ironique-doctobre-esprit-es-tu-la.html . Ce mois-ci il faut un thème (en titre) de l’humour noir ou blanc, les mots esprit, cacochyme, calinotade, escogriffe, paperasse……… et un brin d’imagination comme d’hab !

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Hector, le grand escogriffe cacochyme, déambule à contre cœur sur le pavé mouillé en cette soirée d’automne.

Fin Octobre n’est pas la saison qu’il préfère : il fait humide, les gens se terrent chez eux, personne dans les bistrots pour partager le bout de gras que d’ailleurs il n’a pas.

C’est aussi la période d’ Halloween et de ses calinotades, des sonnettes qui sonnent, des enfants qui s’amusent, il n’aime pas jouer.

Ce soir, c’est pire que d’habitude : il se rend à reculons chez sa vieille copine Irma qui l’a gracieusement sollicité pour une soirée « esprit es-tu là », vous savez, ce genre de soirée ou la table est ronde et bavarde, les convives un peu fêlés, et les esprits (ou sont-ce une vue éponyme?) -qu’ils le veuillent ou non- convoqués.

Hector n’a jamais aimé déranger les esprits. Ce que d’aucuns trouvent excitant, pour lui est une ingérence dans un monde qui n’est pas le sien.

Il était tranquille, le nez dans la paperasse et les kleenex à l’eucalyptus, lorsque le téléphone a sonné. Au bout du fil -bien qu’il n’y en ait pas- a tonitrué une voix : « Esprit es tu là » a déclamé Irma qui s’y voyait déjà.

Et quand Irma déclame, c’est qu’elle vous réclame.

Mais il a peur, Hector, de recevoir un sort.

Pourquoi la vieille Irma ne l’oublierait-elle pas ?

Chaque année il se dit qu’il va refuser, mais s’y sent obligé au nom de l’amitié.

Retrouver Eric, l’asthmatique, Cunégonde et sa faconde, et Irma qui n’a qu’une dent sur trois, lui donne la nausée lui dont le foie est fatigué, ma foi ! Il faut pourtant avoir la Foi pour aller dans ces soirées.

Bon, le voilà là, 32 rue des Lilas……….. il hésite, il doit frapper……. trois fois ! Le mot de passe ??? vous ne devinez pas ??? « Esprit es-tu là ? ».

Courage Hector, t’es le plus fort !

Gibulène – 08/10/2024

 

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Grand-père Aymeric (A.I. Septembre 2024)

Pour les consignes, c’est chez Tout l’Opéra ce mois-ci :
https://toutloperaoupresque655890715.com/2024/09/04/les-chansons-de-lechanson-a-i-de-septembre-2024/

En bref : chansons enfantines, populaires, sophistiquées (ou non) – mots imposés : échanson, vistemboir, saxifrage, sigillographie – A caser aussi : « le diable est dans le beffroi»

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Ehouarn de Plessis-Plombière -EDPP pour les intimes- musarde en cette belle journée de Septembre. Ne restent de ses ancêtres moyenâgeux que quelques ruines envahies de saxifrages sur cette colline où il vient souvent s’imprégner d’une époque depuis longtemps révolue.

Ce noble des temps modernes n’est pas nostalgique, et lorsqu’il vient en pèlerinage dans ces vieilles pierres, il aime pousser la chansonnette (qui sait, si ses aïeux le regardent ça peut leur plaire…)

Une de ses chansons de prédilection, il l’a apprise en classe, c’est « Le Roi Chou » https://www.youtube.com/watch?v=bpOydlLE8ps.

Il ignore si son aïeul Aymeric aimait les crucifères, mais ce qui est certain c’est qu’il ne crachait pas sur le bon vin ! Ehouarn en a eu confirmation dans les grimoires que se sont transmis des générations de Plessis-Plombière.

Le Roy Aymeric, donc, ne se déplaçait jamais sans entraîner son Échanson, Octave Dugoulot, qu’il avait élevé au titre de Chevalier au sein de la Confrérie de la Dive Bouteille dont il fut l’unique Membre. Ledit Dugoulot portait à la ceinture une espèce de vistemboir de forme indéfinie gravé d’un seau qu’aucune sigillographie n’avait pu déchiffrer. Il se raconte que lui aussi s’adonnait à la boisson et que, souvent pompette, il finissais sous la table en s’égosillant sur « Qui veut chasser la migraine ».

https://www.youtube.com/watch?v=al27waTt6aM&t=33s

Quelle époque mémorable! Ehouarn (où faut-il dire Son Altesse Ehouarn) a tout lu de cette période passionnante où les riches écrasaient les pauvres sans vergogne, les impôts se multipliaient, les têtes supposées pensantes ne pensaient pas ou ne pensaient qu’à elles-mêmes, où le règne des armes était prépondérant, les épidémies nombreuses et les parasites omniprésents !!!

Il se dit souvent qu’il n’aurait pas voulu vivre cela mais que fort heureusement tout ceci n’a plus cours ! Le diable n’est plus dans le beffroi, aussi Extraordinaires ces Histoires soient-elles.

. Et de chanter de plus belle ! Il a des goûts éclectiques et passe aisément de « Laissez-nous respirer »

(https://www.youtube.com/watch?v=pmvV9XXMjko)
au Jardin extraordinaire

(https://www.youtube.com/watch?v=Z7H57p1HNbY)

il peut aussi fredonner La Bourrée des Cerfs

(https://www.youtube.com/watch?v=sQPEWhceJOI)

et autres ziques connues ou non.

Mais les rêveries de notre promeneur solitaire sont terminées. L’alarme de son 06 ramène son Altesse à la réalité. Il est temps de foncer au Club Nautique pour préparer les championnats de Windfoil qui arrivent à grand pas et là, pas question de folâtrer, que diantre ! Un Plessis-Plombière ne recule jamais devant le combat !

Gibulène – 04/09/2024

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La Chute (A.I. Juillet-Août 2024)

Pour cet Agenda Ironique de l’été (Juillet-Août) les consignes nous sont données par John Duff et relayées par Tiniak.

Le thème : La chute

A insérer : Quelques mots pour agrémenter les textes, tout d’abord : camembert (le fromage des rois, le roi des fromages) ; un mandarin et sa mandarine sont les bienvenus. Enfin, les mots, Sinémurien ourobouros et conchoïdale.

Il s’amuserait qu’un des personnages porte un marcel.
Enfin, il serait intéressant d’utiliser
une locution latine, si besoin contrefaite.

Onésime est venu à la rescousse, il fait trop chaud pour travailler et il est trop gentil pour refuser ma requête!

_ _ _

Quelle épilogue dingue cette histoire de camembert fondu qui dégouline sur un Marcel-à-Wu !

Onésime, ce soir, est déconcerté, ce qui lui arrive rarement vous en conviendrez, vous qui le connaissez bien. C’est un pragmatique Onésime, il a (presque) toujours une réponse aux questions qu’il se pose… mais sur ce coup là il est déstabilisé par la chute du roman qu’il vient de terminer : une histoire sans queue ni tête, véritable lemniscate de littérature. Il y est question d’un mandarin sinémurien qui se nourrit chaque soir d’un camembert et d’une mandarine, assis face au soleil couchant sur une roche conchoïdale.

Sauf que, indépendamment de cette addiction alimentaire, Onésime se dit que « ça ne colle pas ». : un mandarin NE PEUT PAS être sinémurien !!! Avec sa manie de pratiquer la lecture transversale, un passage du bouquin a dû lui échapper. Comment ce Sun Tzu (guerrier chinois le plus célèbre de l’histoire, Général des armées du roi He Lu de l »Etat de Wu, pour mémoire) pouvait-il à son époque déguster un fromage qui ne serait inventé qu’au XVIIIème siècle ? Et comment diable l’époque sinémurienne se retrouve-t-elle au milieu de cet imbroglio ? Sans compter le reste de l’histoire totalement illogique avec ses combats d’Ourobouros et autres invraisemblances….

Onésime décide de consulter sa Gertrude. Elle l’a lu, ce bouquin, mais lui a déclaré tout de go qu’elle lui laissait le plaisir de la découverte. Tu parles d’une découverte !

Justement la voilà Gertrude, la rationnelle, la seule qui puisse lui donner la clef.

Il lui fait aussitôt part de ses élucubrations. C’est un logique, Onésime, et tout ce qui ne l’est pas ne peut pas entrer dans sa sphère…

A sa grande surprise, Gertrude éclate de rire et lui lance : « 23 – 7 – 82 » !

  • Tu me fais le Loto ma Trutru ?
  • Mais non, tu me demandes une clef, je te la donne !
  • ???
  • Chapitre 23, 7ème paragraphe, page 82
  • Tu as mémorisé ça ? C’est incroyable !
  • Çà correspond pile poil à ta date de naissance, gros bêta !

Et la voilà partie dans un nouvel éclat de rire.

Incrédule et pressé, Onésime que plus rien ne surprend de la part de sa belle, reprend le livre et cherche. Il lit :

«Sun Tzu était atteint de schizophrénie et vivait dans une perception de la réalité fortement perturbée. Il est de notoriété publique qu’il se nourrissait de fromage et de fruits.

Il aimait, entre deux combats, troquer sa longue veste rouge contre un marcel portant le logo des Wu pour méditer sur un rocher vénéré de ses ancêtre, incrusté de fossiles de l’ère sinémurienne. Il consignait le fruit de ses méditations dans un savant jeu de pictogrammes sur des carapaces de tortue » (sic)

Onésime cerne mieux, de facto, le personnage et ses aventures abracadabrantes, mais un doute subsiste :

-Pourquoi le » camembert » ?

-Tu as déjà essayé de traduire du mandarin trouvé sur des morceaux d’écailles de tortue avec précision, toi ? Ad impossibilia nemo tenetur, sed facere est audere !

Sur cet argument imparable, Onésime referme le livre et file dans la cuisine voir ce que Gertrude a prévu pour le dîner. Devinez : un bon camembert au four. Ils vont se régaler !

Gibulène

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de facto : de ce fait

ad impossibilia nemo tenetur : à l’impossible nul n’est tenu

sed : mais

audere est facere : oser c’est faire

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A travers les carreaux – A.I. de Juin 2024

Les consignes nous sont données par Sabrina ce mois-ci.
entreleslignes.blog/2024/05/31/agenda-ironique-juin-2024-a-vos-styloh-6


Appuyé dans l’encoignure de la porte fenêtre, en ce mois de Juin qui prend des allures de décembre, il déguste son whisky bien tourbé en regardant les rares passants qui ont osé braver la météo implacable !

Il y a presque cru pourtant, au retour des beaux jours, lorsque les premiers perce neige ont fait leur apparition ! Mais la nature a ses raisons que la raison ne connaît point !

C’est le bouilleur de cru du village qui se frotte les mains : ses petits flacons d’eau de vie continuent de se vendre bien au-delà de ses espérances ……

Madame Unetelle passe et se hâte. Elle a remis la doudoune. Toujours pressée elle oscille entre ses allers-retours chez le docteur et ses allers retour à l’école pour récupérer sa marmaille. Un genre de ballet orchestré qui ne dévie pas d’un iota ! Mais ce soir, à la voir se hâter dans la fraîcheur de ce printemps chétif, il s’interroge… le temps de passer au « client » suivant : Jane Doe sourit ! Et ce n’est pas une utopie émanant de son deuxième whisky : elle sourit vraiment ! Du jamais vu ! Jane est une faiseuse de discorde qui est armée d’un toupet monstre. Pour elle la vie n’est pas sans casser des œufs* et à voir son air rayonnant, elle a dû faire une véritable omelette ! Les idées défilent au fur et à mesure des passages dans la Grand Rue et de l’évaporation du Lagavulin dans le cristal.

Voilà que Monsieur Ixxe se pointe, précédé par son chien qu’il ne maîtrise pas. Le passage est aussi bref que la laisse est tendue !

Il a pris l’habitude, à l’heure bleue, de surveiller ces allées et venues qui se déroulent selon un scénario bien orchestré. Puis vient le moment de la délivrance : la nuit tombe, sans se blesser, et les réverbères déclarent forfait !

« J’en suis reconnaissant, pense-t-il ce soir à cet instant T, car je ne sais ou regarder pour répondre à l’inévitable question : ça va durer encore longtemps ? « 

Il ne parle pas du ballet offert par ces gens qu’il ne connaîtra peut être jamais dans leur intimité, leurs embrouilles et leurs ennuis  du quotidien, mais de cette météo indécente qui l’invite à se réfugier dans le contenu ambré de son verre…

Il se détache de la porte-fenêtre comme à regret et retourne à sa terne réalité, seul face à face avec lui-même et son écran télé.

Le printemps reviendra…… il revient toujours !

Gibulène – 2/6/2024

  • La vie n’est pas un long fleuve tranquille + on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs

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Dédié à toutes celles et tous ceux qui ont un temps de m…………

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Les Petits Points

 

 

Paupières hermétiquement closes,

Des milliers de petits points se posent.

Peut-être est-ce toi, celui-ci,

Peut-être est-ce lui, celui-là,

Dans mes pensées ils sont tous là,

Ceux qui à présent sont partis,

Et tout ce curieux petit monde

Parle, s’amuse et fait la ronde.

Papa, maman, vous, mes potos,

Vous vous amusez bien là-haut!

C’est rassurant et astucieux:

Il suffit de fermer les yeux

Pour qu’ils arrivent, je les vois,

Ce sont de petits points de joie.

Ils sont si nombreux dans ma tête

A m’appeler, à faire la fête!

Même si je ne suis pas pressée

Un jour petit point je serai;

Et avec humour et délice

Je viendrai vous voir sans malice!

Mais j’ouvre les yeux pour l’instant

Sur l’ Ici et le Maintenant!

Gibulène – 17/05/2024

 

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Dame Liberté (A.I. Mai 2024)

Pour les explications des contraintes de l’A.I. Du mois de Mai 2024, c’est chez Dame Jo… suivez le lien :

Péripéties de Mai à l’Agenda Ironique

Dame Liberté, ayant suivi

De Cœur les tribulations

Pour délivrer Dame Merci,

Décide alors de les aider

Et de, Mordiable, les protéger

Des ribauds et des faquins

Déambulant sur les chemins.

Corne de Bouc! S’exclame-t-elle

Apercevant un fot-en-cul,

Il faut protéger la vertu

Du chevalier et de sa belle!

Ayant piqué son destrier,

Cheveux au vent elle s’élance,

Pourfend le champi de sa lance

Avant même qu’il ait pu œuvrer.

S’en retournant à son donjon,

Elle croise la pucelle aimée,

Et lui offre sa belle épée

En gage de sa protection.

Peste soit de cette merdaille

Qui de Cœur veut vous éloigner!

Ce jouvenceau, vaille que vaille,

Vous fera Dame sans danger.

La pucelle et le damelot

S’en retournent en leur château

Faire ripaille et fiançailles,

Puis somptueuses épousailles,

Ivres d’une liberté

Qui leur est enfin accordée.

Gibulène – 5/5/2024

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LEXIQUE

Ribaud: débauché

Faquin: individu sans valeur

Mordiable: juron

Corne de bouc: juron

Fot-en-cul: sodomite

Pucelle: jeune fille vierge

Champi: bâtard

Merdaille: groupe de personnes méprisables

Jouvenceau: jeune homme

Dame: femme mariée

Damelot: jeune homme de noble origine

Ripaille: bringue, bombance

5/5/2024


	
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Vacances à Vierzon (A.I. Avril 2024)

Pour les instructions de ce mois d’Avril, c’est chez Carnets !
https://carnetsparesseux.wordpress.com/2024/04/03/un-poisson-pas-que-poisson-agenda-ironique-davril/

Onésime est perplexe. Sa Gertrude, qui s’amuse toujours à lui concocter des surprises amusantes pour le 1er Avril, n’y est pas allée de main morte :

Tourte de poisson-chat à la rhubarbe pour le petit déjeuner ; euh…. comment dire… comme une petite envie de pleurer dès le réveil !

Vous me direz : Xénophon raconte qu’Alexandre pleura quand il eut achevé la conquête du monde. Tamerlan et Attila, eux, pas une goutte.… Ça dépend des caractères ! Onésime est en mode Alexandre ce matin, mais sans l’âme du conquérant.

Elle a des idées bizarres Gertrude quand même : elle écoute Brel et veut aller à Vierzon, heureusement qu’elle n’a pas écouté Joe Dassin, ils n’auraient pas pu se payer le voyage ! Et puis cette location qu’elle a trouvée : il ne savait même pas que ça existait ! Une grande demeure modulable et ondulée : les parois coulissent, les fenêtres s’occultent, le nombre de pièces s’adapte, le paysage change… c’est vraiment particulier !

C’est un cartésien Onésime, on le sait depuis le temps ! Ces changements intempestifs le perturbent. Hier, par exemple, il appuie sur un interrupteur sur lequel était indiqué : « ici ». Une trappe s’ouvre et voici qu’un taxiphone remonte d’on ne sait où, rempli d’eau et de poissons multicolores !!! Heureusement, le bon réflexe. Il appuie de nouveau sur le bouton et tout disparaît dans les entrailles de l’étrange habitation.

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Ce matin de premier avril, donc, il tripatouille sans conviction la tourte dans son assiette… Son regard se porte sur l’extérieur. Hier, à la même place, on pouvait y voir le parvis de l’église, la supérette et l’inévitable « Café de la Place ». Ce matin : Un jardin exotique avec une piscine au bord de laquelle paresse une otarie d’un beau roux !

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C’en est trop se dit-il, si ça continue je vais voir passer le lapin blanc et sa montre à gousset ! Voyons, réfléchissons ! Il est pragmatique Onésime, vous le connaissez ! Tant qu’à vivre dans l’absurde, le vivre jusqu’au bout. Il se dirige avec son assiette vers l’otarie frétillante et…. lui offre la tourte, aussitôt engloutie ! Ouf se dit-il, soulagé malgré tout, c’est toujours ça de gagné. Il retourne vers la terrasse, et entend la belle dans son dos : « merci Onésime » !

Oh la la, je ne vais vraiment pas bien, il faut que je consulte et surtout que je parle à ma Gertrude… Elle a voulu voir Vierzon et on a vu Vierzon. Je vais lui dire : « et si on allait voir Vesoul maintenant ? Mais c’est moi qui réserve l’hébergement, hein ? – D’ici à là y a quoi ? Avec un plein d’essence, juste assez… ou presque…… 5 heures de route maxi, voire 4, ou 3 ??? »

On le secoue…. Il ne comprend pas…. ouvre les yeux : Charlotte est penchée sur lui : « A quoi tu rêves mon Onésime, avec ton compte à rebours ? C’est trop drôle ! Prépare-toi vite, nous allons rater notre train pour Honfleur !

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Gibulène – 08/04/2024

La suite

(Ajouter velouté – vélin – Vesoul et une musiquette)

Onésime n’en revient pas ! où a-t-il été chercher la maison tordue, l’otarie rousse, le taxiphone ??? on dit que les rêves les plus agités surviennent lorsque le repas du soir a été trop chargé. Il réfléchit , mais ce n’est ps le cas : il a dégusté un sublime velouté de potiron à la Vache Qui Rit concocté par son adorable Gertrude et une tartelette à la rhubarbe délicatement présentée dans du papier vélin , pas de quoi rêver de travers.

Il se prépare à la hâte. Heureusement que sa valise est bouclée. Dans sa tête, un petit moulin brasse un trop-plein d’idées : pour aller à Honfleur, il transite par Paris, le centre du monde. 190 km de Honfleur, 213 km de Vierzon, 373km de Vesoul……….. valse hésitation…………..

Et si……………. mais chuuuuuuut !!! Gertrude a horreur des changements de dernière minute !!!

14/04/2024

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Les Soeurs Blanches (souvenirs)

J’ai évoqué cet autre souvenir d’enfance dans mon chapitre sur « La rue Jules » il me semble. Qu’importe… les événements font qu’il me vient l’envie de vous raconter.

Un encart dans la presse locale, un article sur France Bleu, des photos, des publications via la Ville de Marseille !!! comment ne pas savoir que le Parc des sœurs franciscaines du 5 rue de Lacédémone à Marseille ouvre ses portes après plus d’un an de travaux !!!

Un sujet qui peut paraître banal, mais qui me touche en plein cœur, car c’est une fois de plus un peu de mon enfance qui refait surface.

Dans les années 1950, les Sœurs Missionnaires géraient un jardin d’enfants en ce même lieu. On disait qu’on allait chez « les sœurs blanches ». C’est ainsi qu’on nommait les religieuses de la congrégation de Notre-Dame d’Afrique.

Étaient-elles sédentaires où de passage ? La petite fille que j’étais ne s’en préoccupait pas. Mais les enfants avaient grand plaisir le matin à partir pour la maternelle avec leur petit sac à goûter. Le lieu respirait le calme et, quelque part, la sainteté.

Ce n’était pas le côté religieux qui avait poussé mes parents, papa était athée. Mais la proximité et un sentiment de sécurité. Nous étions plusieurs enfants de la rue Jules à y être inscrits, menés à tout de rôle par les mamans les plus disponibles et nous avions du plaisir à retrouver « notre » école où nous accueillait Sœur Dattina et les autres, coiffées de leurs cornettes blanches. L’une des « tatas » comme on dit maintenant s’appelait d’ailleurs Marie.

Il y avait entre autres ma voisine et copine d’enfance, Geneviève Imbert, ET Gérard Dufour, le petit fils de Madame Muréna, ma voisine du dessus. Gérard était le grand amour de ma vie, mais il ne le savait pas !

Le Bâtiment principal est toujours en place. Je me souviens que dès les premiers beaux jours, à l’heure des repas, les tables étaient dressées sur la grande terrasse pour que nous puissions profiter du plein air…. Je me souviens des petits lavabos alignés, des petits cabinets d’enfants, des goûters pris en groupe, des arbres du parc, d’une petite scène au bout du jardin, devant le muret, ou nous avions répété Blanche Neige et les Sept Nains pour jouer devant nos parents. J’étais la sorcière mais, oh bonheur suprême, la gamine qui interprétait Blanche-Neige avait été absente quelques jours et j’avais eu l’opportunité de la remplacer et de me retrouver face au Prince, dont j’étais, bien évidemment, amoureuse puisque c’était Gérard !

Je me souviens que le Parc donnait en contrebas sur le haut de la rue Breteuil (il n’y avait pas encore ce qu’on appelle « la percée Breteuil » à l’époque. De temps en temps le car nous attendait pour aller passer la journée à la campagne. Maman m’a souvent raconté que je pleurais comme une madeleine, au départ, refusant de la quitter. Elle se cachait alors derrière le car et mes pleurs cessaient dès qu’elle n’était plus dans mon champ de vision. Je devais en fait somatiser ses propres angoisses. Dans mon pique-nique, l’incontournable sandwich à l’omelette que j’affectionnais tout particulièrement. Nous partions dans une propriété à Saint-Pons, de mémoire. Je perçois encore les odeurs de bois et de terre humide, de menthe et d’herbe, que la citadine que j’étais n’était pas habituée à respirer. Et lorsque maman me récupérait le soir, j’avais le chapeau de travers, l’air heureux, et j’étais toute barbouillée.

N’oublions pas que l’institution était religieuse. Une fois par an (en fin d’année scolaire) nous formions un cortège en l’honneur de la Vierge Marie. Nous étions vêtu(e)s de blanc. Les filles avaient une couronne de petites fleurs blanches dans les cheveux. Nous portions une corbeille, retenue autour du cou par un beau ruban et remplie de pétales de roses que nous répandions tout au long de notre marche dans les allées du parc vers l’oratoire, sous le regard attendri de nos familles.

A propos de famille, ma tante Marguerite (« Didi ») – athée comme papa ou plus si possible – était venue assister à la cérémonie.

Didi était secrétaire chez un transitaire de la rue Fortia. En tant que telle elle pratiquait la sténographie, et son hobby préféré était de noter des anecdotes me concernant. Elle en avait fait un petit recueil que je possède encore comme un trésor.

Ce jour là, donc, elle prit des notes que je vous livre telles quelles, sans aucune modification :

« Hélène à la procession du 20 Juin à son école :

Tous les petits enfants garçons et filles qui portaient devant eux une corbeille remplie de fleurs avaient les gants, tous sans exception. Elle seule a quitté les siens et les a mis dans la corbeille. Pourquoi se demande sa mère ? Pour ne pas faire comme les autres ?…. Je lui dis : « comment était ta couronne ». Elle répond « comme celle du gâteau des rois, en carton » – oh ! – « en fer » – oh ! – « en tissus » . Sa mère : « oui c’est vrai, en tissus, des fleurs en tissus ». Il paraît qu’elle a pleuré pendant la procession. Elle a été la seule à pleurer. Elle a encore un œil tout gonfé et n’a pas voulu dire pourquoi. Arrivée à la maison elle dit que c’est parce qu’elle n’avait pas de mouchoir, mais personne ne la croit.

Tout à coup, elle me dit : tu sais, on envoyait les pétales en l’air, et à mesure le petit Jésus les attrapait. Je l’ai vu, et tout le monde l’a vu ! Je lui dis : « c’est vrai ? Tu l’as vu ? Et je ris doucement. Sa mère crie « c’est une illuminée ! Dans quelques années on va rigoler, on aura une voyante dans la maison »

Comment ne pas sourire devant cette petite fille que j’étais. En relisant le carnet je me dis que j’étais d’une mauvaise foi (sans jeu de mot) et d’un culot invraisemblable. Mais ceci est une autre histoire.

Lorsque j’ai quitté les Sœurs Blanches pour rentrer au cours Chevreul, à la rue Delanglade, je suis sortie pour la première fois de ma zone de confort et de mon cocon. L’examen d’entrée a été terriblement traumatisant tant j’avais vécue heureuse dans ma maternelle du quartier Vauban.

Par la suite, l’Établissement fut transformé en maison de retraite pour les religieuses et l’entrée fermée au public. Alors, cette coupure de presse annonçant la réouverture de ce lieu devenu accessible à tous, je ne pouvais pas ne pas m’y rendre pour « ressentir » l’ambiance de mon passé. Et dès le portail franchi la petite fille m’a accompagnée pendant ce moment-bulle apaisant et magique. Elle était là, je l’ai retrouvée.

Gibu – 20 Mars 2024

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L’oiseau-Tonnerre (A.I. de Mars 2024)

L’orage, ô rage, fait rage. Le Thunderbird en perd presque le Nord. Parti dès l’aube à la recherche de Wendigos, il n’a pour l’heure aperçu que des goules affamés qui ne répondent pas à ses attentes de grand charognard.

Son œil acéré détecte le glissement furtif d’un eunecte entre les rochers du Grand Canyon. Maigre pitance dont il ne saurait se repaître, lui le Seigneur des saigneurs !

Il plane, tourbillonne, s’élève et redescend en une chorégraphie bien orchestrée. Il se prend à rêver d’un grand voyage qui le mènerait au pays-des-proies-faciles : tarasque, ganipote, drac, garaches et autres vouivres !

Il perçoit dans d’autres sphères l’appel du Grand Chamane originel. Il sait qu’il est allé cueillir le dictame dans les terres sacrées, bravant les tempêtes et la calenture, pour aider son peuple en détresse. Et cet appel envoie des ondes en un tourbillon phénakistiscopique qui l’attire inexorablement dans son mouvement perpétuel.

Le Thunderbird est en danger. Il ne doit pas approcher le cercle magique sous peine de se déliter. Les deux esprits s’affrontent, où peut-être sont-ce les deux faces d’une même entité.. Mais aujourd’hui, le Grand Chamane a gagné !

L’oiseau-Tonnerre s’éloigne, entraînant avec lui le feu des éclairs et les grondements de l’orage. Dans le fond du canyon apaisé, un arc-en-ciel se pose. L’anaconda peut enfin se prélasser.

Gibulène – 3 Mars 2024

NB : pour plus d’explications sur le sujet, il vous faut voir ici :
https://toutloperaoupresque655890715.com/2024/03/02/creatures-fantastiques-a-i-de-mars-2024/

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Le 29 Février

 

UN JOUR GAGNÉ

Le temps qui fuit, celui qui passe
Course infinie dans son espace,
Le temps après lequel on court,
Rythmant nos vies depuis toujours.
Subitement, comme un bonus
On nous offre un jour de plus !
Un jour de plus ? un jour de Moins ?
Selon le vécu de chacun…
Mais un cadeau sitôt donné
Qu’il nous est vite retiré,
Puisqu’on le vit à l’ordinaire
Ce jour bizarre en plein hiver !
Pour qu’il soit mieux apprécié
Il devrait être jour férié :
Tous les quatre ans un jour sur Terre
Où l’on n’aurait plus rien à faire
Si ce n’est vivre intensément
Cette victoire sur le temps !

Gibulène – 22/02/24

L' année 2024 est  une année bissextile et comptera 366 jours, soit une année de plus qu'une année classique. Le 29 février tombera cette année un jeudi. Voici cinq choses à connaître sur ce jour rare.

L'année bissextile nous vient de loin. Les Égyptiens, déjà, qui devaient savoir quand planter leurs céréales et bien anticiper la vivifiante crue du Nil, étaient ennuyés par le fait que le nombre de jours dans l'année est un nombre non entier.

Pourquoi le mois de février est-il si particulier ? Parce que la Terre est trop éloignée du Soleil. Si elle était du côté de Mercure, ou plus proche encore, sa rotation sur elle-même serait verrouillée sur sa révolution et le nombre de jours dans l'année serait un nombre entier ou l'inverse. Sur Mercure, par exemple, une journée dure exactement deux ans. Mais la Terre, durant son tour de Soleil, tourne sur elle-même 365,24219 fois. Un cauchemar pour les premiers agriculteurs qui avaient bien du mal à prédire le retour des saisons. Les Égyptiens ont commencé par un calendrier avec une année de 360 jours, à laquelle ils ont dû ajouter cinq journées supplémentaires. Les Romains de Jules César ont remarqué que l'année durait 365 jours plus 0,25, soit un quart de journée, et ont résolu le problème avec un jour supplémentaire tous les quatre ans. Le bis-sextilis, « second sixième jour » venait s'ajouter après le sixième jour avant les « calendes de mars », à peu près au moment de notre 29 février.
• Le 29 février a été inventé par les romains
Jusqu’à l’arrivée de Jules César au pouvoir, Rome obéissait à un calendrier fait d’années de 355 jours. En guise de réajustement, un mois de 22 jours était ajouté tous les deux ans. Mais l’affaire s’avérait bancale: au fil des années, les mois et les fêtes changeaient de saison.
de 22 jours était ajouté tous les deux ans. Mais l’affaire s’avérait bancale: au fil des années, les mois et les fêtes changeaient de saison. César décida donc de clarifier le calendrier en l’alignant sur le temps de rotation de la Terre autour du Soleil (365,2422 jours). Il fut donc établi que les années dureraient 365 jours mais qu’un jour supplémentaire serait ajouté tous les quatre ans. Pourquoi spécialement en février? Parce que l’année julienne débutant par le mois de mars, il s’agissait du dernier mois de l’année.
Bien des siècles plus tard, en 1582, la réforme dite grégorienne vint perfectionner le calendrier julien. Puisque celui-ci se basait sur des années de 365,25 jours (au lieu de 365,2422), le calendrier s’était décalé d’une dizaine de jours par rapport au Soleil depuis l’époque romaine. La réforme grégorienne réaligna donc le calendrier sur le Soleil et ajouta une règle pour éviter l’érosion du modèle au fil des siècles.
Mais ce calendrier julien n'était pas juste puisque l'année dure 365,24219 jours, soit 365 plus un quart (jusque-là ça va) moins (à peu près) trois centièmes de quart. Résultat, les saisons ont dérivé doucement dans l'année officielle au fil des millénaires,l'équinoxe de printemps semblant se produire de plus en plus près des mois d'été. À la fin du seizième siècle, la date de Pâques, calculée à partir de cet équinoxe, avait remonté le calendrier jusque vers le 10 mars. En 1582, les savants convoqués par le pape Grégoire XIII ont trouvé un truc pour retrancher ces trois centièmes de quart : retirer trois années bissextiles tous les 400 ans en décidant que les années séculaires (1600, 1700, 1800, etc.) n'auraient un 29 février que si le nombre est divisible par 400. Ainsi, 1600, 2000 et 2400 sont des années bissextiles mais pas 1700, 1900 ou 2100. Les pays catholiques ont tout de suite adopté ce calendrier grégorien, les pays protestants un peu plus tard (d'où un problème de comparaison momentanée de dates entre l'histoire de France et celle de l'Angleterre avec par exemple une question : en quelle année est né Isaac Newton?).
Calé sur une année de 365,2425 jours, le calendrier grégorien n'est pas exact. La solution actuelle est d'ajouter une seconde de temps à autre, voire d'en retrancher car, pour tout compliquer, la vitesse de rotation de la Terre diminue au fil du temps, à cause de la Lune. La première « seconde intercalaire » a été ajoutée en 1972 et la dernière (en date de ce début 2016) en juin 2015. Ce bricolage ne plaît pas à tout le monde. Une autre solution, soutenue notamment par les États-Unis, serait de découpler l'année officielle de l'orbite de la Terre et de ne plus s'occuper de ces minuscules décalages, quitte à laisser le soin à de lointains descendants de recaler un jour leurs horloges.

• En 2100, il n’y aura pas de 29 février
La règle est peu connue mais elle existe: les dernières années des siècles ne sont pas bissextiles. En supprimant un 29 février toutes les 25 occurrences, on peut ainsi annuler le décalage observé avant la réforme grégorienne. Mais alors pourquoi l’année 2000 a-t-elle été bissextile? Il s’agit là aussi d’une compensation, dans l’autre sens cette fois. Pour s’aligner au mieux sur le calendrier solaire, il ne faut supprimer que trois années bissextiles tous les 400 ans. D’où l’idée de conserver les 29 février des années divisibles par 400 (1600, 2000, 2400, etc...). Pas simple, mais efficace!
• Il y a déjà eu un 30 février
La Suède peut se targuer d’être le seul pays à avoir déjà vécu un 30 février, en 1712 pour être précis. Il s’agissait alors pour l’Empire suédois de tenter de passer du calendrier julien au calendrier grégorien de manière progressive, en supprimant tous les 29 février entre 1700 et 1740.
Mais la Suède, trop occupée par sa Grande guerre du Nord avec la Russie, oublia d’appliquer la mesure en 1704 et 1708 et ces années restèrent bissextiles. Il fut donc décidé que le pays avait d’autres priorités que celle d’ajuster son calendrier: le retour au calendrier julien fut prononcé.
Mais pour défaire ce qui avait été fait, il fallut compenser la suppression du 29 février 1700: on choisit alors d’adjoindre au 29 février 1712 un 30 février. Pas sûr que les personnes nées ce jour-ci aient apprécié de vivre une vie sans le moindre anniversaire...
• Le 29 février, les femmes peuvent demander les hommes en mariage
La légende venant d’Irlande raconte que les femmes, se plaignant auprès de Sainte Brigitte du manque d’initiative des hommes en matière de demande en mariage, la supplièrent d’aller négocier avec Saint Patrick une exception quadriennale. C’est ainsi qu’il fut décidé que le rapport de force serait inversé tous les 29 février et que les femmes pourraient demander les hommes en mariage.
Si ceux-ci s’aventurent à refuser, la tradition veut qu’ils doivent offrir douze paires de gants à la jeune éconduite, pour lui permettre de cacher sa main non-baguée. Si l’histoire peut faire sourire, elle fut réellement respectée et même appuyée par des lois moyenâgeuses, aujourd’hui abolies.


(sources BFM et Futura Sciences)

Gibu 26/02/24

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C’est la folie chez Courteline (A.I. Février 2024)

Photonanie nous accueille ce mois-ci et nous donne des consignes précises sur ce qu’elle attend de nous : 

1 acte de pièce de théâtre (ou +) à un moment de la pièce. Utiliser des didiscalies (infos sur des éléments que les répliques ne permettent pas de connaître. Utiliser un zeugme à inventer. insérer les mots : ponceau (rouge vif foncé, rouge coquelicot) sardonique, katisophobie (peur de s’asseoir), fichtre. De l’ironie !
(https://photonanie.com/2024/02/01/lagenda-ironique-de-fevrier-les-consignes/)
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TITRE DE LA PIÈCE : la folie chez Courteline

au moment où nous prenons part à la pièce, l’accueil des spectateurs s’est bien passé. Le premier acte a posé les personnages. Le public est attentif. Gibu a pris son appareil photo. Soirée normale dans ce petit théâtre.

Le rideau ponceau déployé en fond de scène met en valeur les artistes qui y évoluent.

Personnages :

Christophe, le taulier – Yves, son régisseur – Eric (Commissaire SANTO) et Joëlle (dans le rôle de Rosette), les acteurs – Entre autres spectateurs : Gibu, Marie Claire et Claude.

 

Rosette, gentille femme mais qui n’a pas… fait d’études dirons-nous, est la maîtresse du Commissaire de Police. Elle est de passage au Commissariat, sous prétexte d’un renseignement important à demander.)

  • ROSETTE : dis mon loulou c’est quoi t’est-ce les Iles Britanniques ?

  • LE COMMISSAIRE : C’est un ensemble de deux Îles au milieu de la mer et qui inclut l’Irlande d’un côté, la Grande Bretagne de l’autre.

  • ROSETTE : et pourquoi qu’elles sont au milieu de la mer?

  • LE COMMISSAIRE : parce que ce sont des Iles ma choupinette

  • ROSETTE : ahhhhhhh d’accord

(Elle sort)

Le commissaire, énervé, se tourne vers le public et l’informe avec un rictus sardonique : c’est vrai qu’elle est gentille la Rosette, mais fichtre, elle n’a pas inventé le fil à couper le beurre!!!

Il se remet au travail, mais comme il est atteint de katisophobie, il a beaucoup de mal à se poser sur son fauteuil rembourré, certes, mais qui représente pour lui le supplice suprême. Il n’est bien que lorsqu’il va sur le terrain.

Le Téléphone sonne :

– Commissaire SANTO j’écoute !

(il pâlit, l’air excédé)

  • Chouchou je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler au bureau…………

(il a des précédents, la veille Rosette ne lui a pas lâché la grappe)

  • ROSETTE : dis, comment qu’elles tiennent sans bouger ces îles ?

  • LE COMMISSAIRE : parce qu’elles sont……………. ancrées

  • ROSETTE : Ah, ok merci. A ce soir mon choupinou

  •  

(nous sommes jeudi, et c’est le jour où le commissaire est supposé se rendre à son club de bridge, fermé aux épouses, jusqu’à une heure avancée de la nuit. Sa femme Fernande en a pris son parti depuis longtemps…. en fait,  si on y réfléchit, depuis que Rosette fait partie du paysage, mais Fernande ne le sait pas)

SANTO est sur les nerfs. Il attend un coup de fil du Procureur, et regarde le téléphone nerveusement.

Sonnerie

  • Commissaire SANTO j’écoute !………. Rosette, qu’est-ce qu’il y a encore ! Tu vas finir par me faire virer !!!

  • C’est quoi l’ancre Choupinou ?

  • L’Ancre ??? l’Encre ???? C’est un réservoir de liquide qui peut être de plusieurs couleurs qui sert à écrire et à attacher les bateaux !

  • Ah ???  bon…….. bisous, choupinou

Elle raccroche. Il lève les yeux au ciel, excédé. Elle est mignonne Rosette, mais elle n’a pas inventé la poudre même si elle se maquille avec!

Il se jette sur son sandwich et sur ses dossiers.

Sonnerie. Il décroche, furieux et la bouche pleine :

  • ROSETTE, arrête, Bon Dieu, arrête que j’te dis  !!!……….. Oh pardon, mes hommages Monsieur le Procureur !!!……..

Le rideau (toujours ponceau), retombe. Fin de l’Acte.

Marie-Claire, Gibulène, et les autres spectateurs applaudissent.

Gibulène repose son appareil photo. Christophe vérifie que le chauffage fonctionne bien, Yves règle un projo qui ne répond pas exactement à sa demande.

Le temps d’un raccord de maquillage et le spectacle reprend………

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A bientôt le plaisir de vous lire tous !

Gibu – 01/02/2024

 

 

À la Une

Fenêtre en hiver (A.I. Janvier 2024)

2024 commence, l'A.I. continue. Les consignes de ce mois de Janvier, alambiquées par l'ami Tiniak, sont les suivantes : 
thème générique de l’ouverture; avec, pour première contrainte d’écriture, cet incipit :
“Par la fenêtre ouverte, force est(*) de constater…”
[* conjugaison modulable – ad. lib. pour toutlopéraoupresque]
Rappel circonstancié : non content de goûter toute forme d’ironie, l’agenda est aussi friand de termes surannés.
D’où la liste de mots qui suit, que vous aurez à cœur d’essaimer (disons, au moins quatre…), dans votre écrit (quelle qu’en soit la nature, prose, poésie ou toute autre) : bigophone, flamberge, marguerite, mousse et pampre, parangon, védique.

Par la Fenêtre ouverte

Force est de constater

Que ce n’est pas l’été :

Au sol la mousse est verte.

Mettre flamberge au vent

N’est pas dans l’air du temps !

Où sont les marguerites ?

Où sont les pâquerettes ?

Moi, j’ai la trachéite

Et un fort mal de tête !

Les pampres dénudés

De gel se sont parés,

Parangons de beauté

Védiques et structurés.

Soudain, le bigophone !

Est-ce toi, ma mignonne ?

Attendons les beaux jours

Pour nous parler d’amour !

Les champs sont dégarnis,

Et je suis racorni !

Une tendre ouverture

A besoin de nature.

Et pour vous effeuiller,

J’ai besoin d’exprimer

Mes élans enflammés

Aux chaleurs de l’été.

Gibulène – 04/01/2024

Meilleurs Vœux à vous tous et que l’aventure soit belle cette année encore !

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un ptit poème ?

Ça change un peu. J’en fais énormément des poèmes, mais bizarrement je ne les pose pas ici.
Je trouve WPC difficile à manipuler et j’ai de plus en plus de mal à m’y arrêter et à y écrire quoi que ce soit… Nous n’avons plus la maniabilité des anciennes versions…. ou alors je vieillis 😀 le résultat est le même, quand l’envie n’y est plus c’est pénible.

Heureusement nos échanges sont riches, merci à vous tou(te)s d’être présents.

Je fais une trêve au mois de décembre, ne vous étonnez pas de mon silence j’aurai d’autant plus de plaisir à vous retrouver en Janvier.

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Gibu

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PERTE DE TEMPS – A.I. Octobre 2023

 
C’est Laurence qui nous guide ce mois-ci pour l’A.I. d’Octobre. Elle nous dit :
On est donc en octobre et ce mois-ci nous passons à l’heure d’hiver. C’est une heure qui nous rapproche de celle du soleil alors que les nuits se font plus longues. Une heure qui, dans une vie peut paraître infinie ou brève. Cette heure, je l’aimerais à la frontière du rêve et de la réalité. Une heure où tout est possible.Aussi je vous propose de jouer autour de cette heure-ci, où le temps se teinte d’extraordinaire plutôt que d’ordinaire. A cela il vous faudra placer les quatre vers tirés du poème Auguries of innocence de William Blake dans votre texte. Ces vers sont à ajouter où bon vous semble et sans ordre établi du moment que chacun d’eux trouve sa place dans votre récit :

« Voir le monde dans un grains de sable   Et le paradis dans une fleur sauvage  Tenir l’infini dans le creux de sa main  Et l’éternité dans une heure. »

Et comme ce thème aborde une idée d’heure, vous pouvez également ajouter l’expression suivante : « dame d’onze heures »

(https://palettedexpressions.wordpress.com/2023/10/01/revons-cest-lheure-agenda-ironique/)   

 

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Si le passage à l’heure d’été rassemble les symptômes d’un ictus amnésique, celui de l’heure d’hiver c’est plutôt «l’histoire sans fin»…

Onésime est pragmatique, il aime comprendre, intégrer un concept. Il ne voit pas le monde dans un grain de sable ni le paradis dans une fleur sauvage. Il voudrait bien savoir au nom de quelle manipulation énergétique obsolète et déstabilisante on lui retire une heure de vie au printemps pour la lui rendre en automne!

A l’approche de la nuit du 28 au 29 octobre, il se replonge dans ses réflexions semestrielle. D’autant qu’il vient de lire un texte de William Blake qui disait en substance «Tenir l’infini dans le creux de sa main, et l’éternité dans une heure»… Une heure! Une heure qui va et qui vient au gré de nos politiques, générant son lot de perturbations et de désagréments!

Il a tenté d’en discuter avec Gertrude, en vain. Elle lisait, fascinée, le roman de Pierre Aspesteguy «La dame d’onze heures» et lui a juste demandé distraitement en quoi ça le dérangeait de dormir une une heure de plus?

Bon, quand elle n’est pas réceptive, mieux vaut ne pas insister! Il adore sa Gertrude, Onésime, mais sa faculté d’adaptation le désarçonne.

Deux fois par an, défiant ses propres idéologies, il TRICHE: il avance ou recule son réveil à l’avance pour ne pas être en décalage le lendemain. Eh oui, à l’heure des réveils connectés Onésime a conservé son vieux réveil des années 60, hérité de Gibulène; vous savez, ces gros réveils oranges à remonter manuellement et qui vous font tomber les murs quand ils sonnent!

Mais il sait d’avance qu’il va rester éveillé cette nuit-là pour analyser comme chaque fois ce déséquilibre spatio-temporel comme s’il faisait partie intégrante d’un roman de science fiction… Une fois de plus, il y aura ce fichu décompte: 02h58….. 02h59….. 02h00!!!

La France profonde dormira tandis qu’il se posera ces questions métaphysiques:

  • lui faudra-t-il refaire ce qu’il a fait pendant l’heure écoulée?

  • Et s’il n’a rien fait, doit-il de nouveau ne rien faire?

  • Est-il né à l’heure de son acte de naissance, avant ou après?

  • A-t-il rajeuni d’une heure dans la nuit?

  • Est-ce une heure rendue sur l’année qui se termine, ou prêtée pour palier l’heure appelée à disparaître l’an d’après?

Ce qui est sûr, c’est que le chat Ehouarn n’admettra pas d’attendre une heure de plus sa pâtée………. Merci le greffier qui ne lui permettra même pas de profiter d’une nuit délayée dans le temps!

Mais tout cela n’est rien par rapport aux questions qui le harcèleront au printemps avec, cette fois-ci, un vol d’heure inexpliqué. Mais c’est un positif, malgré tout, Onésime. Il se dit qu’il a six mois, malgré tout, pour s’y préparer… et qui sait, si Gertrude a fini de lire, elle acceptera peut-être d’en discuter. Gertrude, c’est sa Madeleine de Proust à lui, son équilibre, sa raison…. son point de vue saura le rasséréner.

De toutes façons, comme disait fort justement Jules Jouy, «l’heure c’est l’heure; avant l’heure c’est pas l’heure; après l’heure c’est plus l’heure», et là, il est l’heure pour lui d’aller se coucher.

Bonne nuit Onésime.

Gibulène – 17/10/2023

 

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B.T.S. (A.I. de Septembre 2023)

Le sujet que nous propose Sabri Na, dont le franc succès en Août est plus que mérité :

Ce mois de septembre étant placé sous le signe de la rentrée scolaire, je vous propose donc de parler d’un souvenir d’école !Alors, l’école au sens large, ça peut être l’école de Pennac, l’école buissonnière, l’école de la vie, l’école des fans (pourquoi pas) et même h soyons fous !- l’école militaire, je ne suis pas sectaire.Ce souvenir sera réel, fictif, douloureux, joyeux, inventé, absurde, drôle ou impétueux, vous choisissez la forme qui vous sied pour nous le partager.Quelques petites contraintes bien sûr car sinon cela n’est pas amusant !Il faudra pour raconter ce souvenir, incorporer quelques mots à retourner dans tous les sens : rapporteur / pion / colle / ligne / cour (ou cours ou court ou courre ) et rythme !Ayant un passif dans l’éducation nationale (on a tous nos petits défauts ? ), il faudra s’amuser à détourner au minimum un des fameux sigles qui composent ce joli jargon académique qui fait  la joie des professeurs.

Et pour les plus téméraires, qui souhaitent du rab de devoirs, ajoutez à votre agenda cette petite phrase extraite de ma lecture du moment : « cela donnait le sentiment d’appartenir à une multitude à la fois statique et chatouilleuse » (ça vient de « Personne n’a peur des gens qui sourient » de Véronique Ovaldé).

– – – – – – – – – –

Automne 1968, je rentre en B.T.S. Pas celui de secrétariat, refaisons l’histoire, je démarre un cursus de deux ans de Brevet Technique du Sourire.

Après une année scolaire pendant laquelle tout a valsé : les cours, trop courts, les colles, les pions et les barricades, l’été de toutes les incertitudes, le choix impératif de l’orientation de toute une vie !!! des parents qui s’opposent à mes préférences linguistiques ou artistiques…… reste le Sourire en cycle court, ça ira plus vite.

Les souvenirs remontent de cette dernière année : Terminale L, section littéraire Textes Anciens. Nous avions créé notre magazine mensuel « Le Rapporteur« . Chacune de nous alimentait cette publication grâce à quelques lignes, textes, chansons, poèmes… tout était bon pour maintenir le rythme des parutions.

Dans la salle qui nous était allouée, où nous mettions au point le rédactionnel, nous étions des abeilles dans une ruche ! le sentiment d’appartenir à une multitude à la fois statique et chatouilleuse. Nous étions prêtes à rebondir à la moindre anecdote, en adolescentes surexcitées par l’École de la Vie qui nous attendait.

La rubrique poèmes recueillait un franc succès, et nombre d’entre nous s’amusaient à passer des quatrains aux Haïkus ou autres acrostiches.

L’un d’entre eux me donna du fil à retordre, je m’en souviens encore :

Grandes Études Tu feras,*

Issue Géniale Rechercheras,*

Bac Français Indispensable,*

Unique Sésame En Perspective.*

Ce n’était pas du Victor Hugo, j’en conviens, mais je me voyais déjà à la Une !!! Nous étions fin Avril, un parfum de fébrilité flottait dans l’air. La semaine qui précédait l’édition de notre journal, Nanterre entra en rébellion, les lycéens en action, les activités para-scolaires devenaient brutalement puériles…. nous ne fûmes jamais publiées.

Ce baccalauréat, constitué d’épreuves orales sur fond de révolte étudiante, et que bien des gens considérèrent comme « truqué » me laissa un goût de victoire étriquée.

Je m’apprêtais donc à franchir la porte de l’École de Secrétariat Supérieur (et de Sourire) de ma ville avec la sensation de franchir également une étape décisive vers le monde des adultes. Plus rien ne serait comme avant !

Gibulène – 04/09/2023

*

G.E.T. Groupe d’Études Techniques

I.G.R. Ingénieur de Recherche

B.F.I. Baccalauréat Français International

U.S.E.P. Union Nationale du Sport Scolaire

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À la Une

Le Calen de Port de Bouc

Pour ceux qui ne sont pas sur facebook, j’oublie souvent de publier mes reportages ici… à noter que Port de Bouc est une localité proche de Martigues dans les Bouches du Rhône. On y observe une forte activité maritime avec l’accostage de nombreux tankers et la gestion du calen dans le canal de Caronte* qui relie l’Étang de Berre (plus grand étang salé d’Europe) à la Méditerranée. Bonne balade 🙂

Visite du Calen de Port de Bouc

 

Organisée par l’Office du Tourisme de Port de Bouc qui regorge de visites intéressantes à faire. Le dépliant qui nous est remis pour appuyer les dires de notre accompagnatrice nous explique que Calen tire son origine de « caler les filets ».

Tendu de part et d’autre du Canal de Caronte* cette gigantesque « toile » est remontée régulièrement à l’aide de filins puissants.

Nombreux au début du XX ème siècle, ils ne sont plus que deux en activité : Martigues et Port de Bouc.

Cette pêche ancestrale permet, en période estivale, pendant la fraie, d’attraper les muges (ou mulets) qui sont à la base de la confection de la POUTARGUE (surnommée « caviar Provençal »).

Lorsque on remonte (très doucement) le filet une petite barque (ou barquerolle) navigue à l’intérieur de sa surface. Cette manœuvre, c’est la « vire ». Les hommes ramassent les muges, rejettent les autres espèces (dorades…. et autres) et lorsqu’ils ont terminé le filet est relâché tout aussi doucement au fond du canal.

Les poutarguiers (muges femelles ou « testus ») sont isolés des autres poissons pour récupérer les œufs. Les deux précieuses poches d’œufs sont récupérées en laissant « lou pecou » (bout de chair qui les relie. Si on le coupe les poches se vident, et c’est d’autre part la marque d’authenticité du produit. Les poches sont rincées à l’eau douce en bassine, déveinées et nettoyées de leurs impuretés, puis roulées dans du sel fin et déposées entre deux planches qui seront soumises à un poids pour les « aplatir ».

Les poches sont ensuite mises à sécher entre 4 et 7 jours (en fonction de leur gabarit) dans un garde manger exposé au vent, à l’air, à la chaleur, mais hermétique aux mouches. Elles vont ainsi durcir puis seront suspendues et leur couleur foncera.

A noter que si on veut les conserver longtemps un emballage sous vide est la solution qui permet en outre de les congeler et de les ressortir pour les fêtes de fin d’année par exemple !

Les pêcheurs du Calen sont équipés pour procéder à cet emballage qui leur permet en outre d’avoir de petits stocks d’avance.

NB :

On peut déguster la poutargue finement tranchée sur des toast, ou encore râpée sur des pâtes ou du riz, ou pour agrémenter certaines salades (essayez avec les haricots blancs). Une autre idée : râper, mélanger à du beurre, le laisser s’imprégner, et faire des petites tartines toastées. Vous pouvez aussi la grignoter. D’autres idées sur le net. Attention, le goût fortement iodé et salé peut surprendre. Très chargée en omega 3, internet nous donne un prix de base au kilo qui se situe entre 160 et 210 €. Les premiers prix pour de « petites » poutargues approche les 25 à 30 euros. (estimation Août 2023).

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Gibu

 

À la Une

Merciiiiiiiiiiiiiii

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C’est grâce à vous tous……………….

Alors pour finir la saga des cigales de ce mois d’Août, je vous ai retrouvé leur légende :

 

Si les cigales sont parfaitement intégrées au panorama provençal, au même titre que la lavande ou les oliviers, il n’en demeure pas moins que le commun des mortels se pose beaucoup de question sur l’utilité d’un tel animal pour la nature, qui ne laisse en général rien au hasard, et chaque plante ou chaque animal a sa raison d’être dans la nature. Et les cigales alors me direz-vous ? Bruyantes, mais pourtant difficile à approcher, qu’apportent-t-elle ?

Cette légende se déroule donc en Provence, un été durant lequel les Anges sont venus passer leurs vacances estivales un verre de pastaga à la main sous les platanes, regardant les parties de pétanque endiablées sur la place du village. Lors de leur atterrissage en terre provençale, quelle ne fut pas leur surprise de ne pas trouver âme qui vive ! Le soleil de plomb qui s’abattait sur la région n’arrangeait rien aux affaires de nos Anges, qui ne trouvaient pas un troquet ouvert pour se désaltérer. En chemin, ils s’aperçurent que les champs étaient en friche, que les potagers étaient à l’abandon…

Fort inquiet de cette situation, attristés de voir cette si magnifique région vidée de ses habitants, et laissée à l’abandon, ils décidèrent d’aller frapper à la maison de Dieu pour y trouver des réponses à leurs interrogations. Là encore, quelle ne fut pas leur étonnement de trouver le curé non pas en train de prier, mais allongé sous son boutis, en plein pénéquet ! L’homme de foi apporta alors une réponse claire et limpide aux Anges : à cause de la chaleur accablante et du soleil torride qui s’abat sur la région durant l’été, les provençaux se préservent paisiblement à l’ombre des oliviers et des figuiers. Surpris, les Anges demandèrent alors à quel moment de la journée les provençaux se mettaient au travail, ce à quoi l’homme de Dieu répondit : « A la fraîche tôt le matin », et « à la rosée » tard le soir.

Mécontents, les anges s’en retournèrent au paradis pour raconter à Dieu leur mésaventure. Ce dernier, furieux, décida de punir les provençaux, en leur envoyant une nouvelle espèce d’insectes pour les empêcher de faire la sieste en pleine journée ! Cette nouvelle variété d’insectes «tambourinaïre » aurait pour mission de se planquer dans les pins, et d’exécuter une musique stridente, rendant impossible toute initiative de sieste provençale, en pleine journée. Les cigales venaient de naître !

Finalement, cette tentative resta vaine, les autochtones s’habituèrent bien vite aux insectes et firent même des cigales un des symboles de notre Provence !

source Denis Lestagnol – Parlan Prouvençau Fbk

 

Plus que deux jours avant les votes ! A ben leù comme on dit chez nous (A bientôt)

Gibu

À la Une

Août tire bientôt sa révérence…

L’été a été chaud en Provence, et le reste encore……..  les textes de l’Agenda Ironique ont amené un peu de fraîcheur dans mes pensées…….. Merci à tous ceux qui ont participé, pour les retardataires il vous reste une « petite » semaine, ne vous en privez pas…… le 26 au soir Carnets Paresseux m’aide à relever les copies 😀 et termine le travail à ma place ! Tè, Vé, qué paresseuse la Gibu 😀
J’ai fait un premier relevé des liens que vous m’avez transmis…….

LA LICORNE

https://filigrane1234.blogspot.com/2023/08/en-musique.html

MIJOROY

https://funambulesurlefildelecriture.com/muppet-show-des-cigales-ai-aout-2023/

JOBOUGON

https://jobougon.wordpress.com/2023/08/02/lescamot-de-la-creation/

LOTHAR

https://lotharquejamaisfr.wordpress.com/2023/08/03/lamour-est-dans-le-pre/

GIBULENE

https://laglobule2.wordpress.com/2023/08/03/quand-les-cigales-a-i-aout-2023/

JAMADROU

https://lesmotsdejama.com/2023/08/06/une-histoire/

IOTOP

Les hexapodes et ailes en éventail

TOUT L OPERA OU PRESQUE

LES CIGALES DU PHARAON

JOHN DUFF

https://touslesdrapeaux.xyz/agenda_ironique.html?fbclid=IwAR0sxUGUBT0ATMvVUjzdtOdIi4HqfY0MdA4XC-aFKPMB_XrMtZMbbpTIEhg#

TINIAK

Tsss… Tsss… (A.I. d’août)

ISABELLEMARIEDANGELE

https://wordpress.com/post/isabellemariedangele.com/10352

SABRI NA

https://entreleslignes.blog/2023/08/12/les-cigales-chez-les-fourmis-agenda-ironique-aout-2023/

 

PHOTONANIE

L’agenda ironique d’août 2023: ma participation

 

QUI AI-JE OUBLIE ????

CARNETS, HELP!!!

A très bientôt les Agendistes et merci pour vos délicieuses participations. Une photo prise ce week end chez une amie en pensant à vous tou(te)s

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À la Une

Agenda Ironique d’Août 2023

Ah les vacances, le soleil, les cigales………. enfin la plupart du temps, je sais que pour certains l’été n’est pas encore là.
ON VA LE FAIRE VENIR !!!

Pour le mois d’Août, c’est moi qui suis exceptionnellement chargée de donner le coup d’envoi (tout arrive).

Je vous donne le sujet, et je collecte vos liens pour avoir le plaisir de vous lire. Posez-les dans les commentaires ci-dessous.

Ensuite Carnets Paresseux prendra le relai pour les votes et tout et tout….

Vous avez jusqu’au 26 Août minuit pour m’envoyer vos textes. Du 27 au 31 Août les votes seront ouverts.

Comme d’habitude, toutes les formes d’écriture sont les bienvenues.

Le sujet de ce mois cymbalise ! je vous l’ai dit, il faut faire venir l’été.

Vous nous raconterez la conversation de deux cigales observant les vacanciers dans un camping. Elles commentent, bien sûr, avec ironie et causticité.

Les mots à caser : calinotade, patito, cabinets, et fada.

Il vous faudra glisser quelque part « l’homme de Cro-Magnon racontait des préhistoires à ses enfants » (citation empruntée à l’aphoriste Gaëtan Faucer)

Voilà ! à vos plumes, stylos, crayons, feutres, claviers, tout est bon pour y arriver.

Joyeux mois d’Août à vous tous.

Gibu

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Conférence (A.I. de Juillet 2023)

Photonanie nous invite en juillet à écrire un texte en anticatastase dans laquelle on retrouvera habilement glissés les mots albédo, pentagone, et l’expression « ne pas être le pingouin qui glisse plus loin ». Comme d’habitude il n’y a plus qu’à…….. et c’est Onésime qui s’y colle !

La douce chaleur de cette semaine caniculaire fait suite à une série de bruines diluviennes qui avaient laissé à Onésime un arrière-goût de trop peu.

Les nuages s’appliquent à jouer leur rôle d’albédo dans une énergie toute cotonneuse.

Onésime se rend avec sa Gertrude au cinéma « Le Soleil Noir » pour suivre une visioconférence en direct du Pentagone dont le thème est pour le moins prometteur : « De l’utilité des igloos en Afrique Subsaharienne et de leur rôle sur le réchauffement climatique ».

Les participants sont supposés intervenir, mais il se demande si les questions qu’il envisageait de poser (ou pas) ne le feront pas passer pour le pingouin qui glisse plus loin, car dans le domaine des igloos ils n’a pas le couteau le plus aiguisé du tiroir.

Sa douce Gertrude, sous l’emprise d’une puissante langueur due à la température de ce mois de Juillet, ne lui serait vraisemblablement d’aucune utilité pour l’inciter à poser cette question essentielle au célèbre conférencier Jean-Loup Renard : « le réchauffement climatique dans les pays froids est-il inversement proportionnel à la baisse des températures dans les habitats glacés » ?

Bref Onésime s’épuise à remuer des neurones qui ne demandaient qu’à rester au repos dans son cerveau embrumé.

Dire que Gertrude, de son côté, est peu motivée, est un doux euphémisme. Mais elle aime trop son Onésime pour le laisser aller seul au casse-pipe. Elle se demande seulement d’où lui est venue l’idée saugrenue de s’inscrire à cette passionnante séance à laquelle ils ne vont rien comprendre ! un élan compulsif, peut-être ?

Ils cheminent donc avec un allant mesuré le long de l’Avenue Anticatastase (quel drôle de nom !), lorsqu’une publicité apposée sur le mur attire leur regard : un Musée de l’illusion vient d’ouvrir ses portes dans l’ancien Palais des Nouveautés !

Ils se regardent dans un silence éloquent et se comprennent ! Ils sont fusionnels ces deux là, vous le savez déjà !

Au diable la conférence, vive le Musée !

La journée qui s’annonçait joyeusement sérieuse se terminera de la plus fantaisiste des façons… Et la fantaisie, ils aiment ça !

 

 

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là ce n’est pas Gertrude 😀

Joyeux mois de Juillet à vous tous amis blogonautes et à vos plumes, stylets, stylos, claviers…………

Gibulène – 02 07 2023

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Au-delà du miroir (A.I. de Juin 2023)

Le sujet : Tout l’opéra ou presque nous propose comme thème « ce qui se passe de l’autre côté du miroir sans autre contrainte qu’un peu de coriandre, de poudre de perlimpinpin, un oxymore ou deux, et voilà…. Merci Jean-Louis !!!
 

 

Et si je regardais

Un peu l’autre côté,

Me verrais-je à l’envers,

Tête en bas, pieds en l’air ?

Une illustre inconnue

Dans un obscur miroir

S’inventant une histoire

d’hypocrite ingénue ?

Pour passer sans dommage,

Il faut confectionner

Un genre de potage

Et puis l’ingurgiter :

Coriandre, sel, cumin,

Sur lesquels on saupoudre

La meilleure des poudres,

Celle de perlimpinpin…

Il manque la recette

Qui permet de rentrer,

Alors je vais cesser

De mener mon enquête !

Un aller sans retour

Je le ferai un jour !

Rien ne presse, Tudieu !

On va attendre un peu….

 
Gibulène – 4/6/2023

 

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Ca pue bon dans le jardin ! (pour Mo)

Pour Mo qui verra ainsi mon jasmin, ou tout au moins une partie de mon jasmin……..Image Image

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mais il y a aussi :

 

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Epicétou, Mo, ah oui, j’oubliais que 30 ans plus tard mon vieux rosier que je n’entretiens pas m’a fait un cadeau ce matin  :

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Ça se résume à ça en attendant que le laurier rose se décide………. Mais l’olivier, à y regarder de plus près, est heureux !  même s’il est balloté par le mistral et ne reçoit pas d’au. Ici c’est du concentré !

 

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Gibu 15/05/2023

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Groaa & Aurvandil, love affair (A.I. Mai 2023)

Merci à La craie qui organise ce mois-ci l’A.I. qui doit :
– commencer par « l’aurore sortait de l’océan sur son char de roses »
– mentionner Groa, reine mythique, sorcière, guérisseuse, et Aurvandil son époux
– caser marsouin, trichobezoard, soulèvement de la terre
sur le thème de la fuite du temps
Comme d’habitude : yaka !!! 😀

L’aurore sortait de l’océan sur son char de roses.

Aurvandil le Hardi admirait le spectacle depuis le donjon, ses pensées allant vers son épouse, la Reine Groa dont les pouvoirs, outre ses talents de sorcière, de guérisseuse et magnétiseuse, ne sont plus à démontrer.

Son plaisir, lorsqu’il revient de guerroyer, c’est de recevoir les gentils Sires des alentours, et de leur offrir bonne chère et divertissements.

Il n’est pas rare que Dame Groa, en sa douce bienveillance, accepte de se montrer sous son profil de magicienne : des visions lui viennent alors, qu’elle matérialise aussitôt !

Le souvenir de ces moments festifs affluent, en cette aube empreinte de douceur et de poésie :

Quel moment fabuleux lorsque sa Reine avait transformé en col d’hermine les trichobézoards du chat pour le glisser au cou d’une rivale jalouse qui n’en pût mais.

Plus stupéfiant encore, le jour où, un peu pompette après un festin bien arrosé avec les chasseurs du royaume, elle avait transformé la meute de chiens en autant de marsouins, qu’il avait fallu évacuer en urgence dans l’océan tout proche !

Quelle femme extraordinaire !

Hier Aurvandil Le Hardi a mené fier combat contre les armées de Thor. Les retrouvailles avec sa belle ont été divines. Ce matin est une offrande des cieux en préambule au banquet qui se déroulera à la nuit tombée aux lueurs des feux et de l’astre Sélène.

Lorsque la Reine apparaît, majestueusement vêtue de pourpre et d’or, là-haut, entre les créneaux du donjon, le silence se fait et le temps suspend son vol……..

Et voilà que la Reine chante, module, psalmodie………. Le sol vibre à souhait. Et soudain la fréquence se fait magique, et provoque le soulèvement de la Terre dans une énergie tellurique tutélaire.

Yggdrasil émerge de son flanc…..

Tout est dit ! Groa rejoint Aurvandil et l’embrasse tendrement.

A l’entour de l’Arbre de Vie on peut festoyer maintenant.

Et passent les festins, les banquets et les ans, Le royaume d’ Hoddmimir demeure impassible face à la fuite du temps.

Gibulène – 7/5/23

* trichobezoard : masse de poils ingérée puis vomie par un animal sous forme de masse solide

* n’en pouvoir mais : ne rien pouvoir faire

* l’astre Sélène : la Lune

* Yggdrasil : nom de l’Arbre Monde dans la mythologie Nordique

*Hoddmimir : vallée qui abrite Yggdrasil

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EHOUARN LE CHAT PACHA (A.I. Avril 2023)

le sujet : Max-Louis nous invite à écrire (pièce de théâtre, opérette, roman, chanson, poème, nouvelles, rimailleries et tutti quanti) à propos d’un chat. et de glisser quatre mots imposés : automate, créature, usurpation, compresseur, qu’on peut « placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir ». Bien sûr, une goutte d’agenda ou de calendrier et une pincée d’ironie seront appréciées (comme tout le reste).

Un chat, c’est amusant un chat !

C’est une étrange créature

Prête à toutes les aventures….

On ne sait jamais s’il est là

Sauf s’il affirme son bonheur

Dans un grand bruit de compresseur….

Puis se dirige en automate

Vers ses croquettes et sa gamate.

Pour pallier toute usurpation

Le mien porte un super prénom.

Ehouarn, puisqu,il faut le nommer

M’autorise à cohabiter

Dans SA maison, si je veux bien

Subvenir à tous ses besoins :

Dodo, câlins, méditation,

Un vrai félin sans ambition.

Si d’aventure il fait du sport,

Pendant deux ou trois jours il dort !

Mais pas question de me laisser

Faire la grasse matinée;

Et le soir s’il en a assez,

Alors il  m’envoie me coucher.

Il me torture au quotidien,

Et le pire, c’est que j’aime bien !

Gibulène – 4/4/2023

 

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Séance de sport

NB : Ehouarn appréciera votre visite si vous le désirez sur https://www.facebook.com/Ehouarnlechat

Mister Jones Long Hair

Ce week-end, rendez-vous avec David Bowie à Saint Rémy de Provence, à la fabuleuse exposition de l’Espace Hôtel De Lagoy.

Davis Bowie mystérieux, fantasque, border line, mais un érudit dont le talent confinait au génie.

Comme bien des fans je ne le connaissais que peu et avais appris à apprécier surtout l’acteur qui m’avait fascinée par sa présence scénique dans Le Labyrinthe.

Quatre grands photographes ( Michel Haddi, Philippe Auliac, Denis O’Regan et Markus Klinko) l’ont suivi tout au long de sa carrière, et c’est plus d’une centaine de superbes photos qui nous sont livrées, réparties sur trois niveaux, sur fond sonore comme il se doit.

David Lawrence, à l’origine de cette rétrospective, retrace la carrière et la vie de cet artiste iconique ) travers le regard de son demi- frère Terry.

Les commentaires qui accompagnent les clichés et l’ensemble de l’exposition révèlent tout ou presque de sa way of life, e ses mentors, de sa culture personnelle, de ses errances psychologiques, de ses amours. On y croise ses proches et ses idoles : Lou Reed, Mick Jagger, Miles Davis, Jim Morrison, Jacques Brel, Picasso, Angie, Amanda, et bien d’autres, sans parler de l’incontournable Iggy Pop omniprésent.

Un « Mister Jones Long Hair » vu de l’intérieur dans toute sa psychologie, et une sobriété des images qui rendent l’artiste encore plus attachant. Il avait cette élégance innée qu’on ne rencontre que chez les « grands ».

De nombreux jeunes croisés dans les diverses salles laissent à penser que David laisse une empreinte intergénérationnelle plus que méritée.

 

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Gibu – 23 / 08 / 2025