mercredi 31 décembre 2025

Un Rouge gorge jongleur!

Un joli cadeau que m’a fait le rouge gorge qui me tient compagnie lors de mes travaux de jardinage. Il vient très régulièrement à la mangeoire et à la buvette du jardin. Et hier en le photographiant j’ai eu la surprise de découvrir un jongleur de talent
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Sur l’image 1 on découvre la jolie goutte qui perle sous son bec. En économe averti, il ne s’agit pas de la perdre ! Et hop d’un agile coup de bec il faut la faire décoller et passer de dessous à ..en l’air.

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 Mais encore faut-il qu’elle atterrisse au bon endroit.
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 Une série de photos montre son mouvement, on voit l’oiseau qui peu à peu se redresse et la goutte qui s’élève et en une courbe harmonieuse est sur le chemin du bec grand ouvert !
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 Hélas c’est là que s’arrête cette jolie série.

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Et voici le détail, on constate que le ciel est bleu et l'herbe bien verte dans le jardin!



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C'est sur cette belle série que s'achève l'année 2025! Je vous souhaite à tous une fin d'année sereine et une belle année2026!

samedi 9 août 2025

Un drôle de lézard: Psammodrome algire

 

L’eau est un point de rencontre idéal pendant tout l’été et davantage encore en zone méditerranéenne.

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Psammodrome algire, une queue très longue


C’est ainsi qu’en observant des oiseaux, j’ai eu la surprise de voir apparaître ce lézard auquel j’ai prêté peu d’attention. Ce n’est  que plus tard en passant mes photos en revue que ses écailles m’ont étonnées, je n’avais jamais vu un lézard avec de telles écailles. Ses écailles dorsales, et des flancs sont « grandes, plates et pointues, avec une carène proéminente et fortement imbriquées » (1)

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Des écailles imbriquées et carénées


Il s’agit  du Psammodrome algire (Psammodromus algirus,)

un lézard méditerranéen élégant et vif, appartenant à la famille des Lacertidae. Présent dans le sud de la France, en Espagne, au Maghreb et dans certaines îles italiennes, il affectionne les milieux buissonnants comme les garrigues, les pinèdes ou les dunes.

 Ce saurien se distingue par ses écailles dorsales carénées, ses flancs ornés de bandes colorées, et sa gorge éclatante en période de reproduction — souvent orange chez les mâles. Ici on ne voit que ses  bandes colorées latérales : 2 bandes jaunes  et le dos de couleur plus sombre. 

Le ventre est clair.

La queue est particulièrement longue, elle peut faire 2à 3 fois la longueur du corps.

 

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Des rayures sur le  corps.

En y regardant de près on voit ses écailles dorsales  pointues, fortement carénées (avec une arête centrale saillante) et chevauchantes. Cette carène est particulièrement marquée sur le dos et les flancs, contribuant à son apparence robuste et à sa protection.

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Détail de la tête


Actif et agile, il chasse les petits arthropodes et joue un rôle important dans l’équilibre écologique de son habitat, les garrigues denses où il chasse dans la litière.

 Il peut aussi grimper aux buissons  et   effectuer des excursions dans des zones plus ouvertes. Sa longévité atteint de 5 à 7 ans.

Infos extraites de :

(1) le guide herpéto, Nicholas Arnold, Denys Ovenden


mardi 1 juillet 2025

La crête des Cochevis

 

En ce printemps 2025,j’ai eu l’occasion de photographier plusieurs fois de petits oiseaux beige ou ocre se fondant bien dans les prairies sèches , difficiles à apercevoir quand ils ne sont pas en mouvement. De la famille des alouettes, le Cochevis huppé et le Cochevis de Thékla sont difficiles à différencier. Mais je ne chercherai pas à le faire, j’ai surtout été intriguée, voire amusée par la crête si expressive qu’ils portent.

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Un Cochevis en observation 

Et à travers ces quelques images je me suis interrogée sur les différents rôles qu’elle peut jouer. Car c’est un véritable outil d’expression. Composée de plumes érectiles, cette crête est implantée au sommet du crâne, là où certains petits muscles permettent de la redresser ou de l’aplatir selon le contexte.

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Vue de face


Ce mouvement est contrôlé par des muscles peauciers fins, capables de réagir rapidement à un stimulus externe ou à une émotion interne (stress, excitation, vigilance). Contrairement à un paon qui déploie sa queue dans un effort lent et solennel, le cochevis peut faire apparaître sa crête en un éclair : un battement de cil version plumage.


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En détail

Ce mécanisme discret reflète une grande plasticité comportementale. L’oiseau ne communique pas uniquement par le chant ou le vol : il dialogue aussi par la posture et le port de tête — et la crête agit comme un amplificateur visuel de ces signaux corporels.


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En pagaille, la crête!

Cette crête est un moyen de communication : en contexte d’intimidation ou de défense du territoire , elle se dresse à la verticale. Elle accentue la silhouette de l’oiseau, le faisant paraître plus grand, plus assuré.

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Voici le détail de cette crête un peu désordonnée!

Pendant les parades nuptiales, la crête joue la carte du charme : elle accompagne des vocalises élaborées et des mouvements de tête rythmés, comme une chorégraphie millimétrée pour impressionner la partenaire.

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    En surveillance

Lors de l’observation d’un intrus ou la surveillance d’un danger, elle peut être partiellement redressée. C’est l’impression que j’avais en l’observant, même dissimulée, il s’interrogeait sur les faibles modifications du cadre habituel.

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De profil, en détail

Un outil de camouflage modulable ?

Dans certaines postures, la crête couchée sur la tête permet au cochevis de se fondre plus discrètement dans son environnement, notamment lorsqu’il évolue au sol dans des milieux ouverts et rocailleux. En aplatissant son plumage et sa crête, il diminue les contrastes et rompt les contours de son corps — un camouflage passif qui pourrait réduire le risque de prédation.

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Le juvénile

Certains chercheurs vont jusqu’à supposer que la crête pourrait aussi refléter l’état émotionnel de l’oiseau, à la manière d’un chien qui redresse les oreilles ou hérisse le poil. Même sans mots, le cochevis parle beaucoup… avec ses plumes !

La crête fait partie intégrante de l’expression corporelle du Cochevis, chez le juvénile elle est déjà bien fonctionnelle et très expressive avec ses pointes claires.

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Image tendresse: Maman arrive à toute allure pour nourrir son petit


J’ai apprécié ces observations et parfois j’ai eu l’impression que l’oiseau « me parlait » !

jeudi 26 juin 2025

La Sésie de l'oseille :Pyropteron chrysidiformis

 

En cette fin juin, je faisais un tour dans le fond du jardin quand une tache rouge et noire a attiré mon regard sur le cœur des marguerites magnifiquement en fleurs cette année . . Ce n'était ni une guêpe, ni une mouche… mais une Sésie de l’oseille, venue se restaurer.

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Discrète mais remarquable, la Sésie de l’oseille (Pyropteron chrysidiformis) est un petit papillon diurne de la famille des Sesiidae. Avec ses ailes transparentes et son corps rayé de noir et d’orange ou de jaune, elle imite à merveille une guêpe — un exemple parfait de mimétisme batésien, stratégie de défense qui consiste à ressembler à une espèce redoutée pour échapper aux prédateurs.

Une apparence trompeuse

Ce papillon mesure entre 17 et 26 mm d’envergure. Ses ailes antérieures sont partiellement hyalines (transparentes), bordées de noir et d’orange, tandis que les postérieures sont entièrement transparentes. L’abdomen se termine par une touffe de soies colorées, et le nombre d’anneaux blancs permet de distinguer les sexes : deux chez la femelle, trois chez le mâle.

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C'est une femelle, elle n'a que 2 barres claires sur l'abdomen


Habitat et période d’observation

La Sésie de l’oseille affectionne les milieux ouverts et ensoleillés : friches, talus, lisières de bois. On peut l’observer en vol de juin à septembre, souvent aux heures les plus chaudes de la journée.

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Elle se sert de sa trompe pour se nourrir.


Une vie liée à l’oseille

Comme son nom l’indique, ses chenilles se développent principalement sur des plantes du genre Rumex, dont l’oseille sauvage. Après la ponte, les larves creusent des galeries dans les tiges, puis descendent vers les racines pour y passer l’hiver. Elles se nymphosent au printemps suivant dans un cocon de soie tubulaire.

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Une vue de face!


Un indicateur de biodiversité

Espèce thermophile, la Sésie de l’oseille est sensible à la destruction de son habitat. Sa présence témoigne d’un écosystème sain et diversifié. La préserver, c’est aussi protéger les prairies naturelles et les plantes sauvages qui l’abritent. La partie sauvage de mon jardin lui convient!