jeudi 1 janvier 2026
mercredi 31 décembre 2025
Un Rouge gorge jongleur!
samedi 9 août 2025
Un drôle de lézard: Psammodrome algire
L’eau est un point de rencontre idéal pendant tout l’été et
davantage encore en zone méditerranéenne.
![]() |
| Psammodrome algire, une queue très longue |
C’est ainsi qu’en observant des oiseaux, j’ai eu la surprise
de voir apparaître ce lézard auquel j’ai prêté peu d’attention. Ce n’est que plus tard en passant mes photos en revue
que ses écailles m’ont étonnées, je n’avais jamais vu un lézard avec de telles
écailles. Ses écailles dorsales, et des flancs sont « grandes, plates et
pointues, avec une carène proéminente et fortement imbriquées » (1)
![]() |
| Des écailles imbriquées et carénées |
Il s’agit du Psammodrome
algire (Psammodromus algirus,)
un lézard méditerranéen élégant et vif, appartenant à la famille des Lacertidae. Présent dans le sud de la France, en Espagne, au Maghreb et dans certaines îles italiennes, il affectionne les milieux buissonnants comme les garrigues, les pinèdes ou les dunes.
Ce saurien se distingue par ses écailles dorsales carénées, ses flancs ornés de bandes colorées, et sa gorge éclatante en période de reproduction — souvent orange chez les mâles. Ici on ne voit que ses bandes colorées latérales : 2 bandes jaunes et le dos de couleur plus sombre.
Le ventre est clair.
La queue est particulièrement longue, elle peut faire 2à 3
fois la longueur du corps.
En y regardant de près on voit ses écailles dorsales pointues, fortement carénées (avec une arête centrale saillante) et
chevauchantes. Cette carène est particulièrement marquée sur le dos et les
flancs, contribuant à son apparence robuste et à sa protection.
![]() |
| Détail de la tête |
Actif et agile, il chasse les petits arthropodes et joue un rôle important dans l’équilibre écologique de son habitat, les garrigues denses où il chasse dans la litière.
Il peut aussi grimper aux buissons et effectuer des excursions dans des zones plus ouvertes. Sa longévité atteint de
5 à 7 ans.
Infos extraites de :
(1) le guide herpéto, Nicholas Arnold, Denys Ovenden
mardi 1 juillet 2025
La crête des Cochevis
En ce printemps 2025,j’ai eu l’occasion de photographier plusieurs fois de petits oiseaux beige ou ocre se fondant bien dans les prairies sèches , difficiles à apercevoir quand ils ne sont pas en mouvement. De la famille des alouettes, le Cochevis huppé et le Cochevis de Thékla sont difficiles à différencier. Mais je ne chercherai pas à le faire, j’ai surtout été intriguée, voire amusée par la crête si expressive qu’ils portent.
![]() |
| Un Cochevis en observation |
![]() |
| Vue de face |
Ce mouvement est contrôlé par des muscles peauciers fins, capables de réagir rapidement à un stimulus externe ou à une émotion interne (stress, excitation, vigilance). Contrairement à un paon qui déploie sa queue dans un effort lent et solennel, le cochevis peut faire apparaître sa crête en un éclair : un battement de cil version plumage.
Ce mécanisme discret reflète une grande plasticité comportementale. L’oiseau ne communique pas uniquement par le chant ou le vol : il dialogue aussi par la posture et le port de tête — et la crête agit comme un amplificateur visuel de ces signaux corporels.
Cette crête est un moyen de communication : en contexte d’intimidation ou de défense du territoire , elle se dresse à la verticale. Elle accentue la silhouette de l’oiseau, le faisant paraître plus grand, plus assuré.

Voici le détail de cette crête un peu désordonnée!
Pendant les parades nuptiales, la
crête joue la carte du charme : elle accompagne des vocalises
élaborées et des mouvements de tête rythmés, comme une
chorégraphie millimétrée pour impressionner la partenaire.
En surveillance
Lors de l’observation d’un intrus ou la surveillance d’un danger, elle peut être partiellement redressée. C’est l’impression que j’avais en l’observant, même dissimulée, il s’interrogeait sur les faibles modifications du cadre habituel.
![]() |
| De profil, en détail |
Un outil de camouflage modulable ?
Dans certaines postures, la crête couchée sur la tête permet au cochevis de se fondre plus discrètement dans son environnement, notamment lorsqu’il évolue au sol dans des milieux ouverts et rocailleux. En aplatissant son plumage et sa crête, il diminue les contrastes et rompt les contours de son corps — un camouflage passif qui pourrait réduire le risque de prédation.
![]() |
| Le juvénile |
Certains chercheurs vont jusqu’à supposer que la crête pourrait aussi refléter l’état émotionnel de l’oiseau, à la manière d’un chien qui redresse les oreilles ou hérisse le poil. Même sans mots, le cochevis parle beaucoup… avec ses plumes !
La crête fait partie intégrante de l’expression corporelle du Cochevis, chez le juvénile elle est déjà bien fonctionnelle et très expressive avec ses pointes claires.
![]() |
| Image tendresse: Maman arrive à toute allure pour nourrir son petit |
J’ai apprécié ces observations et parfois j’ai eu l’impression que l’oiseau « me parlait » !
jeudi 26 juin 2025
La Sésie de l'oseille :Pyropteron chrysidiformis
En cette fin juin, je faisais un tour dans le fond du jardin
quand une tache rouge et noire a attiré mon regard sur le cœur des marguerites
magnifiquement en fleurs cette année . . Ce n'était ni une guêpe, ni une
mouche… mais une Sésie de l’oseille, venue se restaurer.
Discrète mais remarquable, la Sésie de l’oseille (Pyropteron
chrysidiformis) est un petit papillon diurne de la famille des
Sesiidae. Avec ses ailes transparentes et son corps rayé de noir et d’orange ou
de jaune, elle imite à merveille une guêpe — un exemple parfait de mimétisme
batésien, stratégie de défense qui consiste à ressembler à une espèce redoutée
pour échapper aux prédateurs.
Une apparence trompeuse
Ce papillon mesure entre 17 et 26 mm d’envergure. Ses ailes
antérieures sont partiellement hyalines (transparentes), bordées de noir et
d’orange, tandis que les postérieures sont entièrement transparentes. L’abdomen
se termine par une touffe de soies colorées, et le nombre d’anneaux blancs
permet de distinguer les sexes : deux chez la femelle, trois chez le mâle.
![]() |
| C'est une femelle, elle n'a que 2 barres claires sur l'abdomen |
Habitat et période d’observation
La Sésie de l’oseille affectionne les milieux ouverts et
ensoleillés : friches, talus, lisières de bois. On peut l’observer en vol de
juin à septembre, souvent aux heures les plus chaudes de la journée.
![]() |
| Elle se sert de sa trompe pour se nourrir. |
Une vie liée à l’oseille
Comme son nom l’indique, ses chenilles se développent
principalement sur des plantes du genre Rumex, dont l’oseille sauvage. Après la
ponte, les larves creusent des galeries dans les tiges, puis descendent vers
les racines pour y passer l’hiver. Elles se nymphosent au printemps suivant
dans un cocon de soie tubulaire.
![]() |
| Une vue de face! |
Un indicateur de biodiversité
Espèce thermophile, la Sésie de l’oseille est sensible à la
destruction de son habitat. Sa présence témoigne d’un écosystème sain et
diversifié. La préserver, c’est aussi protéger les prairies naturelles et les
plantes sauvages qui l’abritent. La partie sauvage de mon jardin lui convient!





















