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Que faire au jardin en janvier?   33 comments

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Peut-être rien…

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Ce matin, le jardin ressemblait à une carte postale venue du cercle polaire. –5 °C, un froid sec, du blanc, du givre 

Les toits blancs,  signe indiscutable qu’il ne faut pas songer à la moindre activité extérieure, sans  se couvrir  comme  une  de ces   personnes qui ont comme  lieu de travail la terre Adélie.

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 On avait  donc couvert le bassin, histoire que les poissons ne se réveillent pas en édition « surgelés du mois ». L’agave, lui, a été empaqueté comme un trésor aztèque en transit, et les cycas ont reçu leur manteau d’hiver, un peu dignes, un peu grognons, mais résignés. Le jardin, en somme, a été mis en veille, comme un vieux sage qui sait que le froid n’est qu’un passage.

Et puis, une fois tout cela fait, nous avons appliqué un dicton que je viens d’inventer mais que je propose d’attribuer à un obscur moine du XIIᵉ siècle :
« Quand la bise mord, le jardinier dort. »
Ou, pour la version plus moderne :
« Quand le gel s’installe, reste dans ta salle »

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Le reste de la journée sera consacré à une activité hautement scientifique : rester au chaud, observer le jardin depuis la fenêtre, et se dire que parfois, la poésie consiste simplement à ne rien faire.

Car semaine prochaine, cap à l’ouest. direction la Bretagne, où — selon la météo — nous passerons élégamment du pôle à la mousson, comme si nous rejouions l’expédition de La Pérouse, mais avec des bottes en caoutchouc, un parapluie récalcitrant et l’espoir d’une galette salvatrice. Quitter le gel pour retrouver la pluie : voilà un programme digne des navigateurs qui traçaient des routes incertaines. Oui je sais, combien de marins combien de capitaines…

Alors oui, le jardin attendra. Il sommeille, il respire lentement sous ses couvertures improvisées. Et nous, nous faisons pareil : une pause, un souffle, un peu de chaleur avant de reprendre la route.

L’hiver, serait donc juste ça, apprendre à laisser faire, à protéger ce qui doit l’être, attendre Mars qui rit malgré les averses, etc etc…

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Hiberner ?

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Publié 4 janvier 2026 par Leodamgan dans Non classé

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Roman noir   64 comments

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Il se reluqua dans le reflet avant d’entrer dans l’estanco.
Impec : limace et lingue en accord, costard Cerrutti qui tombait comme un songe, le soufflant  invisible,   l’Eustache bien calé dans la fouille, un lardeuss en alpaga sur les endosses.
Il poussa la porte.

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Au fond, un ragoût sifflotait en se faisant les rechampis, là-bas près de la cabine du biglo.
Dédé torchonnait ses godets avec un chiffon qui avait dû connaître la Commune.

Aussi crade que sa bâche, doit dormir avec pensa t-il,  savait même pas si il y avait des gluants en dessous.
Au zinc, une gerce martyrisait un baveux, juste pour tuer le temps.

Et c’est là qu’il la vit.
Assise sur son tabouret, elle balançait son valseur comme si elle réglait la cadence du monde.
Un chaloupé naturel, un métronome de tentation, un truc qui te raconte une vie rien qu’en oscillant.

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Il s’approcha. Trop près. Bien trop près. Et, comme un con, il laissa glisser la pogne au panier.
Pas un geste brusque : la caresse du type qui croit encore que la vie lui doit quelque chose.

Elle tourna la tête.
Et dans ses chasses, il lut tout :
le mépris, la lassitude, et cette lueur glacée des mômes qui ont trop roulé leur bosse pour encore s’émouvoir.

Il comprit instantanément   Il venait de se foutre dans un pétrin qui sentait la poudre et la poisse.

Parce que cette môme‑là, ce n’était pas une passante.
C’était une des gagneuses de l’arsouilleur, un  sec comme un coup de trique, qui tenait le  ruban comme un général tient sa ligne de front.
Et il n’allait pas rigoler en voyant un mec essayer de mettre sa travailleuse au bœuf mironton plutôt qu’affurer des clilles.

Mais ça, ce serait pour plus tard.
Pour l’instant, il restait planté là, la main encore tiède, le palpitant en vrac, et cette certitude qui lui tombait dessus comme une enclume : il allait devenir dingue de cette môme. Il allait morfler.

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Morfler sévère.

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Sans virus.www.avast.com

Publié 28 décembre 2025 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

Décembre   60 comments

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Décembre s’étire

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et l’ennui menace de se confondre
avec la monotonie.
La matinée s’effiloche,
jusqu’à ce que le repas
vienne rompre, un instant,
le fil ténu de la démotivation.

Langueur assourdissante des jours sans éclat,
où le jardin, immobile et ruisselant,
implore pardon
de n’être plus flamboyant.
Les stores demeurent clos.
Mon inconscient refuse d’imposer à ma conscience
le spectacle d’un ciel gris,
glissant, pollué,
qui s’effrite en gouttes hésitantes.

Silence sans faille,
qu’aucun avion ne déchire.
Alors mes gènes anciens,
nés des cavernes,
me soufflent de rester dans la pénombre
et de retourner au sommeil.

Pourtant, là-bas, en ville, tout est prêt.
Noël est annoncé depuis des semaines.
Alors il faut se grimer :
grimer son sourire,
grimer son masque,
interdiction d’abriter des pensées moroses.

Et pourtant, si l’on regarde un peu,
on nous parle de guerre, d’épidémies,
de livrets de survie…
Pantomime ridicule.
Rome est en flammes,
Commode jubile,
Néron pince les cordes de sa lyre.

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Alors gardons ce qu’il y a de meilleur en nous,
comme ces soldats dans leurs tranchées
qui surent, un instant,
retrouver ce qui devrait vivre
en chacun de nous.

Retrouvons la fraternité joyeuse.
Retrouvons la chaleur simple
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Joyeux Noël à tous




Publié 21 décembre 2025 par Leodamgan dans Non classé

Cinq francs pour des sacs de riz.   64 comments

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Il y avait ce jour-là, dans le recoin sombre du placard de la cuisine, le vieux poste de radio. La voix de Pierre Bellemare s’en échappait, chaude, persuasive, comme une présence familière. Elle parlait d’enfants lointains, d’Asie, de ventres creux, de bols de riz qui manquaient. Cinq francs suffiraient, disait-il, pour que la solidarité traverse les océans.

Ma sœur et moi, nous avons écouté sans rien dire. Nos parents, eux, fronçaient les sourcils, méfiants, comme toujours. Mais nous, nous avions déjà serré dans nos poches les quelques pièces gagnées à force de « Bonne année mémère » et de « Bonne santé pépère », lancés à des grands-parents dont le cœur s’était fermé depuis longtemps, comme une porte dont on a jeté la clé.

Le soir, nous avons pris le chemin de la mairie. La rue était humide, les lampadaires jetaient des halos jaunes sur les pavés. Nous marchions comme deux petits soldats, fiers, convaincus que nos sous deviendraient des grains de riz blancs, fumants, qui apaiseraient la faim d’un enfant inconnu.

Quelques semaines plus tard, la nouvelle est tombée. Le riz était resté dans un cargo, à quai, jamais débarqué. Les sacs s’étaient gâtés, pourris dans l’attente. Nos pièces, nos élans, s’étaient dissous dans l’humidité d’un port lointain.

Alors, nous avons compris. La générosité ne suffit pas toujours à changer le monde. Et pourtant, ce geste, cette marche vers la mairie, reste en nous comme une trace obstinée : celle de l’innocence, de la foi naïve, et de la tendresse qui refuse de mourir.

Aujourd’hui encore, comme des gamins devant l’illusionniste, il nous plaît d’y croire. Mais si je regarde mieux… je n’y crois plus.

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Le monde s’est perdu, quelque part

entre les sacs de riz pourris et les illusions qui s’effritent.

Publié 14 décembre 2025 par Leodamgan dans Non classé, Prose à Marc

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Les élagueurs sont passés   71 comments

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Il y a eu de quoi faire mais le résultat en vaut la peine.

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La taille en nuages du juniperus prend du temps. Ils ont aussi taillé certains rosiers en plus des haies et divers arbustes, ainsi que les branches hautes d’un grand pommier (victime de la moniliose, malheureusement).

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Ils ont étalé le vieux compost au potager et transféré le nouveau à la place du vieux.

Ensuite, ils ont bêché tout le potager après y avoir mis de l’engrais.

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Ils ont planté les groseilliers et cassissiers que nous avions commandés dans une pépinières et intercalé des dalles en plastique « clipsables » pour faire des passages.

Ils avaient récupéré certains groseilliers à leur ancien emplacement qui était en plein cagnard cet été, les autres ayant crevé et n’étant plus viables.

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Ils ont porté en serre les gros pots.

Ils ont planté dans des grands pots des érables qui végétaient en pleine terre en espérant qu’ils redémarrent à grand renfort de terreau et d’un peu d’engrais.

Ils ont descendu les grandes plaques de polycarbonates destinées à couvrir le bassin lors de possibles fortes gelées.

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Je n’ai pas pris toutes les photos mais en plus ils ont:

  • déplacé des hortensias à un meilleur emplacement
  • planté un cerisier du Japon à le place d’un ancien que nous leur avons donné car ce dernier faisait les feuilles en même temps que les fleurs (mauvais achat) alors que nous en voulions un qui fleurisse sur le bois nu.
  • ratissé les feuilles mortes sur le toit de la serre et nettoyé les gouttières
  • et à la fin, nettoyé soigneusement les allées…

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Quand je pense qu’avant, on faisait tout ça tous les deux...

Que nous reste t-il à faire?

Nous trouverons bien...

Déjà, on attend une livraison du sable et des gravillons pour les allées,

on étalera ça nous-mêmes.

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Publié 7 décembre 2025 par Leodamgan dans Aménagement et entretien au jardin d'ornement, Non classé

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