Bonjour-bonjour
Rappelez-vous : au début de l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine, on avait dit « Attention ! Quand il en aura fini avec les ukrainiens alors ce sera le tour des pays Baltes – et puis de la Transnistrie ; quant aux polonais, ils ont intérêt à bien garder leur frontière. »
Oui – on avait dit ça, et puis aujourd’hui on se contenterait d’une paix avec annexion du Donbass, sous réserve d’une force de sécurité à la frontière…
Voui-voui… Mais écoutez un peu Donald Trump qui aujourd’hui s’enorgueilli d’avoir pris le contrôle du Venezuela. Il clame que le régime de Cuba n’a que trop duré ; et puis que décidemment le Groenland doit être rattaché à l’Amérique : c’est une question de sécurité nationale.
Ce parallèle entre la Russie de Poutine et l’Amérique de Trump doit nous éclairer : nous sommes gouvernés par des ogres qui, une fois qu’ils ont gouté du sang ne peuvent plus s'arrêter.
L’Ogre du petit Poucet
Déjà Montesquieu le relevait : « C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. » : pourquoi s’en étonner ? Ce qui devrait nous surprendre c’est bien qu’on oublie une telle chose.
Toutefois, le droit international et les conventions qui en ont découlé depuis 1945 ont entretenu l’illusion qu’il était possible de s’en remettre à l’autorité de l’ONU, qui, sans violence et avec la seule autorité que lui confèrent les nations regroupées sous sa charte, pouvait obtenir le règlement pacifique des différends entre les pays.
- C’est que, dans le même temps on oublié la sentence de Hobbes : « Pactes sans sabres, ne sont que palabres » (Léviathan, II, XVII)





