Image

Nouveau

Mea culpa, mea maxima culpa…

Et j’en ris encore, en bonne diablesse que je suis ! Une façon de finir l’année en beauté ! Je sais, il y a encore la journée de la Saint Sylvestre, tout peut encore arriver ! Je vais donc me contenter, pour l’instant, de relater la mésaventure d’hier, chez ma copine Huguette ! Ou plutôt, de mettre ici le petit mot (!) que je lui ai envoyé hier soir ! Tel quel !

-« PAUVRE HUGUETTE !

Un vrai martyr. Tu as vécu un calvaire avec un stoïcisme qui force l’admiration. 

Combien sommes-nous à t’être tombé dessus , les uns avec sarcasme, les autres avec ironie ; j’en ai même vu une qui a légèrement touché sa propre tempe alors que tu avais le dos tourné.  Mais où est passé ton téléphone ? 

Il te semblait bien qu’il était près de toi lorsque nous sommes arrivés. Tu étais dans ta cuisine avec ta fille, toutes les deux absorbés par de succulentes et odorantes préparations culinaires. Notre venue a perturbé le bel ordre de la maison. 

Nous sommes installés dans le salon, nous papotons alors que tu as sûrement autre chose à faire. Et puis….mais où est ton téléphone ? Il était là, il y a deux minutes, il a disparu de la circulation ! 

Et nous voilà tous, partis à sa recherche. 

Je ne suis pas la dernière à soulever les coussins des canapés, à regarder sous la table du salon, à t’accompagner dehors « pour vous si par hasard, tu n’aurais pas laissé tombé le tel dans les plates-bandes ! »

Retour dans la cuisine, ouverture et inspection des tiroirs, des placards, jusqu’à soulever les épluchures des légumes jetés dans la poubelle. N’ai-je pas eu la malice de regarder dans le réfrigérateur et dans le congélateur ? Sait-on jamais ! 😂

Tu avais l’air désespéré, cela nous faisait rire pourtant….c’est fou ce qu’on te croit capable de faire ! 

Aucun de nous te t’accordait une once de confiance ! Ton mari affichait un air désabusé, ta fille avait renoncé depuis un bon moment à ses velléités de détective, Jean riait en douce ou presque, Clément n’osait rien dire et moi….j’ai remis mon manteau , j’ai remonté sa fermeture éclair et j’ai mis mes mains dans ses poches ! 

MISÈRE, HONTE ET DÉSHONNEUR….qu’est-ce que je sens sous mes doigts ? 😱

TON téléphone ! 

Mais qu’est-ce qu’il fait là ? 🤔

Qu’il l’a mis là ? Moi ? 😱

Mais quand ? 🤔

J’ai tellement ri que je ne regrette pas mon étourderie. 

Et puis, tu es si soulagée d’avoir retrouvé ton petit trésor, que tu n’as pas l’air de m’en vouloir. 

Bon, pas la peine de s’attarder non plus, il faut être prudent, la foudre pourrait frapper à retardement !..  Au revoir la famille et à la prochaine !.. 😉 »-

Heureusement, ce matin, le ciel est bleu !

Parce que cette nuit, quelle horreur ! 

Et les images défilaient, les scènes se succédaient, aussi pitoyables les unes que les autres. Que faisais-je dans cette galère ? Dramaturgie burlesque,  drame, opéra tragique, théâtre du silence…je ne sais quel nom donner à ce que je vécus cette nuit. J’errais parmi la foule, les regards me fuyaient et ceux qui osaient me regarder le faisaient de bien vilaine manière. Je me voyais aller à leur rencontre, misérablement, cherchant une explication à leur comportement, mais, au fur et à mesure de ma quête, hommes et femmes me tournaient le dos en s’éloignant. Avais-je la peste ? Qu’avais-je fait pour mériter autant de mépris ? L’opprobre était si perceptible que l’angoisse ne cessait de grimper en moi ; mains tendues, regard suppliant, je n’étais plus qu’une ombre, un ectoplasme ambulant. Images en noir et blanc, visages aux contours flous…

Et puis, la montagne, en couleurs ; je gambadais par monts et combes, je glissais tout mon saoul avec un petit groupe de personnes qui n’avaient pas l’air hostile. Enfin ! 

C’était trop beau pour être vrai, ils se sont arrêtés et assis sur un banc, ils ont ouvert leur panier de pique-nique et alors que je croyais l’affaire dans le sac, je les ai vus manger tranquillement, ignorant ma main encore tendue et mes yeux larmoyants !   

Alors quoi ? Était-il temps de me réveiller et de sortir de ce cauchemar qui n’en finissait plus ? 

Faudrait-il que je consulte un onirologue ? Un psychiatre pratiquant l’hypnose onirique ? 

Non, les obsessions et les enchantements maléfiques,  j’en ai eu plus que ma dose cette nuit ! Et si je me levais et allais prendre mon petit-déjeuner ? 

En évitant, bien entendu, de scruter le fond de ma tasse de café ! Sait-on jamais ? 

Tout pourrait recommencer ! Oh boudiou !

Eh voilà ! Au suivant…

25 décembre 2025. 

Et puis c’est le silence ! Un silence inhabituel, tout spécial ! Un instant suspendu, un cocon de bien-être, doux, tranquille, si gentil qu’il mettrait la larme aux yeux. Il y flotte encore le froissement des papiers cadeaux, les exclamations quelquefois faussement surprises…il faut jouer le jeu, autrement ce n’est plus du jeu ! 😉…Ce silence est chaud, moelleux et parfumé, comme un doudou dans lequel se sont blottis les sourires et les rires qui viennent pourtant de franchir la porte. 

Nous les entendons encore un peu, dans les escaliers, plus loin, dans la cour. Portières claquées, moteurs lancés et puis, le silence…encore. Plus profond, à peine bousculé par les flammes se jetant à l’assaut de la vitre de l’insert. Les jeunes ont alimenté le foyer, leurs petits vieux soupirent, heureux, repus de tant d’amour.  Ils peuvent retrouver les fauteuils de la veille, au coin du feu. 

C’est de nouveau l’heure de la trêve, peut-être même l’heure d’une petite sieste ! 

Allez savoir !.. 

Joyeux Noël

24 décembre 2025…j’ai la tête qui tourne, un peu, agréablement, juste ce qu’il faut pour que j’enfonce mon pauvre corps fatigué dans le creux du fauteuil. Trop près de la cheminée, mes joues ont pris de belles couleurs. Non, non, ce n’est pas à cause des deux coupes de champagne que j’ai bues ! Voyez comme vous êtes prêts à la critique ! Et l’esprit de Noël ? Il est où ? Nous ne sommes que tous les deux, un peu déboussolés après avoir préparé une grande partie du repas de demain. Fatigués aussi , les années passent et se font plus pesantes sur nos épaules, nos lombaires. Ah ces escaliers qu’il faut gravir plusieurs fois et redescendre (pardi) autant de fois pour aller à la recherche de ce qui pourrait égayer la maison ! Dernière guirlande, dernière touche de couleur, dernière fantaisie….point trop n’en faut ! 😉 la table est mise : nappe rouge, assiettes blanches, serviettes laborieusement pliées suivant les conseils d’un influenceur du net 😉 on est de son temps ou pas, 😉 le sapin brille, clignote tout en se demandant pourquoi on l’a perché si haut, cette année. Et pourquoi pas ? Ce n’est pas parce qu’on l’appelle « le roi de la forêt » qu’il va manifester sa mauvaise humeur chez moi ! Je l’ai pris en photo, je la lui ai mise sous le nez , il n’a plus moufté ! -« je vous trrrouve trrrés beau ! » 😂 Et comme quand les enfants étaient petits : encore un dodo et le papa Noël sera passé. Il me tarde de voir ma petite famille réunie sous le sapin , il me tarde d’entendre leurs rires et exclamations de joie. Qu’ils aient 17 ans pour le plus jeune, 55 pour la plus grande…ce sera le même plaisir, la même joie, le même grand amour qui nous unira. Joyeux Noël

Oh my GOD ! n°317 chez les croqueurs de mots

8 décembre 2025

Il y a des années que j’en rêve ! Partir loin, dans un endroit paradisiaque, à la recherche d’un dépaysement total. Oh, il s’est fait tirer l’oreille, mon gentil mari mais il n’a pas réussi à me faire changer de destination : BALI, île indonésienne, près de l’équateur. Sa culture, ses temples, ses plages…mon impatience est à son comble, j’ai enfin reçu le message que j’attendais. 

—Votre colis est dans la boîte aux lettres— Il ne pouvait pas sonner, pour que je le récupère plus vite ? Bah…pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! 

Quoi ? Pas de colis dans la boite aux lettres ? Juste un morceau de papier sur lequel est écrit : « Bonjour Marie-Jo, votre commande n° J.B. 007SWIA est complète et sera livrée dans la journée (???) Veuillez le retirer avec le code B007 au point de relais prévu. (???) 

Cordialement, l’équipe de votre magasin M.I.6. »

Et qu’y a-t-il dans ce colis ? La panoplie complète de l’estivante : maillot de bain, serviette et paréo assortis. 

Des semaines à manger des BROCOLIS cuits à la vapeur m’ont permis de retrouver, peu ou prou, une JOLIE silhouette. Il est hors de question que je laisse cette commande croupir plus longtemps dans le dépôt !

M’y voici, preuves en main, attendant patiemment que le gars me ramène mon colis. 

Que se passe-t-il ? Il fait une drôle de tête. Mais qu’est-ce qu’il me dit ? Il est sûr d’avoir mis le paquet dans le casier mais il n’y a plus rien ! Quoi ? Le casier était bien fermé à clé et pourtant, il est vide ! Quoi ? Pas de trace d’effraction, tout paraît nickel, Le gars semble honnête, le mystère s’épaissit. Bon, il faut que je réfléchisse et vite. 

Il faut reconsidérer la chose depuis le début, du moins le message de réception du colis. 

Férue de romans policiers et d’espionnages, je vais, de ce pas, tenter de dénouer les fils de ce sac d’embrouilles.  

9 décembre 2025 

Examiner attentivement le billet, relever ce qui me paraît bizarre ou saugrenu. D’abord le numéro de la commande. Est-ce bien la même que celle d’origine ? Oui…à une lettre près ! Mince ! Numéro de code…il présente des similitudes avec le numéro de commande. Même lettres, numéros différents.

Bizarre ! 

J.B.OO7SWIA

Je rabâche chacune des références à en perdre le Nord, elles tournent dans ma tête, cherchent une porte de sortie, me donnent le TOURNIS et pourtant, je sens que je ne suis pas loin de résoudre l’énigme. 

J’ânonne, j’épelle, j’essaie de donner un sens à chacune des lettres, à chacun des chiffres…quand…

Mais bien sûr ! B 007 et plus tard J.B.007, c’est le nom de l’espion, celui qui venait du froid, celui qui ne meurt jamais ! James, James Bond ! Pas étonnant que le fric-frac n’ait révélé aucune trace, un vrai pro, le James ! Mais que va-t-il faire de mon maillot de bain ? Le redonner à Ursula ? La rhabiller pour l’hiver ? Quelle CHIENLIT !

Le J.B.007SWIA m’intrigue ! SWIA…mais oui, ces quatre lettres figurent sur l’adresse du Premier Ministre britannique : 10 downing street SWIA 2 AB 

10 décembre 2025

Prendre un billet pour le vol Pau-Paris puis un autre pour l’Eurostar. 

13 décembre 2025

Arrivée gare du Nord Hall 2. Prendre l’escalator face à la voie 17. Passage des contrôles côté Français. Je le savais, ma prothèse de hanche fait hurler l’alarme. Fouilles diverses et variées, rebelote côté britannique. Installée confortablement, j’ouvre mon ordinateur à la recherche de nouveaux renseignements quant à l’identité du Premier Ministre, et de la direction à prendre pour me rendre à l’adresse que j’ai enregistrée sur mon téléphone. Va-t-il me recevoir ? Un de ses secrétaires, peut-être ? Je me sens gonflée à bloc, rien ne m’arrêtera ! Mais va-t-on me comprendre ? « Mon anglais » est assez primaire et si je me souviens bien de certaines formules, pourront-elles me servir de sésame ? Il serait temps de les réviser. 

-My taylor is rich… my kinddom for a horse…where is Brian ? What’s time is it ?..How do you do ? 

Bon, cela devrait suffire ! Pas de stress ! Le léger ROULIS des voitures me berce, une douce somnolence m’assoupit mais sans me faire perdre de vue le but que je me suis fixé, savoir le pourquoi du comment ! Le « why » et le « how », of course ! 

 2 h 31 plus tard…gare Saint Pancras International. Quelle belle gare ! Mais pas le temps de m’attarder, un taxi m’attend, il est grand temps d’aller rendre une petite visite à Keir Starmer.

Surprise, il m’attendait avec sa femme Victoria ! What ? How is that possible ?  The king is indeed my cousin ? 

Bref, vous m’aurez comprise, j’en reste sur le «luc », mais je reste d’un flegmatique qui en remontrerait à plus d’un Britannique ! 

Après m’avoir gentiment accueillie, le Premier Ministre me tend une feuille de papier sur lequel est inscrit une adresse : SIS Building, Secret Intelligence Service. Le siège des services secrets britanniques.

Alors là, chapeau bas ! J’ai du mal à garder mon flegme. Vais-je voir M ? La célèbre M, le supérieur de JAMES BOND. J’en tremble, mais ce ne sera que Miss Moneypenny qui me recevra dans un bureau minuscule. « I had a dream… » 

Elle ne perdra pas de temps, et après avoir ouvert un tiroir, me présentera un paquet enveloppé de papier brun. Une bombe ? Un paquet de dynamite ? Je suis en pleine panique. Ce n’est pas à Londres que je mangerai les PISSENLITS par la racine ! NO, NO, NO ! 

Mais pourquoi rit-elle ? -« It’s a joke, me  dit-elle. C’est le colis que vous attendiez en France ! Et comme vous vous êtes montrée digne d’une héroïne de notre cher James, nous avons le plaisir de vous offrir le voyage de votre rêve : BALI ! » 

14 décembre : retour dans mon Béarn, le paquet bien planqué dans ma valise ! 

15 décembre : Publication de ce billet loufoque chez les « croqueurs de mots » ! 

PS : -Oh my God ! Où suis-je allée pécher une histoire aussi folle ? 

Vitesse et précipitation !..

Salut les copines et les copains.

Je me suis encore « plantée » ! 😢

J’ai cru prendre le train en marche, ce qui est loin de mes habitudes, chez les « croqueurs de mots ». Assise tranquillement dans le salon d’attente de ma kiné, je scrolle et tombe sur un article posté par Domi. Chic, me dis-je, un nouveau défi et celui-là à la bonne date. 👍

Ni Il ne sera pas dit que ce sera en vain ! Donc, du coup, comme le disent certains, trop nombreux à mon goût….😜 je publie mon super poème.

T’as qu’à croire ! C’était un de ses écrits datant de la Reine Jeanne ! 😡

Et comme ON NE ME DIT RIEN, je me suis mise au boulot illico presto.

Ah oui ! Les consignes : écrire un poème à la façon de Jean-Luc Moreau (vous verrez très vite qu’il n’est qu’à ma façon 😢😂), en commençant par des SI et en concluant par un conditionnel « enchanteur ». 😉

Si elle était moins étourdie,

Serait-elle plus jolie ?

Si tu me poses la question,

Je veux savoir, beau papillon,

Si tu as une bonne raison

De me déranger sans façon !

Si je t’ennuie, répond par écrit,

Fulmine l’élégant Marquis.

Si tu veux mon opinion,

Je te trouve bien couillon

Si tu crois que c’est interdit

De faire des caresses à Marie !

Ainsi auraient parlé, comme Zarathustra, le marquis de Sade et son yakuza !

PS : et pendant que je faisais l’andouille ici, ma piperade cramait tranquillement !

Merdum de merdum !

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer