Rule Book

Some say life is a game,
But where is the rule book?
I see the navigation,
Joy as a compass.
I see the exploration,
Bewilderment is the path.
But where is the rule book?
Some say it’s in the past,
But where to look?
Some say it’s in the present,
Some in the future…
I just know it’s now,
That all is happening…
A center
To endless dimensions.
A wonder
Full of questions.
Life is a miracle,
Not sure about the game,
Not sure we have to do anything.
Maybe be thankful,
See where that leads,
Feel the Joy,
Know it’s real.
What is reality?
A mental maze
Or mind clarity?
Frantic thoughts
Or peaceful feelings?
Not sure if life is a game,
But life certainly is,
Something.
A phenomenon impossible to describe,
But an experience we all have.
What are your rules?
That’s the question.
I’m just a mirror,
I’ve got no answer.
Within your heart,
You know It.
Let It overflow within your mind,
Let It flow, to free yourself.
Create your own rule book:
One that brings you Joy
And openness.
Each one their own book,
Their own way,
To experience life and love:
That’s creativity,
Cooperation and bliss:
That’s humanity.

ML (2025)

A Trip

We are on a trip,
Life has its grip.
Yet so many illusions,
Some call them temptations.
Nothing wrong,
But so much time lost.
There is nothing to win
That hasn’t been given.
So, why all this struggling,
Suffering, forgetting our human condition.
Children of the wonder,
Children of the impossible,
We are on a trip,
Eternal by essence.
We may not see it,
Distracted by illusion,
But we do breathe it all the time.
A gentle breeze coming
From before we were born,
From before Time.
We carry the infinite within,
A quiet truth,
Waiting to unfold.

ML (2025)

Fractales

Ceci est une invitation
A la vision.
Respiration
De la grande connexion,
Universelle,
Au-delà du temps,
De l’espace,
De toutes les impasses
De l’espèce.
Nous raisonnons à vide
Sur l’insignifiant.
Mortels séduits par le déni,
Nous tentons à peine
De saisir le vivant,
L’Eternel accompli.
Tout est fait,
Tout est Joie,
A travers les mailles du Temps
Qui se dévoile et se déploie
En ses fractales.
Fractures,
Beauté de l’instant,
Traverse les temporalités.
Nous sommes
Depuis les origines,
En lien avec l’Origine
Première, primaire, primordiale.
En haut comme en bas,
De l’amont à l’aval,
Une même eau porte nos pas.
Nos rivières proviennent
De la même source
Et nos vies s’en retournent à la même mer.
La vision de l’eau sacrée,
De la vie enchantée,
Sublime le désert du Siècle,
Ouvrant la voie à l’Unité.

ML (2025)

Pan K

Sur les avenues absurdes,
Les néons scintillent
Pour tromper les sens.
A travers les ruelles du doute,
Les trésors de la ville
Offrent leur essence.

Labyrinthe étrange,
Soudain un virage,
Serait-ce un demi-tour ?
Monter, descendre,
Escaliers sans fin,
Aller, retour…

Labyrinthe qui dérange
A travers les âges.
On se raconte des histoires
Pour approcher le réel.
Un détour,
Un recours…

Dans une impasse,
Déchiffrer les murs,
Les structures.
Trouver le passage,
La faille,
Résoudre l’énigme des pierres.

Tant d’histoires à écouter,
A chaque coin de rue.
Pénétrer le vent de l’instant,
Epouser les couches du Temps.
Passé, présent, et futur,
Entre quatre murs,
Enfermement et révélation.
Métamorphose, vision.

Chercher le plan,
Tracer la voie,
Trouver l’issue.
Réveiller le Golem,
Fuir le Procès,
Toucher l’indicible.

Et se perdre encore,
Bercé par le son des pavés.
Et marcher encore,
Porté par le vent des passés.
Les artères familiales
Imposent leurs ombres
Sur nos souvenirs.
Les chemins de traverse
Proposent leurs lueurs
A nos avenirs.

Labyrinthe de nos vies,
Aux multiples attaches.
Percer des portes de sortie
Est notre éternelle tâche.
Se libérer de la forme par le fond.
Dévoiler la nouvelle dimension.
Au-delà des brouillards absurdes
Et des nuages sous tension,
Le soleil brille à toute saison.

ML (2025)

Soleil

Lorsque les ombres du monde
Menacent ma raison de leurs chimères,
Par mes doutes je les éclaire,
Par ma conscience je les brûle.
Elles sont trop réelles
Pour ne pas être illusions.
En tant que mortel,
J’ai le choix de mes horizons.
Ainsi le soleil éclaire mes futurs
Qu’elles qu’en soient les conditions.
Je souris face à l’abîme
Et le peuple de mes visions.
Je laisse les monstres
S’attacher aux ombres et les nourrir.
J’invite les Hommes à aimer la lumière
Au point de la laisser jaillir.

ML (2025)

Love

I love you, brother,
I love you, sister.
Do you see?
Do you feel?
Do you love me?
Yourself?
All that is?
Sometimes, I hope…
Love is the gate to the open,
The door to the infinite,
The sense of wonder,
Life as a prayer.
Love is just a word.
Its experience holds the key.
It can be a volcano,
Erupting light
That makes you cry out of Joy.
It can be a peaceful lake,
Welcoming your thoughts
Making you smile in peace.
Love is just a word.
You are its meaning,
You are carrying its message,
Its reality, its truth.
A word,
Or the essence of Life.
Empty with your brain,
Or full with your heart,
Love is in your hands.

ML (2025)

Hell on Earth

I’ve seen kids playing today,
Beautiful.
Their laughs and their screams
Dressed the park in happiness.
I smile, breathe deep,
It feels warm…

But suddenly I listen closer,
Zoom out.
And I hear,
The mourning, the wailing
Of families torn apart.

Too many children
Slave-working,
Bomb-buried,
Starving.

And worse:
Those who justify it,
Behind sick politics, failed economics,
And Wicked religions.
Weak lies
Poorly hiding their crimes.

We are an ignoble species
If even one child
Suffers hunger or harm.
How did we lose our grip on truth?
How do we fall into this hell
So easily?

Once, we rebelled in youth,
But later,
Called surrender “wisdom.”
We made peace with injustice,
And called it reason.

We accept hell as normal,
But what makes us human,
That belongs to a higher place.
I hope we reach the next chapter
Of our Odyssey,
If we don’t destroy ourselves first
In this war of all against all.

If we realize Earth is our only home,
Our only country, our mother,
Then bright years await,
A joyful struggle,
To repair the ruin left
By greed and stupidity.

Let us craft a better story,
Where humanity strives
For beauty and harmony,
For peace, love, and unity.

ML (2025)

Couleurs

Une palette encore,
L’envers du décor.
Envol des couleurs,
Coulées de trésors.
Peindre ce que l’on voit
Avec le pinceau de l’âme.
Nuancer notre effroi
Par son puissant baume.
Contrastes fuyants,
Toile en mouvement.
Folie de couleurs,
Peinture de l’existant.
De la gouache dans les veines,
De l’huile sur les cheveux,
Aquarelles de nos peines,
Nos joies s’encrent dans le feu.
Partager les éclats scintillants
De nos toiles intérieures,
Apprécier l’écho des survivants
Pour prendre part à la vie meilleure.
ML (2025)

Oasis

Mortel,
Je suis à l’étude de mon éternité.
Mes ailes,
Poussent à la mesure de mon acuité.
Je m’élève, en silence,
Par-delà mes sens.
J’enlève les voiles,
Les masques et les ratures.
Ne reste que l’éclat du soleil
Sur nos terres brûlées,
Nos futurs dévastés.
Au cœur du désert, une oasis,
Les oiseaux chantent en silence.
Les ombres frémissent au pied des arbres,
Souverains de ces lieux éphémères,
Arrachés à l’éternité du sable.
La Vie surgit, impromptue,
Sous le soleil brûlant.
Le sage prie, remercie,
Pour ce refuge miraculeux.
Le fou, lui, brûle tout, et
Porte la guerre en cet asile de paix.
C’est l’histoire du désert et de l’oasis,
Du sage et du fou…
Chacun repart un jour,
Vers l’Unconnu,
Chacun garde en lui
L’écho de ce refuge,
Sa vie et ses aperçus.
Humilité du désert,
Souffle des survivants.
Lucidité salutaire
A l’Amour du vivant.

ML (2025)