Sur les avenues absurdes,
Les néons scintillent
Pour tromper les sens.
A travers les ruelles du doute,
Les trésors de la ville
Offrent leur essence.
Labyrinthe étrange,
Soudain un virage,
Serait-ce un demi-tour ?
Monter, descendre,
Escaliers sans fin,
Aller, retour…
Labyrinthe qui dérange
A travers les âges.
On se raconte des histoires
Pour approcher le réel.
Un détour,
Un recours…
Dans une impasse,
Déchiffrer les murs,
Les structures.
Trouver le passage,
La faille,
Résoudre l’énigme des pierres.
Tant d’histoires à écouter,
A chaque coin de rue.
Pénétrer le vent de l’instant,
Epouser les couches du Temps.
Passé, présent, et futur,
Entre quatre murs,
Enfermement et révélation.
Métamorphose, vision.
Chercher le plan,
Tracer la voie,
Trouver l’issue.
Réveiller le Golem,
Fuir le Procès,
Toucher l’indicible.
Et se perdre encore,
Bercé par le son des pavés.
Et marcher encore,
Porté par le vent des passés.
Les artères familiales
Imposent leurs ombres
Sur nos souvenirs.
Les chemins de traverse
Proposent leurs lueurs
A nos avenirs.
Labyrinthe de nos vies,
Aux multiples attaches.
Percer des portes de sortie
Est notre éternelle tâche.
Se libérer de la forme par le fond.
Dévoiler la nouvelle dimension.
Au-delà des brouillards absurdes
Et des nuages sous tension,
Le soleil brille à toute saison.
ML (2025)