Recommandé chaudement par plusieurs membres de ma famille, Silo est ma dernière lecture en date. Et le point de départ est prometteur : la Terre est devenue hostile en raison d’une atmosphère irrespirable. L’humanité vit cloîtrée et protégée dans un immense silo enterré. Le roman de Hugh Howey commence au moment où le shérif Holston, représentant de la loi dans le silo, demande à être expulsé du silo, ce qui le condamne à une mort certaine.

Silo est un roman de science-fiction post-apocalyptique. L’époque n’est pas précisée. Sans doute dans un futur plus ou moins proche. Le lecteur n’a pas d’information sur ce qui a rendu l’atmosphère de la Terre invivable, on imagine un cataclysme ou un hiver nucléaire. Toujours est-il que ce qu’il reste de l’Humanité vit dans un un silo qui compte 144 étages. Cette société d’un nouveau genre est très hiérarchisée avec une place pour chacun en fonction de son rôle. Les fonction intellectuelles sont dans les étages supérieurs alors que les étages inférieurs sont dévolus aux classes laborieuses, notamment ceux qui font tourner les machines qui approvisionnent l’ensemble du silo en électricité. Trois personnages ressortent : la maire Jahns, le shérif Holston et Bernard, le responsable d’un département appelé IT qui semble central dans la vie du silo et qui gère notamment une multitude de serveurs informatiques.
C’est donc une surprise que le shérif décide de lui-même d’aller à l’extérieur. Il sait que cela le condamne. Cette sortie s’appelle le nettoyage. Pourquoi ? Car il est demandé aux condamnés de nettoyer l’unique caméra qui permet aux habitants de voir l’extérieur du silo. Et immanquablement, sans qu’on s’explique véritablement pourquoi, et alors qu’ils se savent condamnés, ceux qui sortent se conforment à ce nettoyage de la caméra.
Pourquoi le shérif Holston a-t-il souhaité lui-même s’expulser du silo ? Il a souhaité suivre sa femme qui 3 ans auparavant était partie au nettoyage, convaincue que la vie dans le silo était construite sur l’illusion d’un extérieur hostile. Hosltron accompli le nettoyage et, comme les autres avant lui, s’effondre quelques instants après avoir nettoyé la caméra. La maire Jahns, accompagnée de l’adjoint du shérif, se met en quête de trouver un remplaçant à Hoslton. Elle se fie sur l’avis de l’adjoint qui est convaincu que Juliette, une machiniste du bas du silo, serait une bonne candidate. La maire et l’adjoint entreprennent donc une descente par l’escalier qui les mènera plusieurs dizaines d’étages plus bas afin de s’entretenir avec Juliette, une candidate atypique pour le poste de shérif.
J’ai été happé très vite dans ma lecture de Silo. D’abord parce que le lecteur est tout de suite dans l’action avec cette décision surprenante du représentant de la loi qui se condamne lui-même, et aussi pour essayer de comprendre le fonctionnement de cette société qui vit dans un silo. Et mon attention est restée soutenue car le personnage de Juliette est amenée à prendre une importance de premier plan alors qu’on découvre la réalité qui sous-tend le fonctionnement du silo. Pas question d’en dire davantage au risque de vous gâcher le plaisir de la lecture. Silo est le premier épisode d’une trilogie. Même si le roman se suffit à lui-même, je suis curieux de lire la suite.