La femme de ménage, Freida McFadden

J’ai succombé au page turner du moment !

Non pas que je dédaigne les livres de ce type. J’avoue que c’est toujours plaisant de se plonger dans la lecture d’un roman réputé facile d’accès et davantage orienté divertissement que la moyenne de mes lectures. Je suis d’ailleurs tombé sur une vidéo de Fabien Olicard qui explique principalement deux choses après avoir lu la femme de ménage. La première est qu’il n’y a pas de mal à lire un roman facile comme celui-ci de la même manière qu’il est bon de regarder un blockbuster de temps en temps. Et je confirme cette approche. Et deuxième apport de Fabien Olicard, il décrypte ce qui fait de la femme de ménage un livre qu’on dévore. Je ne vais pas reprendre ce qu’il dit mais j’ai retrouvé les techniques qui donnent envie de toujours enchaîner avec le chapitre suivant.

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En guise de résumé, je vais faire vite : Millie, une jeune femme récemment sortie de prison et qui vit dans sa voiture, obtient un poste de femme de ménage chez les Winchester, une famille qu’on imagine typique des banlieues résidentielles huppées de New-York : le couple vit dans une belle demeure et est toujours tiré à quatre épingles, leur petite fille mignonne et forte en caractère fréquente une école privée et Monsieur, beau comme un dieu, travaille dans les hautes sphères de la finance tandis que Madame est femme au foyer. Bref, la vie de rêve. 

L’obtention de ce poste est inespérée pour Millie qui avec son passage en prison ne peut pas prétendre à beaucoup de jobs. La particularité de l’emploi est qu’elle vit sous le même toit que la famille. Elle partage donc leur quotidien et se rend vite compte de quelques fissures dans le portrait de la famille parfaite. Qui plus est, le jardinier de la famille semble vouloir la prévenir de quelque chose d’important dans un anglais rudimentaire mâtiné de son italien natal. Et chose curieuse, la petite chambre qui lui a été attribuée ne ferme que de l’extérieur.

Tout est donc réuni dès le début pour obtenir l’attention du lecteur. Pour ma part, ces grosses ficelles m’ont plutôt agacé. Après plusieurs dizaines de pages, j’ai tout simplement arrêté de lire la femme de ménage. Il aura fallu la passion de ma fille quelques semaines plus tard pour le convaincre de reprendre ma lecture. En effet, elle avait dévoré le livre en quelques heures à peine et me le recommandait chaudement. J’ai donc repris ma lecture et mis de côté mon côté blasé et grincheux. Et je dois admettre que j’ai bien fait. J’ai vraiment été surpris par le(s) retournement(s) qui a lieu en milieu de roman. Là où je m’attendais à suivre une narration classique, j’ai eu droit à une vraie surprise. Bien sûr les grosses ficelles étaient toujours là mais je n’ai pu que saluer l’ingéniosité de Freida McFadden et j’ai finalement passé un très bon moment avec la femme de ménage.

Avez-vous lu ce livre ?  Y a-t-il des lectures réputées faciles ou légères qui vous ont déjà tenu en haleine ? Me recommandez-vous de lire les deux autres romans de la trilogie Femme de ménage ?