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le vieux monde qui n'en finit pas

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3 janvier 2026

Jean-Baptiste Thoret / Jean-Luc Godard / La bande-annonce

"[...] Cette longue conversation, qui s'est achevée à la tombée de la nuit, est devenue la matière d'un film qui, pour des raisons de droits, n'a jamais pu voir le jour. Ce samedi 3 janvier 2026, à 20h, il sera visible sur Youtube (pour combien de temps ?). C'est une copie de travail. Soit une manière comme une autre de commencer l'année." https://youtu.be/nutI41137p4
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2 janvier 2026

Lectures pour tous : d'Eaubonne / Dufresne

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« Un "commando saucisson" ? C’était mon idée. On savait que le service d’ordre serait violent, et le saucisson était, appris-je, une arme de septième catégorie. Un bon saucisson très long et très sec vaut une matraque, d’un bon coup sur la tempe, vous étendez le mec pour le compte, tac ! – Putain, c’est génial ! – Tel fut le démarrage du "commando saucisson". Nous fîmes école. Je ne revendique aucun droit d’auteur. » Françoise d’Eaubonne, citée par David Dufresne dans Remember Fessenheim, Grasset, 2025.

1 janvier 2026

« By day, by night »

Susanne Abbuehl (voc), Matthieu Michel (flugelhorn),
Wolfert Brederode (p), Olavi Louhivuori (dms, perc)
Enregistré durant l’été 2012 aux studios La Buissonne, Pernes Les Fontaines
CD The Gift, ECM 2013

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31 décembre 2025

Le vélo de François

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30 décembre 2025

Hotties Reading 917

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No Man of her Own, Wesley Ruggles 1932

Clark Gable & Carole Lombard

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30 décembre 2025

« Frankenstein », Archie Shepp

New York, 29/1/1968, Impulse !

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28 décembre 2025

1934-2025

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* * * * *

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28 décembre 2025

Le trio du dernier dimanche

Ellery Eskelin (tenor sax),
Andrea Parkins (accordion & sampler),
Jim Black (drums),
Muzyka z Mozgu Festival, 2007,
The Decider

27 décembre 2025

Francis Marmande

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Mr. Marmande, vous nous manquez déjà.

 

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Ci-dessous : avec Archie Shepp, à Uzeste 2012

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26 décembre 2025

Amos Poe 1949-2025

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25 décembre 2025

Dean Martin

La mort de Dean Martin, le plus nonchalant des acteurs-chanteurs d’Hollywood

Le comédien américain est mort le 25 décembre à Beverly Hills, des suites de problèmes respiratoires aigus. L’historien du cinéma Pascal Mérigeau nous raconte son histoire.

 

La voix et le charme du crooner, la nonchalance du dilettante, l’humour du séducteur sûr de ses effets. Dean Martin a construit sa carrière sur ces trois qualités essentielles, sans jamais avoir eu à forcer la note, au point que disques, récitals et films ont parfois pu paraître s’enchaîner sans que lui-même y prenne garde.

Cette carrière a d’ailleurs commencé par un refus, celui essuyé par Ernie McKay lorsqu’il offrit au jeune Dino Paul Crocetti, né le 17 juin 1917 à Steubenville (Ohio), de chanter dans son orchestre. Dino, qui s’est déjà essayé à divers métiers (laitier, pompiste, ouvrier d’usine, boxeur sous le nom de Kid Crockett), gagne alors cent vingt-cinq dollars par semaine comme croupier dans un cercle de jeux et McKay lui en propose seulement cinquante. Ses amis le pressent toutefois d’accepter. Il prend le nom de Dino Martino qu’il change pour celui de Dean Martin en 1941, alors qu’il chante, à Cleveland, dans la formation de Sammy Watkins. Deux ans plus tard, il remplace Frank Sinatra au Riobamba, à New York. Les deux chanteurs ne se quitteront plus, membres fondateurs du ratpack, unis par l’amour des jolies filles et des boissons fortes.

En 1946, un essai comme comédien à Columbia se solde par un échec, mais Dean Martin rencontre Jerry Lewis, qui se produit comme lui au Glass Hat de New York. Ils vont pendant dix ans former le tandem le plus populaire d’Amérique, qui débute au 500 Club d’Atlantic City en 1946, à la télévision en 1948 (Toast of the Town). Il signe la même année un contrat avec Universal et la suivante avec Paramount. En 1949, Martin et Lewis apparaissent dans leur premier film, Mon amie Irma (George Marshall). Quinze autres vont suivre, parmi lesquels La Polka des marins (Hal Walker, 1952), Parachutiste malgré lui (Norman Taurog, 1952), Un pitre au pensionnat (Norman Taurog, 1955), Artistes et Modèles (Frank Tashlin, 1955) et, le dernier, Un vrai cinglé de cinéma (Frank Tashlin, 1956).

Son refus farouche de se prendre au sérieux, allié à de séduisantes dispositions pour l’autodérision, a contrarié sa carrière cinématographique

La popularité grandissante de Jerry Lewis, son perfectionnisme, que contrarie la décontraction d’un partenaire dont le manque d’ambition artistique est sans cesse proclamé par lui-même, les jalousies et rivalités de tous ordres finissent par avoir raison des arguments financiers : les deux acteurs, qui ont fondé ensemble leur société de production (York Prod), et n’ont cessé de travailler aussi bien pour le cinéma que pour la radio, la télévision, la publicité, le music-hall et le cabaret, se séparent après avoir déballé publiquement leurs différends. Ils ne se réconcilieront que vingt ans plus tard, en 1976, à l’occasion d’un téléthon organisé par Jerry Lewis, à Las Vegas, en faveur du traitement de la myopathie.

Sitôt la rupture consommée, Metro Goldwyn Mayer offre à Dean Martin le rôle vedette de Dix Mille Chambres à coucher (Richard Thorpe, 1957), comédie située à Rome qui permet surtout à l’acteur d’apporter de nouvelles preuves de ses qualités de chanteur. C’est un échec cuisant, qui dissuade les producteurs de bâtir des films sur le seul nom de Martin. Celui-ci s’installe alors dans un emploi de « partenaire privilégié » ou, si on préfère, de « meilleur copain ». Emploi qu’il tenait déjà dans les derniers films de son association avec Jerry Lewis, fonction qu’il remplit dans la vie, notamment auprès de Frank Sinatra et de Montgomery Clift, au côté duquel il apparaît dans Le Bal des maudits (Edward Dmytryk, 1958).

Il fait pourtant preuve de beaucoup de qualités dans ses rôles dramatiques, notamment dans ce très beau mélodrame qu’est le film de Vincente Minnelli Comme un torrent (1958). La même année, il incarne dans Rio Bravo, le chef-d’œuvre  de Howard Hawks, l’ancien shérif devenu alcoolique à la suite d’un drame sentimental, prêt à plonger la main dans un crachoir de saloon pour y pêcher la pièce qui lui permettra de s’offrir un verre. Au contact de John Wayne, sous le regard d’Angie Dickinson et de Ricky Nelson, le borracho (l’ivrogne) regagne peu à peu sa dignité perdue. Martin, qui s’était présenté le premier jour de tournage habillé en cow-boy d’opérette, avant que Hawks ne lui explique qu’il devait interpréter le rôle d’un vrai alcoolique, charge le personnage de beaucoup d’humanité et d’une grande variété d’émotions. La légende hollywoodienne prétend que Jack Warner, se souvenant pourtant de l’avoir engagé pour le film, ne l’ait pas reconnu.

S’il lui donnait beaucoup d’éclat sur scène et à la télévision, son refus farouche de se prendre au sérieux, allié à de séduisantes dispositions pour l’autodérision, ont contrarié sa carrière cinématographique. Choisissant ses rôles comme sans y penser, ou plus souvent ne les choisissant pas du tout, Dean Martin a fait du cinéma sans s’en soucier. En une occasion particulière, ses qualités naturelles ont pourtant été parfaitement exploitées. Lorsque Billy Wilder lui offre le rôle du crooner et séducteur Dino dans Embrasse-moi, idiot (1964), l’acteur comprend très bien que le réalisateur lui demande de s’autoparodier et il s’y emploie avec un allant et un humour remarquables.

Malheureusement, les ligues de décence américaines se déchaînent contre le film, ne supportant pas le tableau de la médiocrité brossé par Wilder, refusant qu’un petit professeur de piano fasse passer pour sa propre femme une entraîneuse (Kim Novak), sensée séduire un chanteur sur le retour dont la voiture est tombée en panne d’essence et dont il espère ainsi qu’il chantera ses compositions. Embrasse-moi, idiot est un échec commercial, dont Billy Wilder reconnaîtra avoir eu du mal à se remettre et qui achèvera sans doute de convaincre Dean Martin de laisser sa carrière cinématographique suivre son cours paisible et sans risques.

En ce sens, le personnage de Matt Helm, agent secret « pour rire », dont la personnalité est calquée sur celle de James Bond, répond à ses désirs. Il s’acquitte de la tâche avec le sourire, un verre à la main et toujours entouré de jolies filles, dans Matt Helm, agent très spécial (Phil Karlson, 1966), Bien joué, Matt Helm et Matt Helm traqué (tous deux réalisé par Henry Levin, 1967), et retrouve vite le clan Sinatra, les scènes de Las Vegas et ses émissions de télévision. Quelques westerns en passant (Les Quatre Fils de Katie Elder, Henry Hathaway, 1965, Bandolero, Andrew McLaglen, 1968, Cinq cartes à abattre, Hathaway encore, 1968) lui permettent de ne pas se couper tout à fait du cinéma, mais il y a bien longtemps que lui-même n’y croit plus vraiment. Y a-t-il jamais cru, d’ailleurs, lui qui sut toujours se cacher derrière un sourire que seule effaça la mort accidentelle de son fils, l’acteur Dean Paul Martin, en 1987 ?

Pascal Mérigeau

24 décembre 2025

Neige

Gijsbrecht Leytens, Paysage hivernal avec un bûcheron et des voyageurs (c.1600) 

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« La neige doit être bien amoureuse des arbres et des champs pour les embrasser si doucement, tu ne crois pas ? Puis elle les couvre douillettement d’une courtepointe blanche, sais-tu, et peut-être qu’elle leur dit : "Dormez bien, mes chéris, jusqu’au retour de l’été." Et lorsque vient l’été, Kitty, ils mettent des habits verts et dansent chaque fois que le vent souffle... »  Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir, 1871, traduit de l’anglais par Philippe Jaworski, Gallimard, « Pléiade » [2025].

24 décembre 2025

Sam Rivers trio, 1990

Live at the North Sea Jazz Festival 12 July 1990

Sam Rivers [1923-2011] (sax,fl)

Paul Shigihara (g) Real Grant (b) Steve McCraven (dm)

24 décembre 2025

Lectures pour tous (de solstice) : Robert Benchley

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24 décembre 2025

Hotties Reading 916

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Balthus, Les enfants Blanchard, 1937

Balthus, The Living  Room, 1942

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23 décembre 2025

Ajoncs

C'est l'hiver. Les ajoncs fleurissent. Étonnant, non ? 

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20 décembre 2025

Phil Mulloy

Phil Mulloy (1948, Wallasey – 2025, Liverpool)

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Cowboys, 1991, 6×3’
[Outrage, That’s Nothin’, The Conformist, Slim Pickin’s, Murder!,  High Noon].

« I used to watch cowboy films as a kid. It just seemed like a world of men. It had a lot to do with the women’s movement bringing certain things to the forefront. Cowboys are obviously an American thing, but the films weren’t just about the US. It was more about guys in general – how they behave when they get together. They can be pretty obnoxious. » Phil Mulloy

 

19 décembre 2025

Lectures pour tous : Pierre Goldman (suite)

On lira aussi, d’urgence, les lettres que Pierre Goldman, de sa cellule à Fresnes, écrivit à Christine Succab-Goldman (1975-1976). [« Deux choses se jouent, qui tiennent, inextricablement mêlées, à l’amour et à la politique. Aux romans juifs, à la musique noire et des Caraïbes. Il y coule beaucoup de colère, de désir, de tendresse. Lettres à K. est le livre d’une reconquête, non seulement mémorielle, mais passionnelle. » Jacques Mandelbaum, décembre 2025, Le Monde.] Séguier, L’indéFINIE, 2025, 525 p., 25 €.

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19 décembre 2025

Lecture pour tous : Hélène Cixous, Pierre Goldman

« La force de Pierre, sa force singulière, et qui est, je crois, une des sources de son secret, ce quelque chose en lui qui le rend pratiquement incompréhensible à la plupart des gens, c’est ce rapport entretenu vivant à chaque instant de sa vie quotidienne, à l’Histoire, à un moment précis de l’Histoire contemporaine, qui, pour lui, n’est pas, ne peut pas être (il n’y songe même pas) passé, est toujours là, en lui, Pierre, dans son âme, dans sa chair. Or cette époque, qui fait partie de lui, qui est la trame même de son être, ce à partir de quoi il pense, parle, juge, aime, hait, ce qui le fait trembler de fureur, ce qui le blesse, ce qui déchaîne en lui la passion des vengeurs bibliques, le besoin vital de protéger les trahis, les abandonnés, les brûlés de l’Histoire, de sauver d’eux ce qui en reste, souffles, centres, esprit, génie, le besoin vital, viscéral de détruire les forces du Mal, ce temps d’atroces nudités, unique – jusqu’à présent encore – qui est en lui l’Inoubliable, lui, né le 22 juin 1944,  il ne l’a même pas «vécu» personnellement. Et cependant, de cette saison infernale, il est comme le fantastique héritier, celui en lequel s’est inscrite la leçon de ces années. » Hélène Cixous, Un K incompréhensible : Pierre Goldman, 1975, Christian Bourgois.

[Merci à Sami et à la librairie Vignes]

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17 décembre 2025

Hotties Reading 915

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Modeste et Pompon, Franquin [et héritiers], Journal de Tintin

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