Goofy contre les vampires

 

Image

j’ai passé mon dimoche affalé sur mon canapé comme une bouse en compagnie d’une migraine carabinée dotée d’un sex-appeal très moyen. Le sujet de ronchonnade du jour, c’était les connards immatures qui font rien qu’à m’embêter à pas me parler normalement d’abord. C’est neutral-gender, mais le masculin l’emporte mystérieusement  quand on parle de la grosse merde, c’est d’une inexplicable récurrence et d’une stabilité dingue ça relève totalement de phénomène surnaturel.

Par « parler normalement » je veux dire « parler bouseux » c’est à dire des rustreries du genre dire bonjour, comment sava, et exprimer une pensée claire sur des projets, comme par exemple « ça te dit d’aller boire une limonade ? » pour aller boire 52 demis ou bien « viens donc regarder mes estampes pornographiques où on peut bien voir la finesse de la taille grâce au rendu de  l’encre typographique » pour parler du rendu de l’encre typographique qui magnifie la taille des estampes pornographiques par exemple.

J’ai soigné ma migraine ronchonnante grâce à « l’attaque des araignées cracheuse de lave » (aka : Laventula)(c’est la vie que le mèle avel toiiiiii)(je ne m’excuserai pas), suivi de « Megaboa » (le premier est beaucoup plus réussi que le second), j’ai rajouté là dessus, comme une cerise sur le gâteau de Doliprane la lecture d’un statut d’un prospère patron de gauche dont le profil m’a été suggéré par facebook. Merci facebook, t’es un pote.

Image

« Sylvaine Téton prend une cuite avec les camionneurs ouzbek », une fanfic porn circulant sous le manteau grâce à l’activisme du réseau de libraires indépendants et engagés, va sortir définitivement de la clandestinité et va très certainement monter les marches de Cannes suite au fuitage de la rumeur persistante de son adaptation cinématographique prochaine par Françoise Bigoudi.

Par flemme j’appelais les têtes de bite à faire ça des gourous mais en vrai c’est bel et bien gourou, mais sans le decorum, imaginez la taille de ma déception. Je veux dire : putain mais à quoi bon être gourou si c’est pas pour le parc d’attraction et les tenues débiles ?!
En tant que fan de Mirapolis et de Gilbert Bourdin, je comprends vraiment pas. C’est un vrai rêve de faire le mix des deux, depuis très longtemps, depuis que j’ai visité Mirapolis même car oui, j’ai eu cette chance incroyable dans ma vie grâce à l’école laïque de la république c’est sans doute le seul truc à en sauver, et depuis que j’ai découvert dans mon enfance Gilbert Bourdin faire des discours sur les lémuriens intergalactiques. et la flemme m’a fait mélanger les deux comme souvent.

Pour rappel je suis con de level « demander aux sœurs qui s’occupent du caté si Adam et Eve c’était des singes » et récolter une incompréhensible punition de 666 ave et pater à s’autoinfliger en DIY*

*l’autocritique du camarade est une tradition religieuse très locale du nord 7-9  et un bout égaré vers lyon aussi.  Jamais trop compris le fuck mais banco pour la fusion mogette-saucisson brioché pour une rencontre interdépartementale, proposition que je jette ici car j’aimerais échanger sur l’impact géographique possible sur la tenue du mouchoir sur la tête quand on est à genoux dans des escaliers pour la messe autogérée par exemple, à discuter impérativement en comparant les gnôles locales respectives pour savoir si la prune à goret c’est meilleur que la gnôle de saucisson aux pistaches par exemple. si vous voulez pas que j’écrive des conneries, merci de m’envoyer un panier garni pour que je corrige.

Qu’on me pardonne:  on m’a fait rater un mois d’école pour faire le caté en CM1 mais apparemment fallait jouer aux devins de qu’est-ce qui était des conneries et qu’est ce qui en était pas merde à la fin, alors j’ai fait ma sauce. Mais ça se trouve je me plante encore et les sœurs s’étaient indignées parce que non, Adam et Eve c’était pas des singes, mais des amibes, ce que je suis con.

Image

 

Ce qui est bizarre c’est qu’on me trouve bizarre, alors que clairement j’ai tout ce qu’il faut pour monter une affaire florissante aussi, et un peu mieux que cette idée de jeans à zips sur les cuisses élaborée avec mon infirmière l’autre jour. J’ai repensé à son idée mais en fait ça existe déjà :

Image

le jeans spécial injections satanistes, 666 euros hors taxes. Contact en privé. (photo non contractuelle : c’est un vrai travail artisanal à la vraie main qui s’admire mieux de loin)

donc je disais avant de me perdre en 666ème digression que moi, l’invasion de Bébert, je voyais ça comme ça :

Image

atterrissage de soucoupe lémurienne

Les pauvres gourous auraient ou donc s’épuiser des siècles à tenter de me terroriser puisque j’étais là à ricaner  de l’ascension par propulsion de gaz de mogettes au lieu de craindre Satan et ses Godasses comme tout le monde.

Image

 

J’ai déjà parlé des invasions lémuriennes sataniques craintes par les parisiens ici, j’avais fini par virer mes aventures navrantes parce que j’en avais marre de me manger des engueulades par messageries pour des textes complètement débiles où par exemple  j’exhibais un tish avec un cran d’arrêt qui poignarde un cornichon pour parler de gouroutage *

*(c’est le truc qui remplace le gougnoutage quand on fait de la politique ou de l’art ou du commerce, ça veut dire pareil pour eux, enfin je sais pas j’y comprends rien. Je suis plutôt du genre à pogoter les pieds dans le plat quand je comprends rien car je suis pnuk et ça m’énerve qu’on mette 107 ans à faire les trucs. J’ai appris que c’est pas ce qu’il faut faire ici aussi à mes dépends, comme me retrouver bannie à tout jamais avec vendetta sur la gueule parce que j’ai dit à la cheffe pas cheffe en fait c’était l’autre le chef mais elle continue de croire que c’est elle que « bon putain, on se la roule cette pelle oui ou merde ?! » un jour où j’en pouvais plus d’entendre parler de réunir la gauche ceci et  réunir la gauche cela, parce que  je pigeais vraiment pas qu’on se rende tout à concrètement et physiquement malade en persistant à se farcir des milieux de merde truffés d’ahuris au lieu de bouffer des frites et rien branler.
Qu’est-ce que j’avais pas fait, holala, c’était pire qu’un putsch, fatche de pitch !

Depuis, je fais des migraines alors que j’en avais jamais fait de ma foutue vie (j’aime bien  les nouveautés mais là bof), en ruminant que les gens sont pas drôles et je m’appliquais à devenir extrêmement chiant à mon tour apparemment. Heureusement qu’il existe Ciné Nanard sur youtube et les cafouillages pas mal drôles de rendez-vous pour cause de migraines des deux parties. Car j’avais passé ma journée à ruminer dans le canapé plutôt que regarder ma boite email pour découvrir à 21h42 qu’on me proposait à 11h35 d’aller boire un café pour ronchonner en cœur en Internationale de la Migraine mais que 21h42 c’est l’heure de la dernière verveine subversive avant le dodo super-viril (j’ai une taie d’oreiller à motif coboyes pédés pour m’assurer un taux hormonal constant). Bon. Je suis tarte, épisode je sais pas combien.

Les gourous, je disais donc, j’ai découvert que ça a perdu en exotisme et en classe ici, au lieu de causer de lémuriens de l’espace à clignotants interstellaires ils causent de trucs chiants comme d’art populaire, d’édition, ou de faire front commun qui ne sont que des variations chiantes sur la même chiantise.
la politique de Schrödinger ça me casse la tête. Le roulage de pelle sans bouche ça me casse la tête. La discussion sans discussion ça me casse la tête. C’est à se demander si y’a pas un Pôle Emploi spécialisé dans le gourou tellement y’en a dans cette foutue ville et ça expliquerait ce mystère de la migraine qui me pousse d’un coup.

Image

älmänäch Vërmöt

Tu vas au gifi et PAF un gourou à la terrasse en train de sucer la cervelle d’une jeune perdue à lui farcir la tronche avec réunirlagauche entre deux petits cafés, tu vas bosser et vlan, un autre en train de te chanter la courbe de ton nichon gauche qui vaudrait 150000 balles au comptoir en lieu et place de la traditionnelle discussion sur la pluie de novembre qui s’installe. Tu vas chez les pnuks et vlan on te parle de prendre les armes pour défendre des camarades que tu connais pas en posant pour Glamour. Tu vas bosser pour pouvoir payer tes chips et bardada on te dit que tes fanzines avec des blagues sur le caca vont sauver le monde.

Ca me saoule complètement, tellement que j’en suis à trouver une discussion sur la technique de la gravure en réduction sous le palmier de la sécu rafraichissante, à ça encore de me dire que le trepalium serait limite aussi exaltant que du base-jumping à côté de cet emmerdement phénoménal. S’agit de pas tomber dans le piège ! alors j’ai encore conclu mon dimoche en improvisant avec brio une énième reconversion, et je suis allé me pieuter finalement soulagé de mon mal de crâne et bien content de moi.

Image

Media mixtes, installation monumentale, exemplaire unique, certification authentik. 666.666 euros.

 
 

 

 

 

Zine Edinezidane

Image

Prix Landerneau Goncourt Leclerc culture 2018

Hier je me suis refait du « travailleur de l’extrême », j’en avais bien besoin, c’est mon livre doudou, mon phare à Paris. Y’a rien de plus efficace qu’un punk pour me secouer. Un vrai quoi, pas un de ces connards blindax à envoyer de subtils « coucou tu veux voir ma bite » codés à a truelle sur son insta comme si  le vœu le plus cher de n’importe quel zinzin dans mon genre qui passe hin -on est interchangeables- c’était de pomper un mec qui bande sur mon cul étonnamment frais à te promettre la bonne filière en conseiller d’orientation groomer histoire de parfaire le tableau. Bizarrement, ça me fait moyen me pâmer.
Il peut se foutre ses tampons révolutionnaires dans le cul, bien  profond, comme un plug DIY écolo quoi, avec un peu de chance ça lui chatouillera la prostate et il jouira autrement qu’en démonstrations minables de pouvoir, ça lui fera de l’exotisme pour pas cher.
je suis  pas de l’espèce honteuse, je suis même de celle à qui on fait remarquer aussi très subtilement que je suis du genre très très trop visible  à clignoter de partout jusqu’à la jeter bien comme il faut si elle se décide pas à abandonner ses strass parce que ça fait pas sérieux pour leur cause à la con. C’est ballot, aussi les messages codés comme  les cryptotruc moi ça me gonfle pour la simple et bonne raison que j’y comprends que dalle et que j’ai la nette impression qu’on est en train de m’embrouiller, ça me gonfle même énormément surtout si on me menace de m’envoyer les flics quand je me radine tout à fait en chair et en os et pas du tout en rampant comme prévu, et avec l’idée de causer d’adulte à adulte pour calmer le truc.
Râpé. Comme je sais plus quel auteur de SF française à la con là, du temps de mon antifascisme 2000 on allait voir ce que racontait ce gros creeps à suggérer qu’il  voulait faire des bouquins à clé histoire de causer à d’autres connards en scred, le tout sans dire que le type de connard en  question aimerait bien se faire sucer par la jeunesse*. Je déteste les machins cryptotrucs, je hais les métaphores, les allégories et toutes ces conneries après avoir bien vu le truc dans Attembre : c’est de la grosse merde. Je lutte très fort contre cette tendance chez moi, j’ai arrêté d’écrire sur du rien. Premier degré über alles. Stay Pnuk.
Les fantasmes de résistance planquée chez ce genre de bourgeois à tout bien mélanger du cul, des jeunes et des langages cryptés (et souvent en faisant trimer mais c’est pas du boulot ») moi là ça me fait pas penser à un truc vraiment enthousiasmant mais ça m’allume bien toutes mes alarmes, les apprentis Comités et les Gilbert Bourdin autogérés pullulent à ce point ou quoi ?  ça pue et c’est pas eux qui font la taule (sauf Coupat, ses abdos et sa légendaire bite), faut qu’ils redescendent sur terre et se trouvent des hobbies à leur hauteur, comme par exemple se mettre au scrapbooking ou à la belote.
Bref, qu’il aille se tirer la nouille tout seul dans ses bois romantiques à la con, il a qu’à se faire une version grind des « les sanglots longs des violons » en guise de chansonnette pour l’accompagner pour le petit côté résistant.

C’est sûr que ça claque moins dit comme ça, merde alors, je suis décidément pas câblé pour faire fortune chez Gallimerd.  Pogo,  slam, bière au bar.

Image

* Ma mémoire est un peu niquée de cette période pas moyen de retrouver ce nom, mais c’était pas Ayerdhal, lui avait assez les pieds sur terre pour pas partir dans ce genre de délires, pas pour rien que ça ait été le seul à qui j’ai pu  causer de boulot sans rencontrer la moindre condescendance ni le moindre paternalisme. C’était juste pour lui rendre un petit hommage en passant, à lui et sa coupe de veuchs.

——–666——–
(c’est une sorte de chapitrage stylisé, c’est classe)

Je relisais donc ça pour me secouer de la léthargie dans laquelle il avait réussi à me plonger, jusqu’à l’épargner comme un môme à pas lui gueuler dessus illico comme je faisais au bon vieux temps. Faut croire que je l’aimais encore trop ? Quel couillon géant je fais.
Sérieusement, qu’est ce qu’il m’arrive, cette ville est en train de me bouffer ou quoi ? DU NERF.

BREF  je me creusais le ciboulot pour trouver la thune parce que bon toutes ces âneries c’est bien mignon mais ça commence à clignoter de partout, parce que ce con aura bien bousillé mes façons de faire en se persuadant qu’il m’aidait.

Et évidemment c’est donc la période complètement propice à dépenser des sous que j’ai pas dans des fanzines par exemple, pour refaire un peu ma distro, parce que y’a des trucs à venir.
Le fanzinarium fête ses 5 ans bientôt, j’y serai avec ma petite valise, les zines de potes avec les miens et mes conneries, et peut-être même en Satanx.

J’ai toujours très envie d’un Tank Girl  folle du désert, et on va pas laisser ce genre de truc à la TV. On a pas de pétrole mais on a grave plus d’idées que les JO. On verra, ça se trouve je fais encore ma grande bouche et j’aurai juste mes cornes en plastoc. Retrouvez donc peut-être beaucoup plus probablement Böbby Läpöintë à faire des leçons de guitare sommaire.
Si vous faites des zines, hésitez pas à m’envoyer un mot. J’aime bien les trucs débiles, les trucs VNR, les trucs pédés, et les zines avec des petits schémas explicatifs de brico tous domaines confondus de la cuisine à la serrurerie en passant par le raccommodage de slips, mais je suis pas du tout fermé à d’autres trucs auxquels j’aurais pas forcément pensé. J’achète les zines et je les revends prix coûtant dans le bon esprit non-profit qui fera ma ruine, certes, mais qui fait aussi ma joie. J’aimerais bien aussi avoir des K7, pour ça je vais aller plutôt écumer les concerts cloutés.