Titre : Les neiges bleues 🇷🇺 ☭
Auteur : Piotr Bednarski 🇵🇱
Édition : Livre de Poche (2008) – 187 pages
Édition Originale : Blekitne Sniegi (2008)
Traduction : Jacques Burko
Résumé :
Au cœur du système répressif soviétique des années quarante, dans l’antichambre du Goulag, un petit garçon de huit ans tente, malgré les épreuves, de garder l’allégresse naturelle à l’enfance.
Sur une terre froide et austère avec le Goulag pour seul horizon, certains lisent la Bible en cachette et ne se résignent pas à l’Enfer.
Malgré une vie rythmée par les morts, les disparitions, les emprisonnements, le jeune Petia, condamné à devenir adulte avant d’avoir dix ans, va découvrir un terrain de jeu nécessaire et absolu où pousse une des plus belles fleurs de l’espoir : la poésie.
Critique :
Ce roman autobiographique n’est pas un récit linéaire. Il est composé de plusieurs petites histoires, qui peuvent se lire comme des nouvelles.
Toutes ont un rapport avec ce qu’a vécu le jeune Petia, 8 ans, dans l’antichambre du Goulag. Lui, ses amis, ses parents, les gens qu’il appréciait…
L’auteur y parle de son vécu, mais jamais, il ne sombrera dans le pathos. Que du contraire, on sent aussi de la joie, de la révolte, de la résistance, de l’amitié, de la poésie, de la solidarité.
A contrario, nous aurons aussi des morts, des exécutions, des meurtres, des dénonciations, parfois dans un couple, parfois même des parents ou des enfants. Le tout décrit à hauteur d’enfant, puisque Petia est notre narrateur et qui nous livrera un récit très sobre de ses conditions de vie.
Les salopards qui géraient le pays et qui y avaient établi le communisme n’avaient pas de logique et la répression battait son plein. Aujourd’hui, vous étiez dans les petits papiers du système et le lendemain, vous pouviez être déporté.
La terreur est reine, la peur aussi. Et le NKVD est une menace permanente et il peut, arbitrairement, faire de votre vie un enfer ou vous éliminer, purement et simplement.
Il y a énormément d’émotions, dans ces petites histoires, et même si Petia et sa mère vivent dans un petit village et non dans un goulag, il n’en reste pas moins que la vie y est difficile, qu’ils ont été déportés de Pologne pour finir en Sibérie, que les rations de nourriture sont peu importantes, même s’ils ont moins faim que dans les camps.
Toutes les nouvelles parlent de la vie de tous les jours, des rencontres que Petia a faites, de la vie dans ce village de déportés, dans l’orphelinat dans lequel vivent les enfants qui ont perdu leurs parents, ce qui constitue, à la fin, une vue d’ensemble.
Un roman autobiographique émouvant, dur, sans pour autant sombrer dans le pathos, mais avec le peu qui est dit, on est capable de se faire une belle vue d’ensemble de cette période terrible, où tout était interdit, où vous pouviez vous faire déporter pour rien, avec des peines très longues pour des broutilles ou pire encore, avec des peines sans nom…
Bref, un récit bien plus intéressant et avec des conditions de vie un milliard de fois plus difficile que celles qui furent d’application pour un prisonnier célèbre, enfermé 21 jours et qui a réussi à vendre plein de livres de son incarcération.
Un récit qui parle de vies fracassées, foutues en l’air, pour rien…

- Challenge « Gravillons de l’hiver » chez La petite liste, du 22 décembre 2025 au 19 mars 2026 [N°03].
- Le Mois Russe (Janvier 2026) chez Bianca [N°02].



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