Western Love – 01 – La teigne et le gentil / 02 – Noël en famille : Augustin Lebon

ImageTitre : Western Love – 01 – La teigne et le gentil / 02 – Noël en famille 🇺🇸

Scénariste : Augustin Lebon 🇫🇷
Dessinateur : Augustin Lebon

Édition : Soleil (2023 / 2024) – 56 pages

Résumé :
Lorsqu’il rencontre « Molly La Teigne », dans un bled poussiéreux du Nouveau-Mexique, « Gentil » décide de quitter son ancienne vie de hors-la- loi pour la séduire et vivre à ses côtés. Hélas, son passé le rattrape et les deux amants sont séparés…

ImageCritique Tome 01 :
C’est par le plus grand des hasards que je suis tombée sur ces deux bédés western que je ne connaissais absolument pas (mais en même temps, il est impossible de tout savoir).

Le ton est résolument humoristique, même si le récit n’a rien d’une comédie : Molly risque de se faire saisir son resto par la banque et Gentil est un pauvre mec paumé.

La preuve que l’on peut mêler les drames et l’humour, être sérieux et léger à la fois. Non, nous ne sommes pas dans un western trop violent, les plus jeunes peuvent le lire.

J’ai apprécié les dessins, réalistes, sans l’être trop, ainsi que les couleurs, très chaudes, dans des tons jaunes, qui faisaient du bien au moral, en ces temps de grisaille de fin de l’automne.

Le duo composé de Molly, qui possède un caractère explosif (son surnom était La Teigne) et du blondin surnommé Gentil, habillé de vieilles fringues trouées, baratineur qui se prend tout le temps les pieds dans le tapis, fonctionne bien. Au départ, nous ne savons rien de lui et ce sera au fur et à mesure que son portrait apparaîtra.

Si ce premier tome a commencé avec de l’humour et des sourires béats de la part de Gentil, il se terminera à la manière d’un western qui se respecte : avec les flingues, des morts et un duel (terrible, ce duel, entre nous).

Un bon premier album, mélangeant l’humour avec les drames, proposant des personnages attachants, des situations critiques, terribles et se terminera d’une manière inattendue, mais logique. Heureusement que j’avais le tome 2, parce que je ne voulais pas attendre pour connaître la suite.

PS : le cheval de Gentil ressemblait un peu à Petit Tonnerre, le cheval de Yakari…

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Critique Tome 02 :
La suite de cette bédé a été dévorée en deux temps, trois mouvements et elle ne manquait pas de rythme, de coups de feu, d’action, de tendresse, de morts et de suspense. Sans oublier une chèvre…

Dehors, il fait froid, la neige tome et Noël approche. Exit les couleurs chaudes du premier tome et place au blanc manteau de neige.

Non, ce n’était pas le petit Jésus, que nos deux tourtereaux ont trouvés, mais en tout cas, il y a une sorte d’Hérode le Grand qui voudrait voir mort ce petit bébé tout choupi, dont la mère a été assassinée.

Nous sommes dans le Sud, du côté des grosses plantations, la Guerre de Sécession a beau être terminée, le racisme, l’esclavage et les injustices n’ont pas pris fin. Les miracles, ça n’existe pas. Et lorsqu’on n’a pas la bonne couleur de peau, comme la mère et l’enfant…

Ce deuxième album va nous montrer une autre facette de nos deux personnages, notamment face à l’enfant. Comme dans le précédent, nous aurons des moments plus drôles, d’autres plus tragiques et de l’action pure et dure, avec des révolvers et des morts.

Le mélange des genres (western, romance, humour, tragédie) fonctionne toujours bien, l’auteur ayant su le distiller à petites doses et le mélanger habilement. Les dessins sont toujours agréables, réalistes, sans pour autant l’être trop.

Les expressions des visages sont bien faites, ils ne sont pas statiques et j’ai apprécié le scénario de ce deuxième tome, différent du premier, tout en faisant parler les flingues aussi.

Le récit ne manquait pas de souffle, il était mené tambour battant et j’ai pu assister à une fête de Noël comme je n’en avais jamais vu… Excellent.

Vivement le tome 3 (il en est prévu 3, pas un de plus), car c’est assurément une bonne série western, qui diffère des autres, notamment grâce à sa romance (qui n’est pas gnangnan ou guimauve).

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Le fléau (Comics) – 6 Intégrales : Roberto Aguirre-Sacasa, Mike Perkins (d’après Stephen King)

ImageTitre : Le fléau (Comics) – 6 Intégrales 🇺🇸

Scénariste : Roberto Aguirre-Sacas 🇳🇮 (d’après le roman de Stephen King)
Dessinateur : Mike Perkins 🇬🇧
Traduction : Hélène Dauniol-Remaud

Éditions : Delcourt Contrebande (2022/2023)

Résumé :
Contraints de s’enfuir d’une base militaire ultra-secrète, Charlie Campion et sa famille ignorent qu’ils emmènent avec eux un virus hyper contagieux, source d’une pandémie qui signera la fin de l’espèce humaine !

Avec Le Fléau, Stephen King signe l’une de ses œuvres les plus noires et les plus fortes. Voici l’adaptation, fidèle jusqu’au moindre détail, de cette terrifiante fresque apocalyptique au succès planétaire.

ImageCritique :
J’avais enfin lu ce diptyque du King en avril 2020. Oui, durant la pandémie et le premier confinement. Ce qui avait ajouté de l’anxiété à ce roman déjà super anxiogène.

Bien que ces deux romans soient des pavés, je n’avais pas trouvé le temps long, hormis dans la seconde partie.

La pire des choses était que l’affrontement entre le Bien et le Mal s’était accompli sur quelques pages et qu’ensuite, le King avait consacré 90 pages au retour des personnages, vers Boulder.

Malgré tout, j’en gardais un bon souvenir et j’ai eu envie de lire l’adaptation en comics, qui, je dois dire, est assez fidèle (de ce que je me souviens) et ne comporte pas les longueurs des deux romans du King (qui existe aussi en triptyque). La version comics que j’ai lue est celle qui est composée de 6 intégrales (existe aussi en version 12 albums).

Ce fut un véritable plaisir que de replonger dans cette épidémie qui va décimer 99% de la population mondiale, tout ça à cause de scientifiques qui ont joué avec ce qu’il ne fallait pas et d’une putain de porte qui s’est ouverte, laissant s’enfuir un des travailleurs du labo, lui faisant emporter aussi le virus, bien planqué en lui.

Les personnages sont nombreux et grâce au comics, il est aisé de les reconnaître. Chacun est distinct des autres, impossible de les confondre et j’ai pris plaisir à retrouver des personnages que j’avais appréciés, dont Nick Andros, Stu Redman et Tom Cullen (et ça s’écrit L-U-N-E, comme le dit toujours Tom, attardé mental hyper attachant).

Si l’on devait résumer ce récit post-apocalyptique, on pourrait dire que c’est l’effondrement d’une civilisation et sa séparation en deux parties bien distinctes : ceux qui veulent vivre en paix et ceux qui aiment la violence. Bref, dans Le Fléau, on a un combat traditionnel entre le Bien (emmené par mère Abigaïl) et le Mal (emmené Rendall Flagg).

Stephen King s’était, entre autre, inspiré du Seigneur des Anneaux, pour son roman et en effet, nous retrouvons des personnages qui, telle la Communauté de l’Anneau, vont aller affronter le grand méchant : Sauron et ses sbires, joués par Randall Flagg.

Le seul bémol que j’avais pour le roman du King, c’était que le final allait un peu trop vite : après leur arrivée à Las Vegas, qui a pris du temps, le combat contre Randall Flag se terminera très vite. Trop vite à mon goût, surtout après autant d’aventures, alors que le retour vers Boulder sera très long.

Malgré tout, Le Fléan reste un très bon roman fantastique d’horreur du King et son adaptation en comics était une très bonne idée. Les dessins sont très bien exécutés, les décors aussi et les auteurs sont restés fidèles à l’œuvre, tout en la raccourcissant un peu, sans que cela la dénature.

Bref, si vous aimez le King, le post-apo, les virus qui déciment la population, si vous voulez vous faire peur, mais pas de trop, sans devoir lire deux pavés, alors, ce comics est fait pour vous.

Une belle manière aussi de découvrir l’univers, les personnages et les scénarios du King.

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Le diamant (S 607) : Jeremy Wegmann 🇫🇷

ImageTitre : Le diamant (S 607)

Auteur : Jeremy Wegmann 🇫🇷
Édition : Librinova – Autoédité (02/01/2023) – 237 pages

Résumé :
La flotte française dispose de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins : les SNLE, notre dissuasion nucléaire.

Il y a également six sous-marins nucléaires d’attaque : les SNA, qui remplissent des missions de renseignement, des missions d’une grande sensibilité.

Depuis quelques années, la France remplace ses six SNA de classe Rubis par une nouvelle génération de classe Suffren. Toujours six.

Mais un septième manque à l’appel. Le Diamant (S 607) est un hybride entre cette classe Rubis et la classe Suffren, et, surtout, le seul qui officiellement n’existe pas. Caché du reste du monde.

ImageCritique :
Non, je ne suis pas fan des sous-marins et j’aurais bien du mal à vivre dans un grand suppositoire qui navigue sous les flots, dans les grands fonds…

Là, je deviendrais totalement claustrophobe. Déjà qu’on ne peut pas aérer en ouvrant les hublots…

Mais bon, en littérature, on peut aller dans un sous-marin sans problème de claustrophobie (j’étais assise dans mon canapé, no stress). En plus, j’ai embarqué dans un sous-marin nucléaire, mais pas n’importe lequel : un hybride qui n’est répertorié nulle part. Yes, je vais faire partie des initiés.

On peut dire que l’auteur a su m’immerger dans son récit (oui, je sais, jeu de mot facile) et ce, dès le départ. Le mystère était au rendez-vous, avec cet agent libyen embarqué en secret dans le soum, accompagné de trois agents du Service Action de la DGSE. Ils doivent le livrer en Libye, le tout en stoemelings, en schmet, bref, en secret !

L’auteur a potassé le sujet des sous-marins nucléaire, il sait de quoi il parle, mais ce n’est pas pour autant qu’il nous abreuve de termes techniques abscons, non, il veut nous faire vivre au plus près de l’équipage, parmi ces hommes et ces femmes qui vont passer plus de 60 jours dans ce monstre d’acier et de titane.

Les personnages sont divers et variés et nous aurons plusieurs narrateurs, afin de suivre l’action au plus près, le récit passant de l’un à l’autre, sans pour autant que l’on soit perdu. Cela permet, par contre, d’être au courant de tout ce qu’il se passe. Nous aurons, comme narrateurs, Le Pacha, La Seconde, la doctoresse, l’oreille d’or et celui qui convoitait le poste de second. Sans oublier la chef des agents de la DGSE.

Par pur sadisme, l’auteur se permettra même de couper des scènes bourrées de suspense et d’action par des coupures flash-back ! Oh, c’est vache, ça, pire qu’une coupure pub au mauvais moment… Mais contrairement aux pubs, ces flash-back étaient intéressants et permettaient d’en savoir plus sur la psychologie des personnages. C’était bien vu.

Le roman est assez court, il se lit vite, l’écriture est simple, sans pour autant être simpliste ou mal fagotée. L’auteur ne cherche pas à faire des grandes phrases pompeuses et moi, ça me va. Le récit ne s’y prête pas.

On a de l’action, du suspense, du sang, de la fumée et l’adrénaline qui monte, mais pas que… Comme je vous l’ai dit, l’auteur a soigné ses personnages principaux, on en sait assez bien sur eux et cela permet de s’y attacher très vite. À la limite, on aurait l’impression de faire partie de l’équipage.

Un roman d’action qui se déroule sous l’eau, mais qui ne prendra jamais les eaux, car l’auteur a maitrisé son sujet, ses personnages et il a su jongler entre les flash-back et les scènes de suspense, d’action pure et dure, sans oublier de parler de la place des femmes dans la Marine (il y a encore du boulot).

Par contre, j’aurais bien apprécié quelques pages de plus, parce que ça se termine un peu abruptement. J’aurais aimé savoir comment ça allait se passer ensuite…

Un bon thriller dans le milieu des sous-mariniers, que l’on peut lire sans problème, même si l’on est claustrophobe, que l’on ne sait pas nager ou que l’on n’est pas intéressé par le sujet, car le scénario est bien ficelé et vous happe très vite.

Il est dommage qu’un aussi bon roman n’ait pas su trouver son public et qu’il n’ait pas eu plus de succès que ça, parce qu’il le mérite. Hélas, la qualité d’un roman n’est pas toujours ce qui pousse les gens à l’acheter et le lire.

PS : c’est assez exceptionnel que pour être souligné, mais je dois ce roman à l’auteur lui-même, qui m’a envoyé le fichier epub. Ma règle étant de rester libre de tout, je ne participe pas au SP (services presses) des auteurs ou des maisons d’éditions, je n’ai même plus le temps de demander des romans à la plate-forme Net Galley !

Alors, pourquoi avoir dit oui à l’auteur ? Parce que cela fait longtemps que je voulais découvrir ce roman (à cause de la chronique de Sharon). Et puis, la Belette est magnanime, de temps en temps. L’auteur ne m’a imposé aucun délai, zéro pression sur les épaules, alors, la Belette a dit oui (Alain Delon, sors de ma tête). Et la Belette ne l’a pas fait traîner dans sa PAL, en plus !

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Black et Blue – 02 – Le Manoir Silencieux du Yorkshire : Lily Morton [par Dame Ida, Esprit Frappé]

ImageTitre : Black et Blue – 02 – Le Manoir Silencieux du Yorkshire 🇬🇧

Auteur : Lily Morton 🇬🇧
Édition : MxM Bookmark – Paranormal (2023)
Édition Originale : Black and Blue Series, book 2: The quiet house (2021)
Traduction : Antonia shepart

Résumé :
Levi Black a repris du poil de la bête depuis les événements survenus un an plus tôt. Il n’a jamais été aussi heureux, amoureux et impatient que Blue emménage chez lui. Et s’il se demande parfois ce que Blue peut bien trouver à un dessinateur de BD ennuyeux, il garde ces interrogations pour lui.

Blue Billings est enfin prêt à laisser le passé derrière lui et à emménager avec la personne qui compte le plus au monde pour lui. Ses capacités psychiques se sont encore accentuées au cours de l’année, au grand dam de son mentor, mais Blue est déterminé à voir le bon côté des choses. Et il consacre beaucoup d’énergie à ignorer tous les avertissements qu’il reçoit ces derniers temps.

Malheureusement, même les secrets les plus profondément enfouis ont tendance à remonter à la surface. Et, lorsque le passé de Blue revient les prendre par surprise pour les entraîner dans une maison isolée au cœur des landes du Yorkshire, Levi et Blue doivent à nouveau lutter pour s’en sortir sains et saufs.

ImageL’avis de Dame Ida :
Pour sacrifier à la mode du moment, nous vous aviserons d’un WARNING ou autrement dit d’un AVERTISSEMENT (on en voit partout sur ce genre de livres maintenant alors autant en mettre un dans la fiche pour nous préserver d’un procès) en précisant qu’il s’agit d’un roman du genre « romance M/M », c’est-à-dire mettant en scène un couple d’hommes. Ciel !

Ce livre comporte donc des passages érotiques ne convenant pas aux mineurs et pouvant terrrrrrriblement choquer les zhomophobes, les chastes et les prudes, leur donner des cauchemars, des troubles de la pression artérielle, des palpitations, leur causer des psychotraumatismes, menacer la biodiversité et la paix dans le monde, ou pire encore… leur donner envie de faire pareil et de les mettre en difficulté avec leur éventuelle religion et la grand-tante Huguette (oui encore elle !) qui les déshéritera.

La chose étant dite, parlons donc à présent du livre !

Dame Belette nous avait fait découvrir le premier volume de ce qui est supposé être une trilogie, et la curiosité m’avait poussée à le lire, et à lire le second tome que j’ai eu l’opportunité de trouver en même temps que le premier tome.

Alors oui… Il y a des passages érotiques trèèèèèès détaillés. Troooooop détaillés même. C’est en effet un peu clinique… Et toutes les pratiques du kamasutra gay y passent…

On se croirait presque devant un porno ce qui n’est pas très réaliste (comme tous les pornos en fait) car… comment dire… Certaines pratiques sexuelles supposent une certaine préparation, certaines précautions… une hygiène parfaite… dont le roman ne s’embarrasse pas plus que le porno (même si les précautions sont évidemment prises en coulisses)…

Tout le monde a compris où je fais un dessin ? Hihihi !

Mais, vous savez quoi ? Eh bien, on est autorisé à les survoler ces passages et ce n’est pas grave, car même s’il y en a quelques-uns, ça ne prend pas tellement d’espace que cela sur le nombre total des pages.

L’intérêt de la série n’est pas là, même si dans les romances M/M les autrices se sentent obligées de nous coller des scènes de sexe très explicites. Ce doit être une exigence des éditeurs !

Bon, en même temps, vous avez le droit d’aimer après tout… C’est un peu comme le porno… personne n’en regarde officiellement, mais l’offre est étrangement pléthorique et les moteurs de recherche et les fournisseurs d’accès savent ce qu’il en est…

N’oublions pas malgré tout que ces livres sont écrits majoritairement par des femmes, pour des femmes qui aiment y voir une métaphore des relations hétérosexuelles… mais en fait… les vraies relations gays n’ont rien à voir avec ce que ces romans en disent…

Offrez un de ces livres à un ami gay et il trouvera ça très drôle. S’il a de l’humour et n’a pas son passeport de citoyen du Wokistan évidemment… Sinon… il organisera une manif et une asso LGBTQIA+ fera un procès à l’éditeur, à l’autrice et à toutes les lecteuses, exigeant le rétablissement de la pendaison publique ou de l’écartèlement pour délit d’opinion.

Anybref…

Oui… les dialogues sont un peu trop mielleux ou sirupeux à mon goût… Avec des « mon chéri » par ci, des « mon amour » par là (tout le monde sait que ces surnoms ont été inventés pour les gens qui ne se souviennent pas du prénom de leur conquête le lendemain matin de la première nuit, au réveil ! )… Des « qu’est-ce qu’il est canon ! »… des « qu’est-ce que je l’aime », etc.

Mais ! Mais ils sont aussi très drôles ! Plein de piques, d’ironie, de gentilles moqueries… de « punchline » comme on dit aujourd’hui dans le poste !

Ces dialogues savoureux permettent également à l’autrice d’affirmer le caractère de ses personnages, et entre le premier et le second volume, on voit certes leur relation évoluer, mais on les voit évoluer eux-mêmes… Ils ont un passé… ils ont leurs blessures… mais aussi leurs points de résilience… Et leurs malentendus… Voire leurs disputes comme tout le monde !

Bref, ils ont de la substance des personnages. Ce qui je vous l’avoue est parfaitement inattendu dans ce genre littéraire qui, souvent, reste assez cantonné dans une superficialité coupable en matière de psychologie des personnages, toute l’inventivité des auteurs restant généralement focalisée sur les positions acrobatiques dans lesquelles les personnages vont à la conquête du fameux orgasme simultané.

Peut-être, est-ce lié au fait que la majorité de ces romances M/M sont des « one-shot » alors que là, l’autrice nous raconte une histoire qui s’étend sur trois romans et nous emmène plus loin que la phase de séduction ?

Même les personnages secondaires ont une épaisseur. Les récurrents comme ceux qui ne seront que de passage.

Et puis cette trilogie n’est pas qu’une histoire d’amour entre Lévi et Blue. C’est aussi une histoire fantastique, car le dit Blue a des dons médiumniques qu’il maîtrise de manière un peu brouillonne, malgré l’aide de son patron haut en couleur (et ouais, il a même trouvé un job)… ce qui va le mettre, lui et son amoureux, un peu dans la mouise à certains moments.

Oui… ces deux zamoureux baisouillent de temps à autre et se disent des mots doux… Mais ils vivent surtout des aventures fantastiques pleines de fantômes, d’esprits plus ou moins sympas, de malédictions et de dangers !

Vous imaginez Jonathan et Jennifer ? Les zamoureux milliardaires de l’amouuuuuuuur du risque ?

Et ben là, c’est Lévi et Blue… Z’ont pas encore de chien, mais ça pourrait venir vu qu’ils ont déjà un majordome fantomatique dans leur grande maison… Et ils vivent des zaventures !

Ok… Levi et Blue ne traquent pas des assassins ou des escrocs (quoique…) mais ils ont des malédictions à lever…

Ok… Jonathan a le bon goût d’éteindre la lumière avant d’enlever la chemise de nuit à froufrous de satin de Jennifer… et le générique jette alors un voile pudique qui nous préserve de leurs ébats… et nous n’avons pas cette chance avec nos zamoureux…

Mais ça reste aussi sympa, mignon, sans prétention, distrayant, avec un vrai suspens si on n’est pas fâché avec les mystères de l’au-delà, évoilà !

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Les Enquêtes de Lady Hardcastle – 08 – Champs de bataille : T. E. Kinsey 🇬🇧

ImageTitre : Les Enquêtes de Lady Hardcastle – 08 – Champs de bataille 🇬🇧

Auteur : T. E. Kinsey 🇬🇧
Édition : City (18/10/2023) – 384 pages
Édition Originale : Lady Hardcastle Mysteries, book 8: Rotten To The Core (2022)
Traduction : Karine Forestier

Résumé :
Pendant l’été, le cadavre d’un villageois est retrouvé dans un verger, poignardé en plein coeur. Quelques jours plus tard, c’est au tour d’un producteur de cidre d’être découvert assassiné.

Épaulée par sa femme de chambre, lady Hardcastle enquête avant que le tueur ne fasse une autre victime.

ImageCritique :
Vivre à la campagne est aussi dangereux que de vivre à la ville, il suffit de voir le nombre de meurtres qui ont eu lieu dans le petit village de Littleton Cotterell, ou dans ses environs !

À croire que lady Hardcastle et Flo, sa dame de compagnie, attirent les criminels en tout genre, tout comme Hercule Poirot et autres détectives du dimanche…

Retour au classique cosy mystery avec ce huitième tome, pas d’espionnage comme dans le précédent, mais un bon vieux meurtre, bien classique, si ce n’est que le corps a été retrouvé dans un verger, une pomme dans la bouche.

Dans le village de Littleton Cotterell, il y a une confrérie, celle des gardiens des pommiers ou, les Weryers de la Pommeraie, pour parler bien, sorte de confrérie qui s’occupe maintenant de bonnes œuvres et faire du cidre rouge, made in Normandie… Heu, pardon, made in Angleterre ! Tout un programme !

Voilà un cosy comme je les aime : des meurtres, des enquêtes, des fausses pistes (ou pas), de l’humour, de la nourriture, du thé en quantité et des déplacements sur les chapeaux de roues, même si, en 1911, les voitures n’allaient pas aussi que de nos jours, même une Rolls Silver Ghost.

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Le duo Lady Hardcastle et Florence Armstrong marche toujours aussi bien et j’ai souri devant leurs petites réparties, toujours amusantes, parfois un peu piquantes, mais jamais dénuées de respect, bien qu’elles n’appartiennent pas à la même classe sociale.

Par contre, vu sa manière de s’exprimer un peu surannée, j’imagine toujours Lady Hardcastle en dame de soixante ans, alors qu’elle n’a que 43 ans. Nom de Zeus, elle est plus jeune que moi !! Là, je viens de prendre un coup dans les gencives…

L’enquête ne sera pas facile, les morts vont s’accumuler, au point que l’on pourra qualifier le coupable, s’il est seul, de serial-killer. Vous voyez comment c’est dangereux, la campagne ? On regarde les moutons paître paisiblement et pendant ce temps, un serial-killer rôde ! Il ne tue que les hommes, je ne risque donc rien.

Je suis contente que ce huitième tome soit revenu aux sources, celles qui sont campagnardes, qui sont celles d’un petit village anglais, de ses pubs remplis, de ses cancans, de ses ragots sur qui couche avec qui. L’espionnage d’avant-guerre (tome 7) ne me passionnait pas trop.

Un tome qui ne manquait pas de rythme, même si ce n’est pas celui d’un thriller trépidant et que le récit a pris son temps pour nous faire mener l’enquête, sans pour autant que je m’ennuie durant ma lecture. Et pourtant, ces derniers jours, je n’avais pas vraiment la tête à lire, mais ce polar m’a fait un peu oublier le stress et les soucis.

Un bon cosy mystery qui ravira les amateurs du genre et celles et ceux qui aiment de la dynamique dans les dialogues. Une série à découvrir, si ce n’est pas encore fait.

Une LC réussie avec ma copinaute Bianca et je vous invite à aller lire son avis, même si nous sommes sur la même longueur d’ondes !

#LeMoisAnglais2025

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Lost Lad London – 02 🇬🇧 : Shima Shinya

ImageTitre : Lost Lad London – 02 🇬🇧

Scénariste : Shima Shinya 🇯🇵
Dessinateur : Shima Shinya

Édition : Ki-oon – Seinen (02/03/2023)
Édition Originale : Lost Lad London, book 2 (2023)
Traduction : Sébastien Ludmann

Résumé :
L’inspecteur Ellis croit en l’innocence d’Al. Seulement, pour prouver la vérité, il va falloir creuser dans le passé du jeune homme, qui n’a sûrement pas été impliqué dans le meurtre du maire de Londres par hasard…

Un cliché donné par la sœur de sa mère biologique le confirme ! Mais le plus troublant, c’est une photo identique glissée peu après dans la boîte aux lettres de l’étudiant…

Ellis craint pour la vie de son protégé et décide alors de l’héberger. Quelles conséquences aura cette cohabitation pour le moins inhabituelle ?

À la frontière entre manga et roman noir, Lost Lad London renouvelle le genre policier ! L’autrice Shima Shinya met à profit son expérience en Angleterre pour dépeindre un univers réaliste où machinations et secrets s’entremêlent…

ImageCritique :
Eh bien non, ce ne sera pas dans le deuxième tome que nous en apprendrons plus sur ce qui se cache derrière le meurtre du maire de Londres, dans le métro.

Enfin, l’inspecteur Ellis et le jeune Al, (un suspect qu’il sait innocent) ont progressé dans leurs investigations. Ils ont découvert une théorie que je suspectais déjà dans le premier tome.

Afin de le protéger, l’inspecteur Ellis héberge Al et si leur cohabitation est un peu brinquebalante, on sent tout de même qu’entre les deux, il y a une alchimie. On peut dire qu’Ellis est un oncle pour Al.

Si l’inspecteur Ellis est bourru et bordélique, il n’en reste pas moins un très bon flic, un de ceux qui vont voir plus loin, qui ne se focalise pas sur le premier suspect qu’il voit, ce qui n’est pas le cas de l’inspecteur Grant qui croit mordicus qu’Al a tué le maire et qui ne se prive pas pour perquisitionner son studio, sans mandat !

L’enquête, qui pourrait paraître simple au départ (un homme poignardé dans un métro, tard le soir), est bien plus complexe que ce que je pensais. On sent la machination derrière, les complots, les ficelles que l’on tire et on se demande jusqu’où vont les ramifications. On le saura dans le troisième et dernier tome, sans doute.

J’apprécie toujours autant les personnages d’Al et d’Ellis. L’inspecteur n’est pas un bas du front, comme je le disais, et nous en avons appris un peu plus sur lui et sur son passé.

Ce manga n’est pas un thriller, l’enquête étant assez lente et le manga pourrait se ranger du côté des romans noirs à cause de caractère social. Les thèmes sociaux et raciaux sont au coeur de ce récit et sont bien intégrés dans le tout.

Ils font mouche, sans que le mangaka doive en faire des tonnes. Un petit cliché raciste et on a tout compris de l’ambiance du commissariat et des hommes qui le composent. Al en a souffert aussi, lui qui est un enfant adopté, avec des origines asiatiques, à tel point qu’il s’est enfermé dans une bulle de solitude.

Les ambiances de ce manga sont assez sombres, les décors dépouillés et la scène de la fouille du studio était un haut moment de suspense.

Un manga que je suis contente d’avoir découvert et il me tarde de lire le dernier tome, afin de savoir qui se cache derrière l’ombre que l’on voit dans les cases finales du deuxième tome. J’ai bien une idée, mais je ne sais pas si elle sera pertinente ou pas…

  • Loki – Le menteur : Dan Watters 🇬🇧 et German Peralta [BABELIO] ‭[MOIS ANGLAIS ‬- N°31]

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La Confrérie du sang – 01 – L’Ombre des dieux : John Gwynne 🇬🇧

ImageTitre : La Confrérie du sang – 01 – L’Ombre des dieux

Auteur : John Gwynne 🇬🇧
Édition : Leha (31/08/2023) – 443 pages
Édition Originale : The Bloodsworn saga, book 1: The Shadow of the Gods (2021)
Traduction : Thomas Bauduret

Résumé :
Après une guerre dévastatrice ayant mené à leur extinction, les dieux ont laissé derrière eux une plaine dévastée, Vigrid. Que ce soit à l’ombre de la chaîne de montagnes constituées des os d’un ancien dieu ou dans leurs ports abrités au fond des fjords, les humains survivent aux incursions des vaesens, de terrifiants monstres vivant de l’autre côté de l’unique passe séparant leurs terres.

Au milieu de conflits de pouvoir entre les différents jarls, une menace semble émerger alors que les enlèvements d’enfants se multiplient.

Orka a raccroché son épée après une vie de mercenaire, pour élever son fils, Breca. Mais les événements qui bouleversent Vigrid vont l’amener à ressusciter son passé guerrier. De son côté, Varg, un ancien esclave à la recherche des assassins de sa sœur va croiser le chemin d’une compagnie de mercenaires, la Confrérie du Sang.

Au milieu des guerriers, il va découvrir peu à peu ce qu’il n’a jamais connu dans sa vie : la chaleur de l’amitié et de la camaraderie, et peut-être sa propre humanité. Au sein d’un autre groupe de mercenaires, Elvar, qui a rejeté son héritage familial et intégré les Chiens de Guerre, craint de voir son passé ressurgir.

Dans l’ombre des dieux morts, un autre conflit, peut-être plus dévastateur encore, pourrait plonger une fois de plus Vígríd dans le chaos.

ImageCritique :
De la fantasy nordique ! Pourquoi pas, je ne pense pas en avoir déjà lu. Puisque j’avais apprécié l’autre saga de l’auteur, j’ai empoigné la nouvelle avec grand plaisir.

En commençant ma lecture, j’ai été dépitée de ne pas avoir d’index des différents personnages, comme c’était le cas pour l’autre saga de l’auteur (Le livre des Terres Bannies). Mince alors, comment allais-je m’y retrouver ?

Ouf, dans ce roman, seuls les points de vue de trois personnages seront mis à l’honneur. Bien moins que dans l’autre saga. Et quels personnages !

Ici, nous aurons Varg, un ancien esclave à la recherche des assassins de sa sœur et qui voudrait rejoindre la Confrérie du Sang, un groupe de mercenaires. Les deux autres personnages sont des femmes. D’un côté, Orka, une ancienne guerrière qui avait raccroché son scramasaxe (coutelas semi-long) et Elvar, guerrière, elle aussi,, et membre des Chiens de sang, des mercenaires aussi.

L’auteur a encore mis en avant des femmes et pas des poltronnes ou des femmes au foyer… Non, ce sont des guerrières, elles savent se battre, sans pour autant virer badass ou wonder woman. Comme dans son autre saga, les femmes tiennent une place importante dans le récit et ne laisseront pas leur part aux chiens. Oui, l’auteur a réussi leurs personnages.

L’univers est clairement nordique, que ce soit par les termes, certaines lettres (islandaises) et le folklore culturel, même si, dans ce récit, nous aurons des créatures fantastiques dont nous ne connaissons pas toujours leurs gueules, puisqu’il n’y a pas toujours de descriptions (il y a un glossaire à la fin du roman, il aurait été plus judicieux de l’insérer au début).

Dans ce récit, les dieux sont tombés il y a longtemps et la terre de Vigrið est brisée, dévastée. On dirait que Ragnarök a eu lieu. Le dieu serpent a laissé son immense squelette et on a construit une ville dedans. Les gens vivent un peu comme au moyen-âge, dans des petites fermes, dans des villes fortifiées, se déplacent en drakkar ou à cheval, à pied.

Si les thèmes sont classiques, telle la vengeance, les fraternités, les sororités, les bandes de mercenaires ou règne le sens du devoir, de la camaraderie et les luttes contre le pouvoir, c’est la manière dont l’auteur amène ses sujets qui donne du piquant et du sel à ce premier roman. Même si, pour le moment, il ne se passe encore grand-chose, les personnages évoluant chacun de leur côté.

Les dieux sont tombés, mais il reste toujours des trucs à eux, notamment chez certaines personnes, appelés Corrompus et qui possèdent quelques capacités surnaturelles, héritées des anciens dieux.

Oui, le récit peut sembler classique, il l’est un peu, de par ses thèmes éternels, mais tout est dans la manière de raconter une histoire et l’auteur y arrive très bien, nous emportant avec facilité dans son univers, très visuel. C’est de la fantasy, mais elle est dark et post-apo.

Un récit entraînant, même si l’action n’est pas omniprésente tout le temps. L’auteur a développé son univers, ses différents arcs narratifs et même si nos trois personnages n’ont pas d’interactions ensemble durant tout ce récit, je me doute qu’à un moment donné, ils vont se croiser, puisqu’à la fin, on apprend qu’un personnage principal connaît un secondaire.

Le final, lui, est punchy, épique et on à hâte de lire le suivant, afin de savoir ce qu’il va se passer, maintenant que… No spolier !

De la bonne dark fantasy, qui reprend tous les codes, les cuisinant à sa manière et sans aller dans les excès de violences. Oui, il y en a, mais jamais pour rien. Les combats sont bien décrits, en plus. L’univers est complexe, mais pas difficile.

Je lirai la suite avec plaisir.

PS : comme dans l’autre saga, le verbe « Feuler » est utilisé trop souvent…

#LeMoisAnglais2025

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Le Jardin des énigmes : Antonio Garrido 🇪🇸 🇬🇧

ImageTitre : Le Jardin des énigmes 🇬🇧

Auteur : Antonio Garrido 🇪🇸
Édition : Presses de la Cité (07/09/2023) – 480 pages / Pocket (2024)
Édition Originale : El jardin de los enigmas (2019)
Traduction : Hélène Melo

Résumé :
Après un drame personnel, Rick Hunter, ancien botaniste pour la Compagnie des Indes orientales, survit comme chasseur de primes. À la veille de l’Exposition universelle de 1851, le sombre désir de vengeance qui l’anime le mène jusque chez Passion d’Orient.

Sa propriétaire, experte du langage des fleurs, a su gagner la faveur des puissants. Mais Rick est persuadé que ses bouquets recèlent bien plus que d’anodins messages érotiques.

Son enquête va bientôt lui faire croiser la route de personnages énigmatiques : une jeune mathématicienne, un aristocrate philanthrope, et l’inquiétant consul d’Allemagne…

Lorsque les assassinats se multiplient dans un Londres en pleine effervescence, Rick se demande, d’alliances en trahisons, s’il n’est pas tombé au beau milieu d’une gigantesque conspiration…

ImageCritique :
Non, mais, sérieux, appeler son personnage principal Rick Hunter ? Purée, j’ai eu un peu de mal, en commençant ce roman, m’attendant toujours à voir débarquer sa coéquipière, Dee Dee McCall (Rick Hunter, une vieille série des années 80, j’adorais) !

Ce polar historique, qui se déroule à Londres, peu de temps avant l’exposition universelle de 1851, commence assez fort et puis, le rythme s’est ralenti lorsque notre Rick doit faire profil bas et se planquer.

L’intrigue est assez lente, mais malgré tout, l’auteur ne m’a pas donné envie de dormir, parce que je me sentais bien dans son récit, bien documenté, mais entre nous, l’auteur aurait pu y apporter un peu plus de rythme, car je me doute qu’il y a dû perdre des lecteurs et lectrices en cours de route.

On pourrait même penser, parfois, que notre Rick Hunter s’éparpille un peu trop, que son enquête n’avance pas et que l’auteur, lui-même, a perdu le fil de son énigme, dans les jardins touffus de son récit, notamment avec la partie consacrée aux souvenirs de Rick Hunter et le décès d’une personne proche, la vengeance qu’il veut accomplir et l’enquête qu’il mène. Ouille, ça partait dans un peu trop de directions !

Heureusement, cette sensation ne dure pas trop et à un moment donné, le récit va avancer plus vite. Trop vite ? Oui, c’est aussi la sensation que j’ai eue : après avoir fait du surplace, tout s’accélère et ça se bouscule au portillon.

Quelques pages de plus n’auraient pas fait de tort et auraient donné au final une sensation moins brouillonne. Entre nous, je préfère lorsque les indices sont distillés petits à petits et que j’ai la possibilité de tirer mes conclusions, de faire des déductions, d’avoir l’impression de tout comprendre, quitte à me faire renverser lors des explications finales. Ici, tout nous est expliqué et il aurait été difficile de trouver tout seul.

Par contre, j’ai apprécié les personnages, notamment Rick Hunter, protecteur de la veuve et de l’orphelin, amoureux transi d’une femme rencontrée durant son enquête, dont il ne connaît rien et à qui, pourtant, il fera confiance, alors qu’il reproche la même chose à son ami Memento, amoureux lui aussi d’une femme. Faites ce que je dis, pas ce que je fais. On nous dit que Rick est intelligent, mais parfois, il s’est comporté comme un abruti. Ça l’a rendu plus réaliste.

Les portraits des femmes étaient bien réalisés et même si nous avons de la romance un peu guimauve (mais ce n’est pas rédhibitoire), j’ai trouvé que dans l’ensemble, ça passait bien. Je sais être indulgente aussi.

Ce qui était parfaitement réalisé, c’étaient les descriptions historiques et les ambiances londoniennes, victoriennes. Là, j’ai fait bombance. Me promener dans le Crystal Palace, en cours d’aménagement, était un plaisir de fin gourmet. En 1851, je n’ai pas su aller le visiter…

Dans l’ensemble, cela donne un polar historique pas trop mal, mais qui ne marquera pas ma mémoire, hormis avec le nom de Rick Hunter et le Crystal Palace. Je ne regretterai pas ma lecture, n’exagérons pas, mais le récit aurait pu être plus punchy, moins brouillon dans l’enquête, moins « je pars dans tous les sens » et moins expéditif dans les explications finales.

Il faudra, un jour, que je lise « Le lecteur de cadavres » (prévu dans nos LC, un jour), l’autre grand roman de cet auteur, afin de voir si celui-ci est un cran au-dessus du jardin des énigmes. De lui, j’avais apprécié « La Scribe ».

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Le Mystère du col Dyatlov : Cédric Mayen et Jandro Gonzalez 🇪🇸

ImageTitre : Le Mystère du col Dyatlov 🇷🇺

Scénariste : Cédric Mayen
Dessinateur : Jandro Gonzalez 🇪🇸

Édition : Le Lombard (29/09/2023)

Résumé :
Février 1959. Un groupe d’alpinistes expérimentés part à l’assaut d’un mont russe avant de disparaître.

Un mois plus tard, le procureur Lev Ivanov est envoyé chercher les corps. Il découvre alors que le groupe s’est séparé, que certains ont été mutilés et que d’autres ont fui en toute hâte.

Avec un dossier explicatif sur l’affaire qui a inspiré l’histoire.

ImageCritique :
J’avais entendu parler de la disparition mystérieuse de neuf alpinistes russes, dans la nuit du 1er février 1959, en U.R.S.S (Oural).

Que s’est-il passé pour qu’ensuite, on les retrouve tous les neuf, morts, dont certains de froid, d’autres ont reçu des coups violents et certains avaient des taux de radioactivité anormaux…

La grosse question qui se pose aussi, c’est : pourquoi sont-ils sortis de leur tente à moitié habillé, alors que dehors, c’est tempête et qu’il fait – 40° ! Pas du temps pour courir en chaussettes.

Les théories pullulent sur ce mystère, cela va des extra-terrestres, à des expériences nucléaires, à l’intervention de l’armée, d’un Yéti et autres hypothèses farfelues (ou non ?) que les détectives du dimanche et complotistes de tous poils ont données.

L’album ne donnera pas de réponse, vous assisterez, d’un côté, à l’enquête d’un procureur auquel on va mettre ensuite des bâtons dans les roues et de l’autre, à nos alpinistes qui s’engagent dans l’Oural, recouvert de neige.

Les dessins sont bien faits, on reconnaît les différents visages, même si je n’ai pas retenu tous les prénoms. Les tensions règnent entre les alpinistes, puisque dans les neuf, seuls deux sont plus âgés et plus sérieux, les autres se comportant comme une bande d’ado en colonie de vacances.

Oui, mais, nous sommes dans des températures très froides, dans un paysage hostile, une nature qui est plus forte que les hommes, et l’ascension du mont n’est pas une partie de plaisir, ni une promenade de santé.

Le mystère restera entier, même si l’on a plusieurs hypothèses abordées dans le cahier final, sans les petits hommes verts, ou gris ou de-je-ne-sais quelle couleur, et sans les machins poilus non plus.

On ressent bien le climat assez lourd de l’U.R.S.S. des années 50 (post décès de l’autre tyran génocidaire). Le K.G.B est présent, on sent que c’est toujours plombé un peu partout et que le silence est une vertu, dans ce pays. L’enquête a été bâclée, mais on ne sait pas pourquoi. Sans doute à cause de la radiation de certains corps…

Un album qui ne donne pas de solution, puisque rien n’est sûr, mais qui nous présente, de manière intéressante, ce mystère peu connu chez nous. Moi, je l’avais découvert dans « La montagne de la mort » de Douglas Preston et Lincoln Child, mais à la sauce américaine. Leur hypothèse était intéressante aussi.

Alors oui, c’est un peu frustrant de ne pas savoir, mais je préfère ça à une hypothèse que les autres nous donneraient et qui fausserait tout le mystère.

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Deadpool (2022) – 01 – Le carnage dans le sang : Alyssa Wong et Martín Cóccolo 🇺🇾

ImageTitre : Deadpool (2022) – 01 – Le carnage dans le sang 🇺🇸

Scénariste : Alyssa Wong 🇺🇸
Dessinateur : Martín Cóccolo 🇺🇾

Édition : Panini – 100% Marvel (06/12/2023) – 186 pages
Édition Originale :Deadpool, book 1 (2023)
Traduction : Makma / Mathieu Auverdin

Résumé :
Il est de retour ! Wade Wilson alias Deadpool est le meilleur et le plus agaçant des mercenaires. Et il veut que tout le monde le sache ! Le voilà donc en train de passer une audition pour rejoindre un mystérieux groupe de mercenaires, l’Atelier.

Il a 48 heures pour tuer l’un des super-vilains les plus célèbres au monde, mais voilà qu’on le kidnappe et que quelque chose d’étrange grandit à l’intérieur de lui !

ImageCritique :
Vous connaissez mon faible pour Deadpool, le super-héros de chez Marvel le plus politiquement incorrect, le plus bavard et qui adore faire de l’humour.

Wade Wilson est toujours aussi disert, agaçant, fougueux, dragueur, violent, bref, tout ce que l’on aime chez lui.

Non seulement j’ai adoré les dessins de ce comics, mais en plus, j’ai kiffé son scénario, totalement déjanté et qui met, une fois de plus, notre mercenaire disert à la merci d’un symbiote (un morceau du symbiote Carnage).

Si Wolverine est le meilleur dans sa partie, Deadpool, lui, c’est dans les pires situations qu’il est le meilleur. Et, une fois de plus, Deapool va nous prouver que rien ne lui fait peur et que rien ne peut entamer son sens de l’humour bien à lui. Ni son corps qui a la possibilité de se régénérer, même si une sorte d’Alien lui sort du bide ou du dos.

Mélangeant l’action pure et dure, les scènes de bastons, de bagarre et la comédie, la scénariste Alyssa Wong nous livre un opus assez drôle des aventures de Wade Wilson, qui va à cent à l’heure, tout en prenant le temps de poser les bases du récit, en faisant des petits retours en arrière, afin de nous éclairer sur l’histoire.

Bon, ce n’est pas le scénario du siècle, mais je me suis bien amusée à lire ce premier tome, sans me poser plus de questions.

Par contre, je suis moins fan d’un Deadpool amoureux, ou alors, ça doit être du court-terme, comme on a souvent. Là, j’ai même l’impression (en voyant la photo de la scénariste), qu’elle s’est mise en scène au travers du personnage de Valentine, dont il est bien spécifié que c’est iel. Ça ne me dérange pas, mais à certains moments, c’était poussif, cette histoire d’amûûr.

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Malgré ce petit bémol, j’ai souri, je me suis amusée, sans me prendre le chou, sans me faire péter les neurones et même si Deadpool semble moins politiquement correct que d’habitude, le récit n’était pas si mal. Il faisait le job et j’ai bien envie de lire la suite.

An American Year (2) 2024/2025

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