Personne sur cette terre : Víctor del Árbol 🇪🇸

ImageTitre : Personne sur cette terre 🇪🇸

Auteur : Víctor del Árbol 🇪🇸
Édition : Actes Sud – Actes noirs (07/05/2025) – 352 pages
Édition Originale : Nadie en esta tierra (2023)
Traduction : Alexandra Carrasco

Résumé :
Dans un village côtier de Galice, en 1975, un enfant assiste à l’incendie criminel de sa maison et au meurtre de son père.

En 2005, à Barcelone, l’adulte qu’il est devenu semble avoir enfreint toutes les règles éthiques et morales qui avaient présidé à son entrée dans la police. Il a battu (presque) à mort un entrepreneur sans histoire et reste obstinément muet sur les raisons de son acte.

Atteint d’une maladie incurable, il revient sur les terres où il est né. Pour déterrer le passé et venger sa triste enfance ?

Ou pour affronter ses vieux démons et trouver le repos de l’âme ? Trente années défilent alors, qui voient des hommes chasser en meute pour garder leurs secrets, des serments d’amitié se briser contre l’intérêt supérieur du clan, la « blanche » mexicaine remplacer le bourbon irlandais de contrebande, des hommes puissants cachés derrière des masques de loup abuseur d’enfants rêveurs, et un tueur à gages aux yeux noirs accomplir son office avec une éblouissante humanité.

Car « personne sur cette terre n’est innocent, personne n’oublie, personne ne pardonne ».

ImageCritique :
Quel héritage nous laissent nos parents ? Et je ne parle pas d’argent, ou de bien, mais de choses non matérielles, tels des traumatismes, qui ont fait ce que nous sommes devenus à cause d’eux.

Julian Leal a reçu en héritage l’assassinat de son père, la haine de sa mère, qui l’a tenu pour responsable et la fuite hors de son village natal. Les autres personnages de ce roman noir espagnol ne seront pas en reste non plus. Rien n’est plus pareil, depuis leurs héritages, pour eux.

À se demander si tout le monde ne répète pas les actes de ses parents, tout en pensant s’en éloigner.

Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu un roman noir de cet auteur (j’avais eu une déception et avait laissé tomber). Pourtant, il m’avait donné un énorme coup au cœur avec « Toutes les vagues de l’océan » (en 2015)…

C’est noir, c’est sombre, on y croisera des personnages sans morale aucune, des pédophiles, des assassins, des trafiquants, des nostalgiques du franquisme, de ceux qui étaient des franquistes, des planqués durant la guerre civile, des salopards, de ceux qui sont prêts à tout pour arriver au sommet,…

Toutes ces horribles personnes vont donner du corps et de l’âme à ce roman qui poisse un peu, mais sans jamais aller trop loin. Gardez tout de même à l’esprit que l’auteur dissèque l’Espagne, son Histoire et qu’il n’hésite pas à sortir les squelettes des placards, ni à soulever les tapis pour aller y dénicher les merdes cachées. Le tout en vous tenant par la main, pour que vous ne vous carapatiez pas.

Durant le récit, l’auteur nous fera profiter de quelques flash-back, afin que l’on en sache plus sur ce qu’il s’est produit dans le passé, ainsi que pour nous éclairer sur certains personnages, ce qui leur donnera plus d’étoffe, plus de présence. Une riche idée, je trouve, sans oublier le narrateur mystérieux qui interviendra au début : un tueur.

Un roman noir comme je les aime, sombre, noir, avec peu de lumière, mais quelques bougies dans la nuit tout de même, des secrets enfouis, des vengeances, des salopards bien torchés, issus des tiroirs du haut et qui ont fait ruisseler bien des horreurs. Bref, ce sont des drames dans toute leur splendeur, dans ce roman noir.

Personne n’est innocent dans ce récit et tout le monde a des squelettes dans le placard, mais certains en ont plus d’autres et de bien pires. Les gentils peuvent se compromettre et les méchants peuvent faire preuve de mansuétude. Rien n’est binaire, personne n’est tout blanc ou tout noir, tout est en nuance, et c’est ce que j’aime.

Ça c’est un roman noir, serré, comme je les aime et je suis contente d’avoir repris cet auteur qui avait réussi à m’émouvoir dans son autre roman (Toutes les vagues de l’océan). Même si je n’ai pas ressenti autant d’émotions qu’avec l’autre roman, celui-ci est tout de même un très bon roman à découvrir.

Personne sur cette terre n’est innocent, personne n’oublie, personne ne pardonne.

3,8/5

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My Loving chocolate – Chocolate in Love 02 : Lily Riding 🇫🇷

ImageTitre : My Loving chocolate – Chocolate in Love 02 🇨🇦

Auteur : Lily Riding 🇫🇷
Édition : Autoédité (21/06/2025) – 348 pages

Résumé :
Dès leur rencontre, c’est le coup de foudre entre Brad et Yanis. Les semaines passent, ils s’aiment de plus en plus.

Mais quand les parents de Yanis traversent l’océan pour une visite surprise, le monde de Brad s’effondre et de vieux conflits leur font enchaîner les mauvaises décisions. Non-dits, mensonges, passé non résolu, Brad et Yanis réussiront-ils à se retrouver ?

Leur bonheur est à portée de doigts, encore faut-il qu’ils fassent le bon choix.

ImageCritique :
Si ce deuxième tome n’est pas une suite de « My Christmas Chocolate », il n’en reste pas moins qu’il évoluera dans le même univers, puisque, nous nous retrouverons dans la même chocolaterie, mais cette fois-ci, avec le maître chocolatier, Yanis, belge exilé au Canada.

D’ailleurs, j’ai retrouvé certains moments du premier tome, comme le concours du meilleur chocolatier, mais en version super abrégée, puisque c’est là que Brad, le meilleur ami de Quinn (premier volet), va rencontrer Yanis, employé de Winston.

Cette histoire est, heureusement, différente de la première. Nos deux nouveaux protagonistes, Yanis et Brad, ne sont pas des grumpy/sunshine et le côté des fêtes de Noël passe même à la trappe, même si nous les retrouverons pour fêter le Nouvel An, avec le couple du précédent opus.

Là où l’autrice va plus jouer, c’est sur le fait que Yanis a une famille toxique et dans le déni le plus total, puisque pour son père, il doit se marier avec une femme et lui faire plein de gosses, avoir un métier important (notaire, avocat, banquier, mais pas chocolatier) et qu’ils ne veulent pas voir que leur fils aime les hommes.

Yanis avait 22 ans lorsqu’il est foutu le camp au Canada et qu’il est allé bosser dans la chocolaterie « Une bouchée de Bonheur ». Quatre ans plus tard, il vit une relation avec Brad et c’est la catastrophe lorsque ses parents débarquent à l’improviste à Toronto pour venir le voir.

Entre un père qui pense que montrer ses sentiments, c’est faire preuve de faiblesse (et sans doute, ne pas être un homme) et une mère qui ne pense qu’à avoir des petits-enfants et qui appelle toujours sont fils, qui a 26 ans, « mon petit » et qui a des œillères tel un cheval attelé, notre pauvre Yanis n’est pas sorti de l’auberge.

Voilà une lecture qui m’a fait du bien, malgré le côté déni des parents de Yanis. J’ai aimé retrouver le couple du précédent opus, retrouver l’univers de la chocolaterie et voir Yanis s’empêtrer dans ses mensonges et ses cachoteries, tout en essayant de préserver la chèvre et le chou, à savoir, ne pas froisser ses parents, ni son mec. Ce qui ne sera pas facile.

Une bonne romance M/M, avec un peu d’humour, pas trop de scènes de sexe détaillées (mais bon, évitez de laisser traîner le livre près des mineurs d’âges), de l’amour, de l’acceptation des différences, de l’exil loin de sa famille et des traditions, qui ont toujours cours.

Une lecture doudou, qui fait du bien, sans prise de tête, puisque nous sommes dans un autre univers parallèle où les couples homos peuvent se balader, main dans la main, sans que personne les insulte. Pas réaliste, je sais, mais bon, on peut rêver, non ?

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Christmas pudding – Hercule Poirot 12 🇬🇧 : Isabelle Bottier et Agatha Christie 🇬🇧 🎄❄️

ImageTitre : Christmas pudding – Hercule Poirot 12 🇬🇧

Scénariste : Isabelle Bottier (d’après le roman d’Agatha Christie 🇬🇧)
Dessinateur : Isabelle Bottier 🇫🇷

Édition : Paquet – Agatha Christie (05/11/2025) – 48 pages

Résumé :
Connaissez-vous la recette du Christmas pudding selon Hercule Poirot ? Prenez une belle maison dans la campagne anglaise, installez-y une famille respectable, où se mélangent la jeunesse et la tradition, insérez une mission secrète, un peu d’imprévu et quelques invités, tournez bien l’ensemble, et n’oubliez pas…

Tout le monde doit mettre la main à la pâte, y compris le voleur et l’assassin ! Une nouvelle enquête pour le plus grand des détectives, dans la tradition d’un Noël anglais, mais avec le chauffage central.

Car c’est important, ça, le chauffage central…

ImageCritique :
Non, je n’ai pas envie de goûter au traditionnel Christmas Pudding, mais s’il y a bien une nouvelle d’Hercule Poirot que j’apprécie, c’est celle-là ! Idem avec la version télévisée (avec David Suchet).

L’adaptation en bédé était une étape que j’avais envie de franchir, puisque j’aime cette enquête.

Alors, si la bédé est assez fidèle à la nouvelle, même si elle est trop courte avec ses 48 pages (on a l’impression que la fin arrive trop vite), en ce qui concernait le graphisme, c’était une horreur !

Déjà la tête de Poirot était trop ronde à mon goût et son nez ressemblait à une grosse patate. Non mais allo quoi ? Comme questionnait justement la grande philosophe Nabi-Là. Sérieux, Poirot avec une patate au milieu du visage ? Ça m’a tellement perturbée que j’ai mis du temps à m’en remettre…

Christmas Pudding, c’est l’histoire d’Hercule Poirot qui voulait passer les fêtes tranquillou chez lui et qui a été missionné pour retrouver un rubis qui a été dérobé au prince Farouk. Poirot se voit donc contraint de passer les fêtes chez le colonel et fait la connaissance avec ce dernier, ses proches et ses invités. Bah, ça tombait bien, son chauffage central était en panne.

Une bonne adaptation de la nouvelle d’Agatha Christie, dommage que la bédé fasse si peu de pages, ce qui donne l’impression que tout est précipité à la fin et dommage aussi que la dessinatrice nous ait proposé un aussi horrible Hercule Poirot avec un gros nez (d’autres aussi avaient des gros nez).

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Sherlock Holmes – Le Mystère du Dîner de Noël Empoisonné 🇬🇧 : Jose Maria Alarte Duart 🇪🇸 🎄

ImageTitre : Sherlock Holmes – Le Mystère du Dîner de Noël Empoisonné 🇬🇧

Auteur : Jose Maria Alarte Duart 🇪🇸
Édition : Autoédité (08/11/2025) – 133 pages
Édition Originale : Sherlock Holmes – The Mystery of the Poisoned Christmas Dinner
Traduction : /

Résumé :
Douze invités. Treize couverts. Un réveillon de Noël qui se transforma en un banquet mortel… jusqu’à ce que l’ingéniosité de Sherlock Holmes intervienne.

Dans cette histoire unique de mystère culinaire, Holmes et Watson affrontent un assassin qui transforme le dîner de Noël en un théâtre de la mort : poisons invisibles, symboles cachés dans chaque plat et un sablier qui marque le compte à rebours vers la prochaine tragédie.

De la soupe d’huitres au porto final, chaque plat révèle des secrets du passé et met à l’épreuve l’esprit le plus brillant de Londres. Mais cette fois, Holmes ne doit pas seulement résoudre une énigme : il doit protéger les siens et racheter la table de la mort.

Préparez-vous pour une histoire dans laquelle la nourriture est une arme, la prévoyance est l’antidote et l’intelligence est la clé de la survie. Car certains diners nourrissent le corps… et d’autres, la vérité.

ImageCritique :
Moi qui me plaignais que dans « Sherlock Holmes et la Fée de Noël Disparue » (Ben Stevens), les personnages ne dialoguaient pas assez, avec celui-ci, ce fut le contraire : beaucoup trop de blablas !

Dans cet apocryphe, Sherlock Holmes explique tout, mais à l’excès, tandis que Watson est quasi muet, dit peu de phrases. Quant à moi, je me suis emmerdée à lire les explications tarabiscotées d’Holmes, à tel point qu’à un moment donné, j’ai déconnecté mes yeux et mon cerveau et je suis tombée endormie en pleine lecture.

Un bon point pour les insomniaques, ce court roman est un somnifère en puissance…

Habituellement, Holmes donne peu de détails sur ce qu’il fait, les lecteurs suivent avec attention ses faits et gestes et sont comme Watson : dans le brouillard, jusqu’à la fin, où Holmes se fait toujours un plaisir de tout expliquer.

Là, nous ne raterons rien, nous saurons tout, tout, tout, sur le modus operandi de l’assassin qui tue les convives et en fait beaucoup trop. Oui, pourquoi se casser la tête à mettre tout cela en scène, quand il suffisait de faire simple ?

Chaque plat était un message, chaque ustensile un instrument d’observation, et chaque mouvement pouvait déterminer la vie ou la mort.

Moi, en tant que lectrice, je me suis perdue dans les explications de Holmes, dans le jour que nous étions (ou alors, leurs journées faisaient plus que 24 heures), dans le rôle de Madame Hudson, dans le lieu où le futur repas allait avoir lieu, dans ce que l’assassin allait faire, voulait faire… Non, trop, c’est trop.

Et puis, Holmes répétait un peu trop souvent les mêmes choses, comme s’il prenait Watson et les lecteurs (lectrices) pour des demeurés, ou alors, c’est Holmes qui commençait à gâtouiller… Sincèrement, ces répétitions de phrases étaient ad nauseam, à croire que l’auteur a voulu ajouter des phrases pour gonfler son roman… On en était arrivé à un point tel que j’avais envie de conseiller à Holmes de fermer son clapet, que j’avais bien compris (et Watson aussi).

— La partie a commencé, murmura Holmes. Et, Watson, souvenez-vous : à cette table, chaque geste et chaque mot peut être un indice qui nous mène au Chef Fantôme.

— Watson, dit-il à voix basse, je dois maintenant assumer le rôle d’hôte. Chaque geste, chaque mot, chaque mouvement des invités doit être anticipé et contrôlé. La survie dépend de la précision et de la logique.

— Ces couverts, continua-t-il, agissent comme une barrière, comme un rappel que chaque détail doit être observé. La table cesse d’être un théâtre de mort et devient un instrument d’apprentissage et de défense.

La réhabilitation des couverts et des assiettes symbolisait la restauration de la confiance, le triomphe de la raison sur l’obsession, et la capacité à transformer le danger en enseignement.
— Watson, conclut Holmes, la table qui servait autrefois le poison sert maintenant à instruire et protéger. Chaque couvert, chaque assiette, chaque verre est un témoignage de la victoire de la préparation et de la prévoyance sur l’improvisation et l’obsession.

Pire, je n’ai pas vraiment compris les motivations du Chef Fantôme, ni pourquoi il a passé autant de temps à mettre au point un gaz qui agit sélectivement sur les individus qui possèdent certaines caractéristiques, basées sur la génétique et les connexions émotionnelles avec Holmes. Ça lui a pris des années et des années, pour mettre au point son repas mortel, à croire que ce mec n’avait rien d’autre à faire de sa vie. Débile et un peu trop capillotracté, son truc.

— Le poison aérien, poursuivit le Fantôme, a été développé pendant des années. Il ne laisse aucune trace dans la nourriture ni sur les corps. Il agit sélectivement sur des individus possédant certaines caractéristiques, basées sur la génétique et la connexion émotionnelle avec vous, Holmes.

Un pastiche à oublier en vitesse ! Un pastiche qui fut un supplice à lire… Évitons de mélanger Sherlock Holmes avec Top Chef Assassin et les gourmands seront bien gardés.

  • À venir à 10h : Christmas pudding – Hercule Poirot 12 (pour digérer). 

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Sherlock Holmes et la Fée de Noël Disparue – Les Enquêtes de Sherlock Holmes 15 : Ben Stevens 🇬🇧 ❄️

ImageTitre : Sherlock Holmes et la Fée de Noël Disparue – Les Enquêtes de Sherlock Holmes 15 🇩🇰

Auteur : Ben Stevens 🇬🇧
Édition : Nanbanjin (27/11/2025) – 19 pages
Édition Originale : /
Traduction : /

Résumé :
Dans la grande place publique de Copenhague, Kongens Nytorv, la fée perchée au sommet du gigantesque sapin de Noël ne cesse de disparaître.

La police soupçonne une simple plaisanterie — mais nul n’est capable d’expliquer comment l’auteur parvient à atteindre le sommet sans laisser la moindre trace.

Profitant des festivités scandinaves, Sherlock Holmes est consulté.

Accompagné du docteur Watson, il ne tarde pas à comprendre que les disparitions répétées de la fée dissimulent une tout autre vérité — Une vérité bien plus sombre et plus dangereuse que quiconque ne l’imagine…

ImageCritique :
Holmes et Watson à Copenhague, pour Noël… C’est le premier apocryphe holmésien de cet auteur que je découvre et ce court récit comporte quelques bémols.

Le premier est qu’il y a peu de dialogues, que Watson n’ose jamais rien demander à Holmes, le laissant dans ses pensées et que ce dernier, une fois l’affaire résolue, ne nous donnera aucune explication quant au cheminement de ses déductions qui lui permirent de résoudre cette affaire.

Alors oui, en si peu de pages, il est difficile de faire plus, mais avec quelques-unes de plus, l’auteur aurait pu se permettre d’étoffer les personnages d’Holmes et de Watson (tout le monde ne les connait pas), de leur donner un peu plus d’épaisseur, d’ajouter des dialogues et les explications d’Holmes, à la fin, même si les lecteurs sont tout à fait à même de comprendre comment Holmes a réfléchi pour résoudre cette affaire.

Bref, pouvait mieux faire… Mais je suis tout de même curieuse de découvrir quelques autres ouvrages sur Holmes de cet auteur… Ils sont très courts et il y en a assez bien.

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Mon grumpy coloc de Noël 🇬🇧 : Charlie Morgan 🇫🇷 ❄️🎄

ImageTitre : Mon grumpy coloc de Noël 🇬🇧

Auteur : Charlie Morgan 🇫🇷
Édition : Autoédité (24/09/2025) – 217 pages

Résumé :
Elliot, 27 ans, croyait que son premier Noël en solo serait un désastre. Sa rupture encore fraîche, ses amis partis en famille, il n’avait que son appartement londonien transformé en décor de téléfilm pour combler le vide.

Quand il décide de louer sa chambre libre, il ne s’attend pas à tomber sur Adam Carter : pompier taciturne, maniaque de l’ordre, qui semble être l’exact opposé de son énergie débordante.

Dès le premier jour, c’est l’explosion des routines : guirlandes clignotantes contre détecteur de fumée, biscuits brûlés contre cuisine millimétrée. Mais sous les piques et les silences, une complicité inattendue prend racine. Elliot découvre qu’Adam porte un passé douloureux et qu’il n’a pas fêté Noël depuis des années…

Et si la magie des fêtes, malgré les blessures et les résistances, pouvait leur offrir bien plus qu’une simple colocation ?

Une comédie romantique tendre, drôle et émouvante, qui célèbre les secondes chances, les chocolats chauds partagés et les guirlandes qui clignotent un peu trop fort.

ImageCritique :
Comme vous le savez, maintenant, mon petit rituel de décembre consiste à lire quelques romances M/M. Cela me sort de ma zone de confort et en fin d’année, je n’ai parfois pas envie de me faire serrer les tripes par un roman noir.

Une fois de plus, c’est une romance qui va mettre en scène un sunshine et un grumpy et faire en sorte que l’attelage fonctionne.

Autrement dit, on met en scène un mec joyeux qui adore Noël, ses clichés, ses boules, ses films, téléfilms, son chocolat chaud, qui sautille un peu partout, n’est pas très ordonné et qui a l’air d’un ado, face à un mec carré, maniaque, qui vit pour son job et qui déteste Noël, ses guirlandes, ses sapins et tout le flonflon qui va avec.

Celui qui déteste Noël le fait toujours parce qu’il a une blessure secrète qui se ravive à ces moments-là : décès, rupture ou autre. Ce n’est jamais parce qu’il trouve que c’est du gaspillage, un manque d’écologie, cette débauche de lumières, de bouffe, de cadeaux et un mois qui met tout le monde dans le rouge (sauf les pétés de thunes).

Le squelette du récit est le même dans toutes les romances : les deux sont aux antipodes l’un de l’autre, mais ils vont se rapprocher. Le foufou essayera de faire aimer Noël au grognon, jouera au lutin fou, fera des litres de chocolat chaud et se demandera si son colloc est homo ou hétéro.

Comme toujours, il y aura des moments de joie, puis de doute, de tristesse, avant que tout ne se termine par un happy end… À ce jour, j’ai lu plusieurs romances gays et toutes étaient montées sur le même squelette, façonnées dans le même moule, à peu de choses près.

Et c’est bien dommage, parce qu’une fois qu’on en a lu une, on a l’impression que toutes les autres sont des redites, des copiées collées. Quels que soient les romances, d’ailleurs : hétéro, homo ou à la télé (même dans des séries policières, ce sont les mêmes ressorts).

J’apprécierais que les autrices (et auteurs, s’il y en a), innovent un peu dans leurs romances et sortent des sentiers battus, des clichés habituels, du duo sunshine/grumpy et que, pour une fois, ce soit le grumpy qui gagne et qui fasse diminuer la folie de Noël du sunshine foufou (et pas pour le motif qu’il ait subi une blessure à Noël, mais pour éviter les excès).

Alors, mesdames et messieurs les autrices/auteurs, innovez un peu dans vos romances, nom de Zeus ! Certes, je n’en lis pas beaucoup et uniquement en décembre, mais si j’en lisais plus, je sentirais la lassitude pointer le bout de son nez (et après quelques romans dans le même genre, elle va arriver, la lassitude et les soupirs).

Bon, malgré mes critiques, ce n’était pas une mauvaise lecture : j’ai souri, j’ai passé un moment un peu hors des problèmes du monde, de la crise et de toutes les merdes qui arrivent.

Je peux dire que c’était un moment de douceur dans ce monde de brute et que ce récit m’a donné du repos à mon cerveau. Je ne parle pas au sens péjoratif du terme, mais au sens ou, durant cette lecture, mon esprit était apaisé et mon cerveau aussi.

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Le Pire des Noëls – Spécial frayeur : Collectif (La Ligue de l’Imaginaire) 🇫🇷 ❄️🎄

ImageTitre : Le Pire des Noëls – Spécial frayeur 🇫🇷 / 🇺🇸

Auteur : La Ligue de l’Imaginaire 🇫🇷
Édition : Livre de Poche (01/10/2025) – 240 pages

Résumé :
La Ligue de l’Imaginaire vous donne rendez-vous pour un Noël de sueurs froides et de frissons !
Onze auteurs s’engagent et offrent dans ce recueil des histoires riches en sensations fortes et en émotions. Certaines vous feront peur ou douter de la réalité, d’autres vous couperont le souffle ou vous glaceront le sang…

Vous êtes prévenus, ce sera le pire des Noëls !

En achetant ce livre, vous soutenez l’action du CTEB qui favorise l’accès au livre et à la culture des aveugles. Le Centre de transcription et d’édition en braille est une association à but non lucratif et reconnue d’intérêt général, parrainée par l’écrivain Bernard Minier. Elle agit depuis 37 ans pour adapter l’actualité littéraire en braille et tous types de projets à la déficience visuelle.

ImageCritique :
Des nouvelles sur Noël, avec plus de frissons que de flonflons, moi, je suis pour ! Et en plus, en l’achetant, je faisais une bonne action. Le livre n’a pas eu le temps de dire ouf qu’il était déjà lu.

Attention, si vous êtes fan de téléfilms de Noël sirupeux, guimauves et bourrés de bons sentiments, vous risquez de ne pas aimer les versions de Noël proposées par les auteurs de la Ligue de l’Imaginaire.

Dans ces nouvelles, on entre dans le fantastique, mais version épouvante, frissons, peurs, saloperies, bref, rien de joyeux ! Alors, je vous rassure tout de suite, pas de quoi finir sous votre lit en ayant peur de votre ombre. Juste de quoi vous faire frissonner, augmenter votre rythme cardiaque et flipper un peu.

Les soirées du lapin chasseur (Bernard Minier) : bon, à la place du gamin, je n’aurais pas eu peur de ce que j’aurais vu, mais quand on sait ce que lui a vu, on comprend qu’il ait eu les chocottes. Une histoire que j’ai vraiment bien aimée.

Le lac (Olivier Bal) : là, je comprends que le mec ait flippé grave sa race. C’était extrêmement intriguant et le final m’a bien plu aussi.

Mon petit Jésus (Niko Tackian) : les belges ont hurlé sur la nouvelle crèche exposée sur la Grand Place, notamment en raison de son prix (et de sa mocheté – 65.000€ qu’elle nous a coûtée), mais je pense que si l’on avait proposé un petit jésus comme celui dans la nouvelle, toute la ville et le pays aurait trouvé ça malsain à mort. Chucky ou trop d’imagination ? En tout cas, j’ai eu peur et j’ai aimé.

La rose et l’épine (Eric Giacometti) : pas d’horreur, pas d’épouvante, mais un final qui m’a laissé sans voix, avec un petit sourire sur les lèvres. J’espère ne pas cauchemarder sur mon canapé…

Méchant de Noël (Cédric Sire) : une nouvelle que j’ai appréciée aussi où l’on se rend compte que tel est pris qui croyait prendre.

Le Manuel des Instructions spéciales (Erik Wietzel) : le récit se déroule dans un phare isolé, battu pas les flots et à des petits airs lovecraftiens.

Derrière la porte 29 (Sébastien Drouin) : les caves des immeubles, leurs longs couloirs, les minuteries… L’endroit parfait pour se faire un trip de terreur pure. Squeezie a des tas d’histoires horribles avec les caves des immeubles et tout le monde sait que les terreurs enfantines sont les plus terribles. Terrible !

L’envol du colibri (Alexis Laipsker) : oh la vache ! C’était vraiment malsain, mais j’ai adoré le final qui est bourré d’humour noir et de revanche.

La boîte (Franck Thilliez) : ce fut celle que j’ai le moins bien aimée de ce recueil. En fait, si dans les autres, j’ai au moins un peu frissonné, ici, il n’en fut rien. Pourtant, le pitch était bon…

Ho Ho Ho ! (Jean-Luc Bizien) : encore une nouvelle assez drôle, même si c’était de l’humour noir qui pourrait faire rire jaune. À ne pas faire lire aux enfants qui y croient encore.

La Dodecalogia dell’orrore (Olivier Norek) : du temps des premiers films, on ne savait pas capter le son en même temps que les images, il fallait donc faire ensuite les bruitages. On parle de films d’horreur et si j’avais vu venir un truc, je me suis prise l’autre dans la face. Bien vu.

Bref, un petit recueil de nouvelles pour frissonner, pour se faire plaisir, pour assassiner un peu Noël et son consumérisme, ses guirlandes, ses cadeaux, sa fameuse magie dont on nous rebat les oreilles partout.

Même si j’ai bien aimé la plupart des nouvelles, j’ai trouvé qu’elles manquaient d’un peu plus de piments pour être vraiment des récits qui foutraient bien la trouille. Bon, maintenant, si je veux vraiment avoir la trouille, il me suffit d’aller écouter les annonces de nos politiciens… mais je ne sais pas si j’y survivrai !

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La ruche – Yvonne Chen 04 : Nicolas Lebel 🇫🇷

ImageTitre : La ruche – Yvonne Chen 04

Auteur : Nicolas Lebel 🇫🇷
Édition : du Masque – Grands Formats (05/03/2025) – 324 pages

Résumé :
Genève. Un homme en costume s’arrête devant un sans-abri, lui donne son portefeuille, tous ses vêtements, et s’éloigne, nu, une arme à la main. À travers la vitre d’un restaurant, il fait feu sur un client avant de retourner l’arme contre lui.

Strasbourg. Une femme en accoste une autre dans la rue, avant de l’abattre et de se donner la mort. Même modus operandi. P

ourtant, les tueurs ne se connaissaient pas et ne connaissaient pas leurs victimes.À la tête des Furies, un groupe d’assassins professionnels, Alecto comprend aussitôt : quelqu’un en veut à son business, peut-être même aux Furies. Mais qui ?

Avec son équipe, dont l’indomptable Yvonne Chen, il fait face à une bande de tueurs d’un genre nouveau, pourvus d’aussi peu de scrupules que lui, et tente de sauver sa peau à l’heure où les Furies doivent affronter la Ruche.

ImageCritique :
Le début du roman commence fort et la suite est du même acabit. Difficile de s’ennuyer… Des meurtres ont eu lieu et ils ne sont pas banals du tout, même s’ils ont eu lieu avec une arme à feu et sans mise en scène de fou.

Malgré tout, un mec qui se dessape avant d’aller flinguer un autre type et qui se suicide après, ce n’est pas banal. C’était des hommes sans histoire.

Les Furies sont sur le coup, puisqu’elles ont changé leur fusil d’épaule. Yvonne Chen est chargée d’enquêter en se faisant passer pour un flic (ce qu’elle était avant).

Alors oui, ce tome peut se lire indépendamment des trois précédents, mais ce serait un peu bête de passer outre l’évolution d’un personnage et du groupe des Furies. En débarquant dans celui-ci, vous pourriez vous trouver un peu perdu, parce que vous n’avez pas connaissance de l’univers mis en place par l’auteur. Et quel univers, quel groupe…

Si dans les premiers tomes, je n’avais pas aimé le personnage d’Yvonne Chen, depuis le troisième, entre nous deux, l’apaisement a eu lieu et maintenant, Yvonne Chen me plait bien, je la trouve toujours froide, mais moins qu’avant. Elle a toujours un côté poêle Tefal (tout glisse sur elle, rien n’attache) et pourtant, on dirait qu’elle s’est humanisée.

Ce quatrième tome est explosif, bourré d’action, de pas-de-deux entre les Furies et les autres (no spolier), de choses cachées par Alecto, qui compartimente tout dans son association d’anciens assassins et on en vient à se prendre d’affection pour eux, ces tueurs froids, parce qu’ils évitaient les dommages collatéraux, au moins.

C’est fou, tout de même : les Furies, que j’aurais aimé voir éliminées dans les tomes précédents, me sont devenues sympathiques dans ce 4ᵉ et j’en voulais aux autres Méchants. La preuve que l’auteur a réussi son coup, puisque j’en suis arrivée a apprécié les anciens Méchants.

Le récit, bourré d’action, reste néanmoins très réaliste et nous montrera comment il est possible de manipuler des personnes, sans avoir besoin d’en faire beaucoup. Une bonne histoire, les leviers adéquats, connaître les boutons sur lesquels il faut appuyer et hop, l’affaire est faite.

Un thriller qui décape, qui vous emportera dans son petit monde des assassins, des policiers et des jeux de vilains entre deux personnages qui n’avaient rien de guignol d’opérette. Quand les méchants sont réussis, le plus important est fait.

Un bon quatrième tome d’Yvonne Chen et des Furies. Je ne sais pas si nous aurons le plaisir de les retrouver dans un cinquième tome, mais si oui, je serai présente.

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Le roman maudit : Franck Thilliez 🎄

ImageTitre : Le roman maudit 🎄

Auteur : Franck Thilliez
Édition : Auzou – Mon roman de l’avent (25/09/2025) – 380 pages

Résumé :
1er décembre.
Naël découvre un carnet devant chez lui.
Le carnet de Léo, kidnappé il y a un an, jour pour jour.
Désormais, leurs destins sont liés.
Désormais, Naël est coincé dans une journée qui recommence, encore et encore.
Une journée pour découvrir qui est Léo.
Une journée pour sauver sa propre vie.
Une journée pour mourir.

ImageCritique :
Un thriller de l’Avent, possédant 24 chapitres, un à ouvrir chaque jour… Pourquoi pas ? L’idée est bonne, je trouve, bien que je me doute que personne ne jouera le jeu d’un chapitre par jour…

Le 1ᵉʳ décembre, Naël a découvert un carnet devant chez lui, celui de Léo, qui semble avoir été kidnappé. Le lendemain, Naël se retrouve à devoir subir un jour sans fin, à revivre la même journée et à essayer de changer ce qui peut être changé, tout en découvrant, au fur et à mesure, le récit de Léo.

L’autre bonne idée de ce thriller, ce sont les illustrations et le fait que les pages écrites par Léo soit en fac-similé et non en texte normal, comme celui du roman.

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Bon, 380 pages, c’est peut-être beaucoup, pour ce genre d’histoire, surtout qu’à un moment donné, j’ai craint que le chien ne se mordre la queue… Heureusement, il n’en fut rien et Naël a fait autre chose au fil de ce jour qui revenait sans cesse.

Le gros problème, c’est que lorsqu’on a lu des romans de Franck Thilliez, on a tendance à se souvenir de ses trucs et astuces utilisées et dans ce récit, j’en ai repéré un flagrant qui m’a mis la puce à l’oreille (déjà utilisé dans d’autres romans).

Ce qui fait que, très vite, j’ai compris le truc et que le suspense est tombé à l’eau. Pas de twist final pour moi, ce qui a gâché la lecture. Dommage, mais c’est ainsi. Il faut dire aussi que ce truc est vieux comme le monde, qu’on nous l’a déjà fait, qu’il est trop facile et réducteur.

Maintenant, si on se laisse porter par le récit fantastique et horrifique, il y a moyen de se retrouver sur le cul à la fin…

Une lecture qui aurait pu me filer les chocottes et faire monter l’adrénaline, mais il n’en fut rien, parce que j’ai vu l’artifice derrière le tour de magie, ce qui a planté ma lecture, mes frousses et que le château de cartes s’est écroulé trop vite.

Une lecture à réserver pour les 13 ans, pas plus…

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Le dernier mort de l’année – Les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot 06 : Sophie Hannah 🇬🇧 🎄

ImageTitre : Le dernier mort de l’année – Les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot 06 🇬🇷

Auteur : Sophie Hannah 🇬🇧
Édition : du Masque (29/10/2025) – 308 pages
Édition Originale : The Last Death of the Year (2025)
Traduction : Fabienne Gondrand

Résumé :
LE BRILLANT DÉTECTIVE BELGE fête le réveillon dans un huis clos insulaire …

31 décembre 1932. Pour célébrer la nouvelle année, Hercule Poirot et l’inspecteur Catchpool sont invités à Lamperos, une petite île grecque idyllique.

Mais rapidement, ils sont pris de court par le comportement étrange de leurs hôtes. Un terrible pressentiment assombrit leur escapade lorsque chacun décide d’écrire anonymement ses bonnes résolutions et que l’un d’entre eux annonce vouloir exécuter « la dernière et première mort de l’année ».

Quelques heures plus tard, un homme est retrouvé assassiné.

À la lumière de ce crime, Poirot révèle à Catchpool la véritable raison de leur présence sur l’île : la vie d’un autre membre de la villa est menacée. Les deux hommes vont alors tout faire pour que ce premier meurtre soit le dernier.

ImageCritique :
Passer les fêtes de fin d’année avec Hercule Poirot, sur une île ensoleillée, en Grèce, ma foi, il y a pire ! C’est même un plaisir…

Sauf que, dès qu’Hercule Poirot (ou un autre détective), pointe le bout de son nez quelque part, il y a automatiquement un meurtre qui se produit. Dangereux de partir en vacances avec un détective, donc…

Même si les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot ne sont pas mes préférées, j’essaie toujours de les lire, juste pour le plaisir de retrouver ce cher Hercule, mon compatriote.

Hélas, mes bémols restent les mêmes au fil des romans : Poirot est l’ombre de l’original et j’ai l’impression que ce n’est pas vraiment lui. Alors oui, je sais, il est impossible de reprendre, à l’identique, le personnage d’un autre auteur (autrice), mais là, je trouve qu’on s’est éloigné du détective, toujours bien habillé et un peu précieux.

Là où l’acteur David Suchet me donnait l’impression de suivre Poirot, celui de cette autrice me donne l’impression d’être avec une pâle copie de lui-même, un ersatz d’Hercule Poirot. Et c’est toujours la même impression au fil des romans. De plus, sans Hastings, ça n’a pas le même goût et comme je ne suis pas fan de l’inspecteur Catchpool, de Scotland Yard, ça n’arrange rien.

J’avais hâte de me retrouver sur une île, au soleil, pour retrouver le plaisir des vacances d’Hercule Poirot, mais il n’en fut rien. Les personnages sont un peu grotesques, me donnant envie de les tuer tous autant qu’ils étaient, hormis un ou deux. On aurait dit des doux dingues pétris de religiosité, avec leur idée de pardon inconditionnel, formant leur petite communauté d’allumés.

Même l’inspecteur grec, qui interviendra après un meurtre, a tout d’un crétin qui pense que tout le monde, il est beau et gentil. À ce niveau-là, même le Club des Cinq aurait été plus sérieux pour mener les investigations que cette espèce de crétin de la lune.

Heureusement qu’il n’y avait que 300 pages… Oui, ça se lit vite, tant c’est simpliste, et vu le nombre de pages, on évite aussi l’ennui qui aurait pu surgir, vu le côté basique de l’enquête et de la résolution…

Le bât blesse dans la résolution aussi : pas d’effet waw, de ouf ou kiss cool… On est dans une résolution assez simple, même si je n’avais pas trouvé qui était coupable.

Ce que je veux dire, c’est que dans les romans d’Agatha Christie, la résolution était toujours recherchée, un peu folle, démente, avec des modus operandi de fou, afin d’avoir un alibi, tandis qu’ici, on est dans le basique, un peu indigne d’Hercule Poirot.

Un polar un peu confus, brouillon, qui aurait mérité plus de travail, que ce soit au niveau des personnages secondaires, résidant sur l’ile, de Poirot et même de Catchpool, que d’un travail plus poussé sur la résolution de l’enquête. Dommage, parce que tout n’était pas mauvais dans ce polar…

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